28.04.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50. 

En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ;
et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Comentaire de Jean 12,44-50

COMMENTAIRE :

Lansperge le Chartreux (1489-1539)

religieux, théologien – Sermon 5 ; Opera omnia 3, 315-317 (in Les Pères commentent l’Évangile; Collection liturgique Mysteria sous la direction de Henri Delougne; trad. R. Pirlot; Éd. Brepols 1991, p. 88 rev.)

« Moi, qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »

L’humilité avec laquelle le Christ « se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur » (Ph 2,7) est pour nous lumière. Lumière pour nous son refus de la gloire du monde, lui qui a voulu naître dans une étable plutôt que dans un palais et subir une mort honteuse sur une croix. Grâce à cette humilité nous pouvons savoir combien est détestable le péché d’un être de limon (Gn 2,7), un pauvre petit homme de rien, lorsqu’il s’enorgueillit, se glorifie et ne veut pas obéir tandis que nous voyons le Dieu infini humilié, méprisé et livré aux hommes. (…) La douceur avec laquelle il a supporté la faim, la soif, le froid, les insultes, les coups et les blessures est aussi pour nous lumière, lorsque « comme un agneau il a été conduit à l’abattoir et comme une brebis devant le tondeur il n’a pas ouvert la bouche » (Is 53,7). Grâce à cette douceur, en effet, nous voyons combien la colère est inutile, de même que la menace ; nous consentons alors à souffrir et nous ne servons pas le Christ par routine. Grâce à elle, nous apprenons à connaître tout ce qui nous est demandé : pleurer nos péchés dans la soumission et le silence, et endurer patiemment la souffrance quand elle se présente. Car le Christ a enduré ses tourments avec tant de douceur et de patience, non pour des péchés qu’il n’a pas commis, mais pour ceux d’autrui. Dès lors, frères très chers, réfléchissez à toutes les vertus que le Christ nous a enseignées par sa vie exemplaire, qu’il nous recommande par ses exhortations et qu’il nous donne la force d’imiter avec l’aide de sa grâce.

Mgr Hervé GIRAUD on Twitter: "Jn 12,46 Moi… la lumière… je ne suis pas venu  juger le monde, mais le sauver. #twittomelie Être une lumière qui annonce  et non qui dénonce.… https://t.co/1GcSsRB4fZ"

LECTURES:

Livre des Actes des Apôtres 12,24-25.13,1-5.

En ces jours-là, la parole de Dieu était féconde et se multipliait.
Barnabé et Saul, une fois leur service accompli en faveur de Jérusalem, s’en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc.
Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.
Eux donc, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie et de là s’embarquèrent pour Chypre ;
arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean-Marc comme auxiliaire.

Actes 13 2aaw


Psaume 67(66),2-3.5.7-8.

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

Épinglé sur Textes bibliques du lectionnaire catholique