Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,19-21.

En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.
On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »

Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)
moine bénédictin puis cistercien
La Contemplation de Dieu, 2-3
« De toi, mon cœur a dit : » Cherche sa face « … Ne me cache pas ta face » (Ps 27,8-9)
Je suis impudent et téméraire, toi mon secours et mon soutien de toujours, toi qui jamais ne te lasses ! Mais c’est l’amour de ton amour qui me pousse à chercher ta face. Toi, tu me vois, et moi, je ne peux pas te voir, mais tu m’as donné le désir de toi, et tu m’as donné tout ce qui peut te plaire en moi. Et tu pardonnes tout de suite à cet aveugle qui court vers toi ; tu lui donnes la main dès que tu le vois trébucher. Mais voici que, tout au fond de mon âme, la voix de ton témoignage se fait entendre et répond à mon désir. Elle gronde, elle secoue tout ce qui est au-dedans de moi, et mes yeux intérieurs sont aveuglés par l’éclat fulgurant de ta vérité. Elle me rappelle que l’homme ne peut pas te voir et vivre encore (Ex 33,20). Pour moi, dans l’abîme de mon péché, je n’ai pas réussi jusqu’ici à mourir à moi-même afin de vivre uniquement pour toi (2Co 5,15). Cependant, selon ta parole et par un don venant de toi, je me tiens sur le roc de la foi en toi, la foi chrétienne, en ce lieu qui est vraiment proche de toi (Ex 33,21). Appuyé sur cette foi, je prends patience, autant qu’il m’est possible, en attendant, et j’embrasse ta droite qui m’enserre et me garde (Sg 5,16). Parfois, lorsque je contemple et m’applique à voir, je vois — de dos (Ex 33,23) — celui qui me regarde ; je vois l’humilité de la vie humaine du Christ ton Fils, qui passe… J’attends qu’un jour tu enlèves la main qui me couvre (Ex 33,22) et donnes la grâce qui illumine, pour qu’un jour enfin…, mort à moi-même et vivant pour toi, le voile enlevé de mon visage, je commence à voir ta face à découvert.

LECTURES :
Livre des Proverbes 21,1-6.10-13.
Le Seigneur dispose du cœur du roi comme d’un canal d’irrigation, il le dirige où il veut.
La conduite d’un homme est toujours droite à ses yeux, mais c’est le Seigneur qui pèse les cœurs.
Accomplir la justice et le droit plaît au Seigneur plus que le sacrifice.
Regarder de haut, se rengorger : ainsi brillent les méchants, mais ce n’est que péché.
Les plans de l’homme actif lui assurent du profit ; mais la précipitation conduit à l’indigence.
Une fortune acquise par le mensonge : illusion fugitive de qui cherche la mort.
Le méchant ne désire que le mal ; il n’a pas un regard de pitié pour son prochain.
Quand on punit l’insolent, l’étourdi devient sage ; le sage, il suffit de le raisonner pour qu’il comprenne.
Le juste considère le clan du méchant : le méchant pervertit les autres pour leur malheur.
Qui fait la sourde oreille à la clameur des faibles criera lui-même sans obtenir de réponse.

Psaume 119(118),1.27.30.34.35.44.
R/ Guide-moi, Seigneur, sur la voie de tes volontés. (Ps 118, 35a)
Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.
J’ai choisi la voie de la fidélité,
je m’ajuste à tes décisions.
Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.
Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.
J’observerai sans relâche ta loi,
toujours et à jamais.
