07.11.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,9-15. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 301-303)

S’attacher à l’amour des biens célestes

« Le juste gardera sa voie et il ajoutera la force à la pureté de ses mains. » (Jb 17,9 Vg) Oui, en considérant l’hypocrite, le juste remarque qu’il doit la possession des biens de ce monde à la perversité de sa volonté et il s’attache, lui, plus solidement à l’amour des biens célestes, sachant que les récompenses éternelles ne manqueront pas aux sages désirs tandis que les cœurs faux et doubles ne se voient refuser aucun des biens temporels. Aussi le juste ajoute-t-il encore la force à la pureté des mains, parce que, au spectacle des pervertis possesseurs de la gloire terrestre, il élève ses bonnes œuvres jusqu’à la perfection et il dédaigne les biens temporels avec d’autant plus de hauteur qu’il les voit répandus à profusion même chez les méchants. Il considère en effet combien sont à mépriser des biens que Dieu tout-puissant ne marchande pas même aux pervertis. (…) Aussi le juste estime-t-il indigne de lui la convoitise des biens qu’il voit à profusion même chez les méchants et il oriente son esprit vers l’acquisition des biens célestes, que les réprouvés ne sauraient partager avec lui.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,10-19. 

Frères, j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer.
Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai.
Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations.
Je peux tout en celui qui me donne la force.
Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne.
Vous, les Philippiens, vous le savez : dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre.
À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin.
Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte.
J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance ; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi : c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu.
Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus.

Psaume 112(111),1-2.5-6.8a.9. 

R/ Heureux qui craint le Seigneur ! ou : Alléluia ! (Ps 111, 1a)

Heureux qui craint le Seigneur, 
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ; 
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ; 
toujours on fera mémoire du juste.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ; 
à jamais se maintiendra sa justice, 
sa puissance grandira, et sa gloire !