Au Liban, quand la Vierge «tourne», le monde entier se retourne

Au Liban, quand la Vierge «tourne», le monde entier se retourne

Au Liban, les Carmélites cloîtrées de Harissa livrent l’étonnant récit de la maternelle visite que la Vierge Marie leur fit en pleine « guerre de libération », quand des obus tirés par l’armée syrienne, passaient au-dessus de leurs têtes.

C’était le 6 mai 1989. Vers 14h, des tirs nourris de mitraillettes s’entendent à Jounieh, et les moniales, confinées dans leur couvent et n’osant monter sur les terrasses, de penser : C’est un mariage ou un enterrement. Mais vers 16h, le téléphone sonne inopinément. À l’autre bout du fil, la supérieure du Carmel entend une dame lui dire : « Ma mère, vous ne voyez pas que la Vierge est en train de tourner ? », un arabisme voulant dire que la statue de la Vierge de Harissa (1) s’anime et se tourne par moments dans différentes directions.

À la réponse incertaine de la supérieure du monastère, l’espagnole Térésa de Jésus, la femme reprend, avec de l’exaltation dans sa voix : « Oui, oui, ma mère, je vous assure, allez voir, la Vierge est en train de tourner depuis deux heures. Vous n’avez pas entendu les mitraillettes qui l’annonçaient ? ». Mère Térésa ne savait pas, non, qu’au Liban, c’est à la mitraillette qu’on annonce ces choses.

Par pure charité, la supérieure décide d’aller regarder par elle-même et ce jour-là étant le premier samedi du mois, elle propose aux religieuses de s’installer à une fenêtre du monastère d’où la statue de la Vierge est visible, et de réciter le rosaire à l’intention de la paix.

Elles étaient là depuis quelques instants, récitant calmement leur chapelet quand, à leur surprise totale, les moniales voient la statue de la Vierge de Harissa s’animer, se tourner vers elles comme une personne vivante et avancer vers le monastère. La vision resta là, souriante, quelques minutes, avant de les quitter et de rejoindre sa place au sommet de la tour de Harissa.

« C’était une chose qu’on ne peut exprimer, qui flottait, vivante, souriante », devait expliquer au narrateur mère Térésa de Jésus. « Elle était à quelque quatre mètres de la fenêtre. Elle était là. Rien de la pierre. Son voile bougeait. C’était Elle, pas un nuage. Quelque chose de vivant, et ce qui nous a surtout attirées, c’est le sourire qu’elle avait. Et nous chantions. Elle n’a rien dit, mais ce que nous avons ressenti au fond du cœur, c’est : « Ne craignez pas, je suis là ! ».

Oui, évitons les explications inutiles, et sachons une fois pour toutes qu’au Liban, quand la Vierge « tourne », le monde entier se retourne, que son intercession est toute-puissante et qu’elle tient dans ses mains la clé de la paix, pourvu que l’on accède à ses demandes.

www.icibeyrouth.com

(1) La statue, coulée en bronze, vient de France. Elle a 8,5 mètres de haut, 5 mètres de diamètre et pèse 15 tonnes. La Vierge tend ses bras vers Beyrouth.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Au Liban, une conversion à Notre Dame de l’Attente (II)

Au Liban, une conversion à Notre Dame de l’Attente (II)

© Facebook : Libnanews, le média citoyen du Liban. Grotte du sanctuaire de Notre-Dame de l’Attente. 

Plusieurs notables de Saïda, le Directeur de la Régie ottomane des tabacs, sa femme, l’agent consulaire de France, un prêtre, le père Nicolas Halabi, et plusieurs autres, étaient montés en pèlerinage, le dimanche 11 juin 1911 au sanctuaire de Notre-Dame du Mantara, au sud de Sidon, dans l’archevêché grec-melkite-catholique du diocèse de Saïda et Deir-Al-Kamar au Liban.

Dans la soirée, avant de redescendre, ils voulurent une dernière fois saluer la Vierge. « Ils entrèrent dans la grotte. Mais, ô miracle, à leurs regards ravis et étonnés, l’image de la bonne Vierge apparaissait souriante, voulant probablement montrer par-là combien elle était satisfaite et touchée de leur pieuse visite. Elle continua à sourire ainsi pendant dix minutes, durant lesquelles les assistants pleuraient de joie en se regardant les uns les autres, surpris et joyeux. Le père Nicolas se tournant alors vers le Consul de France, lui demanda son avis. Celui-ci prit une bougie, l’alluma et s’approcha de l’image pour s’assurer si elle souriait vraiment… alors, se tournant vers l’assistance, il s’écria : “Je crois ! C’est là un grand miracle” ! »

Plusieurs autres miracles ont été relatés dans un livre de Monseigneur Haggiar, archevêque grec-melkite-catholique de Saïda au début du XXe siècle.

Source : Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Au Liban, Notre Dame de l’Attente (I)

Au Liban, Notre Dame de l’Attente (I)

© http://www.catholique78.fr. Notre-Dame de l’Attente

Notre Dame du Mantara, au sud de Sidon, dans l’archevêché grec-melkite-catholique du diocèse de Saïda et Deir-Al-Kamar au Liban, attire des foules toujours plus nombreuses !

« Mantara » vient de la racine du verbe arabe « natara » qui signifie attendre. D’après la Tradition la Vierge Marie « attendait » Jésus dans une grotte pendant qu’il prêchait à Sidon, l’actuelle Saïda. Les villes païennes étaient, en effet, interdites aux femmes juives. La venue du Christ à Sidon, où il guérit la fille de la Cananéenne, est attestée par les Évangiles : Mt 15, 21-28 et Marc 7, 24-31.

Au XVIIIe siècle, alors que l’évêque de Tyr, Saïda et Marjaium (Philippe de Césarée),venait de proclamer l’unité de son diocèsegrec-melkite avec Rome, un berger gardait son troupeau, assis sous un chêne en jouant de sa flûte quand soudain, il entendit le bêlement douloureux d’un de ses chevreaux. Il accourut et s’aperçut qu’un chevreau était tombé dans un puits. Il débroussailla l’endroit et découvrit un sentier étroit conduisant jusqu’au fond d’une grotte ! Son angoisse se transforma alors en joie quand il trouva au fond de cette grotte une icône de la Vierge sur un ancien autel. Il ressortit alors rapidement, quitta son troupeau et alla annoncer la bonne nouvelle aux habitants de Maghdouché.

Les foules accoururent aussitôt ! Les cloches sonnèrent alors pour annoncer que la grotte de l’Attente était retrouvée et des processions furent organisées dans le village. C’est ainsi que le culte reprit dans cette grotte comme l’évoque une longue tradition attestant que la Vierge attendait là son Fils lorsqu’il prêchait à Sidon.

Beaucoup de guérisons sont attribuées à Notre Dame de Mantara. Deux livrets, écrits par un évêque de Saïda dans les années 1910, relatent 16 miracles dont celui qui permit à une religieuse de Saint-Joseph de recouvrer la vue. Près de la moitié de ces miracles concernent des enfants et les femmes stériles, aussi parfois l’appelle-t-on « Notre-Dame des enfants ».

Encore aujourd’hui, beaucoup d’enfants sont baptisés dans la grotte. On les consacre ensuite à la Vierge.

Source : Encyclopédie Mariale

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie