17.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22. 

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Récit de trois compagnons de saint François d’Assise (v. 1244)

§ 27-29 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 828)

La joie du détachement spirituel

      Un jour, en secret, Messire Bernard s’approcha de François, qui n’avait encore aucun compagnon. « Frère, dit Bernard, pour l’amour de mon Seigneur qui me les a confiés, je veux distribuer tous mes biens, de la manière qui te paraîtra la plus appropriée. » François répondit : « Demain, nous irons à l’église et le livre des Évangiles nous fera connaître de quelle manière le Seigneur enseigna ses disciples. » Le matin donc, ils se levèrent et, en compagnie d’un autre homme appelé Pierre qui lui aussi désirait devenir frère, ils se rendirent à l’église… Ils entrèrent pour prier et, parce qu’ils étaient sans instruction et ne savaient pas où trouver la parole de l’Évangile sur la renonciation au monde, ils demandaient au Seigneur qu’il daigne leur montrer sa volonté dès la première ouverture du livre.       Leur prière terminée, le bienheureux François prit le livre fermé et, agenouillé devant l’autel, il l’ouvrit. À la première ouverture se présenta ce conseil du Seigneur : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel. » À cette découverte le bienheureux François se réjouit beaucoup et rendit grâce à Dieu. Mais, comme il avait une vraie dévotion à la Trinité, il voulut avoir la confirmation par un triple témoignage. Il ouvrit donc le livre une seconde et une troisième fois. À la seconde ouverture il trouva : « N’emportez rien sur la route » (Lc 9,3) et à la troisième : « Celui qui veut me suivre doit renoncer à lui-même » (Lc 9,23)… François dit : « Frères, voilà notre vie et notre règle, et celle de tous ceux qui voudront se joindre à notre groupe. Allez, et ce que vous avez entendu, faites-le ! »       Bernard, qui était très riche, s’en alla ; en vendant tout ce qu’il possédait, il réunit une grande somme d’argent dont il distribua la totalité aux pauvres de la ville… À partir de cette heure, tous trois vécurent suivant la règle du saint Évangile que le Seigneur leur avait montrée. C’est ce que le bienheureux François dit dans son testament : « C’est le Seigneur lui-même qui m’a révélé que je devais vivre selon la forme du saint Évangile. »   

Le Prêche aux oiseaux » (San Francesco che predica agli uccelli), attribuée à Giotto di Bondone (ou à son atelier), réalisée vers 1295-1299

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 24,15-24. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, je vais te prendre subitement la joie de tes yeux. Tu ne feras pas de lamentation, tu ne pleureras pas, tu ne laisseras pas couler tes larmes.
Soupire en silence, ne prends pas le deuil ; enroule ton turban sur ta tête, chausse tes sandales, ne voile pas tes lèvres, ne prends pas le repas funéraire. »
Le matin, je parlais encore au peuple, et le soir ma femme mourut. Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné.
Les gens me dirent : « Vas-tu nous expliquer ce que tu fais là ? Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? »
Je leur répondis : « La parole du Seigneur m’a été adressée :
Dis à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais profaner mon sanctuaire, votre orgueil et votre force, la joie de vos yeux, la passion de votre cœur. Vos fils et vos filles, que vous avez laissés à Jérusalem, tomberont par l’épée.
Vous ferez alors comme je viens de faire : vous ne voilerez pas vos lèvres, vous ne prendrez pas le repas funéraire,
vous mettrez vos turbans, et vous chausserez vos sandales. Vous ne ferez pas de lamentation, vous ne pleurerez pas. Mais vous pourrirez dans vos péchés, et vous gémirez tous ensemble.
Ézékiel sera pour vous un signe : tout ce qu’il a fait, vous le ferez. Et quand cela arrivera, vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu.

Livre du Deutéronome 32,18-19.20.21. 

R/ Le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies. (Dt 32, 18a)

Tu dédaignes le Rocher qui t’a mis au monde ; 
le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies.
Le Seigneur l’a vu : il réprouve 
ses fils et ses filles qui l’ont exaspéré.

Il dit : « Je vais leur cacher ma face 
et je verrai quel sera leur avenir ; 
oui, c’est une engeance pervertie, 
ce sont des enfants sans foi.

Eux m’ont rendu jaloux par un dieu qui n’est pas dieu, 
exaspéré par leurs vaines idoles ; 
moi, je vais les rendre jaloux 
par un peuple qui n’est pas un peuple, 
les exaspérer par une nation stupide.

Sanctuaire national de Notre-Dame de La Leche de la ville de Saint-Augustine, en Floride: le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis

Sanctuaire national de Notre-Dame de La Leche de la ville de Saint-Augustine, en Floride: le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis

Depuis plus de quatre siècles, d’innombrables parents et familles viennent en pèlerinage dans une petite chapelle de la ville de Saint-Augustine, en Floride, pour confier à la Vierge Marie leurs espoirs les plus chers, leurs craintes et leurs prières. Niché au sein du site historique de la Mission Nombre de Dios, le sanctuaire national de Notre-Dame de La Leche est un puissant rappel de la tendresse de Dieu et de l’amour bienveillant de la Sainte Vierge Marie.

Fondé en 1609, c’est le plus ancien sanctuaire marial des États-Unis. Pourtant, son attrait ne réside pas seulement dans son ancienneté, mais dans les innombrables récits de foi, de guérison et de prières exaucées qui continuent de se dérouler entre ses murs. Le titre « Notre-Dame de La Leche » peut s’entendre comme « Notre-Dame du Lait et du Bon Accouchement ». Il représente la Sainte Vierge Marie allaitant l’Enfant Jésus, offrant une image magnifique et profondément humaine de la maternité.

Depuis des siècles, les catholiques se tournent vers Marie sous ce titre pour solliciter son intercession pour concevoir un enfant, avoir une grossesse normale, un accouchement sans complications, et un bébé en bonne santé.

Dans un monde souvent marqué par le manque de foi, l’image de Marie nourrissant l’Enfant Jésus offre réconfort, assurance et un rappel profond de la présence aimante de Dieu.

L’histoire du sanctuaire est indissociable de celle du catholicisme en Amérique. Saint-Augustine abrite la première paroisse catholique établie sur le territoire de ce qui allait devenir les États-Unis, en 1565. Alors que le sanctuaire d’origine a été détruit et reconstruit au fil des siècles, la chapelle actuelle a été reconstruite entre 1914 et 1915. Malgré les guerres, les catastrophes naturelles et les changements de l’époque, la dévotion à Notre-Dame de La Leche a perduré.

Reconnaissant son importance nationale, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a élevé le site au rang de sanctuaire national en 2019. Deux ans plus tard, en 2021, l’image de Notre-Dame de la Leche a été couronnée de façon canonique, soulignant ainsi son importance au sein de la vie de l’Église.

Les visiteurs y déposent souvent des lettres de remerciement, des photographies et des témoignages de grossesses survenues après des années d’infertilité, des accouchements sans complication après des problèmes médicaux antécédents, et des familles réconfortées après des épreuves difficiles.

Ces récits ont fait de ce sanctuaire un lieu d’espoir pour les familles à travers l’Amérique et même au-delà.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.08.2026 – SAINT DU JOUR

St Étienne de Hongrie

Saint Étienne
Roi de Hongrie 
(977-1038)

Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. Étienne eut le bonheur d’être l’apôtre en même temps que le roi des Hongrois, et de les civiliser.

Avant sa naissance, sa mère eut une vision de saint Étienne, martyr, lui prédisant que son enfant achèverait l’œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents. Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d’Étienne. Ses premières inclinations le portèrent à Dieu ; sa première parole fut le nom de Jésus ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par sa piété. 

Étienne avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins. Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets; mais le jeûne, l’aumône et la prière lui assurèrent la victoire. Étienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l’adultère, le blasphème et d’autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres ; il fonda et enrichit les églises: aussi vit-on bientôt ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.

Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l’empereur saint Henri. L’humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité ; il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu’il était sorti incognito pour distribuer de l’argent aux malheureux, comme il n’avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s’en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre. Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d’en haut. Un jour qu’Étienne priait, absorbé en Dieu, il fut enlevé en l’air par les Anges jusqu’à ce que son oraison fût achevée. Dieu opéra en sa faveur beaucoup d’autres prodiges. 

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu’il supporta avec patience et courage.

Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d’une croix inclinée

La couronne de Hongrie est actuellement composée d’une croix inclinée, d’une calotte sphérique et d’un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.
L’inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d’un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s’appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s’inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu’à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Étienne priez pour nous !

16.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28. 

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »

Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 9 (trad. Cerf 1979, t.1, p. 36)

« Femme, ta foi est grande »

« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » C’est un cri d’appel d’une force immense… C’est un gémissement qui vient comme d’une profondeur sans fin. Cela dépasse de beaucoup la nature, et c’est le Saint Esprit qui doit lui-même proférer en nous ce gémissement (Rm 8,26)… Mais Jésus lui dit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël »… Or qu’a-t-elle fait ainsi pourchassée ? … Elle a pénétré plus profondément encore dans l’abîme. Tout en s’abaissant et s’humiliant, elle a gardé confiance et a dit : « C’est vrai, Seigneur ; et justement les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Ah ! si vous aussi vous pouviez réussir à pénétrer ainsi vraiment dans le fond de la vérité, non pas par de savants commentaires, de grands mots, ou bien avec les sens, mais dans le vrai fond de vous-même ! Ni Dieu, ni aucune créature ne pourrait vous fouler, vous anéantir, si vous demeuriez dans la vérité, dans l’humilité confiante. On pourrait vous faire subir affront, mépris et rebuffades, vous resteriez ferme dans la persévérance, vous pousseriez plus à fond encore, animé d’une confiance entière, et vous augmenteriez toujours davantage encore votre zèle. C’est de là que tout dépend, et celui qui parvient à ce point, celui-là réussit. Ces chemins et eux seuls conduisent, en vérité, sans aucune station intermédiaire, jusqu’à Dieu. Mais demeurer ainsi dans cette grande humilité, avec persévérance, avec une assurance entière et véritable, comme cette pauvre femme l’a fait, il en est peu qui y arrivent.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 56,1.6-7. 

Ainsi parle le Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice, car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler.
Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance,
je les conduirai à ma montagne sainte je les comblerai de joie dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples ».

Psaume 67(66),2-3.5.7-8. 

R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, 
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, 
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie, 
car tu gouvernes le monde avec justice ; 
tu gouvernes les peuples avec droiture, 
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ; 
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse, 
et que la terre tout entière l’adore !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,13-15.29-32. 

Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ;
de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.