05.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13. 

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »


Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »


Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable François Libermann (1802-1852)

fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit

Lettres spirituelles (tome IV, p. 458-462)

Exhortation à des missionnaires : « Ne rien emporter pour la route »

Pour vivre de la vie d’hommes apostoliques, vous avez besoin d’une bien grande abnégation de vous-mêmes… Ce qu’il faut, c’est de conserver son âme dans la paix, dans la gaieté, au milieu des privations continuelles et fortement senties, non seulement dans les privations corporelles qui sont assez faciles à supporter, mais dans les privations spirituelles ou morales. Celles-ci sont bien plus pénibles, attristent, troublent, découragent une âme faible et attachée à elle-même ; elles donnent un courage, une sérénité et une vigueur toute nouvelle à une âme forte, par une solide abnégation à elle-même et par un attachement parfait à Dieu seul… Si vous saviez quelle est la valeur de la patience parmi les vertus apostoliques, vous vous emploieriez de toutes les puissances de votre âme pour l’obtenir. Si vous savez maintenant patienter, vous êtes sûrs du succès et d’un succès solide et stable… Les herbes qui croissent vite acquièrent peu de développement et se détruisent promptement. Les arbres dont la croissance est lente, deviennent grands et puissants et durent des siècles. S’il vous arrive jamais d’avoir dans une mission un succès prompt et facile, tremblez pour cette mission ; lorsque, au contraire, elle demande du temps et offre des difficultés, augurez-en bien, si vous sentez en vous-mêmes la force et la persévérance d’une sainte patience… Si vous avez la patience, vous êtes sûrs d’acquérir cette prudence, cette sagesse de Dieu dans votre conduite et vos entreprises.

LECTURES :

Premier livre des Rois 2,1-4.10-12. 

Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon :
« Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, sois un homme courageux !
Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en marchant dans ses chemins. Tu observeras ses décrets, ses commandements, ses ordonnances et ses édits, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras,
et le Seigneur réalisera cette parole qu’il m’a dite : “Si tes fils veillent à suivre leur chemin en marchant devant moi avec loyauté, de tout leur cœur et de toute leur âme, jamais tes descendants ne seront écartés du trône d’Israël.”
David mourut, il reposa avec ses pères, et il fut enseveli dans la Cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie.

Premier livre des Chroniques 29,10.11abc.11de-12a.12bcd. 

R/ Nous voici pour célébrer l’éclat de ton nom, Seigneur ! (1 Ch 29, 13)

Béni sois-tu, Seigneur, 
Dieu de notre père Israël, 
depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !

C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.

Guérie d’une méningite par la Vierge Marie

Guérie d’une méningite par la Vierge Marie

Au Brésil, Raquel Cristina Fagundes Mendes témoigne de l’importance de Notre Dame de Rocío (1) dans sa vie et la décrit comme une mère aimante toujours présente pour aider ses enfants.

« Notre Dame de Rocío joue un rôle profond et essentiel dans mon cheminement. Elle est mon refuge dans les moments de souffrance, la mère qui accueille mes prières et porte mes supplications au cœur de Dieu. À chaque pas, je sens sa présence me guider avec tendresse et protection. Quand le chemin paraît difficile, c’est l’exemple de la sainte patronne qui m’apprend à avoir confiance, à patienter et à persévérer. Elle est lumière, réconfort et force ».

Raquel a également raconté une transformation dans sa vie, car grâce à l’intercession de Notre Dame de Rocio, elle a obtenu un miracle : la guérison d’une méningite.

« Le 3 juillet 2025, on m’a diagnostiqué une méningite. Il fallait me transférer d’urgence dans un hôpital disposant du traitement adéquat, mais aucun établissement de la capitale ne possédait de service d’isolement approprié. J’ai prié et demandé à ma chère mère d’intercéder pour moi auprès de Dieu. Le seul endroit où il y avait une place disponible était l’hôpital Notre-Dame de Rocío, à Campo Largo. J’ai été transférée et, malgré le désespoir, je suis restée ferme dans ma foi. Dans ma chambre, il y avait une petite image de Notre-Dame de Rocío au-dessus de la porte, et j’ai passé toute la nuit à prier. Le lendemain, les analyses ont révélé que je n’étais pas atteinte de la maladie, contredisant le pronostic initial. C’était un véritable miracle. Je suis immensément reconnaissante d’avoir été exaucée par l’intercession de ma mère, Notre-Dame de Rocío », souligne-t-elle.

folhadolitoral.com.br

(1) Il s’agit de l’hôpital de Rocio à Campo Largo, au Brésil. (Notre Dame de Rocio est la sainte Patronne du Parana)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.02.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne de Valois

Sainte Jeanne de Valois
Reine de France 

Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde, le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en son honneur un ordre dont le but principal serait l’imitation de ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l’avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d’épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées ; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici. » 

Ses adieux au prince furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité ; elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus. 

L’eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle. 

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l’ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort, le 4 février 1505 à Bourges. On trouva son corps couvert d’un cilice, avec une chaîne de fer.

©Evangelizo.org

Sainte Jeanne de Valois priez pour nous !