Honorons Marie ! Son amour le réclame

Honorons Marie ! Son amour le réclame

Vive Marie ! Répètent les anges. Que cet écho du Ciel soit notre route ; établissons en Marie notre paix, notre bonheur, notre confiance, notre amour, et avec les anges chantons aussi : vive Marie !

Louons Marie en tout et toujours ; toujours elle console…toujours elle soutient… toujours elle nous guide, toujours elle intercède.

Invoquons Marie dans nos peines, nos difficultés, dans nos joies et nos consolations. Honorons Marie ! Son amour le réclame. Elle nous aime comme Jésus, infiniment, continuellement, maternellement.

Marthe Robin, 2 février 1931

In Journal, décembre 1929- Novembre 1932, Editions Les Cahiers de Marthe Robin, p. 328

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

06.02.2026 – SAINT DU JOUR

Sts Paul Miki et ses Compagnons
Martyrs (memoire)
(† 1597)

 

Une des plus dures persécutions qu’aient essuyées les chrétiens du Japon est celle de Taicosama.

La mission du Japon avait débuté avec succès en 1549 avec saint François-Xavier, mais en 1582 l’empereur voulut faire partir les Jésuites, considérés par certains comme un danger national. La méfiance s’accrut encore lorsqu’une quinzaine de Franciscains débarquèrent en 1593 et construisirent deux couvents, prêchèrent et baptisèrent de nombreux Japonais.

L’empereur du Japon ordonna en 1596 d’arrêter tous les missionnaires qu’on trouverait et de les mettre à mort. Ainsi furent arrêtés six franciscains ; trois jésuites dont Paul Miki et dix-sept laïcs tertiaires franciscains. Ils furent exposés de ville en ville pendant des semaines à la vindicte populaire afin de faire un exemple. L’empereur les envoya alors à Nagasaki où il avait fait dresser 26 croix sur lesquelles ils furent crucifiés face à la mer (face à l’Occident, comme un défi lancé à la chrétienté).

Ces vingt-six martyrs étaient :

Trois jésuites :

Paul Miki, frère jésuite, fils d’un général, premier jésuite japonais et grand prédicateur, Jean Soan (de Goto), frère jésuite japonais, Jacques Kisoï, frère jésuite japonais.

Six franciscains :

Pierre Baptiste de Saint-Esteban, prêtre espagnol, chef de la mission franciscaine au Japon, Martin d’Aguirré, prêtre espagnol, professeur de théologie, François Blanco, prêtre espagnol, Philippe de Las Casas, mexicain, frère convers, Gonzalve García, des Indes Orientales, frère convers, François de Saint-Michel, frère convers.

Dix-sept laïcs tertiaires franciscains, tous japonais et membres de la communauté de Méaco, (arrêtés le 31 décembre 1596) : 

Côme Tachegia, Michel et Thomas Cozaki, Paul Ibarki, Léon Carasumo (catéchiste et interprète), Mathias, Bonaventure, Joachim Saccakibara (mèdecin), François de Méaco (médecin), Thomas Dauki (interprète), Jean Kinoia, Gabriel de Duisco, Paul Suzuki (catéchiste et interprète) ; François Danto et Pierre Sukejiro n’étaient pas sur la liste des arrestations mais, comme ils s’obstinaient à suivre les prisonniers et à les soigner, ils furent arrêtés à leur tour ; Louis (11 ans) et Antoine (13 ans).

Du haut de sa croix, Paul Miki continuait à prêcher pardonnant à ses bourreaux et invitant à la conversion : « Arrivé au terme où vous me voyez, dit-il, je ne pense pas qu’aucun de vous me croie capable de trahir la vérité. Eh bien ! Je vous le déclare, il n’y a pas d’autre moyen de salut que la religion chrétienne. Je pardonne aux auteurs de ma mort ; je les conjure de recevoir le baptême. »

Un autre, suspendu à une croix, n’osait se servir que des paroles du bon larron : « Seigneur, souvenez-vous de moi ! »

Les enfants ne furent pas moins admirables. Louis, répondit à un païen qui l’engageait à renoncer à sa foi : « C’est vous qui devriez vous faire chrétien, puisqu’il n’y a pas d’autre moyen de salut. »

Antoine, résista aux larmes de ses parents et aux promesses du magistrat : « Je méprise, dit-il, vos promesses et la vie elle-même : je désire d’être attaché à la croix pour l’amour de Jésus crucifié. » Du haut de sa croix, il chanta d’une voix angélique le psaume : Laudate, pueri, Dominum, Enfants, louez le Seigneur, et il eut le cœur percé d’une lance au Gloria Patri, qu’il alla chanter dans le Ciel.

Ils furent tous achevés d’un coup de lance dans le cœur. Les fidèles recueillirent le sang et les vêtements des martyrs, dont l’attouchement opéra des miracles.

Paul Miki et ses Compagnons ont été béatifiés, par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 14 septembre 1627 et canonisés, par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 8 juin 1862, dans une solennité sans exemple, au milieu d’un grand concours d’évêques de toutes les parties du monde.

Ce furent les premiers martyrs du Japon.

En Belgique, cette mémoire est reportée au 7 février.

Sources principales : forumreligioncatholique.com ; missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Sts Paul Miki et ses Compagnons priez pour nous !

06.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,14-29. 

En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »


Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

moine, docteur de l’Église

Homélie 23 (livre 2) ; CCL 122, 354s (trad. Orval rev.)

Jean Baptiste, martyr de la vérité

Il n’y a aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu’il précédait par son témoignage, que c’est pour lui qu’il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c’est cependant pour le Christ qu’il est mort. Le Christ lui-même a dit en effet : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). Puisque c’est pour la vérité qu’il a répandu son sang, c’est donc pour le Christ. En naissant, Jean avait témoigné que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher ; en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir… Cet homme si grand est parvenu donc au terme de sa vie par l’effusion de son sang après une captivité longue et pénible. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l’obscurité d’un cachot, lui « qui était venu rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,7)… Celui à qui il a été donné de baptiser le Rédempteur du monde, d’entendre la voix du Père s’adresser au Christ et de voir descendre sur lui la grâce du Saint Esprit est baptisé par son propre sang. L’apôtre Paul l’a bien dit : « Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Ph 1,29). Et s’il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c’est parce que comme il le dit ailleurs : « Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui va se révéler en nous » (Rm 8,18).

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 47,2-11. 

Dans le sacrifice de communion, on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ; ainsi David a été mis à part entre les fils d’Israël.
Il a joué avec les lions comme si c’étaient des chevreaux, et avec les ours comme avec des agneaux.
N’était-il pas tout jeune quand il a tué le géant et supprimé la honte de son peuple, lorsqu’il lança la pierre de sa fronde et abattit l’arrogance de Goliath ?
Il invoqua le Seigneur Très-Haut qui a mis dans sa main la vigueur pour supprimer le puissant guerrier et pour exalter la force de son peuple.
C’est pourquoi on lui a fait gloire des dizaines de milliers qu’il a tués : on l’a célébré en bénissant le Seigneur quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis alentour, il a anéanti ses adversaires philistins, il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd’hui.
Dans tout ce qu’il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.
Devant l’autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les mélodies plus douces ; chaque jour ils loueront Dieu par leurs chants.
Il a donné de l’éclat aux fêtes, il a donné une parfaite splendeur aux solennités, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le Seigneur a enlevé les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l’Alliance avec sa dynastie, le trône de gloire d’Israël.

Psaume 18(17),31.33a.47.50.32a.51. 

Notre Dieu a des chemins sans reproche, 
la parole du Seigneur est sans alliage, 
il est un bouclier pour qui s’abrite en lui.
C’est le Dieu qui m’emplit de vaillance.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! 
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples, 
Seigneur, je fêterai ton nom.

Qui est Dieu, hormis le Seigneur ?
Il donne à son roi de grandes victoires, 
il se montre fidèle à son messie, 
à David et sa descendance, pour toujours.

08.02.2026 – HOMÉLIE DU 5ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 5, 13-16

Le goût de soi

Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a

Quelle saveur avez-vous ? Quand le Christ dit « Vous êtes le sel de la Terre », c’est bien que nous avons une saveur propre que chacun peut apprécier. Sommes-nous conscients de notre saveur pour les autres, du goût qu’ils ont de nous ? Pourquoi ceux qui nous aiment nous aiment-ils ? Qu’est-ce qui leur plaît en nous ?

Au-delà, c’est le Christ qui nous dit : « Vous êtes le sel de la Terre ». Ainsi avons-nous du goût, de la saveur aux yeux de Dieu : « Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur et je t’aime » dit le Père dans le Livre d’Isaïe (43, 4). Qu’est-ce qui plaît tant à Dieu en nous ? Quelles raisons Dieu a-t-il de nous aimer ?

Peut-être, d’ailleurs, certains pensent-ils ne pas avoir beaucoup de saveur aux yeux de Dieu. Quand nous arriverons face à lui, quel goût aura la réception ? « Si le sel devient fade comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. ». N’y a-t-il pas un risque inouï à arriver sans saveur devant Dieu, ou pire, suscitant son dégoût ?

Le judaïsme ancien était fort une affaire de goût. Pour Jésus et ses contemporains, Dieu résidait effectivement dans le Saint des Saint du Temple. La crainte était alors que Dieu déserte sa résidence terrestre, qu’il quitte finalement le Temple de Jérusalem, dégoûté par l’odeur du péché du peuple. De là, les innombrables piscines rituelles alentour ; de là, l’hygiène corporelle et spirituelle rigoureuse pour s’en approcher ; de là, l’encens qu’on brûle à foison pour parfumer l’édifice. Pour un Juif, Dieu est une personne de goût, que le péché dégoûte.

Le christianisme a spiritualisé ces notions. Ce n’est pas tant, pour nous, que Dieu a le nez fin, qu’il veuille vivre en nous, en notre âme. Nous n’avons plus de bains rituels, sinon le baptême. L’hygiène corporelle, dans le christianisme, se réduit à la santé du corps. Car effectivement, l’incarnation de Dieu en Jésus change la donne : par le Christ, le corps humain devient en soi digne de Dieu. Il n’y a plus besoin de rituellement le purifier, sinon la première fois, à son baptême, pour recevoir l’onction de l’Esprit-Saint. Pour nous, Chrétiens, Dieu habite volontiers en l’homme et s’y sent bien. Nous avons uniquement gardé le rite de l’encensement. Et vous aurez remarqué que ce sont les corps que le christianisme encense, non les bâtiments. L’encensement est ainsi, pour nous, le signe de notre volonté d’avoir de la saveur aux yeux de Dieu.

Le Christ, lui-même, n’est pas vite dégoûté, qui traîne avec des va-nu-pieds, à qui des pharisiens et des scribes reprochent que ses disciples prennent leurs repas avec des mains impures (Mc 7, 1-5 ; Mt 15, 1-2). Dans le christianisme, Dieu proclame le corps humain parfaitement digne de lui. Nous sommes la seule religion professant un tel dogme.

La seule pureté rituelle qui soit attendue de nous est ainsi celle de notre âme, l’ouverture de notre cœur à l’amour de Dieu. A cet égard, l’Église est accueillante de toutes nos petites misères, qui se contente d’un kyrie au début de la messe, et de l’absolution des péchés, quand nous nous sentons en délicatesse avec Dieu. Le Christ, et l’Église à sa suite, est accueillant des âmes tourmentées, pourvu qu’elles soient honnêtement désireuses de salut. 

Que le Christ proclame que le sel affadi mérite d’être jeté et piétiné est une affirmation théologique radicale, qui parle de la fin des temps. Il s’agira bien, en effet, d’avoir finalement quelque saveur pour Dieu. Mais nous savons tout autant qu’il n’est pas fine bouche et qu’il a le palais miséricordieux.

La question du sel qui s’affadit est aussi, bien sûr, de la part de Jésus, un enseignement actuel pour la vie spirituelle de ses disciples.

Qu’arrive-t-il si l’impression nous gagne d’avoir perdu de la saveur aux yeux de ceux qui nous aiment – aux yeux de notre entourage, voire de Dieu ? Que dire à celui qui pense ne pas plaire aux autres, voire ne jamais pouvoir plaire ? Que dire à celle qui a perdu la saveur d’elle-même, jusqu’à parfois penser ne plus mériter l’amour ? Voilà le sujet de la parabole du sel de la Terre : la saveur spirituelle que nous pensons avoir, le goût de notre âme. Parce que, comme dans le judaïsme, à mesure du dégoût que nous éprouverons en notre âme, nous penserons que Dieu voudra la déserter. Un jeune m’a dit un jour : « Dieu ne m’aime pas ! », ce qui signifiait : « Je ne m’aime pas. Comment Dieu pourrait-il donc m’aimer ? ».

Nous avons une saveur inouïe aux yeux de Dieu, comme l’avait prophétisé Isaïe. Le Christ est venu en apporter la preuve formelle, nous embrasser. Dieu veut s’incarner en nous et il est très volontaire : il s’inquiète de la brebis perdue (Lc 15, 4-7 ; Mt 18, 12-14) ; il bondit de joie au retour du fils prodigue (Lc 15, 11-32).

Nous pensons perdre de la valeur aux yeux de Dieu, ou de nos proches, dès que nous perdons la saveur de nous-même. L’urgence est alors de s’aérer l’âme, qui renferme trop d’esprit nauséabond. Parce qu’à habituer son âme au dégoût, on risque de perdre le goût de la vie, que l’on ne verra finalement plus bonne qu’à jeter et piétiner.

Dès que l’on perd un tant soit peu le goût de soi, la saveur de vivre, il convient de faire le parcours de la parabole du sel de la Terre à l’envers : du sentiment de piétinement, se poser la question que Jésus pose : « Si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? »

Nous le savons : c’est en ressuscitant en nous le sentiment d’amour : celui d’être infiniment aimé de Dieu malgré notre trouble, mais aussi celui d’être bien plus être aimé de nos proches que nous le pensons. La perte du goût de vivre est avant tout une perte du goût de soi à travers les autres, qui pourtant nous aiment encore. Nous sommes infiniment plus aimés que nous le pensons – et de Dieu et de nos proches.

Si notre vie sent le renfermé, parfumons-nous l’âme, ouvrons grandes les portes de notre cœur et laissons-y entrer quelque parfum d’amour. Il y a, à l’extérieur de nous, des personnes qui nous aiment, Dieu en premier. La perte du goût de soi vient de la perte du goût de l’amour. On rend de la saveur au sel de la vie en se souvenant à quel point, même au fond de la ténèbre, il y a des proches pour nous aimer.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 2 février 2026