Étiquette : Apostolat mondial de Fatima
« Alexandra, venez dehors »

« Alexandra, venez dehors »
Au royaume d’Aragon, vivait une jeune fille nommée Alexandra. Souvent elle avait assisté aux prédications de saint Dominique, et avait fini par entrer dans la Confrérie du Rosaire. Ardente et passionnée, elle oublia trop souvent de dire son chapelet comme elle le devait. Deux jeunes gens s’étant battus en duel et tués l’un l’autre à son occasion, leurs familles se jettent sur Alexandra et l’immolent à leur fureur ; elles précipitent ensuite son cadavre dans un puits.
Cependant la Reine du Rosaire n’oublia pas les quelques actes de dévotion d’Alexandra à son égard. Elle inspira à saint Dominique d’aller la ressusciter. Étant venu près du puits, le Saint lui cria : « Alexandra, venez dehors. » Ô prodige ! La morte s’anime et sort pleine de vie, à la vue d’un peuple immense présent à ce miracle.
La ressuscitée se jette aux pieds du Saint, et lui dit qu’au moment d’expirer, elle avait obtenu le don de la contrition, grâce aux mérites de la Confrérie du Rosaire ; que les démons voulaient emporter son âme en enfer, mais que Marie était venue la délivrer ; qu’elle était condamnée à deux cents ans de purgatoire, pour la mort des deux jeunes gens, et à cinq cents autres années pour avoir été par sa faute une occasion de péché à beaucoup de personnes ; mais qu’elle espérait que les confrères du Rosaire abrégeraient sa peine par leurs instances auprès de Marie.
Son espoir ne fut point trompé. Elle mourut de nouveau, et au bout de quinze jours elle apparut rayonnante à saint Dominique. Elle lui dit de remercier les confrères, qui avaient été pour elle autant de bienfaiteurs, et qui par leurs suffrages avaient hâté sa délivrance. Elle ajouta qu’elle venait comme ambassadrice des âmes du purgatoire, conjurer le Saint de prêcher et d’étendre la dévotion du Rosaire, qui leur procurait chaque jour un admirable soulagement. « Que les confrères, dit-elle, appliquent à ces pauvres âmes les indulgences et les faveurs spirituelles dont ils possèdent un trésor si abondant ! Ils n’y perdront rien, car les élus, à leur tour, intercéderont pour eux dans le ciel. Les Anges se réjouissent de cette dévotion, et leur Reine s’est déclarée la tendre Mère de tous ceux qui l’embrassent. »
Ainsi parla cette âme, sur le point d’entrer dans la gloire. Saint Dominique raconta lui-même cette révélation.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
23.02.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Polycarpe
Évêque et martyr
(† 167)
Polycarpe fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l’apôtre saint Jean, par l’autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.
Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit : « Ne me connaissez-vous pas ?“Si, répondit l’évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” » Une telle âme était préparée au martyre.
Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire aux premiers siècles. À l’entrée de ce saint vieillard dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »
Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. “Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.”Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. “Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »
De toutes parts, dans l’amphithéâtre, la foule s’écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu’il serait brûlé vif.
Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le ciel m’aidera. » Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.
©Evangelizo.org
Saint Polycarpe priez pour nous !

23.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”

Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
Catéchèse baptismale n°15,25 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 249)
Comment le berger jugera-t-il ?
« Le Père ne juge absolument personne, mais il a donné au Fils tout le pouvoir de juger » (Jn 5,22), non qu’il se dépouille lui-même de son pouvoir, mais il juge par le Fils. Le Fils juge donc sur l’indication du Père. Car les indications du Père ne sont pas d’une sorte et les indications du Fils d’une autre sorte, mais une seule et même indication. Que dit donc le juge sur ta responsabilité ou ton irresponsabilité au sujet de tes œuvres ? « Et ils réuniront devant lui tous les peuples » car il « faut que tous plient le genou devant le Christ, habitants des cieux, de la terre et des enfers ». « Et il les séparera les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs » (cf. Mt 25,32 ; Rm 14,10 ; Ph 2,10). Le berger, comment sépare-t-il ? Est-ce en cherchant d’après un livre quelle bête est brebis et quelle autre bouc ? Ou juge-t-il d’après ce qu’il voit ? Est-ce que la laine ne désigne pas la brebis et une toison velue et sèche le bouc ? Ainsi, si tu as été préalablement purifié de tes fautes, tes œuvres paraissent à l’extérieur comme une laine pure, et la robe d’innocence t’attend et tu diras toujours : « J’ai quitté ma tunique, comment la remettrai-je ? » (Ct 5,3). Ta toison te fait reconnaître pour une brebis. Mais si tu es trouvé velu, à l’image d’Esaü qui avait le poil épais et l’esprit léger, qui pour un mets avait sacrifié son droit d’aînesse et vendu sa prérogative, tu seras placé à gauche. Plaise à Dieu que nul de ceux qui sont ici ne déchoie de la grâce, et ne soit trouvé, à cause de ses mauvaises actions, dans les rangs de gauche, ceux des pécheurs.

LECTURES :
Livre du Lévitique 19,1-2.11-18.
Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Psaume 19(18),8.9.10.15.
R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. (Jn 6, 63c)
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

22.02.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
22.02.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
22.02.2026 – CHAPELET À LOURDES
22.02.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure
En ce premier dimanche de Carême, Léon XIV a invité les fidèles, rassemblés place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus, à entrer dans ce temps liturgique comme dans «un chemin lumineux», marqué par «la prière, le jeûne et l’aumône». En méditant l’Évangile des tentations de Jésus au désert, le Saint-Père a rappelé que le Carême est un temps de vérité, de combat spirituel et de renouveau intérieur.
Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican
Commentant le passage de l’évangile selon saint Matthieu, le Pape a souligné que Jésus, «après avoir jeûné pendant quarante jours, ressent le poids de son humanité», tant sur le plan physique que moral. En affrontant les tentations du diable, le Christ «éprouve la même fatigue que nous ressentons tous sur notre chemin» et, en y résistant, «nous montre comment vaincre les ruses et les pièges» de l’ennemi. Cette proximité du Christ avec la condition humaine éclaire le sens du Carême: un temps où le croyant n’est jamais seul dans l’épreuve, mais accompagné par Celui qui a déjà vaincu le mal.
Le Carême, un chemin pour faire refleurir la vie
Léon XIV a décrit le Carême comme un itinéraire spirituel qui permet de «renouveler notre coopération avec le Seigneur dans la réalisation du chef-d’œuvre unique qu’est notre vie». Par la prière, le jeûne et l’aumône, il s’agit de laisser Dieu «enlever les taches et guérir les blessures que le péché a pu causer, afin que la vie chrétienne fleurisse dans toute sa beauté jusqu’à la plénitude de l’amour, seule source du vrai bonheur». Un chemin exigeant, a reconnu le Saint-Père, qui comporte aussi le risque du découragement ou de la fuite vers de fausses sécurités.
Évoquant les tentations affrontées par Jésus, le Pape a mis en garde contre «des voies de satisfaction moins fatigantes, comme la richesse, la renommée et le pouvoir». Ces séductions, a-t-il averti, «ne sont toutefois que de piètres substituts à la joie pour laquelle nous sommes faits» et laissent l’homme «inévitablement insatisfait, inquiet et vide». À l’inverse, la pénitence chrétienne ouvre un chemin de liberté intérieure. Citant saint Paul VI, Léon XIV a rappelé que la pénitence «loin d’appauvrir notre humanité, l’enrichit», en la purifiant et en la fortifiant «dans sa marche vers un horizon qui a pour terme l’amour et l’abandon dans le Seigneur».
Un Carême concret: silence, écoute et miséricorde
Dans un appel très concret, le Pape a exhorté les fidèles à pratiquer généreusement la pénitence par la prière et les œuvres de miséricorde. Il a notamment invité à «faire place au silence» en faisant taire, au moins un peu, «les télévisions, les radios, les smartphones». Le Saint-Père a encouragé la méditation de la Parole de Dieu, la fréquentation des sacrements et l’écoute attentive de l’Esprit Saint, mais aussi l’écoute mutuelle dans les familles, les lieux de travail et les communautés. Une attention particulière a été demandée envers «ceux qui sont seuls, en particulier les personnes âgées, les pauvres et les malades», ainsi qu’un partage concret avec ceux qui manquent du nécessaire.
Citant saint Augustin, le Pape a rappelé qu’une prière «appuyée ainsi sur l’humilité et la charité, sur le jeûne et sur l’aumône, sur l’abstinence et le pardon, sur le soin de faire le bien sans rendre le mal, d’éviter le mal et de faire du bien atteindra le Ciel et nous donnera la paix». Et conduit à cette paix du cœur, l’homme s’ouvre à Dieu. Concluant ces propos, Léon XIV a confié le cheminement de Carême à la Vierge Marie, «la Mère qui assiste toujours ses enfants dans l’épreuve», afin qu’elle accompagne les fidèles sur ce chemin de conversion et d’espérance.
Source : VATICANNEWS, le 22 février 2026