La dévotion mariale n’est pas réservée aux Catholiques (II)

La dévotion mariale n’est pas réservée aux Catholiques (II)

Mgr Jagodziński (1) a souligné que la Bienheureuse Vierge Marie « n’est pas une invention catholique », mais « la Mère du Seigneur, le même Seigneur que les Catholiques, les Orthodoxes, les Protestants, les Anglicans, les Coptes, les Assyriens, les Luthériens, les Réformés, les Pentecôtistes et d’innombrables autres confessent comme Sauveur et Dieu ». « Toutes les traditions chrétiennes, sans exception, honorent la femme qui a dit “fiat”, qui a donné naissance au Verbe fait chair, qui s’est tenue au pied de la Croix et qui a prié avec les apôtres à la Pentecôte », a déclaré le diplomate du Vatican.

Il a fait remarquer que « lorsque des Chrétiens de différentes confessions se réunissent autour de l’Évangile et reconnaissent en Marie la Mère du seul Seigneur, elle devient un point de communion plutôt que de division ».

« Elle est la Mère de l’unité parce qu’elle est la Mère du seul Corps du Christ », a déclaré Mgr Jagodziński, soulignant que « l’histoire le montre à maintes reprises : à Lourdes, à Fatima, à Guadalupe, à Częstochowa, à Walsingham, à Aparecida, les Chrétiens de toutes les traditions se sont agenouillés ensemble devant la même Mère et ont été attirés plus profondément dans l’amour pour son Fils ».

Il a poursuivi : « Aimer et honorer Marie ne diminue en rien le Christ, cela le magnifie, car le Fils se réjouit de voir sa Mère honorée, tout comme chaque fils se réjouit de voir sa mère aimée et respectée. »

Le nonce apostolique a déclaré : « Celle qui a rassemblé les apôtres dans la chambre haute et a prié avec eux jusqu’à ce que le Saint-Esprit vienne, est toujours capable de rassembler tous les enfants de Dieu dispersés et de prier avec nous jusqu’à ce que la prière de Jésus soit exaucée : “Que tous soient un afin que le monde croie” » (Jn 17, 21).

Nicholas Waigwa, 09 décembre, 2025 (ACI Africa). www.aciafrique.org

(1) Représentant du Saint-Père en Afrique du Sud en décembre 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.02.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie Ludovic De Angelis

Bse Maria Ludovica De Angelis

Fille de Notre-Dame de la Misericorde

Maria Ludovica De Angelis naît le 24 octobre 1880 en Italie, à San Gregorio, petit village des Abruzzes. Elle fut l’aînée de huit enfants et ses parents la baptisèrent du prénom d’Antonina. 

Elle vécut toute son enfance à la campagne, et dut travailler durement dès son plus jeune âge, mais elle manifesta toujours une profonde sensibilité. 

Le 7 décembre de l’année de sa naissance, devait s’éteindre à Savone une femme exceptionnelle qui avait choisi de donner un sens à sa vie en suivant les traces de Celui qui avait dit : « Soyez miséricordieux… » et « tout ce que vous ferez à un seul parmi mes frères, c’est à moi que vous le ferez…». Il s’agissait de Sœur Maria Giuseppa Rossello (canonisée le 12 juin 1949), qui avait fondé en 1837, à Savone, l’Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, dont le charisme agissait dans le monde. 

Les propositions de vie de la Mère Rossello trouvèrent un écho dans le cœur d’Antonina qui entra chez les Filles de la Miséricorde le 14 novembre 1904, et prit le nom de Sœur Maria Ludovica. Trois ans après son entrée, le 14 novembre 1907, elle fut envoyée à Buenos Aires, où elle arriva le 4 décembre suivant. À partir de ce moment, sa vie fut une floraison continue d’humbles gestes silencieux, d’actes discrets et généreux. 

Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l’entouraient. Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme. 

Elle fut affectée à l’hôpital des enfants, qu’elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d’abord la fonction de cuisinière ; puis, elle devint l’administratrice et enfin, responsable de la communauté. Elle réussit à transformer le personnel de l’hôpital en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants. Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de miséricorde, œuvrant pour que le message de l’amour de Dieu parvienne à chacun de ses fils. 

Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse : « Faire du bien à tous, à n’importe qui ». Réussissant à obtenir des aides financières avec l’assistance de Dieu, Sœur Ludovica fit réaliser des salles d’opérations, des chambres pour les malades ; elle acheta de nouveaux équipements et fit construire un bâtiment neuf à Mar del Plata pour la convalescence des enfants, ainsi qu’une Chapelle, aujourd’hui devenue paroisse. Pour finir, elle créa une ferme à City Bell, afin que les enfants malades aient toujours une nourriture saine. 

Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans. 

Elle mourut le 25 février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l’Hôpital des Enfants, qui a aujourd’hui pris le nom d’Hôpital « Supérieure Ludovica ». 

Maria Ludovica De Angelis a été béatifiée le 3 octobre 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec quatre autres serviteurs de Dieu (Pierre VigneJoseph-Marie CassantAnna Katharina EmmerickCharles d’Autriche), par St Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Bse Maria Ludovica De Angelis priez pour nous !

25.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32. 

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

théologien

Protreptique, ch. 10, SC 2bis (trad. Cl. Mondésert; éd. du Cerf, 1949; p. 152s rev)

« Ils se sont convertis en réponse à la prédication de Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas »

Repentons-nous ; convertissons-nous de l’ignorance à la vraie connaissance, de la folie à la sagesse, de l’injustice à la justice, de l’impiété à Dieu. Nombreux sont les biens qui en découlent, comme Dieu le dit lui-même chez Isaïe : « L’héritage est à ceux qui servent le Seigneur » (54,17). Non pas l’or et l’argent, ni ce que ronge le ver et dérobe le voleur (Mt 6,19), mais le trésor inestimable du salut. (…) C’est cet héritage que met en nos mains le testament éternel par lequel Dieu nous assure ses dons. Ce Père qui nous aime tendrement ne cesse de nous exhorter, de nous éduquer, de nous aimer, et de nous sauver. « Soyez justes », dit le Seigneur. « Vous tous qui avez soif, venez vers l’eau. Vous qui n’avez pas d’argent, venez ; achetez et buvez sans argent » (Is 55,1). Il nous invite au bain qui purifie, au salut, à l’illumination. (…) Les saints du Seigneur hériteront de la gloire de Dieu et de sa puissance, « une gloire que l’œil n’a pas vu, ni l’oreille entendue, qui n’est pas montée jusqu’au cœur de l’homme » (1Co 2,9). (…) Vous avez cette promesse divine de la grâce, et d’autre part vous avez entendu les menaces du châtiment : ce sont les deux voies par lesquelles le Seigneur sauve. (…) Pourquoi tardons-nous ? Pourquoi n’accueillons-nous pas son don en choisissant le meilleur ? (…) « Voici que j’ai placé devant vous, dit-il, la mort et la vie » (Dt 30,15). Le Seigneur essaie de te faire choisir la vie ; il te conseille comme un père. (…) À qui le Seigneur dira-t-il : « Le Royaume des cieux est à vous » (Mt 5,3) ? Il est à vous, si vous le désirez, quand vous aurez choisi en faveur de Dieu. Il est à vous, si vous voulez seulement croire et suivre l’essentiel du message, comme les Ninivites ont écouté le message du prophète et ont obtenu, grâce à leur repentir sincère, un beau salut, au lieu de la ruine qui les menaçait.

LECTURES :

Livre de Jonas 3,1-10. 

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume 51(50),3-4.12-13.18-19. 

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. (Ps 50, 19b)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, 
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; 
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.