Saint Auguste Chapdelaine Prêtre et martyr (1814-1856)
Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l’Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.
Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.
Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.
Béatifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisépar Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Vous savez, frères, quelle est la perfection de la charité. Le Seigneur lui-même nous en fait connaître dans l’Évangile le degré suprême et la manière : « Il n’est pas de plus grande charité, dit-il, que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Et, dans son Épître, saint Jean nous invite à atteindre cette perfection. Mais vous vous interrogez et vous dites : quand pourrons-nous avoir pareille charité ? Ne désespère pas trop vite de toi-même : la charité est peut-être déjà en toi, bien qu’encore imparfaite ; nourrissons-la, pour qu’elle ne soit pas étouffée. Mais d’où le saurai-je, me diras-tu ? Saint Jean nous dit : « Si quelqu’un, possédant les biens de ce monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui ? (1 Jn 3,17). Voilà où commence la charité. Si tu n’es pas encore capable de mourir pour ton frère, sois du moins capable de lui donner de tes biens. Que déjà la charité émeuve ton cœur, afin de te faire agir non par ostentation, mais par surabondance de miséricorde venue du fond de toi-même ; qu’elle te rende attentif à la misère de ton frère ! Si tu ne peux donner à ton frère de ton superflu, comment pourrais-tu donner ta vie pour lui ? (…) Et si l’amour du Père ne demeure pas en toi, tu n’est pas né de Dieu. Comment alors te glorifier d’être chrétien ? Tu en as le nom, tu n’en as pas les œuvres. Mais si tes œuvres s’accordent avec ton nom, on aura beau te traiter de païen, tu montreras par tes actes que tu es chrétien. Au contraire, si tu ne te montres pas chrétien par tes actes, alors même que tous t’appelleraient chrétien, à quoi te sert le nom, là où n’est pas la réalité ? (…) « Petits enfants, n’aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité » (1 Jn 3,17-18).
LECTURES :
Livre du Deutéronome 26,16-19.
Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme. Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix. Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements. Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. »
Psaume 119(118),1-2.4-5.7-8.
R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (Ps 118, 1)
Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur !
Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement. Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements !
D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce, instruit de tes justes décisions. Tes commandements, je les observe : ne m’abandonne pas entièrement.
Le 27 février, Marie insiste sur l’importance de la prière, de la pénitence et de la foi
Le 27 février 1858, Bernadette Soubirous assiste à la dixième apparition de la Vierge Marie à la grotte de Massabielle. À ce moment-là, les apparitions suscitent déjà une grande ferveur parmi les habitants de Lourdes, et les pèlerins commencent à affluer pour assister à ces événements miraculeux. Lors de cette dixième apparition, la Vierge insiste sur l’importance de la prière, de la pénitence, et de la foi, tout en introduisant subtilement le thème de la guérison spirituelle.
Cette apparition suit de près la découverte par Bernadette de la source miraculeuse au sein de la grotte. Les fidèles commencent à reconnaître cette eau comme un symbole de purification et de guérison, non seulement physique, mais aussi spirituelle. La Vierge Marie encourage Bernadette à poursuivre cette mission de foi, en utilisant l’eau comme un moyen de se rapprocher de Dieu et de purifier les âmes. L’eau devient alors un élément central des apparitions, renforçant le message de pénitence et de purification.
Pendant cette dixième apparition, la Vierge Marie réitère son appel à la prière pour les pécheurs et à la conversion des cœurs. Bernadette, avec sa foi inébranlable, continue de transmettre les messages qu’elle reçoit de la Vierge, même si elle ne comprend pas toujours pleinement leur portée. Sa mission devient de plus en plus claire : elle doit aider les autres à se tourner vers Dieu, à travers la prière, la pénitence et la foi.
La dixième apparition mariale à Lourdes marque une étape importante dans le cheminement spirituel de Bernadette et des fidèles. À travers l’eau miraculeuse et les appels à la prière, la Vierge Marie continue de guider chacun vers une purification intérieure, en insistant sur l’importance de la conversion et de la foi. Ce moment de recueillement dans la grotte de Massabielle, bien que discret, contribue à ancrer Lourdes comme un lieu de guérison et de prière pour des millions de pèlerins à travers le monde.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Gabriel de l’Addolorata (dans le siècle Francesco Possenti), onzième de treize enfants, naît le 1er mars 1838 à Assise, en Ombrie, alors États pontificaux.
Son père, Sante, était gouverneur des États pontificaux. Lorsque ce dernier fut nommé assesseur à Spolète, le jeune Francesco y fit ses études chez les Frères des écoles chrétiennes puis au collège des Jésuites. Pu
Il entre à dix-huit ans au noviciat des Passionistes où il reçoit le nom de frère Gabriel de l’Addolorata (en français « Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ») pour laquelle il avait une dévotion particulière. De constitution fragile il développa une attention fidèle à la Règle et un amour joyeux envers Jésus crucifié. Il eut comme compagnon de noviciat Bernardo Maria di Gesù (Cesare) Silvestrelli (béatifié le 16 octobre 1988).
Il fit ses études de philosophie en 1858 à Pieve Torina (Macerata) auprès du Vénérable Norberto Cassinelli qui le suivit toute sa vie.
En 1859 il poursuivit ses études de théologie à Isola del Gran Sasso.
En 1861 il reçut les ordres mineurs à la cathédrale de Penne (Pescara).
Il mourut de tuberculose le 27 février 1862 demandant à la Vierge de la rejoindre vite.
Gabriele dell’Addolorata a été béatifié le 30 mai 1908 par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) et canonisé par le Pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) le 13 mai 1920.Il est le co-patron de l’Action catholique et des Abruzzes.
Son sanctuaire à Isola del Gran Sasso est visité chaque année par un million de pèlerins.
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Saint Gabriel (Gabriele) de l’Addolorata priez pour !