Saint Jean-Joseph de la Croix Prêtre o.f.m. (1654-1734)
Giovanni Giuseppe della Croce(dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naît dans l’île d’Ischia, près de Naples, le jour de l’Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.
Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l’argent dont il pouvait disposer.
C’est à dix-sept ans qu’il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d’Alcantara. Il s’acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d’un couvent ; mais il n’accepta jamais les honneurs qu’avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.
Il aimait Dieu d’un ardent amour : « Quand il n’y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours. »
Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d’Assise et de saint Pierre d’Alcantara. Prophéties, visions, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes.
Il meurt à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.
Jean-Joseph de la Croix a été béatifié par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799), le 24 mai 1789, et canonisé, par Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846), le 26 mai 1839.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,19-31.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)
capucin
Chapitre VI, n° 171-172 (Paroles de Padre Pio, trad. F. Leroy ; Éd. Salvator, 2019 ; p. 136-137; rev.)
Ô âmes saintes, faites-moi cadeau d’eau fraîche !
Supporte ton exil puisque Dieu le veut. Quel grand gain pour toi ! Je vivrai dans cette vie, ô mon Jésus, et l’espérance et le silence seront ma force, tant que durera cette misérable vie. Et vous, en attendant, faites brûler dans mon cœur, ô mon créateur et mon Dieu, cette belle flamme de votre amour… Ô centre unique de tout mon bonheur, ô mon Dieu, combien devrai-je encore attendre ?… Vous voyez, ô Seigneur, que mon mal est sans remède… Quand donc, ô Seigneur, quand donc ? Jusqu’à quand ?… Ô âmes saintes qui, libres de tout tourment, êtes déjà heureuses au Ciel dans ce torrent de souveraines douceurs, ô combien je vous envie votre bonheur ! Hélas ! par pitié, puisque vous êtes si près de la fontaine de la vie, puisque vous me voyez mourir de soif en ce bas monde, faites-moi cadeau d’un peu de cette eau très fraîche. Ah ! âmes fortunées, je le confesse, j’ai trop mal dépensé ma part, j’ai trop mal gardé une pierre si précieuse. Mais vive Dieu ! À cette faute, je sens cependant qu’il y a un remède. Eh bien, ô âmes bienheureuses, faites-moi le plaisir de m’aider un peu ; moi aussi, comme je n’ai pu trouver ce dont mon âme avait besoin dans le repos et dans la nuit, moi aussi je me lèverai comme l’épouse du Cantique des cantiques, et je chercherai celui qu’aime mon âme : « Je me lèverai donc et je chercherai celui que mon cœur aime » (Ct 3,2), et je le chercherai toujours, je le chercherai en toute chose, et je ne m’arrêterai que lorsque je l’aurai retrouvé sur le seuil de son royaume…
LECTURES :
Livre de Jérémie 17,5-10.
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.
Psaume 1,1-2.3.4.6.
R/ Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
Audience générale: Dieu se rend visible à travers la faiblesse des créatures
«L’Église est un organisme bien structuré, dans lequel coexistent les dimensions humaine et divine, sans séparation ni confusion», a rappelé le Pape dans sa catéchèse de ce mercredi 4 mars. Léon XIV a exhorté «à la communion et la charité entre nous». «L’Église est à la fois communauté terrestre et corps mystique du Christ» a-t-il affirmé.
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
Face aux divers groupes de pèlerins, place Saint-Pierre, le Successeur de Pierre a approfondi sa réflexion en ce premier mercredi du mois de mars, sur la Constitution conciliaire Lumen gentium, Constitution dogmatique sur l’Église. Partant du premier chapitre, «où l’on cherche avant tout à répondre à la question sur ce qu’est l’Église, celle-ci est décrite comme ‘‘une réalité complexe’’», Léon XIV a d’abord exhorté à s’interroger sur cette complexité.
«En quoi consiste-t-elle?» Les réponses pourraient varier d’une personne à une autre: «Quelqu’un pourrait répondre que l’Église est complexe en ce sens qu’elle est “compliquée”, et donc difficile à expliquer»; «un autre, a poursuivi le Pape, pourrait penser que sa complexité découle du fait qu’elle est une institution chargée de deux mille ans d’histoire, avec des caractéristiques différentes de celles de tout autre groupe social ou religieux».
En latin, cependant, a expliqué Léon XIV, le mot «complexe» désigne plutôt «l’union ordonnée d’aspects ou de dimensions différents à l’intérieur d’une même réalité». C’est pourquoi «Lumen gentium peut affirmer que l’Église est un organisme bien structuré, dans lequel coexistent les dimensions humaine et divine, sans séparation ni confusion».
La dimension humaine perceptible
Au sein de l’Église, «communauté d’hommes et de femmes», l’ensemble des fidèles «partagent la joie et les difficultés d’être chrétiens, avec leurs qualités et leurs défauts, annonçant l’Évangile et se faisant signe de la présence du Christ qui nous accompagne sur le chemin de la vie».
La dimension humaine implique des «personnes concrètes», parmi lesquelles certains peuvent «peiner ou se tromper comme tout le monde». Cependant, a indiqué le Saint-Père, «c’est précisément à travers ses membres et ses aspects terrestres limités que se manifestent la présence du Christ et son action salvifique». Comme le disait Benoît XVI, «il n’y a pas d’opposition entre l’Évangile et l’institution, au contraire, les structures de l’Église servent précisément à la réalisation et à la concrétisation de l’Évangile à notre époque» (Discours aux évêques de Suisse, 9 novembre 2006).
“Il n’existe pas d’Église idéale et pure, séparée de la terre, mais seulement l’unique Église du Christ, incarnée dans l’histoire.”
Corps mystique du Christ et signe de l’amour de Dieu
Continuant sa catéchèse, Léon XIV est revenu sur la dimension divine qui «ne consiste pas en une perfection idéale ou en une supériorité spirituelle de ses membres», a-t-il précisé, mais «dans le fait que l’Église est engendrée par le dessein d’amour de Dieu sur l’humanité, réalisé en Christ». Ainsi, «l’Église est donc à la fois communauté terrestre et corps mystique du Christ, assemblée visible et mystère spirituel, réalité présente dans l’histoire et peuple en pèlerinage vers le ciel».
“La dimension humaine et la dimension divine s’intègrent harmonieusement, sans que l’une ne se superpose à l’autre; ainsi, l’Église vit dans ce paradoxe: elle est une réalité à la fois humaine et divine, qui accueille l’homme pécheur et le conduit à Dieu.”
La vie de Jésus nous édifie: toutes ces personnes l’ayant rencontré, firent «l’expérience de son humanité, de ses yeux avec son regard accueillant, du toucher de ses mainsqui était une bénédiction, du son de sa voix et de ses paroles de libération et de guérison». Mais en même temps, en suivant Jésus, «les disciples s’ouvraient à la rencontre avec Dieu». En effet, a soutenu le Pape, «la chair du Christ, son visage, ses gestes et ses paroles manifestent de manière visible le Dieu invisible».
Communion et charité
Pour conclure, le Pape a expliqué que la sainteté de l’Église réside «dans le fait que le Christ l’habite, et continue à se donner à travers la petitesse et la fragilité de ses membres». Dieu se «rend visible à travers la faiblesse des créatures, continuant de se manifester et d’agir», a déclaré Léon XIV, tout en exhortant à construire «cet édifice spirituel qu’est le corps du Christ, à travers la communion et la charité entre nous».
“La charité, en effet, engendre constamment la présence du Ressuscité. «Veuille le ciel, disait saint Augustin, que tous gardent à l’esprit seulement la charité: elle seule, en effet, vainc toutes choses, et sans elle, toutes les choses ne valent rien; partout où elle se trouve, elle attire tout à elle».”
La dévotion du premier samedi a 100 ans et invite les Catholiques à revenir au cœur de Marie (II)
Marie a parlé pour la première fois de cette dévotion aux enfants lors de son apparition du 13 juillet 1917 à Fatima. Elle a dit : « Je demanderai que le premier samedi de chaque mois, des communions réparatrices soient faites en expiation des péchés du monde. »
Puis, le 10 décembre 1925, les détails de la dévotion du premier samedi ont été révélés lorsque la Sainte Mère est apparue à Lucie dans son couvent de Pontevedra, en Espagne. La date correspondait à la fête de Notre-Dame de Lorette, qui célèbre la Sainte Maison de Nazareth. Notre Dame a posé sa main sur l’épaule de Lucie, et Lucie a décrit cette apparition dans son livre, Fatima in Lucia’s Own Words :
Elle tenait son Cœur immaculé dans sa main, et à ses côtés se tenait l’Enfant Jésus sur un nuage lumineux. Jésus dit : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère, couvert d’épines, avec lesquelles les hommes ingrats le transpercent à chaque instant, et il n’y a personne pour faire un acte de réparation afin de les enlever. »
Puis la Sainte Vierge Marie dit à Lucie : « Regarde, ma fille, mon Cœur entouré d’épines avec lesquelles les hommes ingrats me transpercent à chaque instant par leurs blasphèmes et leur ingratitude. Tente au moins de me consoler et dis que je promets d’assister à l’heure de la mort, avec les grâces nécessaires au salut, tous ceux qui, pendant cinq mois consécutifs, le premier samedi du mois, se confesseront, communieront, réciteront cinq dizaines du Rosaire et me tiendront compagnie pendant 15 minutes en méditant les 15 mystères du Rosaire, avec l’intention de me faire réparation. »
Notre Dame elle-même assure que ceux qui pratiquent cette dévotion recevront d’elle les grâces nécessaires au salut au moment de leur mort.
Jésus a donné les raisons de cette réparation à Notre Dame, y compris les cinq samedis, et a énuméré les blasphèmes lorsqu’il est apparu à sœur Lucie cinq ans plus tard. Le 29 mai 1930, il lui a dit : « Ma fille, la raison est simple : il y a cinq façons dont les gens offensent et blasphèment contre le Cœur immaculé de Marie. » Jésus a énuméré ces blasphèmes : contre son Immaculée Conception ; contre sa virginité perpétuelle ; contre sa maternité divine, refusant également de l’accepter comme Mère de toute l’humanité ; en essayant publiquement d’implanter dans le cœur des enfants l’indifférence, le manque de respect, le mépris et même la haine envers notre Mère Immaculée ; et en l’insultant directement en rejetant et en déshonorant ses images sacrées.
Répondre à la demande de Notre Dame « est un acte spirituel de miséricorde pour prier pour les âmes qui offensent Dieu dans sa création de la Femme », a déclaré Mgr Carollo. « Le diable déteste la Femme, et il déteste les enfants de la Femme. » En réparant ces cinq blasphèmes, « nous contribuons à réparer la désunion dans l’Église et les péchés qui offensent Dieu ».
Joseph Pronechen, 6 décembre 2025 – National Catholic Register
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.