15.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :


« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?


Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément de Rome

pape de 90 à 100 environ

Lettre aux corinthiens, 59-60 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche R1; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Seigneur et Maître, écoute nos prières !

Dans la prière et la supplication, nous demanderons que celui qui ordonne toutes choses conserve intact, et de par le monde entier, le nombre compté de ses élus, par son Fils bien-aimé Jésus Christ : en lui, il nous a appelés des ténèbres à la lumière, de l’ignorance à la connaissance de sa gloire, pour que nous espérions, Seigneur, en ton nom, car il est le fondement de toute la création. (…) Par tes œuvres, tu as manifesté l’éternelle ordonnance du monde, Seigneur, Créateur de l’univers. Tu demeures le même, à travers toutes les générations : juste dans tes jugements, admirable dans ta force et ta magnificence, plein de sagesse quand tu crées, avisé pour affermir tout être dans l’existence, toi qui manifestes ta bonté envers toutes choses visibles, ta fidélité envers ceux qui se fient en toi, toi le miséricordieux, le compatissant. Remets-nous nos transgressions, nos erreurs, nos chutes, nos faiblesses. Ne porte pas en compte les péchés de tes serviteurs et de tes servantes, mais purifie-nous par le bain de ta vérité, et dirige nos pas, pour que nous marchions dans la sainteté du cœur, que nous fassions ce qui est bon et agréable à tes yeux comme aux yeux de nos gouvernants. Oui, Maître, fais briller sur nous ton visage, pour nous accorder tout bien, dans la paix, pour nous protéger par ta main puissante, nous arracher de tout mal par la force de ton bras et nous soustraire à la haine injuste de nos ennemis. À nous comme à tous les habitants de la terre, Seigneur, donne la concorde et la paix, comme tu l’as fait jadis pour nos pères lorsqu’ils t’invoquaient pieusement, en toute confiance et droiture de cœur.

LECTURES :

Livre de la Sagesse 18,14-16.19,6-9. 

Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ;
alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible.
Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre.
La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.
On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante.
C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux.
Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés.

Psaume 105(104),2-3.36-37.42-43. 

R/ Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites. (Ps 104, 5a)

Chantez et jouez pour lui, 
redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint : 
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Il frappe les fils aînés du pays, 
toute la fleur de la race ;
il fait sortir les siens chargés d’argent et d’or ; 
pas un n’a flanché dans leurs tribus !

Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée 
et d’Abraham, son serviteur ;
il a fait sortir en grande fête son peuple, 
ses élus, avec des cris de joie !

De Constantinople à Istanbul, Marie, Source de Vie guérit toujours ses enfants

De Constantinople à Istanbul, Marie, Source de Vie guérit toujours ses enfants

Istanbul, en Turquie, a été fondée par l’empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzantium (Byzance) qui existe depuis le VIIe siècle av. J.-C. La ville fut baptisée Constantinople en l’honneur de l’Empereur Constantin, converti au christianisme, et ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’Istanbul devint officiel. La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin.

C’est là qu’a eu lieu le très important concile œcuménique en l’an 381, dit « concile de Constantinople ». Constantinople fut conquise et incorporée à l’Empire ottoman par Mehmet II le Conquérant, le 29 mai 1453, et elle en devint la nouvelle capitale. Cet événement marque la fin de l’Empire chrétien d’Orient. Le sultan perpétua le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec. Un patriarcat arménien apostolique s’établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmet II.

Parmi les sanctuaires marials de Constantinople, celui de Marie de la Source remonte au Vème siècle, quand le futur empereur Léon I (†474) guida un aveugle égaré et assoiffé. Sur les indications d’une voix céleste, il lui donna à boire une eau (boueuse) et lui en lava les yeux. Plus tard, une fois devenu empereur, Léon I fit construire une église en l’honneur de la Mère de Dieu et voulut l’appeler : « Source de vie » (Cf. Nicéphore Callisto Xanthopoulou, † 1335, Pentecostaire, Athènes 1960, 17ss). Au VIème siècle, l’empereur Justinien agrandit l’église de Marie Source de vie et beaucoup de miracles continuaient à se produire. Après la chute de Constantinople (1453), le sanctuaire fut saccagé, mais il fut reconstruit en 1834 avec une solennelle dédicace. Actuellement, le sanctuaire est fréquenté toute l’année. L’icône de la fête représente la Vierge Marie dans la position de l’Orante. Elle apparaît avec l’enfant Jésus et une cruche d’eau miraculeuse que les fidèles lui suppliaient de donner.

Les hymnes établissent le lien entre l’abondance des guérisons (physiques et spirituelles) et le fait que la Vierge Marie soit la mère de Dieu (la guérison vient de Jésus, qui est de nature divine, Créateur et Rédempteur).

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.11.2025 – SAINT DU JOUR

Saints Nicolas Tavelic
  et ses compagnons
Martyrs († 1391)

En 1383, des Franciscains arrivèrent d’Europe pour grossir les rangs des Franciscains dans leur couvent du Mont Sion, en Terre Sainte. L’Ordre des Frères Mineurs est en effet le gardien des Lieux Saints ; et depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours il est organisé en Custodie.

Pendant huit ans, ces nouveaux Frères, Nicolas Tavelic, Adéodat Aribert de Rodez, Etienne de Coni et Pierre de Narbonne, vécurent selon la règle de saint François, s’occupant des Chrétiens confiés à leur protection, et s’efforçant de réaliser un apostolat, pratiquement infructueux, au sein des Musulmans.

Le 11 novembre 1391, ils furent convoqués devant le Cadi de Jérusalem pour exposer leur Foi. Ils firent une lecture publique d’un exposé théologique qu’ils avaient préparé avec grand soin. Après une audition attentive de leur présentation, les autorités leur intimèrent de se rétracter. Les Franciscains refusèrent et furent aussitôt condamnés à mort. Enfermés pendant trois jours, ils furent exposés à de cruels sévices.

Le 14 novembre, on leur demanda d’abjurer. Ils refusèrent à nouveau. Ils furent battus à mort, écartelés et brûlés. Leur martyre fut décrit par le Père Gérald Calveti dans une lettre envoyée à son Ordre. Il devait lui-aussi mourir peu de temps après. Ceux-ci furent toujours honorés chez les Frères Mineurs. 

En 1889, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) confirma la mémoire liturgique du bienheureux Nicolas Tavelic qui était spécialement vénéré en Yougoslavie.
En 1966, saint Paul VI confirma la mémoire liturgique des trois autres Franciscains, fixant leur fête au 17 novembre, alors que la mémoire de ces martyrs était fixée au 14 novembre au sein de l’Ordre. Finalement le 21 juin 1970, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) canonisa les quatre Franciscains, fixant leur fête au 14 novembre. Ils sont les premiers saints martyrs de la Custodie de Terre Sainte.

Nicolas Tavelic, Croate,  était originaire de Dalmatie, où il naquit vers 1340. Il entra adolescent chez les Franciscains, et devenu prêtre, évangélisa la Bosnie et prêcha avec le Père Adéodat de Rodez contre la secte des Bogomiles qui niait la nature divine du Christ, et avait une vision manichéenne de l’existence, en définissant un esprit du mal égal à l’esprit du bien. Les Bogomiles (appelés au Moyen Age, les Bougres) niaient aussi la Trinité, et refusaient le baptême ainsi que le sacrement de mariage.
Adéodat de Rodez prêcha à partir de 1372 avec le Père Nicolas, avant de se rendre en Palestine avec lui.
Pierre de Narbonne fut envoyé en 1368 en Ombrie par le bienheureux Paul de Foligno (1309-1391) où il vécut dans la prière et la méditation. En 1381, il partit en mission pour la Palestine.
Etienne de Coni avait vécu à Gênes, puis avait été envoyé par ses supérieurs en Corse. De Corse, il partit en mission pour la Terre Sainte en 1383. 

Source principale : franciscain.org/(« Rév. x gpm »).

Saints Nicolas Tavelic et comp. priez pour nous !

14.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.

Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.


En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.


Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560)

compositeur d’hymnes

Hymne de Noé, str. 11-18 ; SC 99 (Hymnes, trad. J. Grosdidier de Matons, éd. du Cerf, 1964 ; p. 117-125 ; rev.)

« Comme dans les jours de Noé »

Le sage Noé s’embarqua dans l’arche sur l’ordre de Dieu, avec ses fils et leurs femmes. Sans cesser de gémir, ce serviteur priait ainsi : « Ne me fais pas périr avec les pécheurs, mon Sauveur, car je vois déjà le chaos s’emparer de la création et les éléments sont ébranlés par la peur. (…) Sur ces mots, Dieu ferma l’arche et la scella, pendant que son fidèle criait : « Sauve tous les hommes de la colère, par l’amour que tu nous gardes, rédempteur de l’univers ». Du haut du ciel le juge alors donne un ordre ; aussitôt s’ouvrent les écluses, précipitant pluies, torrents d’eau et grêle, d’un bout du monde à l’autre. (…)Tel fut l’effet de la colère de Dieu, parce que les humains avaient persévéré dans leur endurcissement et ne s’étaient pas empressés de lui crier avec foi : « Sauve tous les hommes de la colère, par l’amour que tu nous gardes, rédempteur de l’univers ». (…) Le Créateur aime voir ceux qu’il a faits à son image ; c’est pourquoi il met à part ses saints pour les sauver. Noé ouvrit, observa le ciel et s’exclama : « Pas d’abattement, prenez courage ! ». Aussitôt le saint (…) lâche la colombe et elle revient vers le soir avec un rameau d’olivier dans le bec, qui annonçait symboliquement la miséricorde de Dieu. Alors Noé sort de l’arche, comme de sa tombe (…) en disant : « Sauve tous les hommes de la colère, par l’amour que tu nous gardes, rédempteur de l’univers ». Mortes sont la corruption et l’iniquité ; l’homme au cœur droit triomphe par sa foi, car il a trouvé grâce. Alors le juste offrit au Seigneur un sacrifice sans tache avec forte supplication. Le Créateur en respira l’agréable parfum et déclara : « Jamais plus l’univers ne périra dans un déluge, même si tous les hommes mènent une vie mauvaise. Aujourd’hui je conclus avec eux une alliance irrévocable. Je montre mon arc à tous les habitants de la terre pour leur servir de signe, afin qu’ils m’invoquent ainsi : « Sauve tous les hommes de la colère, par l’amour que tu nous gardes, rédempteur de l’univers ».

LECTURES :

Livre de la Sagesse 13,1-9. 

De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan.
Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux.
S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.
Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites.
Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.
Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés :
plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !
Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.
S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?

Psaume 19(18),2-3.4-5. 

R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu, 
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit 
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, 
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message 
et la nouvelle, aux limites du monde. 

Là, se trouve la demeure du soleil :