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08.03.2026 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 3ÈME DIMANCHE DE CARÊME
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 3e dimanche de carême, année A : Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4, 5…42. (lecture brève)
Marie apparaît au mourant

Marie apparaît au mourant
Voici le récit tel que rapporte l’abbé Saglier à propos de la mort de saint Jean de Dieu :
« L’obligeance que mit l’archevêque à célébrer dans la chambre du malade avait procuré à celui-ci la double et incomparable joie d’entendre la messe et de recevoir le saint viatique.
Or, après sa communion, comme il était seul et tout entier à son action de grâces, la Sainte Vierge lui apparut, accompagnée de l’archange Raphaël et de saint Jean l’Évangéliste.
Il comprit alors qu’elle-même avait inspiré et ménagé tout ce qui venait de s’accomplir, et il ne savait comment l’en remercier. Mais elle, lui essuyant la sueur qui couvrait son front, daigna lui parler en ces termes : « C’est ici l’heure où je ne manque jamais d’assister ceux qui se sont recommandés à ma protection ; mais sachez aussi que je ne ferai jamais défaut à vos pauvres ».
St Jean de Dieu, dans Revue du Rosaire, mars 1981
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
08.03.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Jean de Dieu († 1550)
Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu)
Jean de Dieu, de son vrai nom Joao Ciudad, est né le 8 mars 1495 à Montémor o Novo au Portugal.
À l’âge de huit ans, il quitte brusquement sa famille pour suivre un mystérieux gyrovague et commence une vie errante. Les raisons de ce départ restent un mystère. Il arrive assez rapidement en Espagne, à Oropesa (Tolède) où il est accueilli dans la famille de Francisco Cid, dénommé « el Mayoral ». La famille du Mayoral fait de l’élevage, et jusqu’à l’âge de 20 ans Jean se consacre au métier de berger. Il est apprécié de tous.
À la recherche d’aventures, il décide ensuite de s’enrôler dans les troupes que lève Charles Quint pour combattre François 1er. Après cette expérience militaire, il redevient berger mais, très vite, nous le retrouvons aux portes de Vienne en Autriche avec l’armée impériale qui entend stopper l’invasion des Turcs de Soliman le Magnifique. Il ira même jusqu’aux Pays-Bas avec sa compagnie.
Quittant définitivement l’armée, il se met au service d’une noble famille espagnole condamnée à l’exil à Ceuta, sur la côte marocaine. De retour en Espagne après un passage sur sa terre natale, il erre sur les routes d’Andalousie, s’installe à Grenade et se fait marchand ambulant de livres de piété et de chevalerie.
Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Et c’est la conversion. Bouleversé par ce qu’il vient d’entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups de fouets, jets d’eau glacée… pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à l’hôpital Royal :
paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.
Il fonde une première « maison de Dieu » qui s’avère très vite trop petite, il en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa «maison de Dieu », il quête chaque jour en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.
Il meurt le 8 mars 1550, laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1566-1572) qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.
>>> Six lettres manuscrites de saint Jean de Dieu ont été conservées précieusement. Parmi les nombreuses citations, on peut y lire notamment «Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! », « Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! », ou encore, « Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »
Jean de Dieu est canonisé en 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691), déclaré patron des malades et des hôpitaux en 1886 et protecteur des infirmiers et infirmières en 1930.
Aujourd’hui, l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents : les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…
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Saint Jean de Dieu priez pour nous !

08.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,5-42.

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !…
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »
Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.
Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,
le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.”
Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
LECTURES :
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)
moine et évêque
Viens du Liban (La Colombe et la Ténèbre, trad. Canévet, éd. du Cerf, 1992 ; p. 101-103)
« L’eau que je lui donnerai deviendra source d’eau jaillissante »
« Viens du Liban, mon Épouse, viens du Liban, tu viendras, tu parviendras à partir du commencement de la foi, des cimes de Sanir et de l’Hermon, des repaires des lions, des montagnes des léopards » (cf. Ct 4,8 trad. LXX utilisée par G. de Nysse). Qu’est-ce à dire ? La source de la grâce attire toujours à elle ceux qui sont assoiffés, comme le dit la source dans l’Évangile : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jn 7,37). Il n’a donné ici de limite ni à la soif, ni à l’élan vers Lui, ni à l’apaisement de la soif, mais le mode duratif de son commandement constitue une permanente invitation et à avoir soif et à boire et à nous élancer vers Lui. Quant à ceux qui y ont déjà bu et qui ont appris par cette expérience que le Seigneur est doux (cf. 1 P 2,3), le fait d’avoir bu devient comme un appel à une participation plus grande encore. Ainsi à celui qui monte ne cesse jamais d’être adressé un appel qui l’attire toujours à aller plus loin. Souvenons-nous en effet de la façon dont le Verbe a stimulé bien des fois l’Épouse, (…) : « Viens donc, ma bien-aimée, dit-il, et encore : Viens, ma colombe, viens de toi-même dans le creux du rocher ». (Ct 2,13-14). Notre texte dit : « tu viendras, tu parviendras à partir du commencement de la foi, des cimes de Sanir et de l’Hermon ». C’est le sacrement de la naissance d’en haut qui est évoqué ici. C’est de là en effet, dit-on, que jaillissent les sources du Jourdain ; au-dessus d’elles se dresse la montagne divisée en deux sommets qui ont pour noms Sanir et Hermon. Or le fleuve qui sort de ces sources est pour nous le commencement de notre transformation en Dieu. C’est pourquoi l’âme entend celui qui l’appelle à lui, lui dire : « Viens de l’encens, du commencement de la foi », du sommet de ces montagnes d’où te sont venues les sources du sacrement.

LECTURES :
Livre de l’Exode 17,3-7.

En ces jours-là, dans le désert, le peuple manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !
Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9.
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! (Ps 94, 8a.7d)
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-2.5-8.
Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions.
Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.
