« Impossible de renoncer à la Sainte Vierge… »

« Impossible de renoncer à la Sainte Vierge… »

J’ai été élevé dans la religion catholique, mais après ma conversion, j’ai cherché un peu partout – sauf dans mon Église d’origine – où trouver Dieu. Des Protestants ont alors voulu que je devienne pasteur et cela me tentait beaucoup. En même temps, l’archevêque de Lyon, Mgr Barbarin, m’a proposé une bourse pour étudier la théologie, mais plus modeste que celle des Protestants.

Il s’est alors passé quelque chose d’extraordinaire tandis que je réfléchissais avec ma femme à ces deux propositions. Nous nous sommes dit : « Et la Vierge Marie, qu’allons-nous en faire ? » Je n’avais aucune attirance pour la Sainte Vierge et quand mes parents me disaient qu’ils m’avaient mis sous sa protection, cela m’agaçait prodigieusement.

Mais là, soudain j’ai réalisé que je serais mort sur place si je devais me séparer de Marie, si je devais lui dire : « Allez, va-t’en ! » ! Impossible de renoncer à la Sainte Vierge…

Alain Noël, Editeur. In Feu et Lumière n° 331, octobre 2013

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.11.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Maxime de Lerins (ou de Riez)
Évêque
(† v. 460)

 Né dans le pays de Riez (Basses Alpes), il devint moine à l’abbaye de Lérins et succéda à son fondateur, saint Honorat, lorsque celui-ci devint évêque d’Arles. 

Il refusa d’être l’évêque de Fréjus, mais il fut bien obligé, par l’enthousiasme des fidèles, à devenir évêque de Riez dans les Basses Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). 

Maxime mourut au milieu d’eux, après les avoir édifiés, pendant vingt-sept ans, par sa pénitence et sa charité.

Il fit triompher la vérité catholique dans plusieurs conciles provinciaux à Orange (441), Vaison-la-Romaine (442), Arles (451 et 453).

27.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli.


Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.


Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélies sur l’Évangile, n°1, 3

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche »

      « Les puissances des cieux seront ébranlées. » Qui le Seigneur appelle-t-il puissances des cieux, sinon les anges, les archanges, les Trônes, les Dominations, les Principautés et les Puissances ? (Col 1,16) Ils apparaîtront visiblement lors de la venue du Juge… « Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec une grande puissance et une grande majesté. » C’est comme si on disait clairement : « Ils verront dans la puissance et la majesté celui qu’ils n’ont pas voulu écouter lorsqu’il se présentait dans l’humilité ». (…) Cela est dit à l’intention des réprouvés. Les paroles qui suivent sont adressées aux élus pour les consoler : « Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » C’est comme si la Vérité avertissait clairement ses élus en disant : « Au moment où les malheurs du monde se multiplient (…), réjouissez-vous en vos cœurs. Tandis que finit le monde, dont vous n’êtes pas les amis, la rédemption que vous avez désirée approche. »       Ceux qui aiment Dieu sont invités à se réjouir de voir approcher la fin du monde, parce qu’ils trouveront bientôt le monde qu’ils aiment, lorsqu’aura passé celui auquel ils ne sont pas attachés. Que le fidèle désirant voir Dieu se garde bien de pleurer sur les malheurs qui frappent le monde, puisqu’il sait que ces malheurs mêmes amènent sa fin. Il est écrit en effet : « Celui qui veut être l’ami des choses de ce monde se rend ennemi de Dieu » (Jc 4,4). Celui qui ne se réjouit donc pas de voir approcher la fin de ce monde, celui-là montre qu’il est son ami, et par là il donne des preuves d’être l’ennemi de Dieu.       Mais qu’il n’en soit pas ainsi du cœur des fidèles, de ceux qui croient qu’il existe une autre vie et qui, par leurs actes, prouvent qu’ils l’aiment. (…) En effet, qu’est-ce que cette vie mortelle sinon un chemin ? Or, quelle folie, mes frères, que de s’épuiser sur cette route, tout en ne voulant pas en atteindre la fin ! (…) Ainsi, mes frères, n’aimez pas les choses de ce monde, qui, comme nous le voyons d’après les événements qui se produisent autour de nous, ne pourra pas subsister longtemps.

LECTURES :

Livre de Daniel 6,12-28. 

En ces jours-là, les hommes qui avaient comploté contre lui se précipitèrent et le surprirent en train de prier et de supplier en présence de son Dieu.
Ils allèrent trouver le roi et lui dirent : « N’as-tu pas fait mettre par écrit cette interdiction : Tout homme qui, dans les trente jours à venir, adressera une prière à un dieu ou à un homme autre que le roi, sera jeté dans la fosse aux lions ? » Le roi répondit : « Oui, c’est la décision que j’ai prise. Et, selon la loi des Mèdes et des Perses, elle est irrévocable. »
Ils dirent alors au roi : « Daniel, un des déportés de Juda, ne tient compte ni de toi, ni de ton interdiction, ô roi ; trois fois par jour, il fait sa prière. »
En apprenant cela, le roi fut très contrarié et se préoccupa de sauver Daniel. Jusqu’au coucher du soleil, il chercha comment le soustraire à la mort.
Les mêmes hommes revinrent à la charge auprès du roi : « N’oublie pas, ô roi, que, selon la loi des Mèdes et des Perses, toute interdiction, tout décret porté par le roi est irrévocable. »
Alors le roi ordonna d’emmener Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions. Il dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, c’est lui qui te délivrera ! »
On apporta une plaque de pierre, on la plaça sur l’ouverture de la fosse ; le roi la scella avec le cachet de son anneau et celui des grands du royaume, pour que la condamnation de Daniel fût irrévocable.
Puis le roi rentra dans son palais ; il passa la nuit sans manger ni boire, il ne fit venir aucune concubine, il ne put trouver le sommeil.
Il se leva dès l’aube, au petit jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions.
Arrivé près de la fosse, il appela Daniel d’une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, a-t-il pu te faire échapper aux lions ? »
Daniel répondit : « Ô roi, puisses-tu vivre à jamais !
Mon Dieu a envoyé son ange, qui a fermé la gueule des lions. Ils ne m’ont fait aucun mal, car j’avais été reconnu innocent devant lui ; et devant toi, ô roi, je n’avais rien fait de criminel. »
Le roi ressentit une grande joie et ordonna de tirer Daniel de la fosse. On l’en retira donc, et il n’avait aucune blessure, car il avait eu foi en son Dieu.
Le roi ordonna d’amener les accusateurs de Daniel et de les jeter dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes ; or, avant même qu’ils soient au fond de la fosse, les lions les avaient happés et leur avaient broyé les os.
Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, nations et gens de toutes langues, qui habitent sur toute la terre : « Que votre paix soit grande !
Voici l’ordre que je donne : Dans toute l’étendue de mon empire, on doit trembler de crainte devant le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant, il demeure éternellement ; son règne ne sera pas détruit, sa souveraineté n’aura pas de fin.
Il délivre et il sauve, il accomplit des signes et des prodiges, au ciel et sur la terre, lui qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. »

Livre de Daniel 3,68.69.70.71.72.73.74. 

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle ! (Dn 3, 57)

Et vous, le givre et la rosée, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

et vous, le gel et le froid, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, la glace et la neige, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les nuits et les jours, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, la lumière et les ténèbres, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les éclairs, les nuées, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Que la terre bénisse le Seigneur. 
À lui, haute gloire, louange éternelle !

26.11.2025 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: Léon XIV invite à regarder l’avenir avec espérance 

«Lorsque la vie semble s’être éteinte, bloquée, voici que le Seigneur Ressuscité passe encore, jusqu’à la fin des temps, et marche avec nous et pour nous. Il est notre espérance», a rassuré le Pape dans sa catéchèse de ce mercredi 26 novembre, lors de l’audience place Saint-Pierre. Méditant sur la résurrection du Christ et les défis du monde actuel, le Saint-Père a invité à nourrir constamment la vie qui nous est offerte. «Il faut un soin qui la maintienne, la dynamise, la préserve, la relance» 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

La Résurrection de Jésus-Christ est «la force qui nous soutient dans l’épreuve, même lorsque les ténèbres du mal obscurcissent notre cœur et notre esprit». Le Pape l’a rappelé dans la matinée de ce 26 novembre à ces nombreux pèlerins et fidèles rassemblés place Saint-Pierre, écoutant avec attention sa catéchèse. Reconnaissant que «beaucoup de vies semblent difficiles, douloureuses, pleines de problèmes et d’obstacles à surmonter», Léon XIV exhorte à porter un regard sur le sens de «la vie reçue comme un don». L’être humain «ne la demande pas, il ne la choisit pas», a-t-il soutenu. Il en fait «l’expérience dans son mystère, du premier jour jusqu’au dernier».

“La vie a une spécificité extraordinaire: elle nous est offerte, nous ne pouvons pas nous la donner nous-mêmes.”

«Qui sommes-nous? Où allons-nous?»

La vie doit «être nourrie constamment: il faut un soin qui la maintienne, la dynamise, la préserve, la relance», a conseillé le Saint-Père. Face à ces quelques interrogations qui reviennent si souvent à l’esprit: «Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous? Quel est le sens ultime de tout ce voyage?», le Pape rappelle en effet que «vivre implique un sens, une direction, une espérance».

L’espérance 

Une réflexion a été portée sur la vertu de l’espérance qui «agit comme une force profonde, qui nous fait avancer dans les difficultés, qui nous empêche d’abandonner dans la fatigue du voyage, qui nous rend certains que le pèlerinage de l’existence nous conduit à la maison». Sans l’espérance, a précisé l’évêque de Rome, «la vie risque d’apparaître comme une parenthèse entre deux nuits éternelles, une brève pause entre l’avant et l’après de notre passage sur terre».

Espérer dans la vie, soutient le Souverain pontife, «c’est plutôt anticiper le but, croire comme certain, ce que nous ne voyons ni ne touchons encore, faire confiance et nous en remettre à l’amour d’un Père qui nous a créés parce qu’il nous a voulus avec amour et qu’il nous veut heureux».

Le Pape Léon XIV saluant des pèlerins
Le Pape Léon XIV saluant des pèlerins   (@Vatican Media)

Le soutien du Christ dans les moments difficiles 

Le Pape encourage à faire confiance au Dieu de la vie qui nous a donné son Fils Jésus qui, comme le rapporte les Saintes Écritures «confirme constamment sa diligence à guérir les malades, à soigner les corps et les esprits blessés, à redonner vie aux morts». Le Christ restitue «la dignité aux pécheurs, accorde la rémission des péchés et inclut tout le monde, spécialement les désespérés, les exclus, les éloignés, dans sa promesse de salut» a rappelé Léon XIV.

La fidélité de Dieu est intacte. «Il ne se lasse pas de soutenir l’humanité même lorsque, à l’instar de Caïn, elle obéit à l’instinct aveugle de la violence dans les guerres, les discriminations, le racisme, les multiples formes d’esclavage» a encore ajouté le Pape. Faire confiance au Dieu de la vie, c’est également promouvoir l’humain dans toutes ses expressions, a dit le Souverain pontife: «tout d’abord dans la merveilleuse aventure de la maternité et de la paternité», même dans «des contextes sociaux où les familles ont du mal à supporter le poids du quotidien, souvent freinées dans leurs projets et leurs rêves» a-t-il affirmé.

Écoute, aide, et le don de sa vie

Léon XIV a encouragé à s’engager pour «une économie solidaire, à rechercher le bien commun dont tous puissent profiter équitablement, respecter et prendre soin de la création, offrir du réconfort par l’écoute, la présence, l’aide concrète et désintéressée». Engendré par le Père, a encore souligné l’évêque de Rome, «Christ est la vie et il a engendré la vie sans compter jusqu’à nous donner la sienne». Aujourd’hui, le Pape lance cet appel à «donner notre vie» pour les autres, cela signifie «mettre en vie quelqu’un d’autre» a-t-il précisé.

Audience générale du Pape Léon XIV du 26 novembre 2025
Audience générale du Pape Léon XIV du 26 novembre 2025   (@Vatican Media)

Dieu, ‘‘l’amant de la vie’’ par excellence

Percevant le manque de confiance dans la vie comme une «maladie répandue dans le monde», «comme si l’on s’était résigné à une fatalité négative, à un renoncement», le Pape a exhorté à «vivre et générer la vie, en témoignant que Dieu est par excellence ‘‘l’amant de la vie’’ », comme l’affirme le Livre de la Sagesse (11, 26). Un appel plus que jamais urgent aujourd’hui, a dit Léon XIV.

Source : VATICANNEWS, le 26 novembre 2025