03.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37. 

En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.


Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »


Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Catéchisme de l’Église catholique

§ 1402-1405

Notre pain dans le désert : l’eucharistie, gage de la gloire à venir

Si l’eucharistie est le mémorial de la Pâque du Seigneur, si par notre communion à l’autel nous sommes « comblés de toute bénédiction céleste et grâce » (Canon romain), l’eucharistie est aussi l’anticipation de la gloire céleste. Lors de la dernière Cène, le Seigneur a lui-même tourné le regard de ses disciples vers l’accomplissement de la Pâque dans le Royaume de Dieu : « Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père » (Mt 26,29). Chaque fois que l’Eglise célèbre l’eucharistie, elle se souvient de cette promesse et son regard se tourne vers « Celui qui vient » (Ap 1,4). Dans sa prière, elle appelle sa venue : « Marana tha » (1Co 16,22), « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,20). « Que ta grâce vienne et que ce monde passe ! » (Didaché)     L’Eglise sait que, dès maintenant, le Seigneur vient dans son eucharistie et qu’il est là au milieu de nous ; cependant, cette présence est voilée. C’est pour cela que nous célébrons l’eucharistie en « attendant la bienheureuse espérance et l’avènement de notre Sauveur Jésus Christ » (Tt 2,13), en demandant « d’être comblés de ta gloire, dans ton Royaume, tous ensemble et pour l’éternité, quand tu essuieras toute larme de nos yeux ; en te voyant, toi notre Dieu, tel que tu es, nous te serons semblables éternellement, et sans fin nous chanterons ta louange, par le Christ, notre Seigneur » (Prière eucharistique 3).     De cette grande espérance, celle des cieux nouveaux et de la terre nouvelle en lesquels habitera la justice (2P 3,13), nous n’avons pas de gage plus sûr, de signe plus manifeste que l’eucharistie. En effet, chaque fois qu’est célébré ce mystère, « l’œuvre de notre rédemption s’opère » (LG 3) et nous « rompons un même pain qui est remède d’immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre en Jésus Christ pour toujours » (St Ignace d’Antioche).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 25,6-10a. 

En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. 

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. (Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j’habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.

02.12.2025 – Cérémonie de départ du pape Léon XIV à l’aéroport international de Beyrouth (Liban)

 pape Léon XIV termine son premier voyage apostolique ce mardi 2 décembre. Une cérémonie de départ en présence des autorités du Liban est organisée à l’aéroport international de Beyrouth. Le Saint-Père prononce un discours avant de monter dans l’avion pour rejoindre le Vatican.

02.12.2025 – Messe présidée par le pape Léon XIV sur le front de mer de Beyrouth (Liban)

Pour clôturer son premier voyage apostolique, le pape Léon XIV préside ce mardi 2 décembre, à Beyrouth, la seule messe de son séjour au Liban. La célébration se tient sur le Beirut Waterfront, vaste esplanade ouverte sur la mer.

02.12.2025 – Prière silencieuse sur le lieu de l’explosion du port de Beyrouth (Liban)

Ce mardi 2 décembre, le pape Léon XIV participe à un temps de prière silencieuse sur le port de Beyrouth, lieu de la terrible explosion du 4 août 2020 qui a ravagé plusieurs quartiers de la capitale, faisant 235 morts et plus de 6 500 blessés. Un moment de recueillement profondément symbolique pour un pays encore marqué par cette tragédie.

Au Sri Lanka, un incroyant deux fois guéri par Marie (I)

Au Sri Lanka, un incroyant deux fois guéri par Marie (I)

Un des plus célèbres sanctuaires marials confiés aux Oblats de Marie Immaculée (OMI) (1) est celui de Notre-Dame de Madhu, au Sri Lanka. Les Oblats sont installés depuis 1851 dans cet antique lieu de pèlerinage qui attire chaque année des milliers de pèlerins, aux principales fêtes de la Sainte Vierge. On y vénère Notre Dame du Très Saint Rosaire. En 1933, le pape Pie XI faisait don à ce sanctuaire d’un Rosaire géant, magnifique œuvre d’art. Le sol béni du sanctuaire de Madhu est reconnu pour guérir contre la morsure des serpents venimeux, comme le cobra. Le lieu produit aussi de nombreuses conversions.

Voici comment la Vierge de Madhu a rendu la vue à un aveugle et l’a converti à la foi catholique. C’est le père Jules Collin, OMI, qui fut témoin du miracle, en 1891. Le père Pierre Duchaussois, OMI, nous rappelle ce double prodige :

Un jour, un grand jeune homme, adepte du dieu Siva, vient demander au missionnaire oblat de l’admettre dans la religion catholique. Il s’explique de la sorte : – « J’étais aide-maçon. Un éclaboussement de chaux me brûla les yeux. Désolé de me trouver aveugle, je me recommandai à tous nos dieux hindous, mais sans résultat. Une dame, très belle, se montra alors aux yeux de mon âme et me dit : Va à Madhu et fais-toi chrétien. Je ne savais pas ce que c’était Madhu, ni d’être chrétien et je ne me souciais pas de l’apprendre. La dame revint et me répéta : Va à Madhu et fais-toi chrétien. Je restai encore inactif. Mais une troisième fois la dame reparut et me dit avec force : Va à Madhu et fais-toi chrétien. Sinon, tu es perdu pour toujours dans ce monde et dans l’autre. Alors j’eus peur. Je m’informai et je me fis conduire à Madhu. Je mis de la terre sur mes yeux et la vue me revint complètement. Maintenant, père, instruis-moi et baptise-moi. »

André Dorval, OMI

(1) OMI : Oblats de Marie Immaculée, ordre missionnaire fondé par le père Eugène Mazenod

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La foi chrétienne est vraie. Il y a 1000 raisons d’y croire – Bibiane : la fidélité héroïque d’une adolescente sans soutien humain

Bibiane : la fidélité héroïque d’une adolescente sans soutien humain

Le 3 décembre 362, à Rome, une jeune aristocrate, Bibiana – Viviane en français –, succombe sous les fouets des bourreaux, suivant dans le martyre ses parents et sa sœur. À cette date, il y a pourtant cinquante ans que l’Empire romain d’Occident a reconnu le Christ, mais la minorité païenne alors aux affaires n’a jamais cessé de rêver au jour où elle révoquerait les édits de Constantin. L’accession à la pourpre de l’empereur Julien, secrètement resté fidèle à la religion de ses ancêtres et qui, porté au pouvoir, ne s’en cachera plus, lui offre l’occasion tant attendue. Quelques dizaines de chrétiens seront les victimes de cette flambée de violence.

Les raisons d’y croire

  • Moins d’un an après son supplice, l’Église fait élever un petit sanctuaire en l’honneur de Bibiana sur l’emplacement de sa maison familiale. Le souvenir des faits reste vivace : cela donne du poids au récit de sa passion, rédigé au VIe siècle mais manifestement fondé sur des sources plus anciennes.
  • Les reliques de la jeune martyre, enterrée dans ce sanctuaire, sont vénérées avec celles de sa mère, Dafrosa, et de sa sœur Demetria. La seule absence est celle du père, Flavius, mort en déportation en Maremme toscane sous les mauvais traitements. On peut encore se recueillir devant la colonne de marbre rouge où, selon la tradition, Bibiana fut attachée pour être flagellée. Malgré quelques embellissements possibles, l’existence de Bibiana et de son supplice repose donc sur des éléments solides.
  • Le récit de sa passion rapporte que les persécuteurs séparèrent le père, Flavius, des autres membres de la famille afin de faire abjurer ces derniers, après les avoir fragilisés. Ce procédé correspond bien aux méthodes déjà employées à l’époque des anciennes persécutions. On peut noter, à titre de parallèle, que des techniques similaires réapparaissent au XIXe siècle sous le règne de Tu Duc au Vietnam, sans influence historique directe : certains y lisent le signe d’un même inspirateur du mal, quels que soient le lieu et l’époque.
  • Enfermées chez elles après la confiscation de leurs biens, Dafrosa et ses filles refusent toujours d’abjurer, au grand agacement des autorités. Dès que la mort du père est connue, le nouveau préfet fait aussi décapiter la veuve, début janvier 362, pour isoler les adolescentes. Que, dans ces circonstances, les deux jeunes filles demeurent inébranlablement fidèles, après avoir vu disparaître coup sur coup leur père puis leur mère, manifeste une force intérieure qui dépasse les seules ressources humaines : elles s’appuient sur un soutien qui les dépasse.
  • Bibiana et Demetria sont alors privées de soins et de nourriture, dans l’idée qu’elles abjureront, mais, fortifiées par l’exemple de leurs parents, les deux jeunes filles résistent, bien qu’on leur promette, en échange de leur reniement, de leur restituer la fortune familiale et de les marier superbement. Cependant, les mauvais traitements ont raison de Demetria, qui en meurt le 21 juin 362. Là encore, la date et les circonstances de son décès sont attestées par le martyrologe.
  • Restée seule, Bibiana est confiée à des parents demeurés païens, intéressés à la faire céder pour conserver son héritage. Ce détail concorde avec la situation réelle de l’aristocratie romaine du IVe siècle, au sein de laquelle les familles étaient souvent partagées entre christianisme et paganisme.
  • Sa tante tente alors de la séduire en lui offrant les plaisirs et le luxe de leur milieu, afin de lui faire goûter les attraits du paganisme. On trouve des récits similaires quelques années plus tard sous la plume de saint Jérôme, qui relate comment sa parenté veut arracher la jeune sainte Eustochium à l’influence de sa mère, sainte Paule. Ce sont donc des pratiques courantes, et qui, là encore, sonnent juste.
  • Comme Bibiana n’abjure pas et que beaucoup d’argent est en jeu, sa parenté va tenter de la contraindre par la violence : ses proches pensent que le fouet aura raison de son entêtement, mais la jeune fille succombe sous les coups de bourreaux qui ne sont pas des professionnels et ne savent pas doser leur effort. Elle n’en est pas moins une authentique martyre.

Auteur :

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.

Source : 1000 raisons de croire

02.12.2025 – Visite du pape Léon XIV à l’hôpital de la Croix à Jal el Dib (Liban)

Ce mardi 2 décembre, le pape Léon XIV visite l’hôpital psychiatrique de la Croix, à Jal el Dib, dans la banlieue nord de Beyrouth. Installé sur le site d’un ancien couvent de soeurs franciscaines, l’établissement accueille le Pape pour une rencontre avec les patients, les médecins, le personnel soignant et les religieuses qui y servent.