François Marto (1908-1919) est issu d’une famille rurale, modeste et fervente. Bien avant les apparitions de la Vierge Marie à Fatima, ce petit contemplatif dans l’âme est sensible à la musique, à la beauté de la nature, ce qui développe chez lui un esprit poétique. En chaque créature, le petit berger voit un reflet de la beauté de Dieu.
En 1917, les apparitions intensifient sa vie spirituelle et François passe des heures devant le tabernacle de l’église du village pour adorer « Jésus caché ». Tout entier consacré à une vie de prière et d’offrande, son seul désir est de consoler les coeurs de Jésus et de Marie. À l’aube de ses 11 ans, atteint de la grippe espagnole, François meurt le sourire aux lèvres. Il sera proclamé saint par le pape François le 13 mai 2017.
Un récit biographique, riche et émouvant, pour découvrir le plus méconnu des voyants de Fatima, cet enfant dont le caractère paisible et contemplatif cachait une force hors du commun.
L’auteur
MARTIAL PYTHON
Martial Python est prêtre catholique à Givisiez en Suisse. Il assure la direction spirituelle au séminaire et est l’aumônier de l’Ordre des Vierges consacrées du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.
Angélus: l’amour véritable exige le détachement, la perte et l’accueil
En ce dimanche 28 juin, le Pape Léon XIV a commenté le passage de l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 10, 37-42), où Jésus rappelle la primauté du lien à Dieu sur tous les autres liens et biens. Le Pape a exhorté les fidèles à être des témoins du Royaume de Dieu et les a encouragés à vivre d’un amour fructueux, impliquant le détachement, le don de soi et l’accueil de l’autre.
Cécile Mérieux – Cité du Vatican
En ce dimanche 28 juin, la chaleur n’a pas découragé près de 20 000 pèlerins à se réunir place Saint-Pierre pour l’Angélus. Sous leurs ombrelles et casquettes, équipés d’éventails, les fidèles ont reçu les salutations et la bénédiction du Saint-Père depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux. Avant de réciter la prière mariale, le Pape est revenu sur un passage de l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 10, 37-42).
Léon XIV a relayé l’exhortation de Jésus qui invite à le suivre et à être des témoins de son Royaume. Cependant, le Pape avertit: «il ne s’agit pas d’un simple geste extérieur, mais de nous engager pleinement dans une relation d’amour avec Lui.» Un amour qui ne peut être fructueux qu’à condition de réunir trois choses, énumère Léon XIV: le détachement, la perte et l’accueil.
Le détachement
L’évêque de Rome reprend les paroles de Jésus pour souligner la primauté des liens qui attachent à Dieu plutôt qu’à tous biens terrestres, y compris familiaux: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi» (v. 37). Ainsi, le Seigneur veut que ses disciples soient libérés de tout attachement pour partir en mission et se consacrer à leur œuvre de diffusion de la foi.
«Mais cela vaut pour chacun,indique Léon XIV, même les liens affectifs les plus importants trouvent leur plénitude grâce à l’amour que le Christ nous offre.» Le Souverain pontife prend l’exemple de la vie conjugale, qui implique le départ d’un foyer parental pour en fonder un autre. Le Pape augustin ne manque pas de faire référence au saint fondateur de son ordre, reprenant l’image du laboureur qui perd temporairement ce qu’il sème, développée par saint Augustin (Discours 330, 2). «Ce n’est qu’en « perdant » cette graine, semée dans la terre, qu’il pourra la voir fleurir», fait constater Léon XIV.
La perte
Accepter de perdre par amour est difficile, d’autant plus aujourd’hui, où la perte est associée à la «une faiblesse et où l’on est obsédé par le fait d’avoir et de posséder», admet l’évêque de Rome. Or, l’amour véritable est celui qui inclut un «don de soi», sans quoi il ne serait être fructueux,explique Léon XIV en citant plusieurs exemples: «lorsque nous sommes prêts à perdre un peu de nous pour faire de la place à l’autre, à perdre un peu de temps pour écouter un ami, à perdre un peu de confort pour partager une situation de détresse».
“Celui qui garde la vie seulement pour lui – dit l’Évangile – la perd en réalité (cf. v. 39), car elle ne s’ouvre pas à la joie de l’amour et devient stérile.”
Jésus à ouvert la voie, «Il s’est offert, Il s’est perdu lui-même» insiste le Souverain pontife, pour le salut des hommes et des femmes. «De la même manière, encourage le Pape, si nous vivons dans la logique du don, nous serons nous aussi capables de faire naître une vie nouvelle dans nos relations.»
L’accueil
Dernière exigence pour un amour fructueux: l’accueil, qui se manifeste par de petits gestes sans cesse renouvelés, par la disponibilité pour l’autre et le service. À nouveau, Léon XIV invite à observer les disciples que Jésus envoie au-devant de lui «sans provisions, c’est-à-dire d’être dans le besoin, car c’est ainsi qu’ils pourront susciter l’accueil chez ceux qu’ils rencontreront. Et ainsi, en accueillant ceux qui viennent au nom de Jésus, on accueille Jésus lui-même et le Père céleste qui l’a envoyé. L’amour pour le Seigneur passe toujours par l’accueil des frères.»
Aljustrel : l’endroit que le monde visite pour connaître Fatima
À quelques kilomètres du sanctuaire, les maisons des petits bergers gardent la mémoire des espaces où tout a commencé. Un endroit où le temps ralentit et où les coins racontent l’histoire de Fatima.
Du sanctuaire de Fatima à Aljustrel, il y a un peu plus de deux kilomètres. À pied, le trajet jusqu’à la patrie des bergers se fait en une demi-heure. Là, la distance et le temps ne peuvent pas mesurer l’expérience d’un endroit où tout semble ralentir.
Dans ce petit village, où sont nés et ont vécu les voyants des apparitions de Fatima, Lucia, Francisco et Jacinta, le rythme précipité du monde laisse place au gazouillis des oiseaux et au vent qui traverse doucement les rues bordées de maisons en pierre, dans un silence qui invite le pèlerin à voyager dans le temps et à la contemplation.
Les maisons des voyants se trouvent sur la Rua dos Pastorinhos, l’une des rues principales de cet endroit. En entrant dans la maison de Francisco et Jacinta Marto, le visiteur est conté à la réalité d’une extrême humilité dans laquelle ils vivaient.
Le mobilier simple et les petites chambres transportent le visiteur dans le quotidien de l’époque. Entre les chambres de Francisco et Jacinta Marto, se trouve la cuisine, où le bois dans la cheminée anime l’environnement où la famille de onze personnes a partagé des histoires, à la fin de la journée.
À deux cents mètres, vous arrivez à la maison où Lúcia de Jesus est née et a vécu son enfance. À l’entrée, une photo de la voyante, à la date des apparitions, accueille les visiteurs. Dans la même pièce, une chaise et un crucifix rappellent un passage des Mémoires de Sœur Lucia : « Tu montes sur une chaise, amène-le ici et, à genoux, tu lui donnes trois câlins et trois baisers : un pour Francisco, un pour moi et un autre pour toi ».
Sur le mur, les aiguilles d’une horloge sont à sept heures, le moment de la naissance de Sœur Lucia. Les immeubles semblent suivre le rythme d’Aljustrel, où le temps ne se mesure pas en minutes ou en heures, mais en souvenirs préservés dans chaque maison et dans chaque espace.
En 2024, la maison de Sœur Lucia a fait l’objet d’une intervention qui offre désormais aux visiteurs un programme muséologique qui relève du concept de « muséologie du silence », où chaque espace vit pour lui-même et pour le témoignage qu’il donne comme lieu de mémoire.
C’est dans cette maison que Lúcia de Jesus est née et a vécu jusqu’à l’âge de 14 ans. Les murs et le mobilier d’origine fonctionnent comme des témoignages vivants d’un passé qui reste présent, offrant à des centaines de milliers de pèlerins une immersion dans la vie de la voyante.
À l’extérieur, vous pouvez également visiter l’un des lieux des apparitions angéliques : le Poço do Arneiro, où la famille collectait habituellement de l’eau dans des billes d’argile. Parmi les arbres, un monument marque l’endroit où l’Ange de la Paix est apparu aux trois enfants, en 1916, et leur a demandé la prière, la pénitence et le sacrifice.
Malgré son caractère rural, Aljustrel est un point de passage obligatoire pour ceux qui veulent connaître l’événement de Fatima dans toutes ses dimensions. Chaque jour, des groupes de pèlerins, de touristes et de familles, de différentes nationalités, arrivent et parcourent ces mêmes espaces, où tout a commencé.
Teresinha et Cícero sont venus de l’État de Santa Catarina, au Brésil, pour connaître ces lieux et ils parlent d’une sensation unique.
« En marchant sur ce sol, nous ressentons une très grande paix. Pour nous, la foi est tout et ces endroits sont très spéciaux », partage le couple, reconnaissant d’être à l’endroit où vivaient les voyants.
Le même lien est partagé par Gemma Travieso, des îles Canaries, Espagne.
« En entrant dans ces maisons pour la première fois, j’ai tenu une promesse liée à la santé de ma fille. Ici, nous réalisons la dévotion des parents des petits bergers et que la foi peut tout faire », dit le pèlerin espagnol.
Dans le silence des espaces d’Aljustrel, le pèlerin trouve un lieu de contrastes harmonieux entre le passé et le présent, entre un lieu calme et un monde qui veut le visiter pour connaître plus profondément la vie et la mémoire de trois habitants spéciaux.
En 2025, plus de 420 000 pèlerins ont visité ces espaces muséaux, qui font partie de la mémoire de l’événement de Fatima.
Les maisons des bergers peuvent être visitées tous les jours et gratuitement, de 9h00 à 12h45 et de 14h00 à 17h45. Ils ferment l’après-midi du 24 décembre et les 25 décembre et 1er janvier.
« Leone a Roma », le documentaire sur les années de Prevost dans la Ville éternelle
Diffusion à 18 h en trois langues (anglais, italien, espagnol) sur les chaînes de Vatican News. Avant-première réservée aux journalistes accrédités auprès de la Salle de presse du Saint-Siège à la Cinémathèque vaticane, mercredi 1er juillet à 17 h
Vatican News
À la suite de «León de Perú» et «Leo from Chicago», Radio Vatican – Vatican News publie «Leone a Roma», un nouveau documentaire qui retrace les années passées par Robert Francis Prevost, l’actuel Pape Léon XIV, dans la Ville éternelle. Une période d’environ vingt ans qui s’étend de son arrivée en Italie en provenance des États-Unis en 1981, aux années passées à la tête de l’Ordre de Saint-Augustin pendant deux mandats, jusqu’à sa nomination au poste de préfet du dicastère pour les Évêques et sa création cardinalice en 2023. Des années d’études, d’amitiés, de voyages, d’excursions, de rencontres, de réunions, de pèlerinages, de travail. Le tout raconté à travers des images et des séquences vidéo inédites, ainsi que par les témoignages de confrères, de camarades d’études, de vieux amis, de membres de l’Ordre des Augustins ou du dicastère pour les Évêques.
Leone a Roma vient ainsi compléter le parcours proposé par les médias du Vatican pour mieux faire connaître la personnalité et la vie du Souverain pontife, parcours qui avait débuté avec le documentaire León de Perú, publié en juin 2025, consacré à ses années de mission dans ce pays d’Amérique du Sud, et s’était poursuivi avec Leo from Chicago, publié en novembre, consacré aux racines américaines de Mgr Prevost.
Il s’agit d’une production de la Direction éditoriale du dicastère pour la communication. Ce documentaire a été réalisé par les journalistes Felipe Herrera-Espaliat, Salvatore Cernuzio et Tiziana Campisi, et monté par Jaime Vizcaíno Haro et Stefano Anella.
Mercredi 1er juillet à 18h00 (heure de Rome), le documentaire sera publié sur la chaîne YouTube de Vatican News, dans un premier temps en trois langues (anglais, italien et espagnol), et diffusé également par les médias internationaux qui en feront la demande. Pour les journalistes accrédités auprès de la Salle de presse du Saint-Siège, une projection en avant-première est prévue ce même mercredi, à 17h, à la Cinémathèque vaticane.
Marie sait défaire les nœuds de la désobéissance et de la mort
Marie, en accueillant le Salut, est définie « cause de salut» pour ceux dont Ève avait causé la mort. Marie sait défaire les nœuds de la désobéissance et de la mort :
« Car, de même qu’Ève, ayant pour époux Adam, et cependant encore vierge – car ils étaient nus tous les deux dans le paradis et n’en avaient point honte (Gn 2,25), parce que, créés peu auparavant, ils n’avaient pas de notion de la procréation : il leur fallait d’abord grandir, et seulement ensuite se multiplier (Gn 1,28) – de même donc qu’Ève, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour tout le genre humain, de même Marie, ayant pour époux celui qui lui avait été destiné par avance, et cependant Vierge, devint, en obéissant, cause de salut (cf. He 5,9) pour elle-même et pour tout le genre humain.
C’est pour cette raison que la Loi donne à Celle qui est fiancée à un homme, bien qu’elle soit encore vierge, le nom d’épouse de celui qui l’a prise pour fiancée (Dt 22,23-24), signifiant de la sorte le retournement qui s’opère de Marie à Ève.
Car ce qui a été lié ne peut être délié que si l’on refait en sens inverse les boucles du nœud. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.