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09.12.2025 – CHAPELET À LOURDES
Sur le point de devenir catholique, il méditait sur la Vierge Marie comme solution au « féminisme toxique »

Sur le point de devenir catholique, il méditait sur la Vierge Marie comme solution au « féminisme toxique »
Charlie Kirk, militant conservateur assassiné, aurait été sur le point de se convertir au catholicisme au moment de sa mort. Il considérait notamment la Vierge Marie comme une solution au « féminisme toxique » aux États-Unis.
Dans une chronique publiée le 18 septembre dans Angelus, le journal de l’archidiocèse de Los Angeles (États-Unis), Robert Brennan, écrivain de Los Angeles et frère de l’évêque Joseph Brennan de Fresno, en Californie, a écrit que Kirk avait parlé à son frère évêque lors d’un petit-déjeuner de prière, lui racontant « qu’il avait une femme et des enfants catholiques et qu’il assistait à la messe avec eux ».
Kirk avait reconnu les « spéculations » sur son désir de devenir catholique et avait déclaré à Mgr Brennan : « Je suis à deux doigts de me convertir ».. Le journaliste précise que son frère lui a donné la permission de partager cette histoire. Il présente aussi une récente vidéo réalisée par Kirk, jusqu’ici chrétien évangélique, dans laquelle, tout en reconnaissant certains « désaccords majeurs » avec le catholicisme, il explique également que les protestants « sous-estiment » la Vierge Marie. « Nous ne parlons pas assez de Marie. Nous ne la vénérons pas assez », déclarait Kirk, affirmant que Marie est « la solution au féminisme toxique » aux États-Unis.
Robert Brennan commente : « Comme il est approprié que l’une des dernières vidéos de Charlie Kirk ait porté sur la Médiatrice par excellence de tous les temps et de tous les lieux ! À sa manière, il tendait la main vers elle, et maintenant, j’en suis convaincu, elle lui rend la pareille. »
20 septembre 2025. The Catholic Herald
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
09.12.2025 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
09.12.2025 – MESSE À LOURDES
09.12.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
09.12.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin
Témoin des apparitions de Notre-Dame de Guadalupe
Juan Diego Cuauhtlatoazin (l’aigle qui parle) naît en 1474 à Cuautlitlán, devenu aujourd’hui un quartier de Mexico.
On sait peu de choses de Juan Diego avant sa conversion. La tradition, diverses sources archéologiques et iconographiques, ainsi que le « Nican Mopohua », le document le plus important et le plus ancien au sujet des événements de Guadalupe (écrit en Náhuatl en caractères latins par l’auteur indigène Antonio Valeriano en 1556), rapportent certaines informations sur sa vie et les apparitions.
Membre du peuple de Chichimeca, un des peuples les plus avancés sur le plan culturel de la vallée d’Anáhuac, il se distinguait par son talent.
À 50 ans, il fut baptisé par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand.
Alors qu’il se rendait à la messe, le matin du 9 décembre 1531, la Sainte Vierge lui apparut sur la colline de Tepeyac, qui se situe dans la banlieue actuelle de Mexico. Elle le pria de demander à son évêque de faire construire en son nom un sanctuaire à Tepeyac. Elle fit la promesse que ceux qui y invoqueraient son nom recevraient de nombreuses grâces. L’évêque, qui ne croyait pas Juan Diego, réclama un signe prouvant la véracité de l’apparition.
Le 12 décembre, Juan Diego retourna à Tepeyac. Là, la Sainte Mère lui demanda de monter sur la colline et de ramasser les fleurs épanouies qu’il verrait. Il obéit, et bien que ce fût l’hiver, il trouva des roses florissantes. Ayant ramassé les fleurs, il les apporta à Notre-Dame qui les plaça dans son manteau avec délicatesse et lui dit de les donner à l’évêque comme preuve.
Quand il ouvrit son manteau devant l’évêque, les fleurs tombèrent à terre et une image de la Sainte Vierge et de l’apparition de Tepeyac resta imprégnée sur l’étoffe.
Avec la permission de l’évêque, Juan Diego vécut le reste de sa vie en ermite dans une cabane proche de la chapelle où l’image miraculeuse avait été placée pour être vénérée. Il s’occupa de la chapelle et des premiers pèlerins qui vinrent y prier la Mère de Jésus.
Juan Diego reçut une grâce bien plus profonde que celle extérieured’avoir été choisi comme le messager de Notre Dame. Il reçut la grâce de l’illumination intérieure, et à partir de ce moment, il commença une vie de prière, de vertu et d’amour sans limite pour Dieu et son prochain.
Il meurt en 1548 et fut enterré dans la première chapelle dédiée à la Vierge de Guadalupe.
Juan Diego a été béatifié le 6 mai 1990 en la basilique Sainte Marie de Guadalupe à Mexico et canonisé le 31 juillet 2002, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lors de sa 5ème visite pastorale au Mexique.
L’image miraculeuse, qui est gardée dans la basilique de Notre Dame de Guadalupe, décrit une femme revêtue de l’habit local et ayant les traits d’une indigène. Elle est portée par un ange dont les ailes rappellent l’un des plus grands dieux de la religion traditionnelle locale. La Lune est sous ses pieds et son manteau bleu est recouvert d’étoiles dorées. La ceinture noire à sa taille signifie qu’elle est enceinte.
Le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe est, après la basilique Saint-Pierre du Vatican le lieu de culte catholique qui attire le plus de pèlerins. Les jours de plus grande affluence sont ceux qui précèdent et suivent la fête de la Vierge de Guadalupe le 12 décembre où près de 9 millions de fidèles et de touristes assistent aux festivités et viennent vénérer la relique de Juan Diego.
Pour approfondir, lire : >>>Cérémonie de canonisation
©Evangelizo.org
Saint Juan Diego priez pour nous !

09.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l’Église
Commentaire du Ps 118, 22, 27-30 ; CSEL 62, 502-504
« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu »
Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur ; cherche ta brebis fatiguée ; viens, berger… Pendant que tu t’attardes sur les montagnes, voilà que ta brebis erre : laisse donc les quatre-vingt-dix-neuf autres qui sont tiennes et viens chercher l’unique qui s’est égarée. Viens, sans te faire aider, sans te faire annoncer ; c’est toi maintenant que j’attends. Ne prends pas de fouet, prends ton amour ; viens avec la douceur de ton Esprit. N’hésite pas à laisser sur les montagnes ces quatre-vingt-dix-neuf brebis qui sont tiennes ; sur les sommets où tu les as mises, les loups n’ont pas d’accès… Viens à moi, qui me suis égaré loin des troupeaux d’en haut, car tu m’avais mis là-haut moi aussi, mais les loups de la nuit m’ont fait quitter tes bergeries. Cherche-moi, Seigneur, puisque ma prière te cherche. Cherche-moi, trouve-moi, relève-moi, porte-moi ! Celui que tu cherches, tu peux le trouver, celui que tu trouves, daigne le relever, et celui que tu relèves, pose-le sur tes épaules. Ce fardeau de ton amour n’est jamais trop lourd pour toi… Viens donc, Seigneur, car s’il est vrai que j’erre, « je n’ai pas oublié ta parole » (Ps 118,16), et je garde l’espoir du remède. Viens, Seigneur, tu es seul à pouvoir encore appeler ta brebis perdue, et aux autres que tu vas laisser, tu ne feras aucune peine : elles aussi seront contentes de voir revenir le pécheur. Viens, il y aura le salut sur la terre et il y aura la joie dans le ciel (Lc 15,7). N’envoie pas tes serviteurs, n’envoie pas de mercenaires (Jn 10,12), viens chercher ta brebis toi-même. Relève-moi dans cette chair qui est tombée avec Adam. Reconnais en moi par ce geste, non l’enfant d’Ève mais le fils de Marie, vierge pure, vierge par grâce, sans aucun soupçon de péché. Puis porte-moi jusque sur ta croix : elle est le salut de ceux qui errent, le seul repos de ceux qui sont fatigués, l’unique vie de tous ceux qui meurent.

LECTURES :
Livre d’Isaïe 40,1-11.
Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.
Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »
Une voix dit : « Proclame ! » Et je dis : « Que vais-je proclamer ? » Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.
Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Psaume 96(95),1-2a.3a.10ac.11-12a.12b-13ab.

R/ Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance. (Is 40, 9.10)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
Racontez à tous les peuples sa gloire,
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

08.12.2025 – SANCTUAIRE DE FATIMA – D. José Ornelas a souligné la force des mères même dans les contextes les plus difficiles

D. José Ornelas a souligné la force des mères même dans les contextes les plus difficiles
« Chaque maman qui n’a pas les moyens d’accoucher est, d’une certaine manière, une défaite de notre société », a déclaré ce matin l’évêque de Leiria-Fátima, à l’occasion de la célébration de la Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Sainte Marie.
L’évêque de Leiria-Fátima, D. José Ornelas, a présidé la messe célébrée ce matin dans l’enceinte de prière du sanctuaire de Fatima, et a souligné la vocation de l’Immaculée Conception en réponse au projet divin.
Lors de la messe qui a célébré la Solennité de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie, l’évêque a souligné que Marie est une figure fondamentale sur le chemin de l’Avent, car c’est elle qui a accueilli le Seigneur. « C’est Marie qui, d’une manière spéciale, a fait place à Dieu dans sa vie, dans son sein, qui a été le premier sanctuaire du Fils de Dieu au milieu de l’humanité », a-t-il déclaré.
Dans le contexte de la réflexion sur la figure de Marie, D. José Ornelas a souligné le rôle des mères face aux difficultés et aux défis contemporains. À partir de l’image d’une Marie courageuse et protectrice, il a lié la naissance de Jésus à des réalités actuelles, telles que le manque de conditions dignes pour l’accouchement, la situation des réfugiés et l’impact des guerres sur le monde.
Le président de la célébration a souligné que Marie, comme de nombreuses mères d’aujourd’hui, a dû faire face à des conditions difficiles pour protéger son fils. Il a rappelé que Jésus est né dans des circonstances précaires, une « image qui devrait nous faire réfléchir » sur les mères qui continuent à accoucher sans soutien adéquat. « Chaque maman qui n’a pas les moyens d’accoucher est, d’une certaine manière, une défaite de notre société », a-t-elle déclaré, louant également ceux qui, même avec peu de ressources, garantissent l’essentiel aux vies qui arrivent dans le monde.

D. José Ornelas a également rappelé l’épisode de la fuite de la Sainte Famille, l’associant aux crises migratoires actuelles. Il a regretté qu’il y ait actuellement ceux qui voient l’arrivée de migrants comme quelque chose de négatif : « C’est nier la maternité de Marie », a-t-il déclaré, rappelant que la propre mère de Jésus est devenue une réfugiée.
En évoquant la fin de la vie du Christ, il a souligné la présence constante de Marie, qui a accueilli le fils mort à l’instar de nombreuses mères qui, dans les zones de guerre, recueillent leurs enfants blessés ou morts. Il a également partagé le témoignage d’une mère ukrainienne qui, au début de la guerre, est arrivée au Portugal avec ses enfants et les enfants d’autres femmes : « Nous pleurons la nuit, mais le jour nous sourions à nos enfants, car il faut leur donner du courage ».
Dans ce contexte, D. José Ornelas a loué la capacité des mères à garder l’espoir vivant, même dans les contextes les plus difficiles, présentant Marie comme un symbole de cette force. Les apparitions ont également été évoquées et le rôle de Francisco, Jacinta et Lúcia, « des enfants simples » qui, selon l’évêque de Leiria-Fátima, ont reçu de Marie le courage de faire face à la souffrance, à la maladie et à la peur, a été souligné.
L’homélie s’est terminée par un appel à la construction d’un monde plus humain, marqué par la paix, l’affection et la protection des plus vulnérables : « Que Marie, pleine de grâce, l’Immaculée, nous aide vraiment à construire un monde d’humanité, à l’ombre de l’amour paternel de Dieu ».
Environ 60 000 pèlerins étaient présents à la célébration de la Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Sainte Marie. Ils ont concélébré un cardinal, un évêque, 25 prêtres et deux diacres. 15 groupes organisés de cinq pays se sont également inscrits : Portugal, Espagne, Italie, Irlande et Ouganda.
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 8 décembre 20/5
L’Immaculée dans le cœur et les paroles des Papes

L’Immaculée dans le cœur et les paroles des Papes
À l’occasion de la solennité du 8 décembre, nous vous proposons quelques réflexions des pontifes. Un itinéraire marial lié au dogme proclamé par le Pape Pie IX en 1854.
Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican
Au cours de l’Avent, la Solennité de l’Immaculée Conception invite chaque année l’Église à tourner son regard vers Marie. Les origines historiques de cette fête remontent au XIXe siècle. Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX proclame ce dogme. «La doctrine qui soutient que la très sainte Vierge Marie, dès le premier instant de sa conception, par une grâce et un privilège particuliers accordés par Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, sauveur du genre humain, a été préservée de toute tâche du péché originel», peut-on lire dans la Constitution apostolique Ineffabilis Deus, «a été révélée par Dieu et doit donc être crue fermement et inviolablement par tous les fidèles». Trois ans plus tard, en 1857, le Souverain pontife bénit et inaugure le monument de l’Immaculée Conception sur la place d’Espagne, dans le centre-ville de Rome.
Marie immaculée de tout péché originel
Cinquante ans après la publication de la bulle Ineffabilis Deus, le Pape Pie X rappelle dans la lettre encyclique Ad diem illum laetissimum que Pie IX «déclara et proclama de révélation divine, par l’autorité du magistère apostolique, que Marie a été, dès le premier instant de sa conception, totalement exempte de la tache originelle». «Or, que les peuples croient et qu’ils professent que la Vierge Marie a été, dès le premier instant de sa conception, préservée de toute souillure, poursuit ce document, dès lors, il est nécessaire qu’ils admettent, et la faute originelle, et la réhabilitation de l’humanité par Jésus-Christ, et l’Evangile et l’Eglise, et enfin la loi de la souffrance».
Immaculée Conception et Assomption au Ciel
Pie XII, dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus(1950), définit que «la mère immaculée de Dieu, toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée à la gloire céleste en âme et en corps». Ce dogme de l’Assomption – dont la solennité est célébrée le 15 août – est étroitement lié à celui de l’Immaculée Conception. «Elle a, par un privilège tout à fait singulier, peut-on lire dans la constitution apostolique de 1950, vaincu le péché par sa conception immaculée; c’est pourquoi elle n’a pas été soumise à la loi de rester dans la corruption du tombeau, ni n’a dû attendre la fin du monde pour la rédemption de son corps».

Jean XXIII et les roses à la Vierge
En 1958, le Pape Jean XXIII se rend sur la place d’Espagne et dépose un panier de roses blanches au pied du monument dédié à la Vierge. Cette coutume est perpétuée par ses successeurs. Le Pape Roncalli, lors de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1960, souligne que Marie Immaculée est l’étoile du matin qui dissipe «les ténèbres de la nuit obscure».
La promesse de Paul VI
À l’occasion du premier anniversaire de la clôture du Concile œcuménique Vatican II, le Pape Paul VI souligna dans son homélie lors de la messe solennelle du 8 décembre 1966 que l’Immaculée Conception est «le mystère du privilège, le mystère de l’unicité, le mystère de la perfection de la Très Sainte Marie». «Marie, seule créature humaine qui, par dessein divin (quelle sagesse, quel amour cela renferme !), en vertu des mérites du Christ, unique source de notre salut, a été préservée de toute imperfection». Les paroles du Pape Montini se concrétisèrent par une promesse lors de la prière mariale de l’Angélus, prononcé le même jour: «Cette fois-ci, c’est une promesse que nous devons faire à la Vierge Marie avec notre Angelus: celle de raviver notre culte envers elle, en tant que Mère du Christ et notre Mère, selon les critères théologiques du Concile». Des critères qui attribuent à Marie «une place d’exception, dans la doctrine et dans la piété, selon le dessein de la Rédemption, c’est-à-dire christologique et ecclésiologique».
Jean-Paul II et la consécration de l’Église à Marie
En 1978, au début de son ministère sur le trône de Saint-Pierre, le Pape Jean-Paul II consacra l’Église de manière particulière à Marie. Lors de l’Angélus du 8 décembre de cette année-là, les paroles du Pape Wojtyła sur l’Immaculée Conception s’entremêlèrent avec la vie de Jésus. «Le Christ qui est l’artisan de la vie divine, c’est-à-dire de la Grâce en chaque homme, au moyen de la Rédemption qu’il a accomplie, doit être généreux d’une façon spéciale avec sa Mère (…) Cette générosité du Fils envers sa Mère remonte au premier instant de son existence. Elle s’appelle l’Immaculée Conception».
Benoît XVI et les vérités de la foi dans l’Immaculée Conception
Le mystère de l’Immaculée Conception de Marie, explique le Pape Benoît XVI lors de l’Angélus du 8 décembre 2008, rappelle deux vérités fondamentales de notre foi: «tout d’abord le péché originel, ensuite la victoire sur celui-ci de la grâce du Christ, une victoire qui resplendit de manière sublime en la Très Sainte Vierge Marie. L’existence de ce que l’Église appelle le « péché originel » est malheureusement d’une évidence écrasante, en regardant simplement autour de nous et surtout en nous (…) Très cher amis, en Marie Immaculée, nous contemplons le reflet de la Beauté qui sauve le monde: la beauté de Dieu qui resplendit sur le visage du Christ».
François et ses remerciements à la Vierge
Le 8 décembre 2015, le Pape François ouvrit l’Année sainte extraordinaire de la Miséricorde, célébrée à l’occasion du 50e anniversaire du Concile Vatican II. Lors de l’acte de vénération de l’Immaculée Conception sur la place d’Espagne, le 8 décembre de cette année-là, il rendit grâce à Marie:
Nous te remercions, Mère Immaculée,
car sur ce chemin de réconciliation,
tu ne nous laisses pas aller seuls, mais tu nous accompagnes,
tu es près de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés.
Sois bénie, maintenant et pour toujours, Mère.
Léon XIV et le chemin de Marie
Le 8 décembre 2025, à 16 heures, le Pape Léon XIV s’arrêtera en prière au pied de la colonne surmontée de la statue de la Vierge. Dans son homélie, pendant la messe du 12 octobre dernier, à l’occasion du Jubilé de la spiritualité mariale, il a souligné que «le chemin de Marie est derrière Jésus, et celui de Jésus est vers chaque être humain». «L’amour pour Marie de Nazareth fait de nous, avec elle, des disciples de Jésus, nous apprend à revenir vers lui, à méditer et à relier les événements de la vie dans lesquels le Ressuscité nous rend encore visite et nous appelle».
Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2025