L’Église doit promouvoir une compréhension plus approfondie de Marie

L’Église doit promouvoir une compréhension plus approfondie de Marie

L’Académie pontificale internationale mariale a organisé le 26e Congrès international mariologique à Rome du 3 au 6 septembre 2025, sur le thème « Jubilé et synodalité : une Église au visage et à la pratique marials ». Parmi les participants figuraient des spécialistes orthodoxes, protestants et musulmans.

Dans son discours, le pape Léon a souligné l’importance de l’académie pontificale en tant que « forum de réflexion, de spiritualité et de dialogue, chargé de coordonner les études et les chercheurs en mariologie, au service d’une piété mariale authentique et fructueuse ».

Il a souligné la mise en garde de saint Augustin contre le fait de prier Marie pour obtenir ce que l’on veut, en citant le saint : « Tous vous consultent sur ce qu’ils veulent, mais ils n’entendent pas toujours la réponse qu’ils souhaitent. Votre serviteur le plus fidèle est celui qui ne cherche pas à entendre de vous ce qu’il veut, mais plutôt à vouloir ce qu’il entend de vous. »

Marie est une femme « synodale », a-t-il déclaré, car elle est « pleinement et maternellement engagée dans l’action du Saint-Esprit, qui réunit comme frères et sœurs ceux qui croyaient auparavant avoir des raisons de rester divisés en raison d’une méfiance mutuelle, voire d’une inimitié ».

« Une Église au cœur marial préserve et comprend toujours mieux la hiérarchie des vérités de la foi, en intégrant l’esprit et le cœur, le corps et l’âme, l’universel et le local, la personne et la communauté, l’humanité et le cosmos », a déclaré le pape Léon.

« C’est une Église qui n’hésite pas à se poser, à poser aux autres et à Dieu des questions dérangeantes – “Comment cela peut-il être ?” – et à emprunter les chemins exigeants de la foi et de l’amour », a-t-il déclaré.

« Une piété et une pratique mariales orientées vers le service de l’espérance et de la consolation nous libèrent du fatalisme, de la superficialité et du fondamentalisme ; elles prennent au sérieux toutes les réalités humaines, à commencer par les plus petits et les plus rejetés », a-t-il déclaré.

« Puisque la vocation de la mère du Seigneur est comprise comme la vocation de l’Église », a-t-il dit, « la théologie mariale a pour tâche de cultiver le désir de marcher vers l’unité qui découle de la Trinité ».

« Contempler le mystère de Dieu et l’histoire du regard intérieur de Marie nous protège des distorsions de la propagande, de l’idéologie et des informations malsaines et nous ouvre à la gratuité divine, seule capable de permettre aux personnes, aux peuples et aux cultures de marcher ensemble dans la paix », a déclaré le pape.

Carol Glatz, 8 septembre 2025.

catholicreview.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

10.12.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Anton Durcovici

Bx Anton Durcovici
Évêque de Iași (Moldavie)
Martyr de la foi († 10/12/1951)

Anton Durcovici naît le 17 mai 1888 en Autriche, orphelin de père très tôt, il a vécu en Roumanie à partir de l’âge de sept ans avec sa mère et son frère. 

Après avoir commencé ses études à Iași, il les a poursuivies au petit séminaire de Bucarest. Envoyé à Rome en 1906, il y a obtenu deux doctorats (philosophie et théologie) et a été ordonné prêtre le 24 septembre 1910 à St Jean de Latran. 
Revenu en Roumanie, il est nommé professeur au séminaire de Bucarest. Il en sera nommé recteur en 1924, fonction qu’il exercera pendant plus de vingt ans.

Le 30 octobre 1947, alors qu’un régime communiste se met en place sous le contrôle de l’Armée soviétique, il est nommé par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) à la tête du diocèse de Iași. 

Le 19 juillet 1948, le concordat avec le Saint-Siège était dénoncé tandis qu’à l’initiative des autorités communistes se constituait une ‘Association de prêtres progressistes’. Les prêtres à l’origine de cette initiative furent excommuniés et les évêques catholiques roumains protestèrent auprès du gouvernement. Dans ces années, la plupart des évêques et des centaines de prêtres seront arrêtés.

Mgr Durcovici fut en butte à différentes pressions et vexations. Puis, le 26 juin 1949, alors qu’il devait conférer le sacrement de la confirmation à 650 jeunes gens d’une paroisse de la banlieue de Bucarest, il fut arrêté par la Securitate (la police d’État). Il connut d’abord, pendant près de deux ans, la prison de Jilava (en Roumanie non loin de Bucarest), où il fut interrogé et torturé à de très nombreuses reprises, puis en septembre 1951, déjà très affaibli, il fut envoyé au bagne de Sighet (dans le nord-ouest de la Roumanie), où périrent des dizaines de milliers de Roumains, dont de nombreux religieux.
D’après le témoignage de co-détenus qui ont pu survivre, Mgr Durcovici encourageait à la résistance morale et spirituelle : « Portez la croix du Christ qui se sacrifie pour nos péchés, parce que le jour de la Résurrection viendra aussi pour le peuple roumain si durement éprouvé. »

Mis à l’isolement, jeté nu dans sa cellule, « les traitements impitoyables, le manque d’eau et de nourriture le réduisirent à l’état de squelette » dira le cardinal Amato le jour de sa béatification. Dans les derniers jours de sa vie, il put échanger quelques mots avec un prêtre chargé du nettoyage du couloir. Il lui demanda en latin, pour n’être pas compris des surveillants : « Antonius episcopus fame moritur. Da mihi absolutionem » (L’évêque Anton meurt de faim. Donne-moi l’absolution). Il meurt le 10 décembre 1951, à l’âge de 63 ans.
Son procès en béatification a été ouvert en janvier 1997, peu après la chute du communisme.

Anton Durcovici a été proclamé bienheureux le 17 mai 2014, lors d’une messe célébrée à Iași, par le Card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) qui, le lendemain, lors de l’Angélus, Place Saint-Pierre, a lui aussi rendu hommage à l’évêque martyr : « Pasteur plein de zèle et courageux, il a été persécuté par le régime communiste roumain et il est mort en prison – il est mort de faim et de soif – en 1951. Avec les fidèles de Iași et de toute la Roumanie, rendons grâce à Dieu pour cet exemple ! »

Source principale : fr.radiovaticana.va/storico/(« Rév. x gpm »).    

Bx Anton Durcovici priez pour nous !

10.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 28-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte, 24e degré (Coll. SO n° 24, trad. P. Deseille, éd. Bellefontaine, 1978; p. 212-213 ; rev.)

« Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur »

La lumière de l’aurore précède le soleil, et l’avant-coureur de toute humilité, c’est la douceur. Écoutons donc la Lumière nous dire dans quel ordre elle les a disposées : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Aussi, avant de contempler le soleil, nous devons être éclairés par l’aurore ; alors, nous pourrons soutenir la vue du soleil. Car il est impossible, tout à fait impossible, de regarder le soleil avant d’avoir connu cette lumière, comme nous l’enseigne la place respective de chacune des deux vertus, dans la parole du Seigneur. La douceur est un état immuable de l’intellect, qui demeure toujours le même aussi bien dans les honneurs que dans les humiliations. La douceur, c’est, quand nous sommes tourmentés par le prochain, de prier pour lui sans être sensibles à ses procédés, et sincèrement. La douceur est un roc qui domine la mer de l’irascibilité, et sur lequel se brisent toutes les vagues qui y déferlent sans jamais l’ébranler. La douceur est le soutien de la patience, la porte, ou plutôt la mère, de la charité, le fondement de la discrétion ; il est écrit en effet : « Le Seigneur enseignera sa voie aux doux » (Ps 24,9 LXX). Elle procure le pardon des péchés, elle donne la confiance dans la prière, elle est la demeure de l’Esprit Saint : « Sur qui jetterai-je les yeux, sinon sur celui qui est doux et paisible ? » (Is 66,2 LXX) La douceur est la collaboratrice de l’obéissance, le guide de la communauté fraternelle, le frein du furieux, l’obstacle du colérique, une source de joie, l’imitation du Christ, une qualité propre aux anges, l’entrave des démons, un bouclier contre l’amertume. Dans les cœurs doux, le Seigneur se repose ; mais l’âme agitée est le siège du diable.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 40,25-31. 

À qui pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ? – dit le Dieu Saint.
Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance que pas une seule ne manque.
Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu » ?
Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable.
Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible.
Les garçons se fatiguent, se lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher,
mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

Psaume 103(102),1-2.3-4.8.10. 

R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! (Ps 102, 1a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes, 
ne nous rend pas selon nos offenses.