22.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56. 

En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; 
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; 
Saint est son nom !


Sa miséricorde s’étend d’âge en âge 
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, 
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, 
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, 
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Ludolphe de Saxe (v. 1300-1378)

dominicain puis chartreux à Strasbourg

La Vie de Jésus Christ (trad. Au commencement, Parole et Silence 2004, p. 81s rev.)

« Il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante » (Lc 1,48)

      La conception de notre Seigneur a été figurée par le buisson ardent qui brûlait sans perdre sa verdeur (Ex 3,2), comme Marie a conçu son divin fils sans perdre sa virginité. Le Seigneur, qui demeurait dans ce buisson ardent, a habité aussi dans le sein de Marie. De même qu’il était descendu dans ce buisson pour délivrer son peuple en le tirant de l’Égypte, de même il est descendu en Marie pour racheter les hommes, en les arrachant à l’enfer.       Le choix que Dieu a fait de Marie parmi toutes les femmes pour se revêtir de notre chair, a été figuré par la toison de Gédéon (Jg 6,36s). En effet, de même que cette toison a reçu seule la rosée céleste pendant que toutes les terres voisines restaient sèches, de même aussi Marie seule a été remplie de cette rosée divine dont aucune autre créature n’a été trouvée digne dans le monde entier… La Vierge Marie est cette toison dont Jésus Christ s’est formé une tunique. La toison de Gédéon a reçu la rosée du ciel sans qu’elle soit endommagée, et Marie a conçu l’Homme-Dieu sans que sa virginité soit altérée…       O Jésus, Fils du Dieu vivant, toi qui, par la volonté du Père céleste et avec la coopération de l’Esprit Saint, es sorti du sein de ton Père comme le fleuve sourd hors du Paradis de délices, toi qui, visitant les profondeurs de nos vallées et regardant l’humilité de ta servante, es descendu dans le sein d’une vierge où, par une conception ineffable, tu as revêtu ta chair mortelle. Je te supplie, Jésus miséricordieux, par les mérites de cette Vierge ta mère, de répandre ta grâce sur moi, serviteur très indigne, afin que je te désire ardemment, que par cet amour, je te conçoive en mon cœur, et qu’avec le secours de cette même grâce, je produis les fruits salutaires des bonnes œuvres. Amen.

LECTURES :

Premier livre de Samuel 1,24-28. 

En ces jours-là, lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd. 

R/ Mon cœur exulte à cause du Seigneur : c’est lui qui me sauve. (1 S 2, 1a)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; 
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! 
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : 
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé, 
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ; 
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

Léon XIV bénit les «Bambinelli»

Léon XIV bénit les «Bambinelli»

C’est une tradition qui remonte à 1969, pendant le temps de l’Avent, le Pape bénit les santons représentant l’Enfant Jésus, que les familles de Rome placeront dans leur crèche la nuit de Noël. Ce dimanche, Léon XIV leur a demandé de prier pour que tous les enfants du monde puissent vivre dans la paix. 

Vatican News

À l’issue de la prière mariale de l’Angélus, le Pape a béni les «Bambinelli» apportés place Saint-Pierre par les près de 1 500 enfants et jeunes des oratoires et des paroisses du diocèse de Rome, dont Léon XIV est l’évêque. Exceptionnellement cette année, la bénédiction a eu lieu le quatrième dimanche de l’Avent, et non le troisième comme le veut la tradition, en raison du Jubilé des détenus qui s’est achevé le weekend dernier.

Les statuettes de l’Enfant Jésus seront placées, lors de la nuit de Noël, dans les crèches des familles installées dans leurs foyers depuis le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, selon la tradition romaine.

À cette occasion, Léon XIV a invité ce dimanche midi les enfants, jeunes et moins jeunes, à prier, devant la crèche, pour «que tous les enfants du monde puissent vivre dans la paix». «Et sur les Bambinelli et toutes les expressions de notre foi dans l’Enfant Jésus, que le Père, le Fils et le Saint-Esprit vous bénissent toujours» a déclaré le Pape. 

Les Romains réunis place Saint-Pierre brandissent leur «bambinelli» pour recevoir la bénédiction du Saint-Père.

Les Romains réunis place Saint-Pierre brandissent leur «bambinelli» pour recevoir la bénédiction du Saint-Père.   (@Vatican Media)

Une tradition qui a plus de 50 ans

La bénédiction des «Bambinelli» est une tradition qui remonte à Paul VI. C’est lors du troisième dimanche de l’Avent, appelé «Domenica Gaudete» de l’année 1969 que le Pape Montini a béni pour la première fois à l’Angélus ces statuettes de l’Enfant Jésus destinées à être placées dans les crèches des enfants de Rome. Depuis lors, le rendez-vous traditionnel se répète chaque année, avec la participation non seulement des enfants, mais aussi des catéchistes, des prêtres et des familles du diocèse.

Ces dernières années, la coutume s’est également étendue à de nombreuses régions d’Italie et du monde, impliquant des centaines de communautés et de diocèses où les évêques et les prêtres choisissent le troisième dimanche de l’Avent pour accueillir les familles, les animateurs et les religieux des Églises locales et vivre ensemble un moment de célébration et de prière avec la bénédiction des «Bambinelli».

Source : VATICANNEWS, le 21 décembre 2025

La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (I)

La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (I)

En 1897, le pape Léon XIII a écrit une encyclique sur la Confrérie du Saint Rosaire, également connue sous le nom de Confrérie du Rosaire.

Le Saint-Père a souligné la tendance moderne à former des associations : « La tendance naturelle de l’homme à s’associer n’a jamais été aussi forte, ni aussi sincèrement et généralement suivie qu’à notre époque. »

Il est répréhensible que les gens s’associent à des fins malveillantes sous diverses formes, a-t-il déclaré. « Il est toutefois très gratifiant de constater que les associations pieuses deviennent de plus en plus populaires parmi les Catholiques également. » Léon XIII a déclaré que les prières « acquièrent leur plus grande efficacité pour obtenir l’aide de Dieu lorsqu’elles sont offertes publiquement, par un grand nombre de personnes, constamment et à l’unanimité, de manière à former comme un seul chœur de supplication ».

Le Saint-Père a souligné que « tout comme par la récitation de l’Office divin, les prêtres offrent une supplication publique, constante et très efficace, la supplication offerte par les membres de cette confrérie dans la récitation du Rosaire, ou “psautier de Notre-Dame”, comme l’ont appelé certains papes, est également, d’une certaine manière, publique, constante et universelle ». En son temps, Saint Cyprien avait affirmé : « Notre prière est publique et commune ; et lorsque nous prions, nous ne prions pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, tout le peuple, ne faisons qu’un. »

Faisant écho aux paroles de saint Cyprien, Léon XIII a déclaré que « les prières publiques sont bien plus excellentes et efficaces que les prières privées ».

Lorsque nous prions le Rosaire, nous sommes unis non seulement les uns aux autres, mais aussi aux anges. Léon XIII a écrit : « Les anges ont révélé chacun de ces mystères en temps voulu ; ils y ont joué un grand rôle ; ils y étaient constamment présents, avec des visages exprimant tantôt la joie, tantôt la tristesse, tantôt une exultation triomphante. »

Père Anthony Ho, 9 septembre 2025

www.bccatholic.ca

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.12.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: comme Joseph, faisons preuve de miséricorde et de foi à Noël

Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a livré, avant la prière de l’Angélus, une méditation sur la figure de saint Joseph. «Pitié et charité, miséricorde et abandon: telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent» a-t-il déclaré.

Vatican News

En ce quatrième dimanche de l’Avent, le Pape a invité les fidèles à méditer sur la figure de saint Joseph. La liturgie le présente «au moment où Dieu lui révèle, dans un songe, sa mission» (cf. Mt 1, 18-24). L’Évangile du jour selon saint Mathieu décrit un homme «fragile et faillible, comme nous» souligne le Pape, «mais en même temps courageux et fort dans la foi».

«Homme juste», pieux Israélite observant la Loi et fréquentant la synagogue, Joseph de Nazareth fait également preuve de sensibilité et d’humanité. En témoigne sa réaction face à l’Ange qui lui relève le mystère qui s’accomplit en Marie. «Face à une situation difficile à comprendre et à accepter» explique le Saint-Père, «il ne choisit pas, à l’égard de sa future épouse, la voie du scandale et de la condamnation publique, mais celle, discrète et bienveillante, du la répudiation secrète» (cf. Mt 1, 19). En faisant cela, Joseph montre qu’il saisit le sens le plus profond de sa propre observance religieuse: celui de la miséricorde.

«La pureté et la noblesse de ses sentiments», a poursuivi le Souverain pontife, «deviennent cependant encore plus évidentes lorsque le Seigneur, dans un songe, lui révèle son plan de salut, lui indiquant le rôle inattendu qu’il devra y assumer: devenir l’époux de la Vierge, Mère du Messie». Joseph, «dans un grand acte de foi, abandonne le dernier bastion de ses certitudes et s’engage vers un avenir qui est désormais totalement entre les mains de Dieu».

«Pitié et charité, miséricorde et abandon: telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent, vers la Sainte-Noël» a déclaré le Pape. Léon XIV a invité les fidèles à s’inspirer de Joseph et de ses attitudes «qui éduquent le cœur à la rencontre avec le Christ et avec nos frères, et qui peuvent nous aider à devenir, les uns pour les autres, une crèche accueillante, une maison hospitalière, un signe de la présence de Dieu».

Le Pape encourage chacun à ne pas manquer l’occasion, en ce temps de grâce, de mettre en pratique ces vertus: «en pardonnant, en encourageant, en apportant un peu d’espérance aux personnes avec lesquelles nous vivons et à celles que nous rencontrons; et en renouvelant dans la prière notre abandon filial au Seigneur et à sa Providence, en Lui confiant tout avec confiance».

«Que la Vierge Marie et saint Joseph, qui ont été les premiers, avec une grande foi et un grand amour, à accueillir Jésus, le Sauveur du monde, nous y aident» a conclu le Pape avant la récitation de l’Angélus.

Source : VATICANNEWS, le 21 décembre 2025

21.12.2025 – SAINT DU JOUR

St Pierre Canisius

PRÊTRE S.J. ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1597)

Martyrologe Romain : Saint Pierre Canisius, prêtre et docteur de l’Église. Originaire de Nimègue, il entra dans la toute nouvelle Compagnie de Jésus sous influence du bienheureux Pierre Favre. Envoyé en Allemagne, il travailla avec énergie pendant de longues années à défendre la foi catholique et à l’affermir par ses prédications et ses écrits, parmi lesquels son grand et son petit Catéchismes eurent une importance considérable. Il se repose enfin de ses travaux à Fribourg en Suisse en 1597. (En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril).

©Evangelizo.org

Saint Pierre Canisius priez pour nous !

21.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24. 

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;


elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

(trad. © copyright L’Osservatore Romano)

Saint Joseph, modèle d’écoute

Le silence de saint Joseph est un silence empreint de contemplation du mystère de Dieu, dans une attitude de disponibilité totale aux volontés divines. En d’autres termes, le silence de saint Joseph ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu’il porte dans son cœur, et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l’unisson avec Marie, conserve la Parole de Dieu, connue à travers les Saintes Écritures, en les confrontant en permanence avec les événements de la vie de Jésus ; un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence. Laissons-nous « contaminer » par le silence de saint Joseph ! Nous en avons tant besoin, dans un monde souvent trop bruyant, qui ne favorise pas le recueillement et l’écoute de la voix de Dieu. En ce temps de préparation à Noël, cultivons le recueillement intérieur, pour accueillir et conserver Jésus dans notre vie.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 7,10-16. 

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel,
De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. 

R/ Qu’il vienne, le Seigneur : c’est lui, le roi de gloire ! (Ps 23, 7c.10c)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, 
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers 
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur 
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, 
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! 
Voici Jacob qui recherche ta face !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7. 

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

La statue de la Vierge de l’Espérance, du Cilento à la basilique Saint-Pierre

La statue de la Vierge de l’Espérance.

La statue de la Vierge de l’Espérance, du Cilento à la basilique Saint-Pierre

Provenant de la paroisse de San Marco di Castellabate, dans la province de Salerne (Sud de l’Italie), cette statue en bois a été placée près de l’autel de la Confession dans la basilique vaticane. Elle y restera pour les fêtes de Noël jusqu’à l’Épiphanie. 

Benedetta Capelli – Cité du Vatican

Le jubilé de l’Espérance s’achève sous le regard de la Vierge Marie. En effet, dans la basilique Saint-Pierre, toutes les célébrations de Noël se dérouleront en présence de la statue en bois de la Vierge de l’Espérance, vénérée dans la paroisse Saint-Marc-Évangéliste à San Marco di Castellabate, dans la province de Salerne (Sud de l’Italie). L’effigie, qui sera transportée au Vatican lundi prochain, 22 décembre, sera placée à côté de l’autel de la Confession et sera ramenée à la paroisse après le 6 janvier, jour de l’Épiphanie du Seigneur.

Cette Vierge, représentée avec l’enfant dans ses bras, tient dans sa main droite une ancre dorée bien plantée dans le sol. La Vierge rappelle celle conservée dans le sanctuaire de Santa Maria della Speranza à Battipaglia, dans la province de Salerne, apportée au Vatican à l’occasion de l’ouverture du Jubilé, fin 2024. Celle de San Marco di Castellabate est plus récente, elle a été réalisée par le Laboratoire Stuflesser en 1954 pour commémorer l’Année mariale proclamée par le Pape Pie XII. À son arrivée, elle a été accueillie dans les maisons des familles de la région, puis placée dans l’église. La « Madone de l’Espérance » a été récemment restaurée à l’occasion du Jubilé et remise à sa place au début de l’Année sainte.

La Vierge de Saint Marco di Castellabate
La Vierge de Saint Marco di Castellabate

Une Madone aimée des vacanciers

Cette statue d’une hauteur de 1,45 m suscite une grande dévotion. Elle est très aimée de la population locale, mais aussi des touristes qui envahissent en été San Marco, un hameau de Castellabate qui compte environ 1 300 habitants. La fête de la Bienheureuse Vierge Marie de l’Espérance a lieu le dernier dimanche d’août et est la seule fête mariale dédiée à la Madone de l’Espérance dans le diocèse de Vallo della Lucania. Au cours du triduum qui lui est dédié, on porte d’abord en procession le tableau de Marie représentée sur une toile du XIXe siècle, qui a inspiré la réalisation de la statue dans les années 50, puis la statue elle-même qui arrive jusqu’au port, où l’on récite la prière d’abandon à Marie des pêcheurs de la région.

Du cœur de la périphérie

La Vierge de l’Espérance vient de la périphérie, dans la région située entre le parc national du Cilento et le Vallo del Diano. Une zone marquée par le dépeuplement, où même les services essentiels ne sont pas toujours garantis. Il y a un an, Don Pasquale Gargione, alors curé de San Marco Evangelista, a proposé d’amener la Madone au Vatican afin de mettre en lumière la réalité de nombreuses communautés des zones enclavées où règne la solitude, où la population vieillit, où les inégalités se creusent. Marie porte ce fardeau de difficultés, mais elle devient aussi une icône d’espérance pour les «petits» qui trouvent réconfort et amour dans sa protection maternelle. 

Source : VATICANNEWS, le 20 décembre 2025