24.12.2025 – MESSE DE LA NUIT DE NOËL À ROME

Nuit de Noël: «Dieu envoie un enfant, parole d’espérance, face à la souffrance»

Présidant dans la soirée de ce 24 décembre, la messe en la solennité de la Nativité du Seigneur, le Pape Léon XIV a invité à admirer «la sagesse de Noël». «Par l’enfant Jésus, Dieu donne au monde une vie nouvelle» a-t-il déclaré. «Alors que l’homme veut devenir Dieu pour dominer son prochain, Dieu veut devenir homme pour nous libérer de tout esclavage» a-t-il ajouté. Le Saint-Père a exhorté à proclamer la joie de Noël, «fête de la foi et de la charité».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur» (Lc 2, 11). Cette nuit-là, «le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi». Ces passages bibliques ont résonné ce 24 décembre dans la basilique Saint-Pierre de Rome. En cette nuit de Noël, signe de l’espérance, message central du temps jubilaire, environ 6 000 fidèles présents dans la basilique et 5 000 personnes rassemblées sur la place vaticane, malgré la pluie, ont participé à la célébration eucharistique, méditant sur l’essence de la Nativité du Seigneur, mais également sur la gloire de Dieu qui a enveloppé de lumière les bergers de Bethléem, les invitant à accueillir la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur.

L’espérance du monde dans la fragilité d’un Enfant

Avant le rite d’introduction de la toute première messe de Noël de Léon XIV, qu’il a présidée ce mercredi soir, l’assemblée s’est préparée dans la prière et la louange, à accueillir avec foi «le Sauveur venu à notre rencontre dans l’Eucharistie». Quelques textes de l’Ancien testament annonçant la venue du Sauveur ont été lus, notamment du Livre de la Genèse, du prophète Isaïe, ou encore du Livre de Michée. «L’Enfant Jésus» étant ensuite présenté officiellement, des bouquets de fleurs lui ont été offert par dix enfants vêtus de tenues traditionnelles pour certains, originaires de Corée du Sud, d’Inde, du Mozambique, du Paraguay, de Pologne et d’Ukraine. 

La Nativité du Seigneur est «l’espérance qui ne déçoit pas». L’espérance du monde s’est manifestée dans la fragilité d’un Enfant, les anges dans le ciel chantent sa gloire; et les hommes aimés du Seigneur, assistant à cette messe, se sont réjouis de sa présence de paix, chantant tous ensemble en latin avec la chorale, le Gloria: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime» (Luc 2, 13-14). Avec cet hymne, le peuple de Dieu, s’unissant au chant des anges dans la nuit de Noël, a ainsi glorifié cette naissance de Jésus à l’origine du salut.

Le Pape Léon XIV lors de la messe de la nuit de Noël

Le Pape Léon XIV lors de la messe de la nuit de Noël   (@Vatican Media)

La sainteté de l’Esprit brillant dans le corps du nouveau-né

Dans son homélie, le Pape Léon XIV a rendu grâce pour la naissance «de l’Emmanuel, un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire», un «signe clair donné au monde obscure». La lumière divine qui «rayonne de cet Enfant, a-t-il soutenu, nous aide à voir l’homme dans toute vie naissante». Pour trouver le Sauveur, a-t-il poursuivi, «il ne faut pas regarder vers le haut, mais contempler vers le bas. La toute-puissance de Dieu resplendit dans l’impuissance d’un nouveau-né; l’éloquence du Verbe éternel résonne dans le premier cri d’un nourrisson; la sainteté de l’Esprit brille dans ce petit corps à peine lavé et emmailloté». Celui qui nous rachète de la nuit naît dans la nuit, a-t-il expliqué, «la trace du jour qui se lève n’est plus à chercher loin, dans les espaces sidéraux, mais en baissant la tête, dans l’étable voisine».

“Pour éclairer notre aveuglement, le Seigneur a voulu se révéler à l’homme comme un homme, son image véritable, selon un projet d’amour commencé avec la création du monde. Tant que la nuit de l’erreur obscurcit cette vérité providentielle, alors «il n’y a pas d’espace non plus pour les autres, pour les enfants, pour les pauvres, pour les étrangers» (Benoît XVI, Homélie dans la nuit de Noël, 24 décembre 2012).”

Le don d’une vie nouvelle pour un monde blessé

Pour le Successeur de Pierre, il faut apprendre de la sagesse de Noël, «Dieu ne nous donne pas quelque chose, mais lui-même, afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple». Par l’enfant Jésus, «Dieu donne au monde une vie nouvelle: la sienne, pour tousCe n’est pas une solution à tous les problèmes», mais «une histoire d’amour qui nous implique tous» a indiqué le Pape. Léon XIV a rassuré sur le fait que face aux attentes des peuples, «Il envoie un enfant, afin qu’il soit parole d’espérance»; face à la souffrance des misérables, «Il envoie un être sans défense, afin qu’il soit la force pour se relever»; face à la violence et à l’oppression, «Il allume une douce lumière qui éclaire de salut tous les enfants de ce monde».

Noël, un temps de gratitude et de mission

«La naissance de Jésus ravive en nous le don et l’engagement de porter l’espérance là où elle a été perdue», car «avec Lui, la joie fleurit, la vie change, l’espérance ne déçoit pas» disait il y a un an, le Pape François lors de la nuit de Noël. Léon XIV se souvient encore de ces paroles de son prédécesseur. «C’est par ces mots que débutait l’Année Sainte. Maintenant que le Jubilé touche à sa fin, a-t-il déclaré, Noël est pour nous un temps de gratitude et de mission. Gratitude pour le don reçu, mission pour en témoigner au monde».

Un moment de la messe

Un moment de la messe   (ANSA)

Le Pape a invité les chrétiens à proclamer la joie de Noël, «qui est la fête de la foi, de la charité et de l’espérance». «C’est la fête de la foi, a-t-il insisté, car Dieu devient homme, naissant de la Vierge; de la charité, car le don du Fils rédempteur se réalise dans le dévouement fraternel; de l’espérance, car l’Enfant Jésus l’allume en nous, faisant de nous des messagers de paix». «Avec ces vertus dans le cœur, sans craindre la nuit, nous pouvons aller à la rencontre de l’aube du jour nouveau» a dit le Saint-Père.

Prières pour la paix

Au cours de cette célébration eucharistique, Léon XIV, avec toute l’assemblée, s’est uni aux joies et souffrances de toute l’humanité, les présentant au «Fils de Dieu qui est né aujourd’hui pour nous». Des prières ont été élevées par l’ensemble des fidèles, pour la paix dans le monde, les gouvernants, pour l’Église et ceux qui implorent la miséricorde de Dieu en cette période du Jubilé, ainsi que pour toutes les femmes. 

Comme chaque année, «l’Enfant Jésus» accompagnée de quelques enfants portant des fleurs en offrande, a été portée par le Pape jusqu’à la crèche de la basilique, où le Saint-Père y a accompli un acte de vénération.

Source : VATICANNEWS, le 24 décembre 2025

« Le jour où Dieu se trouve une mère moi j’ai retrouvé ma mère »

« Le jour où Dieu se trouve une mère, moi, j’ai retrouvé ma mère »

Prêtre depuis 20 ans, le père Henry est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Jean de Beaumont à Tours (France). Il y a quelques années, le soir de Noël, il a rencontré Romain, un homme qui vivait dans la rue et n’a jamais connu ses parents. Ce matin-là, Romain avait reçu une photo de sa maman et venait rendre grâce devant la crèche. Le père Henry raconte.

« Nous sommes le 24 décembre, aux environs de 23h. Je célèbre la messe de Noël. C’est le temps de la consécration. L’unique porte vitrée de l’église, traversée par les phares des voitures, s’ouvre. Un clochard titubant entre dans l’église et s’avance dans l’allée centrale. Je me demande ce qu’il va se passer. Va-t-il perturber le bon déroulé de la messe ? Se mettre à crier dans le micro ? Casser des choses ? Il avance de plus en plus.

Au 3ème rang, je jette un coup d’œil à un de mes paroissiens, ancien légionnaire, qui comprend aussitôt et se tient prêt à intervenir si nécessaire… Je suis rassuré tandis que l’homme continue de s’approcher encore un peu plus. Au bout de l’allée, le voilà qui monte les marches vers l’autel. Au pied de l’autel, se trouve la crèche. Il s’arrête, met la main dans sa poche. Tout le monde se demande ce qu’il va faire… Il sort de sa poche une petite bougie. Il met la main dans l’autre poche et en sort un briquet. Il allume la petite bougie. Et, péniblement, il se met à genoux et dépose sa bougie devant la crèche. Pendant quelques minutes, il prie, indifférent à la messe qui se poursuit autour de lui.  Une fois sa prière terminée, il se relève tout aussi difficilement, descend l’allée centrale et va s’asseoir sur une chaise au fond de l’église.

Intrigué, à la fin de la messe, je vais voir cet homme et engage la conversation avec lui. Il s’appelle Romain. Je lui demande pourquoi il est venu allumer cette petite bougie devant la crèche. Il me raconte alors quelque chose d’extraordinaire : « Je n’ai jamais connu mes parents, je suis un enfant de la DDASS(1). Ce matin, moi, qui ne reçois jamais de courrier, j’ai reçu une lettre qui disait : « Nous sommes tes demi-frères, nous venons de retrouver ta trace et nous t’envoyons, avec cette lettre, une photo de maman qui est morte il y a 10 ans. »

Ce clochard, certes alcoolisé mais très spirituel, me dit alors : “C’est magnifique. Le jour où Dieu se trouve une mère, moi, j’ai retrouvé ma mère.”

Voilà la grâce de Noël ! Cet homme a découvert le visage de sa mère, même si elle était déjà décédée, et a pu se réconcilier avec son histoire. Il n’est pas sorti du néant, il a une mère comme nous tous. »

Père Henry

www.emmanuel.info

(1) France : DDASS : direction départementale des affaires sanitaires et sociales

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.12.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Paule Élisabeth Cerioli

Sainte Paule-Élisabeth Cerioli

Fondatrice de la « Congrégation de la Sainte Famille »

Paola Elisabetta (au siècle Costanza) Cerioli, naît à Soncino, dans la province de Crémone, le 28 janvier 1816 du noble Francesco Cerioli et de la comtesse Francesca Corniani, riches propriétaires terriens.

Elle dut épouser, à dix-neuf ans, un sexagénaire, le comte Buzecchi, excentrique, lunatique, jaloux, acariâtre. Elle accepta tout avec patience si bien qu’on ne s’aperçut jamais qu’elle souffrait. Elle perdit les trois enfants qu’elle eut de lui. 

Devenue veuve, elle adopta des orphelines tant et si bien que son château en devint trop étroit et qu’elle dut chercher des collaboratrices. 

Avec elles, elle fonda la « Congrégation de la Sainte Famille » et, devenue sœur Paule-Élisabeth, elle gouverna toutes ces abandonnées avec grande bonté et grande humilité. 

Consommée par son assistance sociale et par son activité religieuse, elle mourut à Comonte, à l’âge de 49 ans, le 24 décembre 1865.

Paola Elisabetta Cerioli a été béatifiée le 19 mars 1950, année sainte, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 16 mai 2004, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui au cours de son Homélie a dit :

« En contemplant la Sainte Famille, Paola Elisabetta eut l’intuition que les communautés familiales réussissent à rester solides lorsque les liens de parenté sont renforcés et cimentés par le partage des valeurs de la foi et de la culture chrétienne. Afin de diffuser ces valeurs, la nouvelle sainte fonda l’Institut de la Sainte-Famille. En effet, elle était convaincue que les enfants ont besoin d’une famille saine et unie, généreuse et stable pour grandir sûrs et forts. Que Dieu aide les familles chrétiennes à accueillir et à témoigner en toute circonstance l’amour de Dieu miséricordieux. »

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Paola Elisabetta Cerioli

©Evangelizo.org

Sainte Paule-Élisabeth Cerioli priez pour nous !

24.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14. 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.


Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Julien de Vézelay (v. 1080-v. 1160)

moine bénédictin

1er sermon pour Noël (trad. SC 192, p. 45s ; cf Delhougne, Le Pères commentent, p. 324)

« Tu as fait resplendir cette nuit des clartés de la vraie lumière » (Prière d’ouverture de la messe)

       « Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit était au milieu de son cours rapide. Alors ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue de ton trône royal » (Sg 18,14-15). Ce texte de l’Écriture désigne le temps très saint où la Parole toute-puissante de Dieu est venue jusqu’à nous pour nous parler de notre salut. Partant du secret le plus intime du Père, elle est descendue dans le sein d’une mère… La Parole de Dieu vient donc à nous de son trône royal ; elle s’abaisse pour nous élever ; elle s’appauvrit pour nous enrichir ; elle se fait homme pour nous diviniser.       Cette Parole avait dit : Que le monde soit, et le monde a été fait ; elle avait dit : Que l’homme soit, et l’homme a été fait. Mais ce qu’elle avait créé, la Parole ne l’a pas recréé aussi facilement. Elle a créé par son commandement, mais elle a recréé par sa mort. Elle a créé en commandant, mais elle a recréé en souffrant. « Vous m’avez donné bien de la peine », dit-elle (cf Ml 2,17). L’univers, dans toute sa complexité, ne m’a donné aucune peine pour l’organiser et le gouverner, car « je déploie ma vigueur d’un bout du monde à l’autre et je gouverne l’univers avec douceur » (Sg 8,1). Seul l’homme, violateur de ma loi, m’a donné de la peine, avec ses péchés. C’est pourquoi, venant du trône céleste, je n’ai pas refusé de me renfermer dans le sein d’une vierge et de m’unir en une seule personne avec l’humanité déchue. Dès ma naissance on m’enveloppe de langes, on me couche dans une mangeoire parce qu’il n’y a pas de place à l’auberge pour le Créateur du monde…       Toutes choses étaient plongées au milieu du silence, c’est-à-dire entre les prophètes qui ne parlaient plus et les apôtres qui parleront plus tard… Que la parole du Seigneur vienne encore maintenant vers ceux qui font silence. Écoutons ce que le Seigneur nous dit au fond de nous-mêmes. Que les mouvements et les cris malencontreux de notre chair se taisent, que les images désordonnées de notre spectacle intérieur fassent silence, pour que nos oreilles attentives écoutent librement ce que dit l’Esprit, pour qu’elles écoutent la voix qui est au-dessus du firmament.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 9,1-6. 

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.
Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».
Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.11-12a.12b-13. 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante ! (Ps 88, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire, 
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre ! 
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient, 
car il vient pour juger la terre. 

Il jugera le monde avec justice, 
et les peuples selon sa vérité !

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-14. 

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.