Étiquette : apostolat Fatima
14.07.2025 – MESSE À LOURDES
Au Liban, quand la Vierge «tourne», le monde entier se retourne

Au Liban, quand la Vierge «tourne», le monde entier se retourne
Au Liban, les Carmélites cloîtrées de Harissa livrent l’étonnant récit de la maternelle visite que la Vierge Marie leur fit en pleine « guerre de libération », quand des obus tirés par l’armée syrienne, passaient au-dessus de leurs têtes.
C’était le 6 mai 1989. Vers 14h, des tirs nourris de mitraillettes s’entendent à Jounieh, et les moniales, confinées dans leur couvent et n’osant monter sur les terrasses, de penser : C’est un mariage ou un enterrement. Mais vers 16h, le téléphone sonne inopinément. À l’autre bout du fil, la supérieure du Carmel entend une dame lui dire : « Ma mère, vous ne voyez pas que la Vierge est en train de tourner ? », un arabisme voulant dire que la statue de la Vierge de Harissa (1) s’anime et se tourne par moments dans différentes directions.
À la réponse incertaine de la supérieure du monastère, l’espagnole Térésa de Jésus, la femme reprend, avec de l’exaltation dans sa voix : « Oui, oui, ma mère, je vous assure, allez voir, la Vierge est en train de tourner depuis deux heures. Vous n’avez pas entendu les mitraillettes qui l’annonçaient ? ». Mère Térésa ne savait pas, non, qu’au Liban, c’est à la mitraillette qu’on annonce ces choses.
Par pure charité, la supérieure décide d’aller regarder par elle-même et ce jour-là étant le premier samedi du mois, elle propose aux religieuses de s’installer à une fenêtre du monastère d’où la statue de la Vierge est visible, et de réciter le rosaire à l’intention de la paix.
Elles étaient là depuis quelques instants, récitant calmement leur chapelet quand, à leur surprise totale, les moniales voient la statue de la Vierge de Harissa s’animer, se tourner vers elles comme une personne vivante et avancer vers le monastère. La vision resta là, souriante, quelques minutes, avant de les quitter et de rejoindre sa place au sommet de la tour de Harissa.
« C’était une chose qu’on ne peut exprimer, qui flottait, vivante, souriante », devait expliquer au narrateur mère Térésa de Jésus. « Elle était à quelque quatre mètres de la fenêtre. Elle était là. Rien de la pierre. Son voile bougeait. C’était Elle, pas un nuage. Quelque chose de vivant, et ce qui nous a surtout attirées, c’est le sourire qu’elle avait. Et nous chantions. Elle n’a rien dit, mais ce que nous avons ressenti au fond du cœur, c’est : « Ne craignez pas, je suis là ! ».
Oui, évitons les explications inutiles, et sachons une fois pour toutes qu’au Liban, quand la Vierge « tourne », le monde entier se retourne, que son intercession est toute-puissante et qu’elle tient dans ses mains la clé de la paix, pourvu que l’on accède à ses demandes.
(1) La statue, coulée en bronze, vient de France. Elle a 8,5 mètres de haut, 5 mètres de diamètre et pèse 15 tonnes. La Vierge tend ses bras vers Beyrouth.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
14.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
14.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Camille de Lellis
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers ministres des infirmes »
(Camilliens)
Camillo da Lellis, naît à Bucchianico près de Chieti dans les Abruzzes, le 25 mai 1550 ; il fut privé de sa mère dès le berceau. Malgré les heureux présages donnés par un songe qu’avait eu sa mère avant sa naissance, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée. Jusque vers l’âge de vingt-cinq ans, on le voit mener une vie d’aventures ; il se livre au jeu avec frénésie, et un jour en particulier il joue tout, jusqu’à ses vêtements.
Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. Un jour, en revenant d’une course faite à cheval, pour le service du monastère, il est pénétré d’un vif rayon de la lumière divine et se jette à terre, saisi d’un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s’écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d’appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »
Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l’édification qu’il donna, le nom de « frère Humble ». Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu’il avait eue à la jambe, ce qui l’obligea de quitter le couvent des Capucins. Lorsque guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe de Néri, consulté par lui, lui dit : « Adieu, Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps. » En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s’occupa de soigner les malades et d’édifier des hôpitaux.
Il est frappé par la détresse des autres malades et s’engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues, des mercenaires ou repris de justice, vis-à-vis des malades le bouleverse. Il ressent le besoin de réunir autour du Crucifix des hommes qui partagent son amour des malades. Il est guidé, en cette démarche, par son père spirituel, saint Philippe Néri. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des « Clercs Réguliers Ministres des Infirmes » que l’on appellera par la suite les « Camilliens » ou « Serviteurs des Malades ».
C’est en 1586 que le pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590)reconnaît la Congrégation et autorise le port de la grande Croix rouge sur leur soutane. La mission de ces nouveaux religieux est « l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers tous les malades, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. »
Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome, le 14 juillet 1614.
Camillo da Lellis a été béatifié le 7 avril 1742 et canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).
Il est déclaré patron céleste des hôpitaux et des malades en 1886 par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) et proclamé patron céleste des soignants en 1929 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), en 1974, en a fait le protecteur particulier du service de santé de l’armée italienne. « La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds. »
Pour un approfondissement :
>>> Ordre des Camilliens
Source principale : camilliens.fr/ (« Rév. x gpm »).
Saint Camille de Lellis priez pour nous !

14.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,34-42.11,1.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon 59, 4ème pour l’Exaltation de la croix (trad. Cerf 1991, p. 480)
« Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera »
Réfléchissons sur cette parole de notre Seigneur : qu’il veut « attirer toutes choses à lui » (Jn 12,32 Vulg). Celui qui veut attirer toutes choses les rassemble d’abord et les attire ensuite. Ainsi fait notre Seigneur : il rappelle d’abord l’homme de ses divagations au dehors et de ses dispersions, lui faisant rassembler ses sens, ses facultés, paroles, œuvres, et à l’intérieur ses pensées, son intention, son imagination, ses désirs, ses inclinations, son intelligence, sa volonté et son amour. Quand tout est ainsi bien rassemblé, Dieu attire l’homme à lui, car il faut d’abord te séparer de tout le bien extérieur ou intérieur auquel tu t’es attachée en y mettant pleine satisfaction. Ce détachement est une croix pénible, d’autant plus pénible que l’attachement était plus ferme et plus fort… Pourquoi Dieu a-t-il permis que rarement un jour et une nuit ressemblent au jour et à la nuit qui précèdent ? Pourquoi ce qui t’aidait à la dévotion aujourd’hui ne te sera-t-il d’aucun secours demain ? Pourquoi as-tu une foule d’images et de pensées qui n’aboutissent à rien ? Chère enfant, accepte de Dieu cette croix et supporte-la : elle te deviendrait une croix bien aimable, si tu pouvais remettre ces épreuves à Dieu, les accepter de lui, avec un abandon véritable, et en remercier Dieu : « Mon âme exalte Dieu en toutes choses » (cf Lc 1,46). Que Dieu prenne ou donne, le Fils de l’homme doit être élevé sur la croix… Chère enfant, laisse tout cela, applique-toi plutôt à un véritable abandon…, et pense plutôt à accepter de porter la croix de la tentation qu’à rechercher la fleur de la douceur spirituelle… Notre Seigneur a dit : « Que celui qui veut venir après moi prenne sa croix et me suive » (Lc 9,23).

LECTURES :
Livre de l’Exode 1,8-14.22.
En ces jours-là, un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph.
Il dit à son peuple : « Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant plus nombreux et plus puissant que nous.
Prenons donc les dispositions voulues pour l’empêcher de se multiplier. Car, s’il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. »
On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès.
Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester.
Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage
et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l’argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Tous les fils qui naîtront aux Hébreux, jetez-les dans le Nil. Ne laissez vivre que les filles. »

Psaume 124(123),1-3.4-6.7-8.
R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur. (Ps 123, 8a)
Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.
Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !
Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

13.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
13.07.2025 – CHAPELET À LOURDES
13.07.2025 – MESSE ET ANGÉLUS DEPUIS CASTEL GANDOLFO
Messe à Castel Gandolfo: le Pape invite à avoir un cœur compatissant
Dans la paroisse Saint-Thomas de Villeneuve à Castel Gandolfo, Léon XIV a présidé la célébration eucharistique ce dimanche 13 juillet. Exprimant sa joie à la communauté paroissiale, il a invité dans son homélie, à avoir «un cœur qui s’émeut, un regard qui voit et ne passe pas outre», mais aussi des «mains qui secourent et apaisent les blessures ceux qui sont dans le besoin».
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
La présence du Pape dans le village de Castel Gandolfo, avec la célébration de la messe ce 13 juillet, comble de joie les habitants mais surtout, la communauté paroissiale de Saint-Thomas de Villeneuve. Elle s’est investie avec enthousiasme dans les préparatifs pour l’accueil de Léon XIV qui, dans son homélie, a dit sa «joie de célébrer cette Eucharistie». Fidèles, prêtres, religieuses et religieux, autorités civiles et militaires sont venus nombreux prendre part à cette célébration eucharistique.
Le bon samaritain
L’homélie du Pape était axée sur la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37) dont parle l’Évangile du jour. La compassion étant au cœur de cette parabole, le Souverain pontife a invité à réfléchir sur le regard que l’on porte sur les autres, lorsqu’ils traversent des difficultés. L’histoire du bon Samaritain «remet en question notre vie, secoue la tranquillité de nos consciences endormies ou distraites, et nous met en garde contre le risque d’une foi accommodante, installée dans l’observance extérieure de la loi» mais «incapable de ressentir et d’agir avec les mêmes entrailles compatissantes de Dieu», a dit le Saint-Père.
Devant un homme blessé qui se trouvait au bord de la route après être tombé sur des bandits, l’Évangile selon saint Luc raconte, qu’un prêtre et un lévite: «le virent et passèrent de l’autre côté». En revanche, parlant du Samaritain, «il le vit et fut saisi de compassion».
Le regard du cœur
Édifiant l’assemblée, le Pape s’est un instant focalisé sur «le regard» qui fait la différence, qui exprime ce que l’on a dans le cœur. Deux aspects ont été ici mis en évidence par Léon XIV: «on peut voir et passer outre, ou voir et ressentir de la compassion». «Il y a une vision extérieure, distraite et hâtive, une vision qui fait semblant de ne pas voir», c’est-à-dire, a-t-il expliqué, «sans se laisser toucher ni interpeller par la situation». Il y a cependant cette autre vision, «celle du cœur, avec un regard plus profond, empreint d’empathie, qui nous fait entrer dans la situation de l’autre, nous fait participer intérieurement, nous touche, nous bouleverse, interroge notre vie et notre responsabilité».

La révolution de l’amour
L’humanité a aujourd’hui besoin de cette «révolution de l’amour», car beaucoup sombrent dans le mal, dans la souffrance et dans la pauvreté; de nombreuses personnes sont accablées par les difficultés ou blessées par les circonstances de la vie. Elles sont perdues et ont malheureusement touché le fond, a fait remarquer l’évêque de Rome. Et tout comme cet homme assisté par le bon samaritain, qui, lorsqu’il descendait de Jérusalem à Jéricho, s’est vu dépouillé par des bandits, «de nombreux peuples sont dépouillés, volés et pillés, victimes de systèmes politiques oppressifs, d’une économie qui les contraint à la pauvreté, de la guerre qui tue leurs rêves et leurs vies».
Avoir un cœur compatissant
Le Pape a ensuite invité chacun des fidèles à faire une introspection: «Et nous, que faisons-nous? Est-ce que nous regardons et passons outre, ou bien nous laissons-nous transpercer le cœur comme le Samaritain?» Telles sont les questions à se poser. Parfois, «nous nous contentons de faire notre devoir, ou nous considérons notre prochain, seulement celui qui fait partie de notre cercle, celui qui pense comme nous, celui qui a la même nationalité ou la même religion».
Mais, a indiqué l’évêque de Rome, «Jésus renverse la perspective en nous présentant un Samaritain, un étranger et un hérétique qui se fait proche de cet homme blessé. Et il nous demande de faire de même». Le bon Samaritain, en effet, est avant tout l’image de Jésus, a-t-il déclaré, le Fils éternel que le Père a envoyé dans l’histoire, précisément parce qu’il a «regardé l’humanité sans passer outre, avec des yeux, un cœur et des entrailles remplis d’émotion et de compassion».
“Le Pape François nous a souvent rappelé que Dieu est miséricorde et compassion et il a affirmé que Jésus «est la compassion du Père envers nous (Angélus du 14 juillet 2019)”
En tant que chrétien à la suite du Christ, a conseillé Léon XIV, il faut avoir «un cœur qui s’émeut, un regard qui voit et ne passe pas outre, deux mains qui secourent et apaisent les blessures, des épaules solides qui prennent le fardeau de ceux qui sont dans le besoin».

Nourrir une fraternité qui fait tomber les murs
S’appuyant sur la première lecture du jour, qui rappelle les paroles de Moïse, le Pape a affirmé «qu’obéir aux commandements du Seigneur et se convertir à Lui ne signifie pas multiplier les actes extérieurs, mais qu’il s’agit plutôt de revenir en notre cœur pour découvrir que c’est précisément là que Dieu a écrit la loi de l’amour». Puis d’ajouter: «Si, dans l’intimité de notre vie, nous découvrons que le Christ, comme le bon Samaritain, nous aime et prend soin de nous, nous sommes alors portés nous aussi à aimer de la même manière et nous deviendrons compatissants comme Lui».
“Guéris et aimés par le Christ, nous devenons nous aussi des signes de son amour et de sa compassion dans le monde”
Voir sans passer outre, arrêter ses courses effrénées, laisser que la vie de l’autre, quel qu’il soit, avec ses besoins et ses souffrances, brise notre cœur: «c’est cela qui nous rend proches les uns des autres, qui engendre une véritable fraternité, qui fait tomber les murs et les barrières», a soutenu le Pape, soulignant que «l’amour se fraye ainsi un chemin, en devenant plus fort que le mal et que la mort».
Le cadeau du Pape Léon XIV
Au terme de la Sainte Messe, l’évêque de Rome a annoncé qu’il souhaitait offrir «un petit cadeau» au curé de Saint-Thomas, le père salésien polonais Tadeusz Rozmus, en souvenir de la célébration eucharistique de ce dimanche 13 juillet: il s’agit d’une patène et d’un calice. «Ce sont des instruments de communion», a expliqué Léon XIV, «et ils peuvent être une invitation pour nous tous à vivre en communion, à promouvoir cette fraternité que nous vivons en Jésus-Christ».

Les applaudissements spontanés avant l’antienne du Salve Regina, ont ainsi scellé le moment liturgique. Des fidèles de la paroisse ont pu saluer et échanger avec le Saint-Père à qui, des jeunes de l’oratoire «Don Bosco» ont offert un ballon de basket en plaisantant sur un éventuel match avec le Souverain pontife. Le directeur d’un centre sportif local a également offert au Pape un tee-shirt et une casquette blanche avec l’inscription: «Léon XIV» et une référence à la devise «In Illo Uno Unum».
Source : VATICANNEWS, le 13 juillet 2025
Angélus à Castel Gandolfo: «accueillir la volonté de Dieu»
Lors de la prière de l’angélus, récitée depuis le palais apostolique situé sur les versants des monts Albains, à Castel Gandolfo, le Pape Léon XIV a souligné que «pour vivre éternellement, il n’est donc pas nécessaire d’esquiver la mort, mais de servir la vie», c’est-à-dire «de prendre soin de l’existence des autres dans le temps que nous partageons».
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
«Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Lc 10, 25). Partant de cette question posée à Jésus, le Saint-Père a souligné à l’entame de son exhortation lors de la prière mariale de ce dimanche 13 juillet, que ces mots expriment «un désir constant dans notre vie: le désir du salut», c’est-à-dire, «d’une existence exempt d’échec, de mal et de mort».
Accueillir la volonté du Seigneur
En effet, a soutenu Léon XIV, la vie éternelle, que Dieu seul peut donner, est transmise en héritage à l’homme comme d’un père à son fils. Et pour recevoir le don de Dieu, «il faut accueillir sa volonté. Comme il est écrit dans la Loi». La volonté de Dieu est «cette loi de vie que Dieu pratique Lui-même à notre égard, en nous aimant de tout son être en son Fils Jésus».

Servir la vie
Poursuivant, le Saint-Père a expliqué que pour vivre éternellement, «il n’est donc pas nécessaire d’esquiver la mort», mais de «servir la vie», en prenant soin de l’existence des autres. «Telle est la loi suprême, qui précède toute règle sociale et lui donne son sens».
Le Pape a notamment conseillé de se faire proche des personnes que l’on rencontre en chemin. À l’exemple de Jésus, Sauveur du monde, a-t-il déclaré, «nous sommes nous aussi appelés à apporter consolation et espérance, en particulier à ceux qui sont découragés et déçus».

Des artisans de paix
Pour conclure, le Successeur de Pierre a invité à invoquer l’intercession de la Vierge Marie, Mère de miséricorde, afin qu’elle puisse «nous aider à accueillir dans notre cœur la volonté de Dieu, qui est toujours volonté d’amour et de salut, afin d’être chaque jour des artisans de paix».
Léon XIV a salué et remercié toutes les personnes présentes, en particulier les autorités civiles et militaires de la commune de Castel Gandolfo, «pour leur accueil». Il a exhorté exhorté tous les fidèles à prier «pour la paix et pour tous ceux qui, à cause de la violence et de la guerre, se trouvent dans la souffrance et le besoin».
Source : VATICANNEWS, le 13 juillet 2025