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Au Koweit, une profonde dévotion mariale aujourd’hui confirmée par Rome

Au Koweit, une profonde dévotion mariale aujourd’hui confirmée par Rome
Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, accueille avec joie la nouvelle pontificale, reçue le 1er août 2025, de l’élévation au rang de basilique mineure de l’église paroissiale Notre-Dame d’Arabie (Our Lady of Arabia, OLA) à Ahmadi, au Koweït. Avec cette nouvelle désignation, l’église sera désormais officiellement connue sous le nom de Basilique mineure de Notre-Dame d’Arabie.
« Le titre, reconnu par le Pape Léon XIV, souligne la profonde dévotion mariale qui anime nos paroisses et nos communautés, malgré les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés dans la région » déclare Mgr Berardi. Cette désignation historique, la première du genre dans la péninsule arabique, souligne la profonde signification spirituelle et pastorale de l’église d’Ahmadi pour les fidèles catholiques de la région ainsi que la croissance continue de l’Église catholique dans le Golfe.
OLA (Our Lady of Arabia), également connue sous le nom d’« église mère », est la première église catholique du Koweït. Elle a célébré son 75e anniversaire en 2023 (1948-2023). Elle tire ses origines de la consécration d’une modeste chapelle en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie, le 8 décembre 1948. L’église actuelle a ensuite été construite en 1957 par la Kuwait Oil Company pour répondre aux besoins spirituels de sa main-d’œuvre catholique expatriée en pleine expansion.
L’église abrite la statue originale de Notre-Dame d’Arabie, bénie à Rome par le pape Pie XII en 1949. Cette même statue a été solennellement couronnée le 16 janvier 2011 au nom du pape Benoît XVI, un honneur rare qui a consacré l’église comme sanctuaire marial d’importance particulière. Notre-Dame d’Arabie a ensuite été proclamée patronne du Golfe, englobant les deux vicariats apostoliques de la péninsule arabique.
Au fil des décennies, OLA est devenue un refuge spirituel et un symbole d’unité pour les catholiques du Koweït et de tout le Golfe. L’élévation de l’église est une reconnaissance par le Saint-Siège de la spiritualité mariale vibrante qui fleurit dans le Golfe, malgré les difficultés liées au fait d’être une minorité religieuse.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
13.10.2025 – SAINTS DU JOUR

BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne
† entre 1936 et 1939
Commémoration commune : le 13 octobre (jour de la béatification)
Commémoration individuelle ou par groupe : jour du martyre (« dies natalis »)
Quand nous parlons des martyrs espagnols des années 1930, nous les appelons par erreur « les martyrs de la guerre civile ». Ce n’est pas le cas, car les premiers martyrs nous les trouvons en octobre 1934, au cours de la révolution des Asturies (neuf d’entre eux furent canonisés par St Jean-Paul II en 1999). Il manquait, alors, près de deux ans au début de la guerre civile, avec laquelle ces témoins n’avaient rien à voir.
Dans ces années terribles beaucoup de membres du clergé et de consacrés furent assassinés simplement parce qu’ils appartenaient à l’Église ; et le martyre des hommes et des femmes de l’Action Catholique et d’autres mouvements ecclésiaux était de même nature. Mais aucun d’eux ne fut impliqué dans des luttes politiques ou idéologiques.
Il est attesté que la persécution a commencé bien avant la guerre civile et qu’elle n’était pas la conséquence d’une prise de position de l’Église qui, seulement à partir de juillet 1937, appuya ouvertement une des parties en conflit parce l’autre avait cessé d’exister et on continuait de tuer les ecclésiastiques et les catholiques pratiquants.
Le dimanche 13 octobre 2013, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la congrégation pour les causes des saints, a béatifié cinq cent vingt-deux nouveaux martyrs au cours d’une messe célébrée à Tarragone en Catalogne. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses, des familles des martyrs et près de 25.000 personnes.
Parmi ces martyrs figurent trois évêques, 97 prêtres, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d’entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais… « Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence » a dit le pape François à l’issue de l’angélus ; il a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».
Liste des 522 martyrs selon les 33 causes de béatification (en bleu entre parenthèses) et par nom ou groupe avec en tête (par ordre alphabétique) le premier membre du groupe.
(09) Alberto María Marco y Alemán et 8 compagnons o.carm. ; Agustín María García Tribaldos et 15 Frères des Écoles chrétiennes.
(25) Andrés de Palazuelo (Miguel Francisco González González) et 31 compagnons o.f.m. cap.
(05) Antonio (Miguel) Faúndez López, prêtre o.f.m. et 3 compagnons.
(29) Aurelia (Clementina) Arambarri Fuente et 3 compagnes, religieuses.
(02) Carmelo María (Críspulo Moyano Linares) et 9 compagnons o.c.d.
(28) Crisanto (Casimiro González García) et 65 compagnons, Maristes ; deux laïcs : Ramón Emiliano Hortelano Gómez, Julián Aguilar Martín.
(31) Fortunato Velasco Tobar et 13 compagnons, Lazaristes.
(15) Hermenegildo de la Asunción(Hermenegildo Iza y Aregita) et 5 compagnons de l’Ordre de la très sainte Trinité.
(13) Jaime Puig Mirosa et 18 compagnons de la Congrégation des fils de la Sainte famille et Sebastián Lorens Telarroja, laïc.
(24) Joaquín Jovaní Marín et 14 compagnons prêtres ouvriers diocésains.
(33) José Guardiet Pujol, prêtre du diocèse de Barcelone.
(18) José Javier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes.
(03) José María Ruiz Cano, prêtre et 15 compagnons de la Congrégation Fils du cœur Immaculé de la B.V.M.
(23) José Máximo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres du diocèse d’Ávila.
(04) José Nadal Guiu et José Jordán Blecua, prêtres du diocèse de Lleida.
(07) Josefa Martínez Pérez et 11 compagnes (Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul) et une laïque, Dolores Broseta Bonet.
(27) Juan de Jesús (Juan Vilaregut Ferrer) et 3 compagnons de l’Ordre des Carmes déchaussés et Pablo Segalá Solé, prêtre du diocèse d’Urgell.
(11) Juan Huguet Cardona, prêtre du diocèse de Minorca.
(22) Manuel Basulto Jiménez, évêque du diocèse de Jaén et 5 compagnons : Félix Pérez Portela, Francisco Solís Pedrajas, Francisco López Navarrete (prêtres), Manuel Aranda Espejo (seminariste) et José María Poyatos Ruiz, jeune laïc.
(14) Manuel Borrás Ferré, évêque auxiliaire de Tarragona, Agapito Modesto (Modesto Pamplona Falguera), religieux lazariste, et 145 compagnons.
(17) Manuel de la Sagrada Família(Manuel Sanz Domínguez), moine.
(32) María Asumpta (Juliana González Trujillano) et 2 compagnes, religieuses.
(20) María de Montserrat (Josefa Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, religieuses et Lucrecia García y Solanas (laïque, sœur de María de Montserrat).
(08) Mariano Alcalà Pérez et 18 compagnons, Mercédaires.
(30) Mauricio (Alejandro Iñiguez de Heredia Alzola) et 23 compagnons de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu.
(26) Mauro (Abel Ángel Palazuelos Maruri) et 17 compagnons, bénédictins.
(21) Melchora de la Adoración Cortés Bueno et 14 compagnes, Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.
(10) Orencio Luis (Antonio Solá Garringa) et 18 compagnons, Lasalliens ; José Gorostazu Labayen (laïc) et Antonio Mateo Salamero (prêtre diocésain).
(12) Raimundo Joaquín Castaño et José María González Solís, prêtres o.p.
(19) Ricardo Gil Barcelón (prêtre) et Antonio Arrué Peiró (postulant).
(06) Salvio Huix Miralpeix, évêque de Lleida, Oratorien.
(01) Teófilo Fernández de Legaria Goñi, SS.CC. et 4 compagnons.
(16) Victoria de Jesús (Francisca Valverde Gonzalez), religieuse.
Fonte principale: es.catholic.net/op/; http://www.tempi.it/la-persecuzione-anticattolica-in-spagna (“RIV./gpm”).
BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne priez pour nous !

13.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32.

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Aphraate (?-v. 345)
moine et évêque près de Mossoul
Les Exposés, n°3 Du jeûne ; SC 349 (trad. SC, p.277)
« Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive : il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération »
Les fils de Ninive jeûnèrent d’un jeûne pur, lorsque Jonas leur prêcha la conversion. Ainsi est-il écrit en effet : Lorsqu’ils entendirent la prédication de Jonas, ils décrétèrent un jeûne permanent et une supplication ininterrompue, en étant assis sur des sacs et de la cendre. Ils ôtèrent leurs vêtements délicats et revêtirent des sacs à la place. Ils refusèrent aux nourrissons les seins de leurs mères, au petit et au gros bétail le pâturage (Jon 3). (…) Et voici ce qu’il est écrit : « Dieu vit leurs œuvres, qu’ils se détournaient de leurs mauvais chemins. Alors il détourna d’eux la colère et il ne les anéantit pas. » Il ne dit pas : « Il vit une abstinence de pain et d’eau, avec sac et cendre », mais « qu’ils revenaient de leurs mauvais chemins et de la méchanceté de leurs œuvres ». (…) Ce fut là un jeûne pur, et il fut accepté, le jeûne que jeûnèrent les Ninivites, quand ils se détournèrent de leurs mauvais chemins et de la rapacité de leurs mains. (…) Car mon ami, quand on jeûne, c’est toujours l’abstinence de méchanceté qui est la meilleure. Elle est meilleure que l’abstinence de pain et d’eau, meilleure que (…) « courber le cou comme un crochet et se couvrir de sacs et de cendres » comme le dit Isaïe (58,5). En effet, quand l’homme s’abstient de pain, d’eau ou de quelque nourriture que ce soit, qu’il se couvre d’un sac et de cendres et qu’il s’afflige, il est aimé, beau et agréé. Mais ce qui agrée le plus c’est qu’il s’humilie lui-même, qu’il « délie les chaînes » de l’impiété et qu’il « coupe les liens » de la tromperie. Alors « sa lumière brille comme le soleil et sa justice marche devant lui. Il est comme un verger surabondant, comme une source dont l’eau ne cesse pas » (Is 58,6s).

LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7.
Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.
R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (Ps 97, 2a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima

Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima
Le premier jour du voyage extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome a également été marqué par l’émotion des fidèles qui ont accompagné cette présence et par la remise d’une rose d’or par le pape à Notre-Dame de Fatima et au sanctuaire.
Ce samedi 11 octobre, le pape Léon XIV était pour la première fois en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, qui est vénérée dans la chapelle des apparitions, et qui est à Rome jusqu’à demain, à sa demande, en tant qu’icône de Marie dans le Voyage de Spiritualité mariale. Le Saint-Père a prié aux pieds de la Vierge de Fatima pour la paix dans le monde et a marqué ce moment spécial avec la remise d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.
Le programme fixé pour ce premier jour dans la capitale italienne a commencé à l’église de Santa Maria in Traspontina, sur la Via da Conciliation, tout près du Vatican, où l’Image était très tôt jusqu’à la fin de l’après-midi. Les portes n’avaient pas encore été ouvertes et déjà une foule de fidèles s’étendait, anxieuse, à l’entrée, pour pouvoir être avec celui qui est l’une des icônes mariales les plus significatives du monde entier.
Dans cette église carmélite titulaire de Rome, une messe votive de Notre-Dame a été célébrée, en italien, présidée par le recteur du sanctuaire de Fatima, qui, dans l’homélie, a présenté le message de Fatima comme un signe d’espoir et d’appel à la confiance et a vu la célébration et la présence de l’Image de Notre-Dame, qui est vénérée dans la chapelle des Apparitions, comme un signe de l’union de Fatima avec le Saint-Père.
« L' »évêque vêtu de blanc » occupe une place de grande importance dans la troisième partie du secret de Fatima et les petits bergers, après les apparitions, ont manifesté une communion spéciale avec le pape, qui se concrétisait principalement dans la prière. C’était surtout Sainte Jacinthe qui avait ce souci particulier de prier pour le Saint-Père. Depuis lors, prier pour le Pape et ses intentions fait partie intégrante du message et de la pratique habituelles du Sanctuaire », a rappelé le père Carlos Cabecinhas.

L’émotion des fidèles a souligné une présence particulière
À midi, le curé Santa Maria in Traspontina, le prêtre carmélite Giuseppe Midili, était présent à la récitation du Rosaire, à laquelle ont participé une vaste assemblée de fidèles. Tôt le matin, le prêtre a exprimé au bureau de communication du sanctuaire la joie et la « belle expérience » de pouvoir recevoir la Vierge de Fatima dans sa paroisse à une occasion si spéciale.
« C’est une belle expérience pour cette communauté d’accueillir l’image de Notre-Dame de Fatima. La voir ici, au milieu de nous, nous fait envelopper le regard vers le ciel, vers le paradis et, en tant qu’hôtes, nous avons cherché à faire de cette présence une rencontre de vie spirituelle », a déclaré le prêtre.
En plus de ce moment de prière prévu dans le programme, le chapelet a été récité deux fois de plus, à l’initiative populaire.
Le matin, il y avait surtout l’enregistrement de l’émotion des fidèles, dont beaucoup venaient d’autres continents et qui, devant l’Image, n’ont pas pu retenir leurs larmes. À côté de la sculpture, le flux de personnes était continu, beaucoup cherchant à s’approcher plus d’une fois.
Parmi les fidèles réunis à l’entrée de l’église se trouvaient la famille Gouveia, Eduardo, Inês et le petit António, originaires de Covilhã, mais émigrés en Suisse.
« Nous sommes des pèlerins assidus de Fatima et nous sommes venus à Rome en tant que pèlerins en cette année jubilaire. C’est avec une grande joie que nous avons trouvé ici l’Image de Notre-Dame de Fatima. Tout à l’heure, notre fils disait que nous avions déjà vu l’Image plusieurs fois, mais je lui ai expliqué que ce moment était spécial parce qu’elle était venue à Rome », raconte Eduardo, notoirement heureux de pouvoir vivre ce moment.
Étudier à Rome, le séminariste indien Gabriel, des Missionnaires de la Charité, ne pouvait laisser passer cette occasion d’être avec la Vierge de Fatima.
« C’est une grande grâce pour moi et pour nous tous d’être ici aujourd’hui devant Notre-Dame de Fatima. Comme je n’ai pas pu aller au Sanctuaire, votre présence à Rome est une expérience très belle et enrichissante », a avoué le jeune séminariste.
En fin d’après-midi, l’Image de Notre-Dame de Fatima a été transportée en procession jusqu’à la place Saint-Pierre, pour être présente à une veillée de prière pour la paix présidée par le pape Léon XIV.

La procession le long de l’avenue qui mène à la place Saint-Pierre a été intégrée par le maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, et accompagné de milliers de fidèles. Déjà près de la colonnade du Bernini, qui marque les limites de la place Saint-Pierre et du Vatican, l’image de Notre-Dame de Fatima a commencé à être escortée par deux éléments de la Garde suisse.
- Toujours dans l’église de Santa Maria in Traspontina, le recteur du sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, a offert au maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, qui s’est engagé dans cette présence extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome, une médaille et le chapelet officiel du sanctuaire.
Sur le chemin qu’elle a parcouru jusqu’à l’autel de la place Saint-Pierre, la Vierge de Fatima est passée par l’endroit exact où, le 13 mai 1981, Jean-Paul II a été la cible d’un attentat. C’était un moment particulièrement symbolique car la précieuse couronne de la sculpture contenait la balle qui a failli tuer le pape et qu’il a lui-même offerte à Notre-Dame de Fatima, en signe de reconnaissance de l’intercession attribuée à la Vierge au moment de l’attentat.

Le pape offre une rose d’or et prie devant la Vierge de Fatima
Le début de la veillée serait ponctué d’un moment particulièrement spécial de ce premier jour de sculpture à Rome, avec l’offrande par le Pape d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.
À l’arrivée du Souverain Pontife à l’autel de la Place Saint-Pierre, Léon XIV a reçu des mains de D. Rino Fisichella la Rose d’Or qu’il remettra peu après aux pieds de la Vierge de Fatima, restant à côté de la sculpture en prière pendant de brefs instants.
- La Rose d’Or est un symbole de distinction offert par le Pape aux souverains et aussi aux sanctuaires distingués, aux églises et aux villes. Elle est décernée en signe de bienveillance particulière, en reconnaissance des services distingués rendus à l’Église ou au bien de la société. Le geste témoigne de la reconnaissance du lien particulier du lauréat avec l’Église et le Pape.
« Chers frères et sœurs, nous nous réunissons cet après-midi pour prier ensemble le Saint Rosaire et confier à l’intercession de Marie, que nous vénérons avec le titre de Mère de l’Église et de Mère de l’Espoir, le désir de paix qui jaillit de toute l’humanité », a introduit le Pape, au début de la veille.
Chaque douzaine du Rosaire accompagnée de la lecture d’un passage de la constitution dogmatique Lumen Gentium, qui discute du rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, pour marquer le 63eº anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962. Parmi chaque mystère, le chœur a entonné l’Ave de Fatima.
Au moment du Salut Reine, le Saint-Père s’est agenouillé en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, et a ainsi été vénérée, pendant la Litanie des Saints.
Après la récitation du Rosaire, Léon XIV a présenté une réflexion insistant sur la concorde et la fraternité comme voies de paix.
« Comme je l’ai déjà rappelé à d’autres occasions, la paix est désarmée et désarmante. Ce n’est pas de la dissuasion, mais de la fraternité ; ce n’est pas un ultimatum, mais un dialogue. Il ne viendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat de l’ensemencement de la justice et du pardon courageux. Ayez l’audace de vous désarmer ! », a demandé le Pape à l’assemblée des fidèles réunis au Vatican, pointant du doigt l’exemple de Notre-Dame.
« Il en va de même pour la Vierge Marie dans le chant du Magnificat, lorsqu’elle fixe son regard sur les fractures qui marquent l’humanité, où se produit la distorsion du monde dans le contraste entre humbles et puissants, entre pauvres et riches, entre rassasiés et affamés. Et choisissez les petits, restez aux côtés des derniers de l’histoire, pour nous apprendre à imaginer et, avec elle, rêver de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre », a-t-il conclu.
À la fin de la veillée, Léon XIV a prononcé une brève prière mariale où il a demandé l’intercession de Notre-Dame en faveur de la paix et de la capacité de la vivre et de la promouvoir dans le monde.
La sortie de l’andor avec l’image de Notre-Dame de Fatima à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre a été accompagnée d’applaudissements spontanés de l’assemblée réunie sur la place Saint-Pierre. La célébration et cette journée unique pour l’histoire de Fatima se sont terminées par le chant de l’Ave de Fatima.
Ce dimanche, l’Image de Notre-Dame de Fatima retournera sur la place Saint-Pierre, à 10h30 (heure de Rome), pour être présente à la messe présidée par le Saint-Père, après laquelle elle commencera le voyage de retour à Cova da Iria, où elle devrait être pour le début des célébrations du pèlerinage international d’anniversaire des 12 et 13 octobre.
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 octobre 2025
Le pape a consacré le monde à Notre-Dame devant l’image de la Vierge de Fatima

Le pape a consacré le monde à Notre-Dame, devant l’image de la Vierge de Fatima
Au pied de la sculpture vénérée dans la chapelle des apparitions, Léon XIV a demandé la paix et a confié à la Mère de Dieu les enfants tourmentés par le fléau de la guerre.
Le pape Léon XIV a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie, devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, ce dimanche matin 12 octobre, à la fin de la messe dominicale, sur la place Saint-Pierre, qui a clôturé le Jubilé de la Spiritualité.
Le moment s’est produit avant la bénédiction finale. Le Saint-Père s’est approché de la sculpture de la Vierge de Fatima, présente sur l’autel de l’enceinte de la place Saint-Pierre, et a prononcé la prière de consécration. À la fin, il a été accompagné de l’Image, qui a brièvement joué, restant silencieux pendant de brefs instants, accompagné de l’assemblée de plus de 30 000 fidèles qui ont participé à la célébration.
PRIÈRE DE CONSÉCRATION
« Sainte Vierge, Mère du Christ, notre espérance, ta présence attentive en cette année de grâce nous accompagne, nous console et nous donne, dans les nuits de l’histoire, la certitude qu’en Christ le mal a été vaincu et que tout homme est racheté par son amour.
Disciple parfait du Seigneur, tu as gardé dans ton cœur toutes les choses de Dieu. Il nous apprend à écouter la Parole et à la comprendre intérieurement, afin que nous puissions marcher en toute sécurité sur le chemin de la sainteté.
Nous confions le monde entier et toute l’humanité à ton Cœur Immaculé, en particulier tes enfants tourmentés par le fléau de la guerre.
Avocat de la grâce, il nous indique le chemin de la réconciliation et du pardon. Ne cessez d’intercéder pour nous dans la joie et la douleur, et obtenez-nous le don de la paix que nous implorons tant.
Mère de l’Église, accueille-nous avec bienveillance, afin que sous ton manteau nous puissions trouver refuge et être secourus par ton aide maternelle dans les épreuves de la vie.
Avec toi, Vierge Immaculée, nous manifestons le Seigneur, reconnaissant à chaque instant les grandes œuvres de son amour.
Sainte Vierge, Mère Assomnée au Ciel, Reine de la Paix, Dame au Cœur Immaculé, prie pour nous. »
Le pape a demandé une spiritualité mariale centrée sur le Christ
Dans l’homélie de la messe, le Saint-Père s’est adressé en particulier aux responsables des sanctuaires, membres des mouvements, des confréries et divers groupes de prière mariale qui participent depuis hier au Jubilé de la Spiritualité Marianne à Rome, à qui il a demandé une spiritualité mariale centrée sur le Christ, qui soit la force motrice de la communion et de la transformation sociale, en évitant l’isolement ou l’exploitation de la foi.
« Chaque fois que nous regardons Marie, nous revenons à croire en la nature révolutionnaire de l’amour et de la tendresse. Nous y voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas des vertus des faibles, mais des forts qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants », a rappelé le pape Léon XIV
L’image de Notre-Dame de Fatima qui est vénérée dans la chapelle des apparitions était hier et aujourd’hui à Rome, à la demande du pape François, pour être une icône mariale lors de la Journée mariale de la spiritualité qui s’y déroule.
La journée d’hier a été marquée par le moment où le pape Léon XIV a prié pour la paix devant la Vierge de Fatima, mais aussi par l’émotion des fidèles qui ont accompagné cette présence extraordinaire et par la remise d’une rose d’or par le pape à Notre-Dame de Fatima et au sanctuaire.
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 octobre 2025
12.10.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
12.10.2025 – CHAPELET À LOURDES
12.10.2025 – MESSE DU JUBILÉ DE LA SPIRITUALITÉ MARIALE
Léon XIV: l’humilité et la tendresse sont les vertus des plus forts
Point culminant du jubilé de la spiritualité mariale, la messe empreinte de solennité présidée par le Pape Léon XIV, dimanche 12 octobre, place Saint-Pierre, devant 50 000 pèlerins venus d’une centaine de pays. Sous le regard de la statue originale de Notre-Dame de Fatima exceptionnellement exposée à Rome, le Pape augustin a exhorté à garder vivantes les dévotions populaires mariales, car «chaque fois que nous regardons Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse».
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Dans cette homélie dominicale et jubilaire, Léon XIV a placé la centralité de Jésus au cœur de la spiritualité mariale «qui nourrit notre foi». Sa mémoire incandescente doit remplir «nos sentiments et nos pensées». «Il faut donc que le dimanche nous rende chrétiens», a conseillé le Pape, convaincu que toute spiritualité chrétienne se développe «à partir de ce feu et contribue à le rendre plus vivant».
«Moins l’on peut se vanter de titres, plus l’amour est gratuit»
Prenant en exemple la guérison de Naaman le Syrien, rapportée dans le Deuxième Livre des Rois et évoquée par Jésus lui-même dans l’Évangile de Luc, le Souverain pontife a médité sur les choix radicaux du Christ: sauver un étranger lépreux plutôt que ceux qui se trouvaient en Israël. «Peut-être que moins on peut se vanter de titres, plus il est clair que l’amour est gratuit», en déduit Léon XIV, constatant que «Dieu est pur don, pure grâce», mais regrettant «combien de voix et de convictions peuvent encore aujourd’hui nous séparer de cette vérité nue et bouleversante!»
Se méfier des formes de culte coupées du cœur
Le Successeur de Pierre considère ainsi la spiritualité mariale comme révélatrice de la simplicité de l’Évangile. «La spiritualité mariale nous plonge dans l’histoire sur laquelle le ciel s’est ouvert, elle nous aide à voir les superbes dispersés par les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides.» De plus, les lépreux qui, dans l’Évangile, ne reviennent pas pour remercier, rappellent que la grâce de Dieu peut aussi nous atteindre sans trouver de réponse, elle peut nous guérir sans nous impliquer, a estimé Léon XIV, tout en mettant en garde contre «cette ascension au temple qui ne nous met pas à la suite de Jésus». «Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur», a déclaré l’évêque de Rome lançant un appel dans la veine de celui lors de la veillée de prière samedi soir contre l’instrumentalisation de la foi.
“Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur.”
L’instrumentalisation de la foi risque le rejet «des différents»
«Gardons-nous de toute instrumentalisation de la foi, qui risque de transformer les différents –souvent les pauvres– en ennemis, en “lépreux” à éviter et à rejeter», s’est exclamé l’auteur de Dilexi te, exhortation apostolique sur l’amour envers les pauvres parue jeudi 9 octobre. Léon XIV de faire ultimement remarquer que le chemin de Marie est à la suite de Jésus, et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs. «C’est pourquoi la spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité». Citant la première exhortation apostolique du Pape François, Evangelii gaudium, Léon XIV a relevé que «l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants».
Le Pape qui fut élu le jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi a conclu son homélie en souhaitant que chacun garde vivante la dévotion populaire «pour les événements et les lieux qui, bénis par Dieu, ont changé à jamais la face de la terre». Une nécessité dans «un monde en quête de justice et de paix».
“La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité.”
Source : VATICANNEWS, le 12 octobre 2025