14.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41. 

En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place.
Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas.
Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l’Église

Chemin de perfection, ch. 28 (trad. OC, Cerf 1995, p.806 rev.)

« Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? »

      Si j’avais compris, comme je le fais maintenant, qu’un si grand Roi habite ce petit palais de mon âme, il me semble que je ne l’aurais pas si souvent laissé seul. Quelquefois, du moins, je me serais tenue en sa présence, et surtout j’aurais pris soin que son palais soit moins sale. Quelle chose admirable ! Celui qui remplirait de sa grandeur mille mondes et bien davantage, se renfermer dans une si petite demeure ! Il est vrai, d’une part, qu’étant souverain Seigneur, il apporte avec lui la liberté, et de l’autre, qu’étant plein d’amour pour nous, il se fait à notre mesure. Sachant bien qu’une âme débutante pourrait se troubler en se voyant, elle, si petite, destinée à contenir tant de grandeur, il ne se fait pas connaître immédiatement ; mais, peu à peu, il agrandit sa capacité à la mesure des dons qu’il se propose de placer en elle. C’est le pouvoir qu’il a d’élargir ce palais de notre âme, qui me fait dire qu’il porte avec lui la liberté. Le point capital, c’est de lui en faire un don absolu et de le vider complètement, afin qu’il puisse garnir et dégarnir à son gré, comme dans une demeure qui lui appartient. Notre Seigneur a raison de vouloir qu’il en soit ainsi ; ne nous y refusons donc pas. Il ne veut pas forcer notre volonté, il reçoit ce qu’elle lui donne. Mais lui ne se donne entièrement que lorsque nous nous donnons entièrement nous-mêmes. La chose est certaine, et si je vous la répète si souvent, c’est qu’elle est très importante. Tant que l’âme n’est pas toute à lui, déblayée de tout, il n’agit pas en elle. Du reste, je ne sais pas comment il pourrait le faire, lui qui aime tant l’ordre parfait. Si nous remplissons le palais de notre âme de gens vulgaires et de toutes sortes de babioles, comment le souverain pourra-t-il y trouver place avec sa cour ? C’est déjà beaucoup qu’il veuille bien s’arrêter quelques moments au milieu de tant d’encombrement.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,16-25. 

En effet, je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est puissance de Dieu pour le salut de quiconque est devenu croyant, le Juif d’abord, et le païen.
Dans cet Évangile se révèle la justice donnée par Dieu, celle qui vient de la foi et conduit à la foi, comme il est écrit : Celui qui est juste par la foi, vivra.
Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, font obstacle à la vérité.
En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu le leur a montré clairement.
Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse,
puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence.
Ces soi-disant sages sont devenus fous ;
ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles.
Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps.
Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.

Psaume 19(18),2-3.4-5. 

R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu, 
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit 
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, 
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message 
et la nouvelle, aux limites du monde. 

Là, se trouve la demeure du soleil :

Au Koweit, une profonde dévotion mariale aujourd’hui confirmée par Rome

Au Koweit, une profonde dévotion mariale aujourd’hui confirmée par Rome

Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, accueille avec joie la nouvelle pontificale, reçue le 1er août 2025, de l’élévation au rang de basilique mineure de l’église paroissiale Notre-Dame d’Arabie (Our Lady of Arabia, OLA) à Ahmadi, au Koweït. Avec cette nouvelle désignation, l’église sera désormais officiellement connue sous le nom de Basilique mineure de Notre-Dame d’Arabie.

« Le titre, reconnu par le Pape Léon XIV, souligne la profonde dévotion mariale qui anime nos paroisses et nos communautés, malgré les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés dans la région » déclare Mgr Berardi. Cette désignation historique, la première du genre dans la péninsule arabique, souligne la profonde signification spirituelle et pastorale de l’église d’Ahmadi pour les fidèles catholiques de la région ainsi que la croissance continue de l’Église catholique dans le Golfe. 

OLA (Our Lady of Arabia), également connue sous le nom d’« église mère », est la première église catholique du Koweït. Elle a célébré son 75e anniversaire en 2023 (1948-2023). Elle tire ses origines de la consécration d’une modeste chapelle en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie, le 8 décembre 1948. L’église actuelle a ensuite été construite en 1957 par la Kuwait Oil Company pour répondre aux besoins spirituels de sa main-d’œuvre catholique expatriée en pleine expansion. 

L’église abrite la statue originale de Notre-Dame d’Arabie, bénie à Rome par le pape Pie XII en 1949. Cette même statue a été solennellement couronnée le 16 janvier 2011 au nom du pape Benoît XVI, un honneur rare qui a consacré l’église comme sanctuaire marial d’importance particulière. Notre-Dame d’Arabie a ensuite été proclamée patronne du Golfe, englobant les deux vicariats apostoliques de la péninsule arabique.

Au fil des décennies, OLA est devenue un refuge spirituel et un symbole d’unité pour les catholiques du Koweït et de tout le Golfe. L’élévation de l’église est une reconnaissance par le Saint-Siège de la spiritualité mariale vibrante qui fleurit dans le Golfe, malgré les difficultés liées au fait d’être une minorité religieuse.

www.fides.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

13.10.2025 – SAINTS DU JOUR

BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne
† entre 1936 et 1939

Commémoration commune : le 13 octobre (jour de la béatification)
Commémoration individuelle ou par groupe : jour du martyre (« dies natalis ») 

Quand nous parlons des martyrs espagnols des années 1930, nous les appelons par erreur « les martyrs de la guerre civile ». Ce n’est pas le cas, car les premiers martyrs nous les trouvons en octobre 1934, au cours de la révolution des Asturies (neuf d’entre eux furent canonisés par St Jean-Paul II en 1999). Il manquait, alors, près de deux ans au début de la guerre civile, avec laquelle ces témoins n’avaient rien à voir.
Dans ces années terribles beaucoup de membres du clergé et de consacrés furent assassinés simplement parce qu’ils appartenaient à l’Église ; et le martyre des hommes et des femmes de l’Action  Catholique et d’autres mouvements ecclésiaux était de même nature. Mais aucun d’eux ne fut impliqué dans des luttes politiques ou idéologiques. 
Il est attesté que la persécution a commencé bien avant la guerre civile et qu’elle n’était pas la conséquence d’une prise de position de l’Église qui, seulement à partir de juillet 1937, appuya ouvertement une des parties en conflit parce l’autre avait cessé d’exister et on continuait de tuer les ecclésiastiques et les catholiques pratiquants.

Le dimanche 13 octobre 2013, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la congrégation pour les causes des saints, a béatifié cinq cent vingt-deux nouveaux martyrs au cours d’une messe célébrée à Tarragone en Catalogne. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses, des familles des martyrs et près de 25.000 personnes.

Parmi ces martyrs figurent trois évêques, 97 prêtres, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d’entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais… « Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence » a dit le pape François à l’issue de l’angélus ; il a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».

Liste des 522 martyrs selon les 33 causes de béatification (en bleu entre parenthèses) et par nom ou groupe avec en tête (par ordre alphabétique) le premier membre du groupe. 

(09) Alberto María Marco y Alemán et 8 compagnons o.carm. ; Agustín María García Tribaldos et 15 Frères des Écoles chrétiennes.
(25) Andrés de Palazuelo (Miguel Francisco González González) et 31 compagnons o.f.m. cap. 
(05) Antonio (Miguel) Faúndez López, prêtre o.f.m. et 3 compagnons. 
(29) Aurelia (Clementina) Arambarri Fuente et 3 compagnes, religieuses.
(02) Carmelo María (Críspulo Moyano Linares) et 9 compagnons o.c.d.
(28) Crisanto (Casimiro González García) et 65 compagnons, Maristes ; deux laïcs : Ramón Emiliano Hortelano Gómez, Julián Aguilar Martín.
(31) Fortunato Velasco Tobar et 13 compagnons, Lazaristes.
(15) Hermenegildo de la Asunción(Hermenegildo Iza y Aregita) et 5 compagnons de l’Ordre de la très sainte Trinité.
(13) Jaime Puig Mirosa et 18 compagnons de la Congrégation des fils de la Sainte famille et  Sebastián Lorens Telarroja, laïc.
(24) Joaquín Jovaní Marín et 14 compagnons prêtres ouvriers diocésains.
(33) José Guardiet Pujol, prêtre du diocèse de Barcelone. 
(18) José Javier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes. 
(03) José María Ruiz Cano, prêtre et 15 compagnons de la Congrégation Fils du cœur Immaculé de la B.V.M.
(23) José Máximo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres du diocèse d’Ávila.
(04) José Nadal Guiu et José Jordán Blecua, prêtres du diocèse de Lleida.
(07) Josefa Martínez Pérez et 11 compagnes (Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul) et une laïque, Dolores Broseta Bonet.
(27) Juan de Jesús (Juan Vilaregut Ferrer) et 3 compagnons de l’Ordre des Carmes déchaussés et Pablo Segalá Solé, prêtre du diocèse d’Urgell.
(11) Juan Huguet Cardona, prêtre du diocèse de  Minorca.
(22) Manuel Basulto Jiménez, évêque du diocèse de Jaén et 5 compagnons : Félix Pérez Portela, Francisco Solís Pedrajas, Francisco López Navarrete (prêtres), Manuel Aranda Espejo (seminariste) et José María Poyatos Ruiz, jeune laïc.
(14) Manuel Borrás Ferré, évêque auxiliaire de Tarragona, Agapito Modesto (Modesto Pamplona Falguera), religieux lazariste, et 145 compagnons.
(17) Manuel de la Sagrada Família(Manuel Sanz Domínguez), moine.
(32) María Asumpta (Juliana González Trujillano) et 2 compagnes, religieuses.
(20) María de Montserrat (Josefa Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, religieuses et Lucrecia García y Solanas (laïque, sœur de María de Montserrat).
(08) Mariano Alcalà Pérez et 18 compagnons, Mercédaires.
(30) Mauricio (Alejandro Iñiguez de Heredia Alzola) et 23 compagnons de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu.
(26) Mauro (Abel Ángel Palazuelos Maruri) et 17 compagnons, bénédictins. 
(21) Melchora de la Adoración Cortés Bueno et 14 compagnes, Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.
(10) Orencio Luis (Antonio Solá Garringa) et 18 compagnons, Lasalliens ; José Gorostazu Labayen (laïc) et Antonio Mateo Salamero (prêtre diocésain).
(12) Raimundo Joaquín Castaño et José María González Solís, prêtres o.p.
(19) Ricardo Gil Barcelón (prêtre) et Antonio Arrué Peiró (postulant). 
(06) Salvio Huix Miralpeix, évêque de Lleida, Oratorien.
(01) Teófilo Fernández de Legaria Goñi, SS.CC. et 4 compagnons.
(16) Victoria de Jesús (Francisca Valverde Gonzalez), religieuse.

Fonte principale: es.catholic.net/op/; http://www.tempi.it/la-persecuzione-anticattolica-in-spagna (“RIV./gpm”).

BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne priez pour nous !

13.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32. 

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.


Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Aphraate (?-v. 345)

moine et évêque près de Mossoul

Les Exposés, n°3 Du jeûne ; SC 349 (trad. SC, p.277)

« Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive : il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération »

      Les fils de Ninive jeûnèrent d’un jeûne pur, lorsque Jonas leur prêcha la conversion. Ainsi est-il écrit en effet : Lorsqu’ils entendirent la prédication de Jonas, ils décrétèrent un jeûne permanent et une supplication ininterrompue, en étant assis sur des sacs et de la cendre. Ils ôtèrent leurs vêtements délicats et revêtirent des sacs à la place. Ils refusèrent aux nourrissons les seins de leurs mères, au petit et au gros bétail le pâturage (Jon 3). (…)       Et voici ce qu’il est écrit : « Dieu vit leurs œuvres, qu’ils se détournaient de leurs mauvais chemins. Alors il détourna d’eux la colère et il ne les anéantit pas. » Il ne dit pas : « Il vit une abstinence de pain et d’eau, avec sac et cendre », mais « qu’ils revenaient de leurs mauvais chemins et de la méchanceté de leurs œuvres ». (…) Ce fut là un jeûne pur, et il fut accepté, le jeûne que jeûnèrent les Ninivites, quand ils se détournèrent de leurs mauvais chemins et de la rapacité de leurs mains. (…)       Car mon ami, quand on jeûne, c’est toujours l’abstinence de méchanceté qui est la meilleure. Elle est meilleure que l’abstinence de pain et d’eau, meilleure que (…) « courber le cou comme un crochet et se couvrir de sacs et de cendres » comme le dit Isaïe (58,5). En effet, quand l’homme s’abstient de pain, d’eau ou de quelque nourriture que ce soit, qu’il se couvre d’un sac et de cendres et qu’il s’afflige, il est aimé, beau et agréé. Mais ce qui agrée le plus c’est qu’il s’humilie lui-même, qu’il « délie les chaînes » de l’impiété et qu’il « coupe les liens » de la tromperie. Alors « sa lumière brille comme le soleil et sa justice marche devant lui. Il est comme un verger surabondant, comme une source dont l’eau ne cesse pas » (Is 58,6s).

Jonas et la baleine, mosaïque sur le transept de l’église de ND de Nazaré

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7. 

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (Ps 97, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima

Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima

Le premier jour du voyage extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome a également été marqué par l’émotion des fidèles qui ont accompagné cette présence et par la remise d’une rose d’or par le pape à Notre-Dame de Fatima et au sanctuaire.

 

Ce samedi 11 octobre, le pape Léon XIV était pour la première fois en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, qui est vénérée dans la chapelle des apparitions, et qui est à Rome jusqu’à demain, à sa demande, en tant qu’icône de Marie dans le Voyage de Spiritualité mariale. Le Saint-Père a prié aux pieds de la Vierge de Fatima pour la paix dans le monde et a marqué ce moment spécial avec la remise d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.

Le programme fixé pour ce premier jour dans la capitale italienne a commencé à l’église de Santa Maria in Traspontina, sur la Via da Conciliation, tout près du Vatican, où l’Image était très tôt jusqu’à la fin de l’après-midi. Les portes n’avaient pas encore été ouvertes et déjà une foule de fidèles s’étendait, anxieuse, à l’entrée, pour pouvoir être avec celui qui est l’une des icônes mariales les plus significatives du monde entier.

Dans cette église carmélite titulaire de Rome, une messe votive de Notre-Dame a été célébrée, en italien, présidée par le recteur du sanctuaire de Fatima, qui, dans l’homélie, a présenté le message de Fatima comme un signe d’espoir et d’appel à la confiance et a vu la célébration et la présence de l’Image de Notre-Dame, qui est vénérée dans la chapelle des Apparitions, comme un signe de l’union de Fatima avec le Saint-Père.

« L' »évêque vêtu de blanc » occupe une place de grande importance dans la troisième partie du secret de Fatima et les petits bergers, après les apparitions, ont manifesté une communion spéciale avec le pape, qui se concrétisait principalement dans la prière. C’était surtout Sainte Jacinthe qui avait ce souci particulier de prier pour le Saint-Père. Depuis lors, prier pour le Pape et ses intentions fait partie intégrante du message et de la pratique habituelles du Sanctuaire », a rappelé le père Carlos Cabecinhas.

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L’émotion des fidèles a souligné une présence particulière

À midi, le curé Santa Maria in Traspontina, le prêtre carmélite Giuseppe Midili, était présent à la récitation du Rosaire, à laquelle ont participé une vaste assemblée de fidèles. Tôt le matin, le prêtre a exprimé au bureau de communication du sanctuaire la joie et la « belle expérience » de pouvoir recevoir la Vierge de Fatima dans sa paroisse à une occasion si spéciale.

« C’est une belle expérience pour cette communauté d’accueillir l’image de Notre-Dame de Fatima. La voir ici, au milieu de nous, nous fait envelopper le regard vers le ciel, vers le paradis et, en tant qu’hôtes, nous avons cherché à faire de cette présence une rencontre de vie spirituelle », a déclaré le prêtre.

En plus de ce moment de prière prévu dans le programme, le chapelet a été récité deux fois de plus, à l’initiative populaire.

Le matin, il y avait surtout l’enregistrement de l’émotion des fidèles, dont beaucoup venaient d’autres continents et qui, devant l’Image, n’ont pas pu retenir leurs larmes. À côté de la sculpture, le flux de personnes était continu, beaucoup cherchant à s’approcher plus d’une fois.

Parmi les fidèles réunis à l’entrée de l’église se trouvaient la famille Gouveia, Eduardo, Inês et le petit António, originaires de Covilhã, mais émigrés en Suisse.

« Nous sommes des pèlerins assidus de Fatima et nous sommes venus à Rome en tant que pèlerins en cette année jubilaire. C’est avec une grande joie que nous avons trouvé ici l’Image de Notre-Dame de Fatima. Tout à l’heure, notre fils disait que nous avions déjà vu l’Image plusieurs fois, mais je lui ai expliqué que ce moment était spécial parce qu’elle était venue à Rome », raconte Eduardo, notoirement heureux de pouvoir vivre ce moment.

Étudier à Rome, le séminariste indien Gabriel, des Missionnaires de la Charité, ne pouvait laisser passer cette occasion d’être avec la Vierge de Fatima.

« C’est une grande grâce pour moi et pour nous tous d’être ici aujourd’hui devant Notre-Dame de Fatima. Comme je n’ai pas pu aller au Sanctuaire, votre présence à Rome est une expérience très belle et enrichissante », a avoué le jeune séminariste.

En fin d’après-midi, l’Image de Notre-Dame de Fatima a été transportée en procession jusqu’à la place Saint-Pierre, pour être présente à une veillée de prière pour la paix présidée par le pape Léon XIV.

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La procession le long de l’avenue qui mène à la place Saint-Pierre a été intégrée par le maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, et accompagné de milliers de fidèles. Déjà près de la colonnade du Bernini, qui marque les limites de la place Saint-Pierre et du Vatican, l’image de Notre-Dame de Fatima a commencé à être escortée par deux éléments de la Garde suisse.

  • Toujours dans l’église de Santa Maria in Traspontina, le recteur du sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, a offert au maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, qui s’est engagé dans cette présence extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome, une médaille et le chapelet officiel du sanctuaire.

Sur le chemin qu’elle a parcouru jusqu’à l’autel de la place Saint-Pierre, la Vierge de Fatima est passée par l’endroit exact où, le 13 mai 1981, Jean-Paul II a été la cible d’un attentat. C’était un moment particulièrement symbolique car la précieuse couronne de la sculpture contenait la balle qui a failli tuer le pape et qu’il a lui-même offerte à Notre-Dame de Fatima, en signe de reconnaissance de l’intercession attribuée à la Vierge au moment de l’attentat.

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Le pape offre une rose d’or et prie devant la Vierge de Fatima

Le début de la veillée serait ponctué d’un moment particulièrement spécial de ce premier jour de sculpture à Rome, avec l’offrande par le Pape d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.

À l’arrivée du Souverain Pontife à l’autel de la Place Saint-Pierre, Léon XIV a reçu des mains de D. Rino Fisichella la Rose d’Or qu’il remettra peu après aux pieds de la Vierge de Fatima, restant à côté de la sculpture en prière pendant de brefs instants.

  • La Rose d’Or est un symbole de distinction offert par le Pape aux souverains et aussi aux sanctuaires distingués, aux églises et aux villes. Elle est décernée en signe de bienveillance particulière, en reconnaissance des services distingués rendus à l’Église ou au bien de la société. Le geste témoigne de la reconnaissance du lien particulier du lauréat avec l’Église et le Pape.

« Chers frères et sœurs, nous nous réunissons cet après-midi pour prier ensemble le Saint Rosaire et confier à l’intercession de Marie, que nous vénérons avec le titre de Mère de l’Église et de Mère de l’Espoir, le désir de paix qui jaillit de toute l’humanité », a introduit le Pape, au début de la veille.

Chaque douzaine du Rosaire accompagnée de la lecture d’un passage de la constitution dogmatique Lumen Gentium, qui discute du rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, pour marquer le 63eº anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962. Parmi chaque mystère, le chœur a entonné l’Ave de Fatima.

Au moment du Salut Reine, le Saint-Père s’est agenouillé en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, et a ainsi été vénérée, pendant la Litanie des Saints.

Après la récitation du Rosaire, Léon XIV a présenté une réflexion insistant sur la concorde et la fraternité comme voies de paix.

« Comme je l’ai déjà rappelé à d’autres occasions, la paix est désarmée et désarmante. Ce n’est pas de la dissuasion, mais de la fraternité ; ce n’est pas un ultimatum, mais un dialogue. Il ne viendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat de l’ensemencement de la justice et du pardon courageux. Ayez l’audace de vous désarmer ! », a demandé le Pape à l’assemblée des fidèles réunis au Vatican, pointant du doigt l’exemple de Notre-Dame.

« Il en va de même pour la Vierge Marie dans le chant du Magnificat, lorsqu’elle fixe son regard sur les fractures qui marquent l’humanité, où se produit la distorsion du monde dans le contraste entre humbles et puissants, entre pauvres et riches, entre rassasiés et affamés. Et choisissez les petits, restez aux côtés des derniers de l’histoire, pour nous apprendre à imaginer et, avec elle, rêver de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre », a-t-il conclu.

À la fin de la veillée, Léon XIV a prononcé une brève prière mariale où il a demandé l’intercession de Notre-Dame en faveur de la paix et de la capacité de la vivre et de la promouvoir dans le monde.

La sortie de l’andor avec l’image de Notre-Dame de Fatima à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre a été accompagnée d’applaudissements spontanés de l’assemblée réunie sur la place Saint-Pierre. La célébration et cette journée unique pour l’histoire de Fatima se sont terminées par le chant de l’Ave de Fatima.

Ce dimanche, l’Image de Notre-Dame de Fatima retournera sur la place Saint-Pierre, à 10h30 (heure de Rome), pour être présente à la messe présidée par le Saint-Père, après laquelle elle commencera le voyage de retour à Cova da Iria, où elle devrait être pour le début des célébrations du pèlerinage international d’anniversaire des 12 et 13 octobre.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 octobre 2025