29.10.2023 – ANGÉLUS À ROME

Pape François: l’amour de Dieu se réalise dans celui du prochain

Après la messe marquant la clôture des travaux de la première session du Synode sur la Synodalité, le Pape François a animé la prière mariale de l’angélus place Saint-Pierre. S’appuyant sur l’évangile du jour qui relate le commandement de l’amour, le Saint-Père a exhorté à traduire notre amour de Dieu en aimant nos frères et sœurs.

Jacques Ngol, SJ – Cité du Vatican

«L’Évangile d’aujourd’hui nous parle du plus grand des commandements», a fait savoir le Pape, rappelant la scène de discussion entre «un docteur de la Loi et Jésus» au sujet du plus «grand commandement», le commandement de l’amour. Réitérant la réponse de Jésus, le Souverain pontife a fait savoir que «l’amour de Dieu et du prochain sont inséparables».

L’amour de Dieu, une anticipation

«Le fait que l’amour pour le Seigneur arrive en premier nous rappelle que Dieu nous précède toujours, il nous anticipe par son infinie tendresse», a déclaré le Saint-Père. Pour lui, «l’enfant apprend à aimer sur les genoux de sa mère et de son père, et nous le faisons dans les bras de Dieu», a-t-il poursuivi. C’est dans cette condition que nous rencontrons l’amour qui nous pousse à «nous donner avec générosité». C’est ce que saint Paul «rappelle lorsqu’il dit que la charité du Christ porte en elle une force qui pousse à aimer». S’appuyant sur ce premier aspect, le Pape a invité à ne pas résister, mais à ouvrir «chaque jour notre cœur au Seigneur».

Refléter l’amour de Dieu en aimant nos proches

«En aimant nos frères et sœurs, nous reflétons, comme des miroirs, l’amour du Père», a affirmé François, abordant  le deuxième aspect qui découle de ce commandement, «lequel lie l’amour de Dieu à l’amour du prochain». Refléter l’amour de Dieu, signifie «l’aimer, lui que nous ne voyons pas, à travers le frère que nous voyons» a-t-il expliqué. C’est ce qui fait résonner cette réponse de Mère Thérèse de Calcutta, à un journaliste: «Je n’ai jamais pensé que je pouvais changer le monde! J’ai seulement essayé d’être une goutte d’eau propre, dans laquelle l’amour de Dieu pouvait briller». Et si parfois, a poursuivi le Pape François, «en la regardant et en regardant d’autres saints, nous finissions par penser qu’ils sont des héros inimitables, pensons à cette petite goutte et rappelons-nous que nous aussi sommes appelés à refléter l’amour de Dieu dans le monde».

Que chacun s’efforce de se demander, en pensant à l’amour de Dieu qui nous précède, «suis-je reconnaissant au Seigneur, qui m’aime en premier? Est-ce que je ressens l’amour de Dieu et est-ce que je lui suis reconnaissant? Est-ce que j’essaie de refléter son amour? Est-ce que je m’efforce d’aimer mes frères et sœurs, de faire ce deuxième pas?» a conclu le Saint-Père, demandant que «la Vierge Marie nous aide à vivre au quotidien le grand commandement de l’amour».

Source : VATICANNEWS, le 29 octobre 2023

29.10.2023 – Messe de clôture de la XVIe Assemblée du Synode, à Rome

Le Pape François exhorte à l’amour en adorant et en servant

L’Assemblée générale ordinaire des évêques, ouverte le 4 octobre a été clôturée ce 29 octobre par une messe présidée par le Pape François en la basilique Saint-Pierre. En commentant l’Évangile de ce dimanche, le Saint-Père a invité à toujours regarder le «principe et le fondement sur lequel tout commence et recommence: aimer Dieu par toute notre vie et aimer notre prochain comme soi-même», assurant que l’amour se réalise dans l’adoration et le service.

Jacques Ngol, SJ – Cité du Vatican

L’Évangile de ce jour rapporte l’histoire d’un «docteur de la Loi qui se présente à Jésus avec un prétexte, dans le seul but de le mettre à l’épreuve» a expliqué le Pape François au début de son homélie. Il s’agit cependant, a-t-il dit, d’une question importante et toujours actuelle, «Quel est le grand commandement?». A cette question, Jésus donne une réponse claire: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit; Tu aimeras ton prochain comme toi-même».

S’adressant aux participants au synode qui viennent de conclure les travaux de cette Assemblée, le Saint-Père a affirmé l’importance «de regarder le “principe et le fondement” sur lequel tout commence et recommence: aimer Dieu par toute notre vie et aimer notre prochain comme soi-même». A travers ce grand commandement, le Pape François a dégagé deux pistes de réflexion autour de deux verbes à travers lesquels l’acte d’amour se réalise: adorer et servir.

Aimer c’est adorer

«L’adoration est la première réponse que nous pouvons donner à l’amour gratuit et surprenant de Dieu» a déclaré le souverain pontife, mentionnant le premier acte qui consiste à adorer. Dans ce sens, le Saint-Père a souligné que, «adorer c’est reconnaître dans la foi que Dieu seul est Seigneur et que notre vie, le chemin de l’Église, le destin de l’histoire dépendent de la tendresse de son amour».

Poursuivant dans ce sens, l’évêque de Rome, a assuré que «ceux qui adorent Dieu rejettent les idoles car, alors que Dieu libère, les idoles asservissent», a-t-il lancé, mettant en garde contre «les idolâtries mondaines qui découlent souvent de la vanité personnelle, comme la soif de succès, l’affirmation de soi à tout prix, l’avidité pour l’argent, l’attrait du carriérisme». Le Pape fustige entre autres «les idolâtries déguisées en spiritualité: mes idées religieuses, mes prouesses pastorales…». Pour faire face à toutes ces vaines gloires, le Saint-Père a proposé la vigilance comme moyen, exhortant tous les diocèses, toutes les communautés, les paroisses, à adorer en silence le Seigneur, car, «ce n’est que de cette manière que nous nous tournerons vers Jésus et non vers nous-mêmes; ce n’est qu’à travers un silence d’adoration que la Parole de Dieu habitera nos paroles; ce n’est que devant Lui que nous serons purifiés, transformés et renouvelés par le feu de son Esprit».

Aimer c’est servir

Abordant le deuxième aspect qui est le service, le Pape François a fait savoir que «dans le grand commandement, le Christ lie Dieu et le prochain pour qu’ils ne soient jamais séparés». Pour lui, il n’y a pas d’expérience religieuse authentique qui soit sourde aux cris du monde, et il n’y a pas «d’amour de Dieu sans implication dans le soin du prochain, sous peine de pharisaïsme». Il a assuré par ailleurs, qu’il ne suffit pas d’avoir des belles idées pour réformer l’Église, la chose la plus importante, c’est adorer Dieu et aimer nos frères et sœurs, c’est cela a-t-il fait observer «la grande et durable réforme».

Le Saint-Père a plaidé pour «uneÉglise adoratrice et une Église du service qui lave les pieds de l’humanité blessée, qui accompagne le chemin des personnes fragiles, faibles et laissées-pour-compte, qui va tendrement à la rencontre des plus pauvres». C’est cela le sens de l’exhortation à travers la première lecture de ce dimanche qui invite à «être attentifs aux plus petits: l’étranger, la veuve et l’orphelin».

Pour une Église au service de tous

En pensant à des nombreuses «victimes des atrocités de la guerre; aux souffrances des migrants, à la douleur cachée de ceux qui se retrouvent seuls et dans la pauvreté; à ceux qui sont écrasés par les fardeaux de la vie; à ceux qui n’ont plus de larmes, à ceux qui n’ont plus de voix», le Pape François a exhorté, comme disciples de Jésus, à apporter au monde un autre levain, celui de l’Évangile. L’Église dont nous sommes appelés à rêver, a-t-il réitéré, c’est «une Église qui soit au service de tous, au service des derniers. Une Église qui n’exige jamais un bulletin de “bonne conduite”, mais qui accueille, sert, aime». Une Église aux portes ouvertes qui soit un «port de miséricorde pour tous, qu’ils soient méchants, bons, ou qu’ils soient ce qu’ils sont».

Source : VATICANNEWS, le 29 octobre 2023

29.10.2023 – SAINT DU JOUR

St Gaétan Errico

St Gaétan Errico

PRÊTRE ET FOND. († 1860)

Saint Gaetano Errico
Prêtre et fondateurs de la Congrégation :
« Missionnaires des Sacrés Cœurs »

Gaetano, Gaëtan en français, troisième enfant d’une famille de dix enfants, naît le 19 octobre 1791 à Secondigliano (nord de Naples) de Pasquale et Maria Marseglia ; il reçoit le baptême le lendemain dans la paroisse des saints Côme et Damien avec les prénoms de Gaetano, Cosma et Damiano. Son père dirigeait une fabrique de pâtes et sa mère faisait du tissage.

À l’âge de quatorze ans, il prit conscience de sa vocation religieuse et demanda à rejoindre les Rédemptoristes qui le refusèrent à cause de son trop jeune âge.

A 16 ans, en 1808, il entre au séminaire diocésain de Naples et il est ordonné prêtre en 1815 dans la cathédrale de cette ville. 

Pendant 20 ans il exerce son ministère dans l’église paroissiale des Saints Côme et Damien et il est instituteur. Il accomplit une intense activité apostolique, missionnaire et caritative, marquée par la prière et la pénitence. Chaque année, il se retire chez les pères rédemptoristes de Pagani pour ses exercices spirituels. 

Pendant une retraite qu’il fit en 1818 chez les Rédemptoristes, il eut une vision : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes) qui l’incitait à bâtir une église et à fonder une Congrégation.

Il se mit alors à l’ouvrage, récoltant des fonds auprès de la population locale et, le 9 Décembre 1830, l’église Notre-Dame des Douleurs était ouverte. Elle devint par la suite un très important lieu de Pèlerinage en Italie.

Plus tard, une autre apparition lui précise que la nouvelle congrégation doit être instituée en l’honneur des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Il se fait alors l’apôtre de leur amour miséricordieux dans toute l’Italie méridionale. Aux Jansénistes qui insistaient trop sur la justice de Dieu, répandant dans les âmes peur et malaise, Gaétan Errico oppose l’annonce de la miséricorde divine. Il ne se lasse pas d’exhorter les prêtres: « Si des âmes arrivent emplies de nombreuses fautes, aidez-les à se relever, encouragez-les à la confiance, dites-leur que le Seigneur les pardonne toutes, si elles se repentent de tout cœur ». Il donne l’exemple en passant des journées entières au confessionnal, prodiguant ses meilleures énergies dans l’accueil et l’écoute des pénitents. 

En 1833, il quitte la maison familiale et se retire dans une petite maison qui deviendra le siège de sa fondation: la Congrégation des « Missionnaires des Sacrés Cœurs », laquelle fut approuvée successivement par les évêques en 1838, le roi en 1840 et le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le 7 août 1846. Don Gaetano en fut le premier supérieur général. La Congrégation est aujourd’hui présente en Italie, en Argentine, aux États-Unis, en Inde et en Slovaquie. 

Le 29 octobre 1860, à Secondigliano, à 10 heures du matin c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Gaetano Errico a été béatifié le 14 avril 2002, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé le 12 octobre 2008, par le Pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger).

Saint Gaetano Errico priez pour nous !

29.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

moine et évêque

L’ordre de la Charité (La Colombe et la Ténèbre, trad. Canévet; éd. du Cerf, 1992; p. 46-47; rev.)

« Ordonnez en moi l’amour » (Ct 1,4)

« Ordonnez en moi l’amour. » (Ct 1,4) Nous recevons ici un enseignement particulièrement élevé, à savoir quelle est la charité que nous devons avoir envers Dieu et quelle conduite nous devons tenir à l’égard des hommes. S’il faut « que tout se passe dans l’ordre et décemment » (1 Co 14,40), combien plus rigoureux encore ne doit pas être l’ordre à ce niveau ! (…) Il faut donc que nous connaissions l’ordre de la charité que nous enseigne la Loi, c’est-à-dire comment nous devons aimer Dieu et comment nous devons aimer nos ennemis, afin de ne jamais inverser l’ordre de l’accomplissement de la charité. Il faut aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces et de toute sa sensibilité, et le prochain comme soi-même ; sa femme, si l’on est un homme au cœur pur, « comme le Christ aime l’Église » (Ep 5,25), et si l’on est sujet aux passions, « comme son propre corps » (Ep 5,28) : c’est ce que nous commande Paul qui a fixé l’ordre en cette matière ; son ennemi sans rendre le mal pour le mal, mais en répondant à l’injustice par le bienfait. Mais en réalité, on peut voir chez la plupart des gens l’ordre de la charité confondu et bouleversé ; en ne s’adaptant pas comme il faut à ses divers objets, elle s’égare dans son exercice. Ce sont les richesses, les honneurs, ou encore les femmes, s’ils éprouvent pour elles des désirs ardents, qu’ils aiment de toute leur âme et de toute leur force au point d’être capables de perdre leur vie pour cela, mais ils n’aiment Dieu qu’autant qu’il leur convient, ils montrent à peine envers leur prochain la charité que l’on doit à ses ennemis ; et à leur égard de qui les hait, ils ne pensent qu’à rendre en pire le mal qu’ils ont reçu. C’est pourquoi l’Épouse dit : « Ordonnez en moi l’amour » (Ct 1,4) afin que je donne à Dieu tout ce qui lui est dû et que pour chacun des autres je trouve la mesure qui convient.

LECTURES :

Livre de l’Exode 22,20-26.

Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.
Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.
Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri.
Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.
Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts.
Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil.
C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant !

Psaume 18(17),2-3.4.20.47.51ab.

Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.
Et lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
il se montre fidèle à son messie.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,5c-10.

En effet, notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude : vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien.
Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves, avec la joie de l’Esprit Saint.
Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce.
Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout que nous n’avons pas besoin d’en parler.
En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable,
et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

Elle a miraculeusement recouvré la vue après avoir reçu l’Eucharistie aux JMJ

Unsplash/Larm Rmah

Elle a miraculeusement recouvré la vue après avoir reçu l’Eucharistie aux JMJ

« J’ai ouvert les yeux et je voyais parfaitement », a déclaré Jimena, une jeune pèlerine espagnole de 16 ans qui a déclaré avoir miraculeusement recouvré la vue après avoir reçu l’eucharistie à Fátima, au Portugal, au cours d’une messe des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).

Ce miracle probable a touché les cœurs et rempli d’espoir tous ceux qui ont suivi les événements des JMJ, ayant rassemblé un million et demi de jeunes dans la capitale portugaise début août 2023.

Jimena s’est rendue à Lisbonne depuis Madrid avec un groupe de l’Opus Dei. Les jours précédents, des parents et des connaissances de la jeune femme ont organisé une neuvaine pour prier Notre-Dame des Neiges, dont la fête est célébrée le 5 août, le jour même de sa guérison.

Depuis deux ans et demi, Jimena souffrait d’une perte de vue due à un problème de myopie qui lui faisait perdre 95% de sa vision. Le matin du 5 août, alors que le Saint-Père priait lui aussi le rosaire au sanctuaire de Fátima, Jimena a reçu ce qu’elle décrit elle-même comme un « grand cadeau » de la part de la Vierge Marie.

Elle a expliqué qu’elle était allée à la messe avec ses amis « parce que nous sommes aux JMJ et après avoir reçu la communion, j’ai commencé à pleurer abondamment, parce que c’était le dernier jour de la neuvaine et que je voulais être guérie et que j’avais beaucoup demandé à Dieu de bien vouloir me guérir. Quand j’ai ouvert les yeux, je voyais parfaitement », a poursuivi la jeune femme, « c’était impressionnant ; il faut rendre un grand merci pour ce miracle, car j’ai vu l’autel, le tabernacle, mes amies étaient là, et je les voyais parfaitement. Cela a été une épreuve de foi, la Vierge m’a fait un grand cadeau que je n’oublierai pas », a-t-elle déclaré.

Le cardinal Juan José Omella, archevêque de Barcelone et président de la Conférence épiscopale espagnole, a qualifié ce possible miracle de « grâce de Dieu » lors de la conférence de presse de clôture des JMJ qui s’est tenue dans le parc Eduardo VII à Lisbonne.

Le cardinal a déclaré qu’il avait pu parler avec Jimena par visioconférence et qu’elle avait expliqué ce qui s’était passé de manière très naturelle et spontanée : « La jeune fille était très heureuse ; elle était devenue aveugle depuis un certain temps et apprenait la méthode braille depuis deux ou trois ans », a-t-il déclaré. Il a souligné que « les médecins devront ensuite évaluer la maladie, ce qu’elle était, si elle existait, si elle pouvait être guérie ou non. Mais pour l’instant, il s’agit d’un événement majeur pour la jeune fille. Appelons cela un miracle. Elle ne voyait pas et maintenant elle voit ».

ACI Prensa Staff, Aug 7, 2023

www.catholicworldreport.com

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Le rapport synodal prône une Église ouverte à tous et proche d’un monde blessé

Dernier jour de travail pour l’Assemblée synodale, samedi 28 octobre. (Vatican Media)

Le rapport synodal prône une Église ouverte à tous et proche d’un monde blessé

Le rapport de synthèse à l’issue de la 16e Assemblée générale du Synode sur la Synodalité a été publié samedi 28 octobre. En vue de la deuxième session en 2024, des réflexions et des propositions sont offertes sur des sujets tels que le rôle des femmes et des laïcs, le ministère des évêques, le sacerdoce et le diaconat, l’importance des pauvres et des migrants, la mission numérique, l’œcuménisme ou les abus.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Les femmes et les laïcs, le diaconat, le ministère et le Magistère, la paix et le climat, les pauvres et les migrants, l’œcuménisme et l’identité, les nouveaux langages et les structures renouvelées, les anciennes et les nouvelles missions (y compris numériques), l’écoute de tous et l’approfondissement, même sur les questions les plus «controversées»:le rapport de synthèse approuvé et publié samedi 28 octobre par la 16e Assemblée générale du Synode sur la Synodalité porte un regard renouvelé sur le monde, l’Église et leurs exigences. Après quatre semaines de travaux, commencés le 4 octobre dans la salle Paul VI, l’événement ecclésial conclut en cette fin octobre sa première session au Vatican.

Ce document d’une quarantaine de pages est le résultat du travail de l’assemblée qui «s’est déroulée alors que des guerres anciennes et nouvelles font rage dans le monde, avec le drame absurde d’innombrables victimes».

«Le cri des pauvres, de ceux qui sont contraints d’émigrer, de ceux qui souffrent de la violence ou des conséquences dévastatrices des changements climatiques a retenti parmi nous, non seulement à travers les médias, mais aussi à travers les voix de nombreux individus, impliqués personnellement avec leurs familles et leurs peuples dans ces événements tragiques», peut-on lire dans le document (avant-propos). 

À ce défi et à bien d’autres, l’Église universelle a tenté d’apporter une réponse dans les cercles mineurs et dans les discours tout au long de ce mois d’octobre. Le tout a été rassemblé dans le rapport de synthèse, divisé en trois parties, qui trace la voie pour le travail à accomplir lors de la deuxième session en 2024.

L’écoute de tous, à commencer par les victimes d’abus

Comme dans la Lettre au Peuple de Dieu, l’Assemblée synodale réaffirme « l’ouverture à l’écoute et à l’accompagnement de tous, y compris de ceux qui ont subi des abus et des blessures dans l’Église» (1 e). Sur le chemin à parcourir « vers la réconciliation et la justice», elle « demande d’affronter les conditions structurelles qui ont permis de tels abus et de poser des gestes concrets de pénitence».

Le visage d’une Eglise synodale

La synodalité est un premier pas. Un terme qui, de l’aveu même des participants au Synode, est «inconnu de nombreux membres du Peuple de Dieu» et «suscite confusion et inquiétude chez certains» (1 f), chez ceux qui craignent une rupture avec la tradition, un affaiblissement de la nature hiérarchique de l’Église (1 g), une perte de pouvoir ou, au contraire, l’immobilisme et le manque de courage pour le changement.

«Synodal» et «synodalité» sont plutôt des termes qui «indiquent une manière d’être Église qui articule communion, mission et participation». Et donc une manière de vivre l’Église, de valoriser les différences et de développer l’implication active de tous. En partant des prêtres et des évêques, «une Église synodale ne peut se passer de leur voix» (1 n), peut-on lire, «Il faut comprendre les raisons de la résistance de certains d’entre eux à la synodalité».

La mission

La synodalité va donc de pair avec la mission, d’où la nécessité que «les communautés chrétiennes partagent la fraternité avec les hommes et les femmes d’autres religions, convictions et cultures, en évitant d’une part le risque de l’autoréférence et de l’autoconservation, et d’autre part celui de la perte d’identité» (2 e). Dans ce nouveau «style pastoral», il semblerait important pour beaucoup de rendre «le langage liturgique plus accessible aux fidèles et plus incarné dans la diversité des cultures» (3 l).

Les pauvres au centre

Le rapport consacre une large place aux pauvres, qui demandent à l’Église un «amour» entendu comme «respect, acceptation et reconnaissance» (4 a).

«Pour l’Église, l’option préférentielle pour les pauvres et les laissés-pour-compte est une catégorie théologique avant d’être une catégorie culturelle, sociologique, politique ou philosophique» (4 b), rappelle le document, qui identifie également comme pauvres les migrants, les autochtones, les victimes de la violence, des abus (en particulier les femmes), du racisme et de la traite, les personnes dépendantes, les minorités, les personnes âgées abandonnées, les travailleurs exploités (4 c).

«Les plus vulnérables d’entre les vulnérables, pour lesquels un plaidoyer constant est nécessaire, sont les enfants dans le ventre de leur mère», lit-on dans le texte approuvé par l’Assemblée, qui se dit «consciente du cri des nouveaux pauvres» engendrés par les guerres et le terrorisme, ainsi que par les «systèmes politiques et économiques corrompus».

Synode sur la Synodalité, samedi 28 octobre

Synode sur la Synodalité, samedi 28 octobre

Engagement des croyants en politique et pour le bien commun

Dans ce domaine, l’Église est invitée à s’engager à la fois dans la «dénonciation publique des injustices» perpétrées par les individus, les gouvernements, les entreprises, et dans l’engagement actif en politique, dans les associations, les syndicats, et les mouvements populaires (4g). Sans négliger l’action consolidée de l’Église dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’assistance sociale, «sans aucune discrimination ni exclusion de qui que ce soit» (4 k).

Migrations

L’accent est mis sur les migrants et les réfugiés, «dont beaucoup portent les blessures du déracinement, de la guerre et de la violence». Ils «deviennent une source de renouveau et d’enrichissement pour les communautés qui les accueillent et une occasion d’établir un lien direct avec des Églises géographiquement éloignées» (5 d). Face aux attitudes de plus en plus hostiles à leur égard, le Synode invite «à pratiquer un accueil ouvert, à les accompagner dans la construction d’un nouveau projet de vie et à bâtir une véritable communion interculturelle entre les peuples».

Dans ce sens, le «respect des traditions liturgiques et des pratiques religieuses», ainsi que le langage, sont fondamentaux. Par exemple, un mot comme «mission», dans ces contextes où «l’annonce de l’Évangile a été associée à la colonisation et même au génocide»,est chargé d’un «héritage historique douloureux» et entrave la communion (5 e). «Évangéliser dans ces contextes exige de reconnaître les erreurs commises et d’apprendre une nouvelle sensibilité à ces questions», affirme le document.

Lutte contre le racisme et la xénophobie

L’Église doit faire preuve d’un engagement et d’une attention équivalents «dans l’éducation à une culture de dialogue et de rencontre, en luttant contre le racisme et la xénophobie, en particulier dans les programmes de formation pastorale» (5 p). Il est également urgent «d’identifier les systèmes qui créent ou maintiennent l’injustice raciale dans l’Église, et de les combattre» (5 q).

Églises orientales

Toujours sur le thème des migrations, l’Assemblée synodal se tourne vers l’Europe de l’Est et les récents conflits qui ont provoqué l’afflux de nombreux fidèles de l’Orient catholique vers les territoires à majorité latine. «Il est nécessaire, demandent les pères et mères du Synode, que les Églises locales de rite latin, au nom de la synodalité, aident les fidèles orientaux qui ont émigré à préserver leur identité», sans subir de «processus d’assimilation» (6c).

Sur le chemin de l’unité des chrétiens

En ce qui concerne l’œcuménisme, le rapport parle d’un «renouveau spirituel» qui requiert des «processus de repentance» et de «guérison de la mémoire» (7c); il cite ensuite l’expression du Pape d’un «œcuménisme du sang», c’est-à-dire «des chrétiens de différentes appartenances qui donnent ensemble leur vie pour la foi dans le Christ» (7d) et il relance la proposition d’un martyrologe œcuménique (7o). Le rapport réaffirme également que la «collaboration entre tous les chrétiens» est une ressource «pour guérir la culture de la haine, de la division et de la guerre qui dresse les groupes, les peuples et les nations les uns contre les autres». Il n’oublie pas la question des mariages dits mixtes, qui sont des réalités dans lesquelles «nous pouvons nous évangéliser mutuellement» (7 f).

Laïcs et familles (2e partie)

«Les laïcs, les personnes consacrées et les ministres ordonnés ont une égale dignité» (8b): cette position est réitérée avec force dans le rapport de synthèse, qui rappelle que les fidèles laïcs «sont de plus en plus présents et actifs également dans le service au sein des communautés chrétiennes» (8e). Éducateurs de la foi, théologiens, formateurs, animateurs spirituels et catéchistes, actifs dans le “safeguarding” et l’administration: leur contribution est «indispensable à la mission de l’Église» (8 e). Les différents charismes doivent donc être «mis en évidence, reconnus et pleinement valorisés» (8 f), et non pas dépréciés en palliant seulement le manque de prêtres, ou pire ignorés, sous-utilisés et «cléricalisés» (8 f).

Les femmes 

Un fort engagement est demandé à l’Église pour l’accompagnement et la compréhension des femmes dans tous les aspects de leur vie, y compris pastorale et sacramentelle. Les femmes, lit-on dans le document, «réclament la justice dans une société marquée par la violence sexuelle et les inégalités économiques, et par la tendance à les traiter comme des objets» (9 c). «L’accompagnement et une réelle promotion des femmes vont de pair».

Cléricalisme et machisme

De nombreuses femmes présentes au Synode «ont exprimé leur profonde gratitude pour le travail des prêtres et des évêques, mais ont aussi parlé d’une Église qui blesse»(9 f). «Le cléricalisme, le machisme et l’usage inapproprié de l’autorité continuent à marquer le visage de l’Église et à nuire à la communion».Une «profonde conversion spirituelle et des changements structurels» sont nécessaires, ainsi qu’un «dialogue entre hommes et femmes sans subordination, exclusion ou compétition» (9 h).

Le diaconat des femmes

Les opinions varient sur l’accès des femmes au diaconat (9j): pour certains, il s’agit d’un pas «inacceptable», «en discontinuité avec la Tradition»; pour d’autres, cela rétablirait une pratique de l’Église primitive; d’autres encore y voient «une réponse appropriée et nécessaire aux signes des temps»pour «une vitalité et une énergie renouvelées dans l’Église». Enfin, il y a ceux qui expriment «la crainte que cette demande ne soit l’expression d’une dangereuse confusion anthropologique, en acceptant que l’Église s’aligne sur l’esprit du temps». Les pères et mères du Synode demandent de poursuivre «la recherche théologique et pastorale sur l’accès des femmes au diaconat», en utilisant les résultats des commissions spécialement constituées par le Pape et les recherches théologiques, historiques et exégétiques déjà effectuées: «Si possible, les résultats devront être présentés lors de la prochaine session de l’Assemblée»(9 n).

Synode sur la Synodalité, samedi 28 octobre.

Synode sur la Synodalité, samedi 28 octobre. 

Discriminations et abus

Parallèlement, l’urgence de «garantir que les femmes participent aux processus de prise de décision et assument des rôles de responsabilité dans la pastorale et le ministère» est réaffirmée, en adaptant le droit canonique en conséquence (9 m). Les cas de discrimination dans le travail et de rémunération inégale doivent également être traités, y compris dans l’Église où «les femmes consacrées sont souvent considérées comme une main-d’œuvre bon marché» (9 o). En revanche, l’accès des femmes à l’éducation théologique et aux programmes de formation doit être élargi (9 p), encourageant aussi l’utilisation d’un langage inclusif dans les textes liturgiques et les documents de l’Église (9 q).

La vie consacrée

Considérant la richesse et la variété des différentes formes de vie consacrée, le document met en garde contre «la persistance d’un style autoritaire, qui ne laisse pas de place au dialogue fraternel». C’est de là que naissent les cas d’abus de toutes sortes à l’encontre des personnes consacrées et des membres d’associations de laïcs, en particulier des femmes. Le problème «exige des interventions décisives et appropriées» (10 d).

Diacres et formations

La gratitude est ensuite exprimée aux diacres «appelés à vivre leur service au Peuple de Dieu dans une attitude de proximité, d’accueil et d’écoute de tous» (11 b). Le danger est toujours le cléricalisme, une «déformation du sacerdoce» à combattre «dès les premières étapes de la formation», grâce à un «contact vivant» avec les gens et les personnes dans le besoin (11 c). Il est également demandé, dans ce sens, que les séminaires ou autres cours de formation des candidats au ministère soient liés à la vie quotidienne des communautés (11 e), afin d’éviter «les risques de formalisme et d’idéologie qui conduisent à des attitudes autoritaires et empêchent une véritable croissance de la vocation».

Le célibat

Le thème du célibat a été évoqué et a fait l’objet d’évaluations différentes au cours de l’assemblée. «Tous apprécient sa valeur prophétique et le témoignage de sa conformation au Christ; certains se demandent si son adéquation théologique avec le ministère sacerdotal doit nécessairement se traduire dans l’Église latine par une obligation disciplinaire, surtout là où les contextes ecclésiaux et culturels le rendent plus difficile. Il s’agit d’un thème qui n’est pas nouveau, et qui doit être approfondi».

Les évêques

La figure et le rôle de l’évêque font l’objet d’une large réflexion. Il est appelé à être «un exemple de synodalité» (12 c) en exerçant la «coresponsabilité», entendue comme l’implication des autres acteurs du diocèse et du clergé, afin d’alléger la «surcharge d’engagements administratifs et juridiques» qui entravent souvent sa mission (12 e). En sus, l’évêque «ne trouve pas toujours de soutien humain et spirituel» et «il n’est pas rare qu’il fasse l’expérience douloureuse d’une certaine solitude» (12 e).

Abus

Sur la question des abus, qui «place de nombreux évêques dans la difficulté de concilier le rôle de père et celui de juge» (12 i), il est suggéré d’«évaluer l’opportunité de confier la tâche judiciaire à une autre instance, à préciser canoniquement» (12 i).

Formation (3e partie)

Une «approche synodale» est ensuite demandée concernant la formation, recommandant in primis«d’approfondir le thème de l’éducation affective et sexuelle, d’accompagner les jeunes sur leur chemin de croissance et de soutenir la maturation affective de ceux qui sont appelés au célibat et à la chasteté consacrée» (14 g). Le texte demande d’approfondir le dialogue avec les sciences humaines (14 h) afin de développer «des questions résultant controversées, même au sein de l’Église» (15 b).

En images, conclusion du Synode sur la synodalité

Il s’agit des questions «relatives à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle, à la fin de vie, aux situations matrimoniales difficiles et aux problèmes éthiques liés à l’intelligence artificielle». Pour l’Église, ces questions «posent de nouveaux problèmes» (15 g). «Il est important de prendre le temps nécessaire à cette réflexion et d’y investir les meilleures énergies, sans céder à des jugements simplificateurs qui blessent les personnes et le Corps de l’Église»,rappelant que «de nombreuses indications sont déjà offertes par le Magistère et attendent d’être traduites en initiatives pastorales appropriées».

L’écoute

Dans le même souci, le document renouvelle l’invitation à une écoute «authentique» des «personnes qui se sentent marginalisées ou exclues de l’Église, en raison de leur situation matrimoniale, de leur identité et de leur sexualité» et qui «demandent à être écoutées et accompagnées, et à ce que leur dignité soit défendue».Leur désir est de «rentrer à la maison», dans l’Église, et «d’être écoutées et respectées, sans crainte de se sentir jugées», précise l’Assemblée, qui réaffirme que «les chrétiens ne peuvent manquer de respect à la dignité de toute personne» (16 h).

La polygamie

À la lumière des expériences rapportées à l’Assemblée par certains membres du Synode d’Afrique, le SCEAM (Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar) est encouragé à promouvoir «un discernement théologique et pastoral» sur le thème de la polygamie et «l’accompagnement des personnes en union polygame qui s’approchent de la foi» (16 q).

Culture numérique

Enfin, le rapport de synthèse aborde l’environnement numérique. Il encourage à «rejoindre la culture d’aujourd’hui dans tous les espaces où les gens cherchent du sens et de l’amour, y compris leurs téléphones portables et leurs tablettes» (17 c), en gardant à l’esprit qu’Internet «peut aussi causer des dommages et des blessures, par exemple par l’intimidation, la désinformation, l’exploitation sexuelle et l’addiction».Il est donc urgent de «réfléchir à la manière dont la communauté chrétienne peut aider les familles à faire en sorte que l’espace en ligne soit non seulement sûr, mais aussi spirituellement vivifiant» (17 f).

Source : VATICANNEWS, le 28 octobre 2023

Le Synode a créé de nouveaux espaces

La présidence du Synode (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Le Synode a créé de nouveaux espaces

Après l’adoption dans son intégralité du rapport de synthèse de cette première session de la 16e Assemblée générale du Synode des évêques, la direction du Synode sur la Synodalité s’est félicitée du résultat des débats. Elle a souligné l’évolution de chacun des membres, de l’ouverture d’espaces de discussion et de réflexion, permettant de poursuivre sereinement le processus synodal.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Il y eut d’abord les dernières paroles des membres du Synode, dans la salle Paul VI: premièrement, celles du cardinal Aguiar Retes, archevêque de Mexico et un des présidents délégués, et celles du Pape François. Le Saint-Père a tenu à remercier tous les participants, les membres du secrétariat, tous ceux qui sont «invisibles» et qui ont permis la bonne tenue des débats pendant plus de trois semaines. Le Pape a surtout tenu à rappeler, comme il l’avait fait à l’ouverture de cette première session, que «le protagoniste de ce synode est l’Esprit Saint», suggérant de ramener avec soi un texte de saint Basile pour le méditer.

Vient ensuite la dernière conférence de presse pour présenter au peuple de Dieu le rapport de synthèse de cette première session de la 16e Assemblée générale qui contient les réflexions et les propositions sur de nombreux sujets. Tout comme le Pape, le cardinal Grech, secrétaire général du Synode, a voulu afficher sa «gratitude», pour ces trois semaines passées et envers la presse. Il a souligné que ce «synode restera dans la mémoire comme un synode où on a gagné des espaces», pas simplement d’un point de vue organisationnel, mais des espaces à l’intérieur des cœurs de chacun.

Pour le cardinal Grech, ce synode fut en effet «une expérience d’écoute» lors de laquelle «la glace a été rompue» grâce à «la générosité des membres». Et «cette expérience ne se finit pas aujourd’hui», «elle continuera». «Il y avait une joie incroyable à la fin» a-t-il confié.

Évolution des membres du Synode

Même satisfaction de la part du cardinal Hollerich, le rapporteur général du Synode qui a insisté sur le fait que chaque membre a changé. «Au début, certains évêques n’étaient pas contents. Mais ils ont changé parce qu’ils ont été profondément touchés par ce qui a été dit». La disposition particulière des tables, les conversations dans l’esprit, tout a favorisé les échanges pour l’archevêque de Luxembourg.

Le cardinal Hollerich a aussi tenu à souligner que ce synode est un processus en cours: «nous sommes en mouvement». Et c’est donc «le cœur plein d’espoir, plein d’idées»que les pères et mères synodaux se quittent, a estimé le rapporteur qui est impatient de voir ce que ces débats donneront l’année prochaine, lors de la seconde session.

Pour la direction du Synode, cette première session est donc un grand succès. Les votes plus serrés, les questions délicates qui ne sont pas tranchées, comme le rôle des femmes, le genre? «Ce sont des questions encore ouvertes» répond le cardinal Grech, indiquant que tous les articles ont été adoptés.

Le texte est «un document sur lequel bâtir» précise le cardinal Hollerich. Le père Giacomo Costa, jésuite, secrétaire spécial, président de la Fondation culturelle San Fedele de Milan, abonde, expliquant que «cette première session a été conçue pour ouvrir». Vient maintenant le temps de la «circularité» pour le cardinal Grech, celui où les Églises locales vont s’emparer du rapport, le discuter et contribuer à l’enrichir avant de se retrouver l’année prochaine.

La conférence de presse de conclusion du Synode sur la Synodalité

Source : VATICANNEWS, le 27 octobre 2023

Cardinal Parolin: face à l’escalade au Moyen-Orient, il faut penser aux enfants

Dessin de Benzi Brofman sur un mur de Haifa, pour demander le retour des otages.

Cardinal Parolin: face à l’escalade au Moyen-Orient, il faut penser aux enfants

En marge d’une rencontre dans les salons de la mairie de Rome, le cardinal secrétaire d’État réitère la position du Saint-Siège: «Deux peuples, deux États, seule solution pour un avenir pacifique»; et que des efforts sont en cours en vue d’une éventuelle rencontre entre le Pape et les familles des otages israéliens. Il assure aussi la poursuite de l’action humanitaire du Saint-Siège en faveur de l’Ukraine.

Vatican News

Deux peuples, deux États. Telle a toujours été et continue d’être la position du Saint-Siège à l’égard d’Israël et de la Palestine, ainsi que «la seule solution viable qui puisse assurer un avenir de paix et de proximité sereine, à travers un dialogue direct entre les deux parties». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, qui a demandé au monde de se tourner avant tout vers les enfants victimes de ce nouveau conflit: «Nous pensons aux enfants qui ont été hapés par le Hamas, mais aussi aux nombreux enfants qui meurent sous les bombes à Gaza. L’appel est surtout pour eux, pour prendre en compte leur innocence, leur avenir».

Le cardinal s’est exprimé vendredi 27 octobre en marge d’une rencontre dédiée au cardinal Achille Silvestrini au Capitole, la mairie de Rome. Interrogé par les journalistes, le secrétaire d’État a réitéré la pleine volonté du Saint-Siège de contribuer à une solution pacifique pour le Moyen-Orient, marqué par les tensions et la violence: «Nous ferons tout ce qui peut être fait, le Pape est très disponible à cet égard», a-t-il affirmé. Devant les micros et les caméras, il relance ensuite l’appel réitéré à plusieurs reprises par le Saint-Père en ces temps de guerre: «L’appel pour que les raisons de la paix l’emportent sur la violence et la guerre», mais «aussi l’appel pour la libération des otages et ensuite pour la crise humanitaire à Gaza». «Ce sont les deux axes sur lesquels se concentre l’action du Saint-Siège», a souligné Pietro Parolin, expliquant qu’à l’heure actuelle, il n’y a «pas beaucoup d’espace» pour une médiation du Saint-Siège. «Il y a cependant la possibilité sur le terrain – avec la présence de l’Église locale, à travers le Patriarcat latin de Jérusalem – qu’il y ait un certain dialogue et un échange de messages. C’est plutôt de ce côté que l’on tente quelque chose».

Le Saint-Siège contraire à l’intervention terrestre

Quant à l’éventuelle invasion terrestre dans la bande de Gaza, le cardinal exprime l’espoir qu’il n’y aura pas d’aggravation de la situation et qu’elle pourra être résolue autrement. «Je crois, ajoute-t-il, que cela est très lié à la question de la libération des otages. Si le problème des otages pouvait être résolu, il serait probablement moins urgent d’entreprendre une action terrestre». Au sujet des otages, le cardinal Parolin – en réponse à la question sur une rencontre du Pape avec les familles des personnes enlevées par le Hamas – explique: «Nous y pensons, nous avons vu qu’ils sont ici et qu’ils ont été reçus au niveau des institutions en Italie, une décision définitive n’a pas encore été prise pour nous, mais je crois que d’ici la fin de la journée, ce sera fait». 

Le cardinal n’a pas fait de déclaration sur l’appel téléphonique d’hier du président turc Erdogān au Pape («Je ne suis pas au courant du contenu»); tandis que sur la conversation téléphonique du 22 octobre entre François et le président américain Joe Biden, il dit: «Nous pensons que les États-Unis peuvent également jouer un rôle important dans cette affaire. Le Pape a répété quelle était la position du Saint-Siège à l’égard de Joe Biden, et il a été écouté parce que le président Biden lui-même – d’après ce que j’ai entendu – est préoccupé par une éventuelle escalade et espère que les choses ne s’aggraveront pas». D’autres contacts avec d’autres dirigeants internationaux ne sont pas exclus: «Nous évaluerons au jour le jour en fonction de l’évolution de la situation».

Ne pas oublier l’Ukraine

Enfin, le cardinal Parolin n’oublie pas l’Ukraine et «la tragédie» de la population qui est en guerre depuis environ deux ans. «Aujourd’hui, l’Ukraine est un peu passée au second plan, mais nous continuons certainement à travailler sur ce sujet également», assure-t-il. «Nous continuons à travailler en particulier sur l’aspect humanitaire. Une réunion des conseillers politiques sur la plate-forme de paix du président Zelensky se tiendra à Malte les 28 et 29 octobre Le nonce y participera. J’ai fait une vidéo hier pour dire que nous continuons à prêter attention à la tragédie de l’Ukraine et à la nécessité d’impliquer tout le monde pour trouver une solution».

Source : VATICANNEWS, le 27 octobre 2023