Nul n’a pénétré le mystère du Christ si ce n’est la Vierge

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Nul n’a pénétré le mystère du Christ si ce n’est la Vierge

Il me semble que l’on peut dire que nul n’a pénétré le mystère du Christ en sa profondeur, si ce n’est la Vierge. Saint Paul parle souvent de « l’intelligence » qui lui en a été donnée, et pourtant, comme tous les saints restent dans l’ombre, quand on regarde aux clartés de la Vierge ! Elle, c’est l’inénarrable !

Le secret qu’elle gardait et repassait dans son cœur, nulle langue n’a pu le révéler, nulle plume n’a pu le traduire. Cette Mère de grâce va former mon âme, afin que sa petite enfant soit une image vivante, saisissante de son premier-né, le Fils de l’Éternel, celui-là qui fut la parfaite louange de la gloire de son Père.

Sœur Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

« Marie, modèle des âmes intérieures »

La Vie spirituelle, 1928.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

09.11.2023 – SAINT DU JOUR

Bx Louis Beltrame Quattrocchi

LAÏC EXEMPLAIRE († 1951)

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi
Père de famille exemplaire

L uigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

La famille s’installa à Rome en 1892, et Luigi s’inscrivit à la faculté de jurisprudence, la Sapienza où, en 1902 il soutint une thèse sur le thème l’erreur de fait dans le droit pénal.
Il réussit ensuite un concours national lui ouvrant le chemin de la profession d’avocat et épouse Maria Corsini le 25 novembre 1905.
Outre son travail et sa vie de famille, Luigi s’implique dans un apostolat actif et prend part à la vie associative catholique. 

En 1916 il travaille avec l’association scoute naissante l’ASCI, devenant en 1917 président du secteur Roma V et en 1918 membre du Commissariato Centrale. 
En 1919 il fonde le groupe scout « Reparto Scout Roma XX », qu’il dirige jusqu’en 1923. 
En 1921, il devient Conseiller général de l’ASCI jusqu’en 1927.

Au moment du Fascisme en Italie, comme il avait refusé de prendre sa carte du parti, son avancement professionnel fut stoppé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cacha des Juifs, et d’autres personnes poursuivies par le régime en place. À la fin de la guerre, en 1946, il fut nommé vice-avocat général de l’État Italien.
Luigi mourut le 9 novembre 1951, d’un infarctus, sa veuve lui survivra 14 ans.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 
Mariée le 25 novembre 1905 à Luigi Beltrame Quattrocchi, elle se consacra à l’éducation de ses enfants, aux soins de ses parents âgés, tout en ayant une vie spirituelle intense. 
Elle meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux. Elle écrivit son dernier livre à l’âge de 71 ans.

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 
Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Ildefonso Schuster, proclamé bienheureux en 1996.
Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.
Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.

Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

La mémoire individuelle, selon le M.R., correspond au dies natalisde chacun : aujourd’hui pour Luigi Beltrame Quattrocchi et le 26 août pour Maria Corsini.
Fête commune : 25 novembre (Anniversaire de leur mariage).

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi priez pour nous !

09.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Retraite à Nazareth (Écrits spirituels de Charles de Foucauld, ermite au Sahara, apôtre des touaregs; Éd. J. de Gigord, 1964; p. 71; rev.)

Jésus est l’âme de l’Église, son épouse

Mon Seigneur Jésus, Vous êtes « avec nous jusqu’à la consommation des siècles » (Mt 28,20), non seulement dans la Sainte Eucharistie, mais aussi par Votre grâce… Votre grâce est dans l’Église, elle est et vit dans toute âme fidèle… L’Église est Votre Épouse, l’âme fidèle est aussi Votre Épouse… Quelle est l’action de votre grâce sur elles ? de les conformer à Vous… Votre grâce agit sans cesse dans l’Église pour la rendre plus parfaite : plus parfaite par le nombre grandissant de ses saints, les nouveaux s’ajoutant sans cesse aux anciens, et cette couronne de saints se complétant chaque jour par de nouveaux diamants (…) ; plus parfaite par les nouvelles croix dont Vous la chargez chaque jour et les victoires qu’elle remporte chaque jour contre le prince du monde ; plus parfaite par les persécutions qu’elle supporte de siècle en siècle et qui la rendent par les souffrances qu’elle endure, de plus en plus semblable à son Époux ; plus parfaite par le poids des mérites de ses membres s’ajoutant chaque jour aux mérites de la veille ; c’est une somme de sainteté grandissant sans cesse, une somme de glorification de Dieu nouvelle s’ajoutant à la glorification ancienne qui est toujours vivante devant le Seigneur (…) ; plus parfaite parce que la grâce d’aujourd’hui s’ajoutant à la grâce d’hier, ne peut manquer de pousser cette Épouse, d’élévation en élévation, plus près de son Époux. Jésus est l’âme de l’Église, Il lui donne tout ce que l’âme donne au corps : la vie, la vie immortelle en la rendant inébranlable (…). Il agit par elle et continue, par son moyen, l’œuvre qu’Il a commencée dans Son corps pendant qu’Il vivait parmi les hommes : la glorification de Dieu par la sanctification des hommes… C’est cette œuvre qui est la fin de l’Église comme elle fut la fin du Christ : Jésus l’accomplit en elle, sans cesse, à travers les siècles.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 47,1-2.8-9.12.

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume 46(45),2-3.5-6.8-9a.10a.

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

Un forum catholique pour la paix en Asie

Des Participants Au Forum Catholique Pour La Paix Dans La Cathédrale D’Hiroshima, Au Japon © Missions Etrangères De Paris

Un forum catholique pour la paix en Asie

Le forum s’est tenu du 25 au 29 octobre derniers à Séoul et Hiroshima

Des délégués des conférences épiscopales sud-coréennes, japonaises et américaines ont participé à ce Forum catholique 2023 pour la paix. Ils ont pu échanger sur le rôle de l’Église catholique en faveur de la réconciliation dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est.

Ce forum a eu lieu eu deux étapes. Tout d’abord en Corée du Sud du 25 au 27 octobre, puis au Japon du 28 au 29 octobre. Étaient présents trois archevêques, huit évêques et plusieurs dizaines de prêtres et laïcs des trois pays participants.

Au Japon, les rencontres ont eu lieu dans la cathédrale de l’Assomption de Marie d’Hiroshima, également appelée cathédrale commémorative de la paix mondiale. Le 29 octobre, Mgr Joseph Mitsuaki Takami, archevêque émérite de Nagasaki, a présidé la messe de clôture du forum dans la cathédrale d’Hiroshima.

Durant le forum, Mgr Simon Kim Joo-young, président de la Commission pour la réconciliation nationale de la Conférence des évêques catholiques de Corée (CBCK), a salué l’engagement des jeunes pour la paix à l’occasion d’un événement baptisé « Youth Peace Talk » organisé le 28 octobre dernier : « Quand j’étais jeune, je ne pensais pas à la paix et à la réconciliation. Je suis reconnaissant envers les jeunes qui y songent aujourd’hui » selon les Missions Étrangères de Paris(MEP).

Mgr Pierre Lee Ki-heon, évêque d’Uijeongbu en Corée du Sud, a reconnu que la paix dans la péninsule était actuellement inatteignable à cause des différents « intérêts particuliers » des puissances voisines impliquées. « Nous avons fait l’expérience, au cours de l’histoire, que les obstacles qui entravent la paix dans la péninsule coréenne ne sont pas seulement les conflits d’intérêts entre les deux Corées ou le manque de dialogue », a-t-il insisté, en ajoutant que« l’existence de puissances voisines qui essaient d’utiliser le problème de la péninsule coréenne pour servir leurs propres intérêts »a été une entrave majeure au processus de paix.« En ces temps où la paix est menacée, pensons à la paix à travers les yeux de la foi et espérons sincèrement le retour de la paix » rapportent les MEP.

Source : ZENIT.ORG, le 8 novembre 2023

«Life, mon histoire dans l’Histoire» un nouveau livre sur la vie de François

Le jeune Jorge Mario Bergoglio, image d’archives.

«Life, mon histoire dans l’Histoire» un nouveau livre sur la vie de François

Un nouveau livre sur la vie du Pape François, écrit par Fabio Marchese Ragona, sera publié par HarperCollins dans les pays d’Europe et d’Amérique au printemps 2024, présentant des événements personnels de sa vie et les grands événements qui ont marqué le 20e siècle jusqu’à aujourd’hui.

Vatican News

Life, mon histoire dans l’Histoire(traduction non officielle en français) est le titre du nouveau livre du Pape François dans lequel il raconte pour la première fois l’histoire de sa vie à travers les événements qui ont marqué le monde, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939, alors qu’il avait presque trois ans, jusqu’à aujourd’hui.

Développé avec HarperCollins Italie, le livre représente un projet global pour l’éditeur qui sortira au printemps 2024 en Italie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, au Brésil, en France, en Allemagne, au Mexique, en Pologne, au Portugal, en Espagne et en Amérique du Sud.

Life, My Story Through History (titre original en anglais), selon un communiqué de presse de HarperCollins Italie du 7 novembre, «est un voyage extraordinaire à travers les décennies pour retracer les moments les plus significatifs de notre époque, à travers les souvenirs personnels du Pape. Il s’agit notamment de la chute du mur de Berlin, du coup d’État de Videla en Argentine, de l’alunissage de 1969 et même de la Coupe du monde de 1986 où Maradona a marqué le but qui est entré dans l’histoire sous le nom de « mano de Dios ».»

Source : VATICANNEWS, le 8 novembre 2023

Le père Romanelli: «Tous les chrétiens de Gaza prient pour la paix»

Un bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 8 novembre. (AFP)

Le père Romanelli: «Tous les chrétiens de Gaza prient pour la paix»

Un mois après le début de la guerre, le curé de Gaza, toujours bloqué en Cisjordanie, revient sur l’état d’esprit des chrétiens dans l’enclave palestinienne. Tous prient quotidiennement pour que la paix revienne et ressentent avec gratitude la proximité du Pape, qui les contacte quotidiennement. Près de 700 personnes ont trouvé refuge dans la paroisse de la Sainte Famille pour échapper aux bombardements. 

Roberto Cetera et Michele Raviart – Jérusalem et Cité du Vatican

Les paroissiens de l’église de la Sainte Famille à Gaza et les quelque 700 personnes qui y ont trouvé refuge pour s’abriter des bombardements «vont bien, aussi bien qu’ils peuvent l’être dans un lieu en guerre». «Ils savent qu’il n’y a aucun endroit sûr dans toute la bande de Gaza, ni au nord ni au sud, mais ils sentent la présence de Jésus et la proximité de Jésus et de toute l’Eglise» témoigne mardi 7 novembre le père Gabriel Romanelli, curé de Gaza, toujours dans l’impossibilité de se rendre sur place. Dans la paroisse, précise-t-il, «ils se sentent plus en sécurité». 

Les remerciements des fidèles au Pape François

Le père Romanelli essaie de parler aux fidèles plusieurs fois par jour, mais la communication est souvent impossible ou difficile. «Ils remercient toujours le Saint-Père qui les appelle tous les jours pour leur dire bonjour et leur demander comment ils vont, pour leur donner sa bénédiction», explique-t-il, «et ils nous demandent de continuer à prier pour la paix». Les chrétiens gazaouis célèbrent une messe le matin, une l’après-midi, et prient constamment le rosaire. Tous, y compris les centaines de réfugiés, «demandent de dire au monde entier que la paix soit faite, et aux diplomates, politiciens, journalistes, gens de bonne volonté, hommes et femmes du monde entier, qu’ils ne se contentent pas de prier, mais qu’ils travaillent pour la paix».

Les chiffres effrayants d’un mois de violence

Un mois après les attaques meutrières du Hamas et le début des bombardements israéliens, «les chiffres sont effrayants», souligne de son côté le père Ibrahim Faltas, vicaire de la Custodie de Terre Sainte à Jérusalem. Plus de 1400 civils israéliens ont été tués et cinq mille autres blessés par les islamistes du Hamas, qui retiennent toujours 242 personnes en otage. Les bombardements israéliens sur Gaza ont fait plus de dix mille victimes, dont 70 % d’enfants, de femmes et de personnes âgées. Il y a par ailleurs plus de 30 mille blessés, souligne le Père Faltas, «sans possibilité d’être soignés et sauvés car 18 hôpitaux ont été touchés». La situation en Cisjordanie est également grave, avec 163 morts, 5 000 blessés et autant d’arrestations. 

Père Faltas: si cela continue, il n’y aura plus de chrétiens en Terre Sainte

«La situation est terrible», poursuit le père Faltas, «il n’y a personne dans les rues de Jérusalem. Les gens ont encore plus peur de sortir qu’au moment de la pandémie. Bethléem est fermée, elle est devenue une prison à ciel ouvert. Personne ne peut entrer ni sortir». «Un mois avant Noël, Bethléem devait être pleine de pèlerins, mais malheureusement il n’y a personne et les habitants ont peur. Ils ne pensent pas à Noël, ils ne pensent qu’à s’enfuir d’ici. Il n’y aura plus de chrétiens si la situation continue ainsi», explique encore le vicaire de la Custodie, qui conclut par un appel : «Je demande à tous les puissants du monde: cessez le feu, pour l’amour de Dieu. Cessez le feu».

Source : VATICANNEWS, le 8 novembre 2023