15.08.2025 – MESSE DE L’ASSOMPTION PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV A CASTEL GANDOLFO

En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin»

Depuis Castel Gandolfo le Pape a célébré ce vendredi la messe de la solennité de l’Assomption. Dans son homélie, Léon XIV a montré combien la Mère de Dieu nous est donnée comme un signe de la Résurrection. Son chant du Magnificat renforce notre espérance, a-t-il-expliqué. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Dans la petite église Saint Thomas de Villeneuve de Castel Gandolfo, où il avait déjà présidé l’eucharistie le 13 juillet dernier, le Pape Léon XIV a célébré ce vendredi la messe en la solennité de l’Assomption. Une vingtaine de prêtres ont concélébré la cérémonie. Des écrans avaient été placés sur la place devant la paroisse, où 2000 fidèles ont pu suivre la cérémonie. «En Marie de Nazareth, il y a notre histoire, l’histoire de l’Église plongée dans notre humanité commune. En s’incarnant en elle, le Dieu de la vie et de la liberté a vaincu la mort», a expliqué le Pape en commençant son homélie, expliquant qu’en ce jour de fête pour l’Église, «nous contemplons comment Dieu vainc la mort: jamais sans nous».

Marie était présente au pied de la Croix où son fils «a prononcé le “oui” qui devait vider de son pouvoir la mort», a poursuivi Léon XIV, et «nous pouvons aujourd’hui deviner que Marie, c’est nous quand nous ne fuyons pas, c’est nous quand nous répondons par notre “oui” à son “oui”». Ce « oui » vit encore et continue de lutter contre la mort. «Ainsi, a précisé le Pape, ce jour de joie est un jour qui nous engage à choisir comment et pour qui vivre».

La puissance du Magnificat

L’évangile de Luc, (Lc 1, 39-56) qui rappelle la Visitation de Marie à Élisabeth, rapporte le souvenir d’un moment crucial dans la vocation de la Vierge. Son chant du Magnificat est un chant qui continue d’être chanté dans l’Église, «de génération en génération». «La fécondité surprenante d’Élisabeth, qui était stérile, confirme Marie dans sa confiance: elle anticipe la fécondité de son “oui”, qui se prolonge dans la fécondité de l’Église et de toute l’humanité, lorsque la Parole renouvelante de Dieu est accueillie», a expliqué le Pape.  

Le Pape durant son homélie du 15 août
Le Pape durant son homélie du 15 août   (@Vatican Media)

Ainsi, a-t-il poursuivi, «la Résurrection entre encore aujourd’hui dans notre monde. Les paroles et les choix de mort semblent prévaloir, mais la vie de Dieu interrompt le désespoir par des expériences concrètes de fraternité, par de nouveaux gestes de solidarité». Le chant du Magnificat «renforce dans l’espérance les humbles, les affamés, les serviteurs zélés de Dieu. Ce sont les femmes et les hommes des Béatitudes qui, même dans la tribulation, voient déjà l’invisible: les puissants renversés de leurs trônes, les riches les mains vides, les promesses de Dieu réalisées».

Choisir la vie

Face aux sécurités humaines, au bien-être matériel et à une «insouciance qui endort les consciences», la foi peut vieillir, a encore souligné Léon XIV. «Au lieu de voir le monde ancien toucher à sa fin, on en cherche encore le secours: le secours des riches, des puissants, qui s’accompagne généralement du mépris des pauvres et des humbles». L’Église pourtant «vit dans ses membres fragiles, elle rajeunit grâce à leur Magnificat», a-t-il expliqué. 

“Aujourd’hui encore, dans les communautés chrétiennes pauvres et persécutées, les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église, ils sont sa fécondité permanente, les prémices du Royaume qui vient.”

Beaucoup de ces témoins sont des femmes, a pointé le Souverain pontife, «des femmes pascales, apôtres de la Résurrection. Laissons-nous convertir par leur témoignage!». En Marie montée au Ciel, «nous avons raison de voir notre destin». Léon XIV a ainsi exhorté à ne pas «avoir peur de choisir la vie». Car dans sa confiance, Marie «est cet entrelacement de grâce et de liberté qui pousse chacun de nous à la confiance, au courage, à l’engagement dans la vie d’un peuple». Choisir la vie est donc montrer que nous sommes disciples du Christ, a conclu le Successeur de Pierre. «Notre victoire sur la mort commence dès maintenant».

Source : VATICANNEWS, le 15 août 2025

Encordés à Notre Dame depuis son Assomption

Encordés à Notre Dame depuis son Assomption

La Tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l’univers pour prêcher l’Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis à Ephèse autour de celle qui avait présidé à la naissance (Lumen Gentiumn°69) et aux premiers développements de l’Église.

Juste après la très sainte Communion que la Vierge reçoit des mains de saint Pierre apôtre, les saints anges venaient de transporter dans les Cieux, corps et âme, la Mère de Notre Sauveur.

Dès lors, le triomphe et la gloire de Marie sont éternels. La solennité de l’Assomption, outre sa Dormition toute sainte c’est-à-dire, dans le sens catholique du terme, de « l’instant » de son « passage » de la terre directement au Ciel sans passer par la corruption de la chair ni par la séparation de Son précieux corps et de son âme toute pure puisqu’elle est l’Immaculée Conception, célèbre en réalité sa royauté toute-puissante.

En montant directement au Ciel par sa sainte Assomption, la Très Sainte Vierge Marie est devenue l’Avocate et la Patronne de tous les mourants, diminuant et adoucissant ainsi la peine et les souffrances que nous éprouverons tous à notre mort. Encordés à Notre Dame du Bien-Mourir,invoquons à notre dernière heure avec encore plus de confiance sa maternelle bonté ! »

Communauté de Notre Dame des Neiges, commentaire pour la fête de l’Assomption, en l’année de la Foi (extraits).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.08.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Tarcisius
Acolyte et martyr de l’Eucharistie 

Tarcisius, nous le connaissons grâce à saint Damase, élu pape en 366, qui  organisa le culte des martyrs, composa et fit graver dans la catacombe de Saint-Calixte des épigrammes en leur honneur.

Sur sa tombe est écrit : « Tarcisius portait les sacrements du Christ. C’est alors qu’une troupe d’excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres. »

C’était vers l’an 254, le cruel Valérien régnait sur l’empire de Rome. Dans la ville où les saints apôtres Pierre et Paul avaient donné leur vie pour Jésus-Christ, les chrétiens se multipliaient. Les païens qui les rencontraient dans les rues disaient d’eux : « Ceux-là, voyez comme ils s’aiment ». Mais ils n’avaient pas le droit de se réunir pour prier ensemble. Pour célébrer la messe, ils se cachaient dans les catacombes.

Or, à cette époque, Etienne était pape et parmi les enfants qu’il instruisait pour devenir prêtres, se trouvait un garçon d’une quinzaine d’années : Tarcisius.

Le saint pontife leur dit un jour : « Vous ne devez pas seulement sauver votre âme, mais aussi celle des autres ; si vous avez un ami ou un parent païen, vous devez le convertir. Soyez des apôtres ! ». Et Tarcisius lorsqu’il servait la messe priait et communiait pour ceux qui ne connaissaient pas Jésus-Christ.

Quelques mois après, le 15 août, le prêtre Dyonisus disait la messe dans les catacombes. Au moment de la communion, il se tourna vers l’assistance : « Mes frères, lequel d’entre vous se sent assez courageux pour porter l’hostie sainte aux prisonniers qui seront livrés aux bêtes demain ? “Moi, père, fais-moi cet honneur”, répondit le premier, Tarcisius, devenu acolyte, et qui servait la messe. Enfant, tu passeras peut-être inaperçu, que Dieu te protège ! » et Dyonisus déposa l’hostie dans les mains de l’acolyte. Tarcisius enveloppa ce précieux dépôt dans sa tunique, serra ses bras sur sa poitrine et sortit des catacombes.

Sur la via Appia, tout en priant Dieu qu’il portait sur son cœur, il marcha ainsi jusqu’à la place publique. Il y avait là une bande de garçons païens qui jouaient sous la direction de Quintilus le plus âgé d’entre eux. « Tarcisius, qu’est-ce que tu portes comme ça ?, dit Quintilus en le saisissant par le bras. “Ça ne te regarde pas”. On sait que tu es chrétien, si tu ne dis pas ce que tu portes, on te dénoncera à la police ».

A ce moment-là, les soldats qui passaient entendirent les paroles des enfants et s’approchèrent : « Est-ce vrai que tu es chrétien ?“Oui, je le suis” ».

Ils voulurent l’obliger à desserrer les mains, mais une force extraordinaire les avaient comme soudées l’une à l’autre. Pour lui faire lâcher prise, ils frappèrent l’héroïque enfant à coup de pierre et de bâton. Il fut atteint gravement à la tête et il tomba sur les dalles de la route, les mains toujours pressées sur sa poitrine. Alors ils s’acharnèrent sur lui avec une 
telle violence qu’il s’évanouit en murmurant : « Seigneur Jésus, ne permettez pas que votre corps soit profané ».

Ils essayèrent encore de le fouiller, mais ils ne réussirent pas à dégager ses bras. A ce moment-là, passa un envoyé de Dyonisus, inquiet de ne pas le voir revenir. En voyant cet homme, les soldats et les enfants eurent peur et se dispersèrent, mais il était trop tard !
L’envoyé du prêtre s’agenouilla près de l’enfant et le souleva dans ses bras. Le petit martyr ouvrit les yeux une dernière fois et murmura : « Ne vous occupez pas de moi, mais prenez soin des hosties que je porte ».

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Tarcisius

Source principale : forumdeprieres.forumsactifs.com (« Rév. x gpm »).

Saint Tarcisius priez pour nous !