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13.08.2025 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: «Le mal est réel mais n’a pas le dernier mot»
«La foi ne nous épargne pas la possibilité du péché, mais nous offre toujours une issue: celle de la miséricorde», a déclaré le Pape lors de sa catéchèse prononcée au cours de l’audience générale de ce mercredi 13 août. Le salut, a souligné le Saint-Père, commence par la conscience que «nous pourrions être de ceux qui trahissent la confiance en Dieu», mais aussi «de ceux qui la recueillent, la protègent et la renouvellent».
Augustine Asta – Cité du Vatican
Devant les fidèles rassemblés en salle Paul VI, en raison des températures élevées, le Pape Léon XIV a poursuivi ce mercredi 12 août, son cycle de réflexion «sur les traces de Jésus dans les derniers jours de sa vie», s’arrêtant cette fois-ci sur une «scène intime, dramatique et pourtant profondément vraie», celle de «la cène pascale», où Jésus révèle que l’un des Douze est sur le point de le trahir: «Amen, je vous le dis: l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer» (Mc 14, 18).
«L’amour, lorsqu’il est vrai, ne peut ignorer la vérité»
Le Souverain pontife a ensuite expliqué que, ces «paroles fortes»,Jésus ne les prononce pas «pour condamner», mais pour «montrer que l’amour, lorsqu’il est vrai, ne peut ignorer la vérité». Indiquant ensuite que dans «la pièce à l’étage, où tout avait été soigneusement préparé quelques instants auparavant, s’emplit soudain d’une douleur silencieuse, faite de questions, de soupçons et de vulnérabilité». Une douleur a-t-il souligné «que nous connaissons bien aussi», lorsque «l’ombre de la trahison s’insinue dans les relations les plus chères».
Pourtant, a fait remarquer le Saint-Père, «la manière dont Jésus parle de ce qui est sur le point d’arriver est surprenante». Car a-t-il détaillé «il n’élève pas la voix, ne pointe pas du doigt, ne prononce pas le nom de Judas». Il parle plutôt, a noté le Pape, «de telle manière que chacun peut s’interroger»: «Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient: “ Serait-ce moi? ”» (Mc 14,19).
La prise de conscience et le chemin du salut
Pour le Successeur de Pierre, cette question: – «Serait-ce moi ?» – est «peut-être l’une des plus sincères que nous puissions nous poser». En effet, a-t-il noté, il ne s’agit pas d’une interrogation de «l’innocent», mais celle du disciple qui se découvre fragile.Et cela n’est donc «pas le cri du coupable, mais le murmure de celui qui, tout en voulant aimer, sait qu’il peut blesser», a déclaré Léon XIV, qui a par ailleurs fait savoir que, c’est «dans cette prise de conscience que commence le chemin du salut». Insistant en revanche sur le fait que «Jésus ne dénonce pas pour humilier. Il dit la vérité parce qu’il veut sauver».
“Pour être sauvé, il faut comprendre: comprendre qu’on est impliqué, comprendre qu’on est aimé malgré tout, comprendre que le mal est réel mais n’a pas le dernier mot. Seul celui qui a connu la vérité d’un amour profond peut aussi accepter la blessure de la trahison”
L’Évangile, a mis en garde le Pape «ne nous apprend pas à nier le mal, mais à le reconnaître comme une opportunité douloureuse pour renaître». Léon XIV a également affirmé que lorsque Jésus dit:«Malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là !» (Mc 14,21), ces «paroles sont dures, certes,» mais traduisent en réalité un «cri de douleur» une «exclamation de compassion sincère et profonde» et non une «malédiction», a clarifié l’évêque de Rome. Puisque, a-t-il ajouté «nous sommes habitués à juger». Pourtant «Dieu, lui, accepte la souffrance». Et lorsqu’il «voit le mal, il ne se venge pas, mais s’afflige».
Léon XIV a également soutenu que «si nous renions l’amour qui nous a créés, si, en le trahissant, nous devenons infidèles à nous-mêmes, alors nous perdons véritablement le sens de notre venue au monde et nous nous excluons du salut». Il faut donc, a-t-il recommandé, reconnaitre «nos limites»,«nous laisser toucher par la douleur du Christ», ainsi il sera possible enfin de «naître de nouveau».
“La foi ne nous épargne pas la possibilité du péché, mais nous offre toujours une issue: celle de la miséricorde”
«La force silencieuse de Dieu»
Poursuivant, le Successeur de Pierre a rappelé que face à «notre fragilité Jésus ne se scandalise pas», soutenant dans la foulée le fait que même si le Christ «sait bien qu’aucune amitié n’est à l’abri du risque de trahison, il continue à se fier» et à «s’asseoir à table avec les siens». Et surtout, a-t-il dit «il ne renonce pas à rompre le pain, même avec celui qui le trahira». Ce qui traduit selon le Pape «la force silencieuse de Dieu: il n’abandonne jamais la table de l’amour, pas même lorsqu’il sait qu’il sera laissé seul». Puisd’ajouter: «Nous aussi nous pouvons nous demander aujourd’hui, sincèrement: « Serait-ce moi? »», non pas pour nous sentir accusés, mais pour ouvrir un espace à la vérité dans nos cœurs», a-t-il exhorté. Le salut, a affirmé le Souverain pontife, commence par la conscience que «nous pourrions être de ceux qui trahissent la confiance en Dieu, mais aussi de ceux qui la recueillent, la protègent et la renouvellent».
L’espérance c’est savoir que, «même si nous échouons, Dieu ne nous laisse jamais. Même si nous pouvons trahir, il ne cesse jamais de nous aimer». Et si «nous nous laissons toucher par cet amour – humbles, blessés, mais toujours fidèles – alors nous pouvons véritablement renaître». Et surtout «commencer à vivre non plus comme des traîtres, mais comme des enfants aimés pour toujours», a conclu Léon XIV.
Source : VATICANNEWS, le 13 août 2025
13.08.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
5 leçons de Notre Dame de Fatima toujours d’actualité (I)

5 leçons de Notre Dame de Fatima toujours d’actualité (I)
Nous vivons une époque marquée par la guerre, le terrorisme et les bouleversements politiques. Une crise sociale, morale et spirituelle sans précédent plane sur notre monde. Les sociétés sont aux prises avec le relativisme moral et le caractère sacré de la vie et de la famille est menacé. Il n’y a pas de solution purement humaine aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Il y a plus de 100 ans, Notre Dame de Fatima est apparue à un monde également secoué par la guerre et l’agitation, avec un message d’espoir et la solution du Ciel. Ses paroles, aussi urgentes aujourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque, offrent une lumière pour notre temps. Voici cinq leçons vitales de Fatima qui parlent de manière prophétique à notre monde d’aujourd’hui :
1. « La paix ou la guerre dépendent de la pratique de cette dévotion »
Notre Dame a fait deux demandes spécifiques à Fatima : que le Saint-Père consacre la Russie à son Cœur Immaculé – une demande satisfaite par le pape saint Jean-Paul II le 25 mars 1984 – et que chaque personne se consacre individuellement à son Cœur Immaculé par le biais de la dévotion des cinq premiers samedis.
2. « La dernière bataille entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille »
Sœur Lucie de Fatima a prévenu que la dernière bataille concernerait le mariage et la famille. Aujourd’hui, nous voyons cette prophétie se réaliser en temps réel. Nous assistons à de graves attaques contre la famille par la promotion et la normalisation du divorce, de l’avortement, des unions entre personnes du même sexe et de l’idéologie du genre. Les enfants grandissent sans la présence d’un père et d’une mère. L’idéologie du genre enseigne qu’il n’y a pas d’homme et de femme, que le genre est « fluide » et qu’il y a autant d’identités que de lettres dans l’alphabet.
Le caractère sacré de la vie est attaqué par l’avortement, faussement qualifié de « soins de santé », d’« émancipation des femmes » ou d’« autonomie du corps ». Les mères sont amenées à croire que le meurtre d’un enfant dans le ventre de sa mère est un « droit ».
À Fatima, la Vierge a mis en garde contre ces attaques. Elle a dit : « Il y a plus d’âmes qui vont en enfer pour les péchés de la chair que pour toute autre raison ».
Valerie Joy Escalona, 19 mai 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
13.08.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Maxime le Confesseur
Père de l’Église d’Orient
(580-662)
Maxime, auquel la Tradition chrétienne attribua le titre de Confesseur en raison du courage intrépide avec lequel il sut témoigner – « confesser » -, également à travers la souffrance, l’intégrité de sa foi en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde, naquit en Palestine, la terre du Seigneur, autour de 580.
Dès l’enfance, il fut destiné à la vie monastique et à l’étude des Écritures, également à travers les œuvres d’Origène, le grand maître qui au troisième siècle était déjà parvenu à « fixer » la tradition exégétique alexandrine.
Vers 613-614, il laissa volontairement son poste de haut dirigeant dans l’administration royale, pour embrasser la vie monastique, en entrant dans le monastère de Chrysopolis, situé sur le détroit du Bosphore, devant Constantinople, puis il passa en Egypte.
En 649, il prit activement part au Concile du Latran, convoqué par le Pape Martin I pour défendre les deux volontés du Christ, contre l’édit de l’empereur, qui – pro bono pacis – interdisait de débattre de cette question. Le Pape Martin paya cher son courage : bien que de santé précaire, il fut arrêté et traduit en justice à Constantinople. Jugé et condamné à mort, il obtint la commutation de sa peine en un exil définitif en Crimée, où il mourut le 16 septembre 655, après deux longues années d’humiliations et de tourments.
Quelques temps plus tard, en 662, ce fut le tour de Maxime, qui, s’opposant lui aussi à l’empereur, continuait à répéter : « Il est impossible d’affirmer dans le Christ une seule volonté! » (cf. PG 91, cc. 268-269). Ainsi, avec deux de ses disciples, tous deux appelés Anastase, Maxime fut soumis à un procès exténuant, alors qu’il avait désormais dépassé l’âge de 80 ans.
Le tribunal de l’empereur le condamna, avec l’accusation d’hérésie, à la mutilation cruelle de la langue et de la main droite – les deux organes avec lesquels, à travers la parole et les écrits, Maxime avait combattu la doctrine erronée de l’unique volonté du Christ. Pour finir, le saint moine fut exilé en Colchide, sur la Mer Noire, où il mourut, épuisé par les souffrances endurées, le 13 août de cette même année 662.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Maxime le Confesseur
Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).
Saint Maxime le Confesseur priez pour nous !

13.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)
moine cistercien
Sermon 11, §§10, 14, 15 ; PL 194, 1729 (Sermons; tome 1, SC 130; trad. † G. Salet, s.j.; Éds du Cerf 1967; p. 243 et 247 rev.)
« Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel »
Tout est commun entre l’Époux et son épouse, c’est-à dire entre le Christ et l’Église : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de la rémission des péchés. C’est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mt 8,4). (…) L’Église ne peut rien remettre sans le Christ ; et le Christ ne veut rien remettre sans l’Église. L’Église ne peut rien remettre sinon au pénitent, c’est-à-dire à celui que le Christ a d’abord touché ; et le Christ ne veut pas donner la rémission à ceux qui méprisent l’Église. Le Christ, qui est tout-puissant, peut tout par lui-même : baptiser, consacrer l’eucharistie, ordonner, remettre les péchés, et le reste ; mais, puisqu’il est un Époux humble et fidèle, il ne veut rien faire sans son épouse. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19,6) ; « Ce mystère est grand, je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » (Ep 5,32). (…) Garde-toi donc de séparer la Tête du corps (Col 1,18), ce qui empêcherait le Christ d’exister tout entier. Car le Christ n’existe nulle part tout entier sans l’Église, tout comme l’Église n’existe nulle part tout entier sans le Christ. En effet, le Christ total, intégral, c’est la Tête et le corps.

LECTURES :
Livre du Deutéronome 34,1-12.
En ces jours-là, Moïse monta des steppes de Moab au mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. Le Seigneur lui fit voir tout le pays : Galaad jusqu’à Dane,
tout Nephtali, le pays d’Éphraïm et de Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la Méditerranée,
le Néguev, la région du Jourdain, la vallée de Jéricho ville des Palmiers, jusqu’à Soar.
Le Seigneur lui dit : « Ce pays que tu vois, j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob de le donner à leur descendance. Je te le fais voir, mais tu n’y entreras pas. »
Moïse, le serviteur du Seigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la parole du Seigneur.
On l’enterra dans la vallée qui est en face de Beth-Péor, au pays de Moab. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve son tombeau.
Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité n’avait pas diminué.
Les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab, pendant trente jours. C’est alors que s’achevèrent les jours du deuil de Moïse.
Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains. Les fils d’Israël lui obéirent, ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse.
Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur rencontrait face à face.
Que de signes et de prodiges le Seigneur l’avait envoyé accomplir en Égypte, devant Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays !
Avec quelle main puissante, quel pouvoir redoutable, Moïse avait agi aux yeux de tout Israël !

Psaume 66(65),1-3a.5.8.16-17.
R/ Béni soit Dieu, car il rend la vie à notre âme. (Ps 65, 20a.9a)
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.
