08.12.2023 – PRIÈRE À LA VIERGE MARIE DU PAPE FRANÇOIS À ROME

Vendredi 8 décembre 2023 à 16h, en la solennité de l’Immaculée Conception, le pape François prie la Vierge Marie sur la place d’Espagne à Rome. Une statue de l’Immaculée Conception surplombe cette place depuis 1854 lorsque le pape Pie IX proclama le dogme de l’Immaculée Conception. Depuis Jean XXIII, les papes se rendent chaque 8 décembre devant cette majestueuse colonne pour prier la Mère de Dieu.

Développement suit.

08.12.2023 – PRIÈRE DU PAPE À LA « SALUS POPULI ROMANI» EN LA BASILIQUE SAINTE MARIE-MAJEURE DE ROME

Prière du Pape à la « Salus Populi Romani » en la basilique Sainte-Marie-Majeure

Devant l’Immaculée, le Pape prie pour les femmes et les mères dans le monde 

Ce vendredi 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception, le Saint-Père s’est rendu place d’Espagne pour rendre hommage à la Vierge Marie. Dans sa prière, le Souverain pontife a évoqué la douleur des mères et des femmes dans le monde, ainsi que celle des peuples «éprouvés par la guerre» en Ukraine et en Terre sainte. 

Vatican news

Après deux semaines d’activités réduites en raison d’une grippe et d’une inflammation pulmonaire, François a pu retrouver la foule de Rome ce vendredi après-midi 8 décembre, Solennité de l’Immaculée Conception. Avant de se rendre place d’Espagne, dans le centre de la capitale italienne, pour la traditionnelle prière aux pieds de la statue de la Vierge, le Pape a fait une halte dans la basilique Sainte-Marie Majeure pour vénérer l’icône de la Vierge Salus populi romani.

Une fois arrivé place d’Espagne, l’évêque de Rome a écouté les Litanies à la Très Sainte Vierge Marie, puis a prononcé une prière de remerciement et de supplication à celle qui veille sur «les familles», «les lieux d’étude et de travail», «les institutions et les services publics», «les hôpitaux et les maisons de retraite», «les prisons», «ceux qui vivent dans la rue», ou encore «les paroisses et toutes les communautés» de la ville éternelle. «Merci pour ta présence discrète et constante, qui nous apporte réconfort et espérance» a déclaré le Saint-Père.

Prière pour l’Ukraine et la Terre sainte

Le Souverain pontife a ensuite souligné avoir «besoin» de Marie, car elle «est l’Immaculée Conception», et que son existence «nous rappelle que le mal n’a ni le premier, ni le dernier mot; que notre destin n’est pas la mort mais la vie, pas la haine mais la fraternité, pas le conflit mais l’harmonie, pas la guerre mais la paix». François a ensuite eu une pensée pour «tous les peuples opprimés par l’injustice et la pauvreté, éprouvés par la guerre» en pensant tout particulièrement au «peuple tourmenté d’Ukraine» ainsi qu’aux peuples palestinien et israélien, «replongés dans la spirale de la violence».

La douleur des mères

Marie étant avant tout mère, le Pape a rappelé la douleur des mères «qui pleurent leurs enfants tués par la guerre et le terrorisme», «qui les voient partir pour des voyages d’espérance désespérée», «qui tentent de les libérer des liens de la dépendance» et «qui les observent tout au long d’une longue et dure maladie».

Les violences faites aux femmes

François s’est ensuite adressé à Marie en tant que femme et lui a confié toutes celles «qui ont souffert de la violence et celles qui en sont encore victimes, dans cette ville, en Italie et dans le monde entier». «Aide-nous à parcourir un chemin d’éducation et de purification, a poursuivi l’évêque de Rome, en reconnaissant et en contrant la violence qui se cache dans nos cœurs et nos esprits et en demandant à Dieu de nous en délivrer».

Pour conclure, le Saint-Père a appelé Marie à montrer «le chemin de la conversion, car il n’y a pas de paix sans pardon et il n’y a pas de pardon sans repentir. Le monde change si les cœurs changent; et chacun doit dire « en commençant par le mien »». François a également rappelé «la grâce» dans laquelle est «immergée» Marie «depuis le premier instant» et celle de Jésus-Christ, «engendré» dans sa chair.

Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2023

08.12.2023 – ANGÉLUS À ROME

À l’instar de Marie, François invite les fidèles à s’émerveiller des dons de Dieu

L’émerveillement de Marie devant les œuvres de Dieu et sa fidélité aux choses simples sont deux attitudes sur lesquelles le Pape a choisi de s’arrêter aujourd’hui, à l’occasion de l’Angélus de ce 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception.

Vatican News

Pour la prière de l’Angélus en la solennité de l’Immaculée Conception de Marie de ce 8 décembre, le Pape s’est adressé aux fidèles depuis la fenêtre du bureau des appartements pontificaux, donnant sur la place Saint-Pierre. Un retour à la normale, signe de l’amélioration de l’état de santé de François qui, à cause d’une grippe et d’une inflammation des voies respiratoires, avait récité l’Angélus des deux semaines précédentes depuis la résidence Sainte Marthe.

Chérir les dons de Dieu

Les paroles du Pape, précédant la prière de l’Angélus, mettent en lumière la capacité d’émerveillement de Marie, dont le cœur pur, «totalement libéré du péché» reflète le don qu’elle a reçu du Seigneur, celui de l’Immaculée Conception. Malgré une vie qui semblait la préparer à l’événement qui bouleversera le sort de l’humanité, Marie est capable de s’émerveiller devant l’ange qui lui rend visite pour lui annoncer qu’elle enfantera un fils. L’évangéliste Luc raconte qu’elle fut toute bouleversée. «Elle est surprise, frappée, troublée» surenchérit le Saint-Père. Elle s’étonne même d’être appelée  «pleine de grâce». Cet émerveillement de Marie constitue, explique le Souverain pontife, une attitude importante. À savoir, ne jamais prendre pour acquis les dons du Seigneur «les apprécier à leur juste valeur, se réjouir de la confiance et de la tendresse qu’ils apportent». Il est tout autant important de ne pas garder pour soi cet émerveillement, et le Pape d’inviter les fidèles à en rendre témoignage devant les autres, «en parlant humblement des dons de Dieu, du bien reçu, et pas seulement des problèmes du quotidien».

Le deuxième aspect que François souligne est la fidélité de Marie dans les choses simples. L’Évangile ne fait pas mention de Marie avant l’épisode de l’annonciation, la présentant comme une jeune fille «apparemment comme beaucoup d’autres qui vivaient dans son village, Nazareth». À une différence près cependant: «Une jeune fille qui, précisément à cause de sa simplicité, a conservé pur ce Cœur Immaculé avec lequel, par la grâce de Dieu, elle a été conçue». Particularité qui fait ajouter au Saint-Père que pour «accueillir les grands dons de Dieu, il est décisif de savoir chérir les dons du quotidien et moins visibles».

Trouver le temps d’accueillir Dieu

Marie a su accueillir la parole de Dieu qu’elle entendait à la synagogue et la foi reçue de ses parents. Dans sa fidélité quotidienne, dans la simplicité de sa foi, Marie «s’est entraînée à répondre au Seigneur, à lui dire « oui » de toute sa vie». En suivant l’exemple de Marie, le successeur de Pierre, demande aux pèlerins rassemblés place Saint-Pierre de s’interroger sur leur fidélité à Dieu dans leurs situations de tous les jours. Trouvent-ils «le temps de lire l’Évangile, de prier, de participer à l’Eucharistie et de recevoir le pardon sacramentel, de faire un geste concret de service gratuit?»

Derrière cette question posée aux fidèles, il y a, pour le Pape, «des petits choix décisifs pour accueillir la présence du Seigneur».

Journée mondiale de l’enfance

À l’issue de l’Angélus, François a annoncé la prochaine célébration à Rome les 25 et 26 mai prochains de «la première Journée mondiale de l’enfance». Cette initiative, parrainée par le dicastère pour la Culture et l’Éducation, entend contribuer à la transmission de la foi aux jeunes générations. «Comme Jésus, nous voulons placer les enfants au centre et prendre soin d’eux» a déclaré le Saint-Père. Le Pape a terminé par une prière pour la paix en Ukraine, en Terre sainte et «dans tous les pays meurtris par les guerres».

Source : VATICANNEWS, le 8 décembre 2023

08.12.2023 – HOMÉLIE POUR L’IMMACULÉE CONCEPTION

8 décembre 2023 – Solennité de l’Immaculée Conception

Gen 3,9…20; Eph 1, 3…12; Luc 1, 26-38 

H O M É L I E

Les lectures de ce matin sont d’une richesse extraordinaire. Elles nous présentent une fresque grandiose de l’Histoire du Salut depuis le moment de la création jusqu’à la plénitude des temps. Et même la lettre aux Éphésiens nous fait remonter plus haut encore, avant même la création du monde, au moment où nous avons tous été choisis dans le Christ pour que nous soyons, dans l’amour ses fils et ses filles, saints et irréprochables devant lui.

Au début de la création, il y a un homme et une femme, Adam et Ève, créés à l’image de Dieu, qui malheureusement compromettent gravement cette image en eux. Lorsque les temps sont accomplis, il y a encore une femme et un homme, Marie et Jésus, qui restaurent cette image pour toute l’humanité. Et nous savons par le récit grandiose de l’Apocalypse qu’à la fin des temps, dans la Jérusalem céleste, il y aura de nouveau une femme et son fils, la femme couronnée de douze étoiles et son fils qui règnera sur le trône de gloire pour toujours.

Dans le récit de la Genèse et celui de l’Évangile d’aujourd’hui, les parallèles et les contrastes sont frappants. Dans le premier cas il y a le serpent qui trompe ; dans le second il y a l’ange de Dieu qui apporte le message de salut. Dans le premier cas il y a la malédiction, dans le second la bénédiction. Dans le premier cas il y a la peur et l’autojustification ; dans le second il y a la confiance et l’abandon.

Toute cette histoire est une hymne à la grandeur de l’humanité telle qu’elle est jaillie des mains de Dieu. Il avait créé l’homme et la femme pour être ses enfants. La beauté de leur être créé consistait en leur fragilité. Ils ne sont pas des dieux, ils sont des êtres créés, limités, et donc vulnérables devant les forces du mal et du néant. Dès le début de leur existence tout semble compromis. Ils semblent perdre la bataille. Mais Ève, la vivante et la mère de tous les vivants sera fidèle à son nom et ne laissera pas les forces de la mort vaincre la vie dont elle est dépositaire.

Dieu a mis une inimitié entre la femme et les forces de la mort représentées par le serpent. La vie sera finalement plus forte que la mort et après une longue évolution et une longue attente, la Vie connaîtra la victoire totale et définitive sur la mort en une autre femme, une autre Ève, une toute jeune fille nommé Marie, qui devient la Mère de Celui qui est la Vie même. Finalement apparaît, la femme qui est totalement fidèle à son nom, celle en qui la Vie a totalement vaincu les forces du serpent, la pleinement vivante, la mère de la Vie et de tous les vivants. C’est cette victoire de la Vie en elle, dès le premier instant de son existence, que nous célébrons aujourd’hui. Ainsi l’hostilité entre le serpent et la femme, établie par le créateur, s’est soldée par la victoire totale de la Femme.

Le récit de la Genèse est une représentation symbolique de la lutte de tous les jours en chacun de nos coeurs entre le bien et le mal, entre la vie qui ne cesse de vouloir croître en plénitude et la mort qui nous rappelle vers le néant — entre le serpent qui a fait en nous un nid dont il ne veut pas se laisser déloger, et l’Esprit de Dieu qui veut nous couvrir de son ombre et faire naître en nous la vraie vie. Il y a en chacun de nous Adam, qui se laisse bêtement entraîner vers la transgression et qui, tout penaud, dit : « je me suis caché parce que j’étais nu». Il y a aussi en chacun de nous Ève qui s’est, bien sûr, laissée tromper, et qui a même entraîné Adam dans son erreur, mais qui maintiendra vivante l’inimitié entre elle et le serpent jusqu’à ce qu’elle lui écrase la tête.

Cette victoire n’est pas seulement la sienne ; elle est celle de toute l’humanité. Elle est la nôtre. Aussi, dès le moment que cette victoire de la Vie sur les forces du mal a été confirmée par la disposition de Marie à laisser la Vie la pénétrer, l’oeuvre de notre rédemption peut commencer et déjà Luc, dans son récit, fait apparaître la naissance du Précurseur.

Le récit de Luc se termine par les mots. « Alors l’ange la quitta. » Marie reste seule avec son secret. Elle le portera neuf mois. Bientôt elle nous partagera ce secret ; c’est ce que nous célébrerons à Noël.

Dom Armand Veilleux, abbé de Scourmont de 1998 à 2017

Source : Abbaye Notre-Dame de Scourmont, le 7 décembre 2023

Le Dogme de l’Immaculée Conception est une doctrine révélée de Dieu

Vitrail de la basilique de l’Immaculée-Conception, Lourdes CC BY-SA 4.0/Gérard

Le Dogme de l’Immaculée Conception est une doctrine révélée de Dieu

« Dieu, dès le commencement et avant tous les siècles, choisit et prépare pour son Fils unique la Mère de laquelle, s’étant incarné, il naîtrait dans la bienheureuse plénitude des temps : Il l’aima plus, elle seule, que l’universalité des créatures et d’un amour tel qu’il mit en elle, d’une manière singulière, ses plus grandes complaisances.

C’est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la comble si merveilleusement, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l’abondance de tous les dons célestes, qu’elle fut toujours exempte de tout péché, et que, toute belle et parfaite, elle apparut dans une telle plénitude d’innocence et de sainteté qu’on ne peut, hors celle de Dieu, en concevoir plus grande et nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur (…).

Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur toute particulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. »

Pie IX

Bulle Ineffabilis Deus – 8 décembre 1854

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

08.12.2023 – SAINT DU JOUR

St Noël Chabanel

St Noël Chabanel

PRÊTRE S.J. ET MARTYR († 1649)

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada

Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.

Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642). 

Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues. 

Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des Amérindiens. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.

Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.

Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant
Isaac Jogues
Jean Brébeuf
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil

St Noël Chabanel prier pour nous !

08.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR – Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.


L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »


L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

jésuite

Journal spirituel (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 139)

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38)

Le jour de la conception Immaculée de la Sainte Vierge, j’ai résolu de m’abandonner tellement à Dieu, qui est toujours en moi et en qui je suis et je vis, que je ne me mette nullement en peine de ma conduite, non seulement extérieure, mais même intérieure, reposant doucement entre ses bras sans craindre ni tentation, ni illusion, ni prospérité, ni adversité, ni mes mauvaises inclinations, ni mes fautes mêmes, espérant qu’il conduira tout par sa bonté et sa sagesse infinie, de telle sorte que tout réussira à sa gloire ; de ne vouloir ni être aimé, ni être soutenue de personne ; voulant avoir en lui et mon père, et ma mère, et mes frères, et mes amis, et tout ce qui pourrait avoir pour moi quelque sentiment de tendresse. Il me semble qu’on est bien à son aise en un asile si sûr et si doux, et que je n’y dois craindre ni les hommes, ni les démons, ni moi-même, ni la vie, ni la mort. Pourvu que Dieu m’y souffre, je suis trop heureux. Il me semble qu’en cela j’ai trouvé le secret de vivre content, et que désormais tout ce que je craignais dans la vie spirituelle ne me doit plus faire de peur.

LECTURES :

Livre de la Genèse 3,9-15.20.

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? »
L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,3-6.11-12.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu
que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.