02.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Basile le Grand

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 379)

Fête Le 2 Janvier

Saint Basile le Grand
Docteur de l’Église

Basile naquit à Césarée, l’an 329, d’une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sont placés au rang des saints. Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé ; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents.

Doué d’un heureux génie, Basile s’éleva vite au niveau des grands hommes : « Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu ; il était rhéteur avant d’avoir étudié l’art des rhéteurs, philosophe avant d’avoir étudié la philosophie, prêtre avant d’avoir reçu le sacerdoce. » Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l’estime et l’admiration de tous.

À vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu’il reçut l’exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu’il embrassa l’état monastique pour y vivre dans l’oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.

Un très léger repas par jour, un sommeil très court, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l’ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu’un vivant. » Basile eut à souffrir d’infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins.

Le zèle contre l’hérésie d’Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l’épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n’eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d’obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l’exil, des tourments, et de mort : « Faites-moi d’autres menaces, dit Basile, car il n’y a rien là que je puisse craindre ; le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m’unira à mon Dieu. » L’empereur dut s’avouer vaincu.

Le saint pontife mourut en 379 à cinquante ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Basile (1)

 >>> Saint Basile (2)

St Basile le Grand priez pour nous !

02.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28.

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »


Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Canon au Précurseur, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 353-357; rev.)

Aie pitié de moi, Jésus, par l’intercession du Baptiste !

Toi, la Voix du Verbe, accueille maintenant nos voix, ô Baptiste, et délivre ton peuple des passions, des dangers, des afflictions sans nombre et du châtiment éternel. Tu montres toujours du doigt, Bienheureux, l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde : supplie-le d’effacer mes graves, mes longues défaillances, et rends-moi digne de la vie. Ô mon âme, hâte-toi et crie, en dissipant l‘obscurité des folles passions : « Aie pitié de moi, Jésus, par l’intercession du Baptiste, et retire-moi du bourbier de mes actions ! » Mère de Dieu, Celui devant qui se tiennent en tremblant les troupes célestes et qui par pure bonté s’est uni aux mortels, c’est toi, Très Pure, qui le mets au monde : supplie-le donc instamment, de prendre en pitié tes serviteurs. (…) Tu as vu l’Esprit-Saint descendre sous la forme d’une colombe sur le Verbe, au baptême, et tu as été jugé digne, Bienheureux, d’entendre la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils qui partage mon trône » – lui à qui la création tout entière chante : « Célébrez le Seigneur, toutes ses œuvres, et exaltez-le pour les siècles ! » Mère de Dieu, conserve mon intelligence dans l’humilité, Jeune Fille comblée de la grâce de Dieu qui par ton enfantement as écrasé la révolte des démons ; relève-moi du fumier des passions et rassasie celui qui, affamé de ta grâce, déroule ce chant : « Célébrez le Seigneur, toutes ses œuvres, et exaltez-le pour les siècles ! »

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 2,22-28.

Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.
Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent.
Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.
Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

François: La maternité de Marie fait «rencontrer la tendresse paternelle de Dieu»

François: La maternité de Marie fait «rencontrer la tendresse paternelle de Dieu»

Le Pape François a présidé en ce 1er janvier la messe en la Solennité de Marie Mère de Dieu. Dans son homélie, le Saint-Père a rappelé combien la maternité de la Vierge était non seulement un dogme de foi mais aussi d’espérance. Marie, déterminante dans la vie de chacun, permet à l’Église de redécouvrir son visage féminin. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

C’est sous le regard de l’icône de la « Vierge Allaitante » du XIIème siècle, provenant de l’abbaye italienne de Montevergine que le Pape a prononcé son homélie, en ce premier jour de l’année où l’Église célèbre la Solennité de Marie Mère de Dieu. Revenant d’abord sur l’épitre de Paul aux Galates (Ga, 4,4) et l’expression «plénitude des temps» quand les amphores étaient pleines, François a rappelé que cette plénitude a lieu quand «la grâce divine déborde: Dieu se fait homme et il le fait sous le signe d’une femme, Marie. Elle est la voie choisie par Dieu; elle est le point d’arrivée de tant de personnes et de générations qui ont préparé “goutte à goutte” la venue du Seigneur dans le monde». 

« Mère de Dieu », un dogme de foi et d’espérance

Marie est au commencement du temps du salut, «il est donc beau que l’année s’ouvre en l’invoquant, a souligné le Pape, il est beau que le Peuple fidèle, comme autrefois à Éphèse, proclame avec joie la Sainte Mère de Dieu. Les paroles Mère de Dieu expriment en effet la joyeuse certitude que le Seigneur, tendre Enfant dans les bras de sa mère, s’est uni pour toujours à notre humanité, au point qu’elle n’est plus seulement la nôtre, mais la sienne». L’expression « Mère de Dieu » remonte au Concile d’Ephèse en 431 qui en fit un dogme de foi, mais c’est aussi un “dogme d’espérance” a précisé le Souverain pontife. 

La mère du Christ est aussi protagoniste dans l’envoi de l’Esprit Saint, a poursuivi François, lorsque Marie est auprès des Apôtres. Marie nous conduit ainsi au début et au cœur de la foi. Sa maternité «est la voie pour rencontrer la tendresse paternelle de Dieu, la voie la plus proche, la plus directe, la plus facile».

Le visage féminin de l’Église

Le Saint-Père a aussi expliqué que «l’Église a besoin de Marie pour redécouvrir son visage féminin: pour lui ressembler davantage, elle qui, femme, Vierge et Mère en représente le modèle et la figure parfaite (cf. Lumen gentium, n. 63) ; pour faire de la place aux femmes et être procréatrice à travers une pastorale faite de soin et de sollicitude, de patience et de courage maternel». En cette journée qui est aussi la journée mondiale de la paix, le monde a besoin «de regarder les mères et les femmes pour trouver la paix, pour sortir des spirales de la violence et de la haine, et revenir à avoir des regards humains et des cœurs qui voient», a rappelé François.

«Toute société a besoin d’accueillir le don de la femme, de toute femme, de la respecter, de la protéger, de la valoriser, a-t-il poursuivi, en sachant que celui qui blesse une seule femme profane Dieu, né de la femme».

Mère de la plénitude

La Mère de Dieu connaît les besoins de ses enfants, a encore expliqué le Pape, elle est décisive dans la plénitude des temps, «nous avons tous des manques, des solitudes, des vides qui demandent à être comblés. Qui peut le faire sinon Marie, Mère de la plénitude ?», a–t-il demandé. «Notre époque, vide de paix, a besoin d’une Mère qui recompose la famille humaine. Regardons Marie pour devenir des constructeurs d’unité, et faisons-le avec sa créativité de Mère, qui prend soin de ses enfants: elle les rassemble et les console, elle écoute leurs peines et essuie leurs larmes».

François a conclu son homélie en exhortant les fidèles à consacrer cette nouvelle année à la Mère de Dieu, car elle conduit à Jésus, plénitude de tout temps. «Que cette année soit pleine de la consolation du Seigneur; que cette année soit pleine de la tendresse maternelle de Marie, la Sainte Mère de Dieu», a-t-il prié, avant de fairerépéter trois fois aux 7000 fidèles présents l’expression « Sainte Mère de Dieu ! »

Source : VATICANNEWS, le 1er janvier 2024

01.01.2024 – ANGÉLUS ET MESSAGE DE PAIX DU 1ER JANVIER

Angélus: Que Marie ouvre «des chemins de paix et de réconciliation dans le monde»

Lors du premier angélus de l’année, François est revenu sur Marie Mère de Dieu dont la solennité est fêtée ce 1er janvier, et a rendu hommage aux femmes et aux mères, « magnifiques cathédrales du silence ». Des mères qui sont la meilleure réponse à l’oppression et la violence dans le monde. 

Vatican News

En ce premier jour de l’année, journée mondiale de la paix et Solennité de Marie Mère de Dieu, le Pape François a invité les nombreux fidèles de la place Saint-Pierre à se placer sous le regard de la Vierge. «Aujourd’hui, l’Évangile nous révèle que la grandeur de Marie ne consiste pas à accomplir un acte extraordinaire; au contraire, tandis que les bergers, ayant reçu l’annonce des anges, se précipitent vers Bethléem (cf. Lc 2, 15-16), elle reste silencieuse», a-t-il lancé depuis la fenêtre du palais apostolique. «Le silence de la Mère est une belle caractéristique. Il ne s’agit pas d’une simple absence de paroles, mais d’un silence rempli d’étonnement et d’adoration pour les merveilles que Dieu est en train d’accomplir».

Les mères, «cathédrales du silence»

Marie est mère, «non seulement parce qu’elle a porté Jésus dans son sein et lui a donné naissance, mais parce qu’elle le met en lumière, sans occuper sa place» a poursuivi le Pape. Reprenant l’expression du poète et religieux italien David Maria Turoldo (1916-1992), François a évoqué la Vierge, «cathédrale du silence». Une «belle image» a t-il expliqué. «Avec son silence et son humilité, Marie est la première « cathédrale » de Dieu, le lieu où Lui et l’homme peuvent se rencontrer. Mais nos mères aussi, avec leur attention discrète, avec leur sollicitude, sont souvent de magnifiques cathédrales du silence».

Contre l’oppression et la violence

«Frères et sœurs, au début de la nouvelle année, regardons Marie et, avec un cœur reconnaissant, pensons et regardons aussi les mères, a encore dit François, pour apprendre cet amour qui se cultive surtout dans le silence, qui sait faire de la place à l’autre, en respectant sa dignité, en lui laissant la liberté de s’exprimer, en rejetant toute forme de possession, d’oppression et de violence, Nous en avons tellement besoin aujourd’hui !»

En rappelant le message de la journée mondiale de la paix, l’évêque de Rome a rappelé que «la liberté et la coexistence pacifique sont menacées lorsque les êtres humains succombent à la tentation de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, de l’appât du gain et de la soif de pouvoir». «L’amour, en revanche, est fait de respect et de gentillesse, a t-il insisté: de cette façon, il fait tomber les barrières et aide à vivre des relations fraternelles, à construire des sociétés plus justes et plus humaines, plus pacifiques».

François a conclu son exhortation en invitant à prier la Mère de Dieu, «pour qu’au cours de la nouvelle année, nous puissions grandir dans cet amour doux, silencieux et discret, qui génère la vie», et pour que nous puissions ouvrir «des chemins de paix et de réconciliation dans le monde».

Source : VATICANNEWS, le 1er janvier 2024

01.01.2024 – MESSE POUR LA PAIX PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS À ROME

Journée mondiale de la paix: la supplique du Pape à Marie

En vidéo, le vœu de François pour la nouvelle année adressé à la Reine de la Paix: cesser la guerre «voyage sans fin» qui détruit tout, qui annule l’avenir, la dignité, la beauté, la fraternité. En ce jour où l’Église célèbre la solennité de Marie Mère de Dieu, le Pape implore Marie pour: «ouvrir des fenêtres de lumière dans la nuit des conflits».

Gabriella Ceraso – Cité du Vatican

La paix est attendue, espérée et invoquée, mais malheureusement toujours menacée «par la tentation de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, de l’appât du gain et de la soif de pouvoir». Parmi les derniers mots de 2023 dont l’appel lors de l’Angélus du 31 décembre, «ayons le courage de nous demander: combien de vies humaines ont été brisées par les conflits armés? Combien de morts? Et combien de destructions, combien de souffrances, combien de pauvreté?» « Paix » est aussi le premier mot qui résonne en ce début de nouvelle année et dans le message que le Pape a rédigé pour le 1er janvier 2024, 57e Journée mondiale de la paix. Un mot, et en même temps un désir pour un monde déchiré par les conflits, que François associe indissolublement à la Vierge Marie, la Mère qui partage la souffrance humaine. «Tourne ton regard miséricordieux sur la famille humaine, qui a préféré Caïn à Abel, intercède pour notre monde en danger et dans la tourmente», a prié le Pape le 27 octobre 2023 dans la basilique vaticane, entouré des Pères synodaux. «Seuls, nous n’y arriverons pas», a-t-il dit à cette occasion, et cela est démontré par les informations qui continuent d’arriver de la Syrie «bien-aimée» et de l’Ukraine «tourmentée», de la Terre Sainte et de l’Arménie, du Sahel et du reste du continent africain. En témoignent l’obstination des gouvernements qui ne trouvent pas de solutions, le commerce des armes, la soif de pouvoir, la brutalité du terrorisme qui fait des victimes dans le silence et l’apparente incapacité de réagir.

La prière et la paix

Mais la force «douce et sainte» des croyants pour «s’opposer à la haine de la guerre» n’est autre que la prière. C’est pourquoi François appelle chacun à se tourner inlassablement vers la Reine de la Paix et vers le «Fils de Dieu, fait humble Enfant». En égrenant le chapelet tout au long de l’année, en s’adressant aux fidèles lors des audiences générales et de la récitation de l’Angélus, lors des rencontres et des anniversaires, le Pape a demandé et continue de demander de l’aide pour que dans la «nuit des conflits, s’ouvrent des fenêtres de lumière», afin que Marie, «Reine du ciel», «ramène l’harmonie de Dieu dans le monde»:
«Mère de Dieu et notre Mère, nous venons à toi, nous cherchons refuge en ton Cœur immaculé. Nous invoquons la miséricorde, Mère de miséricorde ; la paix, Reine de la paix! Secoue l’âme de ceux qui sont pris au piège de la haine, convertis ceux qui nourrissent et attisent les conflits. Sèche les larmes des enfants -il y en a tellement qui pleurent à cette heure!-, assiste ceux qui sont seuls et âgés, soutiens les blessés et les malades, protège ceux qui ont dû quitter leur patrie et leurs êtres chers, console ceux qui sont découragés, redonne de l’espérance.»

Le Pape priant pour la paix le 27 octobre 2023 avec les Pères synodaux

Le Pape priant pour la paix le 27 octobre 2023 avec les Pères synodaux

Technologie et paix

La paix ne peut être atteinte si nous ne réfléchissons pas au «sens de la limite», souligne le Pape dans son message pour la 57e Journée mondiale de la paix, dans lequel il met en garde à la fois contre le risque que les algorithmes sapent les «valeurs essentielles de compassion, de miséricorde et de pardon», et contre les dangers de «l’utilisation belliqueuse de l’intelligence artificielle», qui nécessite une formation adéquate à l’utilisation des nouvelles technologies. Le monde, écrit le Pape dans son message, n’a vraiment pas besoin que les nouvelles technologies contribuent au développement inique du marché et du commerce des armes, en promouvant la folie de la guerre. Ce faisant, ajoute-t-il, non seulement l’intelligence, mais le cœur même de l’homme court le risque de devenir de plus en plus «artificiel». Les applications techniques les plus avancées ne doivent pas être utilisées pour faciliter la résolution violente des conflits, mais pour paver les voies de la paix : 

«Les progrès dans le développement de formes d’intelligence artificielle servent, en dernière analyse, la cause de la fraternité humaine et de la paix. Ce n’est pas la responsabilité d’un petit nombre, mais de toute la famille humaine. La paix, en effet, est le fruit de relations qui reconnaissent et qui accueillent l’autre dans sa dignité inaliénable, ainsi que de la coopération et de l’engagement dans la recherche du développement intégral de toutes les personnes et de tous les peuples».

Source : VATICANNEWS, le 1er janvier 2024