04.01.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Angèle de Foligno

Ste Angèle de Foligno

MYSTIQUE († 1309)

Ste Angèle (Angela) de Foligno

Grande mystique médiévale

 

Angèle (Angela) naît à Foligno, à trois lieues d’Assise, aux alentours de 1248. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d’épouse et de mère, et elle connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres.

Plusieurs événements, comme le violent tremblement de terre de 1279, un ouragan, l’antique guerre contre Pérouse et ses dures conséquences, ont une influence sur la vie d’Angèle, qui prend progressivement conscience de ses péchés, jusqu’à accomplir un pas décisif : elle invoque saint François, qui lui apparaît en vision, pour lui demander conseil en vue d’une bonne confession générale à accomplir : nous sommes en 1285, Angèle se confesse à un frère à San Feliciano.

Trois ans plus tard, la voie de la conversion prend un nouveau tournant : la dissolution des liens affectifs, étant donné qu’en quelques mois, à la mort de sa mère suit celle de son mari et de tous ses enfants. Elle vend alors ses biens et, en 1291, rejoint le Tiers-Ordre de saint François.

Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d’austérités. Un jour qu’elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, Seigneur, dit-elle, que vous m’auriez condamnée à l’enfer que je mérite, je ne cesserais de faire pénitence et de demeurer, s’il vous plaît, à votre service. »

Sa grande grâce fut l’amour de Jésus crucifié. La contemplation des souffrances du Sauveur lui devint si familière, que la vue d’un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes : « Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la compassion ; j’éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j’avais été transpercée corps et âme. »

Cette grande mystique ne fut pas moins admirable par ses visions, ses écrits et ses extases que par ses vertus. Elle meurt à Foligno le 4 janvier 1309.

Elle a été béatifiée le 11 juillet 1701 par le pape Clément IX et canonisée par le pape François le 9 octobre 2013 (canonisation équipollente). La canonisation équipollente signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Sainte Angèle de Foligno

Ste Angèle de Foligno priez pour nous !

04.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,35-42.

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »


Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélies sur l’évangile de Jean, n°19 (Lectionnaire monastique de l’office divin, t.1 Avent-Noël; trad. Solesmes; Éd. Solesmes-Cerf 1993, p. 963 rev.)

« Nous avons trouvé le Messie »

André, après avoir demeuré auprès de Jésus et avoir beaucoup appris, n’a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son frère, pour le faire participer aux biens qu’il a reçus. (…) Remarque combien, dès le début, Pierre a un esprit docile et obéissant (…), car il accourut sans tarder : « André le conduisit à Jésus », dit l’évangéliste. Mais que personne ne l’accuse de légèreté, comme s’il avait accueilli aveuglément l’invitation de son frère. Il est probable que celui-ci lui avait parlé en détail et longuement. Mais les évangélistes suppriment beaucoup de choses par souci de concision. D’ailleurs, on ne dit pas que Pierre a cru aussitôt, mais que son frère « le conduisit à Jésus » pour le lui confier, afin que Pierre soit entièrement instruit par lui. Lorsque Jean Baptiste a dit : « Voici l’Agneau » et « C’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint », il a confié au Christ le soin d’enseigner lui-même plus clairement cette doctrine. À plus forte raison André a-t-il fait de même, car il ne se jugeait pas capable de tout expliquer. Il a conduit son frère à la source même de la lumière, et avec tant de hâte et de joie qu’il n’a pas hésité un instant de s’y rendre.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 3,7-10.

Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.


Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.

Psaume 98(97),1.7-8.9.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

Les États-Unis exigent la libération de Mgr Álvarez, condamné au Nicaragua

Une image de Mgr Rolando José Álvarez Lagos, évêque de Matagalpa.

Les États-Unis exigent la libération de Mgr Álvarez, condamné au Nicaragua

À la suite de la condamnation de l’évêque de Matagalpa à «26 ans de prison sans procès», le département d’Etat américain intervient pour sa libération. Le porte-parole Matthew Miller a critiqué les «restrictions sévères» à la liberté religieuse dans le pays, imposées par les autorités de Managua. 

 L’Osservatore Romano

Le département d’État américain a demandé la libération «immédiate et inconditionnelle» de Mgr Rolando José Álvarez Lagos, détenu depuis 500 jours. L’évêque de Matagalpa et administrateur apostolique du diocèse d’Estelí, a été condamné sans procès à 26 ans de prison.

«Les autorités nicaraguayennes ont maintenu Mgr Álvarez en isolement, bloqué une évaluation indépendante des conditions de son arrestation, et publié des montages de vidéos et de photos qui ne font qu’accroître les inquiétudes concernant sa santé».

C’est ce qu’a écrit le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, dans une note. Rappelant également les autres évêques et religieux «injustement détenus» dans le pays, Matthew Miller a critiqué les «restrictions sévères» à la liberté religieuse imposées par les autorités de Managua.

Le 1er janvier, lors de la prière de l’Angélus, le Pape a exprimé sa «profonde préoccupation» pour «les évêques et les prêtres privés de liberté» au Nicaragua. Le Saint-Père a assuré de sa proximité, et a appelé au dialogue.

Source : VATICANNEWS, le 3 janvier 2024

Les États-Unis exigent la libération de Mgr Álvarez, condamné au Nicaragua

Une image de Mgr Rolando José Álvarez Lagos, évêque de Matagalpa.

Les États-Unis exigent la libération de Mgr Álvarez, condamné au Nicaragua

À la suite de la condamnation de l’évêque de Matagalpa à «26 ans de prison sans procès», le département d’Etat américain intervient pour sa libération. Le porte-parole Matthew Miller a critiqué les «restrictions sévères» à la liberté religieuse dans le pays, imposées par les autorités de Managua. 

 L’Osservatore Romano

Le département d’État américain a demandé la libération «immédiate et inconditionnelle» de Mgr Rolando José Álvarez Lagos, détenu depuis 500 jours. L’évêque de Matagalpa et administrateur apostolique du diocèse d’Estelí, a été condamné sans procès à 26 ans de prison.

«Les autorités nicaraguayennes ont maintenu Mgr Álvarez en isolement, bloqué une évaluation indépendante des conditions de son arrestation, et publié des montages de vidéos et de photos qui ne font qu’accroître les inquiétudes concernant sa santé».

C’est ce qu’a écrit le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, dans une note. Rappelant également les autres évêques et religieux «injustement détenus» dans le pays, Matthew Miller a critiqué les «restrictions sévères» à la liberté religieuse imposées par les autorités de Managua.

Le 1er janvier, lors de la prière de l’Angélus, le Pape a exprimé sa «profonde préoccupation» pour «les évêques et les prêtres privés de liberté» au Nicaragua. Le Saint-Père a assuré de sa proximité, et a appelé au dialogue.

Source : VATICANNEWS, le 3 janvier 2024

En janvier, le Pape invite à prier pour le don de la diversité de l’Église

En janvier, le Pape invite à prier pour le don de la diversité de l’Église

Pour le mois de janvier 2024, le Pape François appelle les fidèles catholiques à reconnaître les divers charismes dans la communauté chrétienne et à découvrir la richesse des différentes traditions rituelles au sein de l’Église catholique.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Nous ne devons pas craindre la diversité des charismes au sein de l’Église». Ainsi commence la première intention de prière de François de l’année 2024. Il encourage également les catholiques du monde entier à se «réjouir de vivre cette diversité».

Revenant aux origines des premières communautés chrétiennes, le Pape affirme que «la diversité et l’unité étaient déjà très présentes». Dès le début de l’annonce de la Bonne Nouvelle, les disciples, sous le souffle de l’Esprit Saint envoyé lors de la Pentecôte se sont éparpillés à travers le monde. Ils ont fondé de nombreuses Églises locales, à l’instar de saint Pierre qui institue l’Église de Rome. L’apôtre saint Paul envoie ainsi des lettres aux chrétiens résidents à Éphèse, à Corinthe, en Galatie, en Thessalonique…

Ces communautés chrétiennes naissantes se sont multipliées tout autour de la mer Méditerranée et même au-delà. Saint Thomas a par exemple fondé l’Église dans l’actuelle Inde. Cette croissance empirique a permis une diversité des Églises orientales, célébrée aujourd’hui par François. Pour lui, ces Églises «ont leurs propres traditions, leurs propres rites liturgiques qui les caractérisent, mais elles maintiennent l’unité de la foi, la renforcent et ne la divisent pas».

La diversité ne mène jamais au conflit

En communion avec Rome, il existe de nombreuses Églises orientales, comme les catholiques byzantins, l’Église grecque catholique ukrainienne ou l’Église grecque melkite. D’ultérieurs exemples de la diversité des rites au sein du catholicisme sont l’Église syro-malabare et l’Église syro-malankare, en Inde ; ou encore, l’Église maronite, d’origine libanaise, l’Église catholique copte, d’origine égyptienne, l’Église catholique arménienne, l’Église catholique chaldéenne, qui est prédominante en Irak, ainsi que l’Église catholique éthiopienne-érythréenne, et bien d’autres.

Cette diversité de l’Église, affirme le Pape François, «ne mène jamais au conflit». Cet appel discret au dialogue et à la paix entre les fidèles catholiques n’est pas sans rappeler les divisions parfois profondes sur les questions liturgiques ou pastorales.

Si le Pape fait l’éloge de la diversité au cœur de l’Église catholique, il encourage également au «dialogue œcuménique avec nos frères et sœurs des autres confessions et communautés chrétiennes».  Ce dialogue, avec les Églises protestantes et orthodoxes doit se vivre «non pas comme quelque chose qui nous déroute ou nous dérange, mais comme un don que Dieu fait à la communauté chrétienne afin qu’elle puisse grandir comme un seul corps, le corps du Christ».

Les différents charismes dans la communauté chrétienne

Alors que se déroulera la Semaine de Prière pour l’unité des chrétiensdu 18 au 25 janvier 2024, le Pape François insiste sur l’égalité de tous dans l’amour de Dieu. «L’Esprit nous rappelle que nous sommes avant tout les enfants bien-aimés de Dieu. Tous égaux dans l’amour de Dieu et tous différents.»

Le Saint-Père termine l’intention du mois de janvier en demandant à ce que «l’Esprit nous aide à reconnaître les divers charismes dans la communauté chrétienne et à découvrir la richesse des différentes traditions rituelles au sein de l’Église catholique».

Source : VATICANNEWS, le 2 janvier 2024

«Le monde laisse mourir le peuple syrien», estime Mgr Mourad

Des dégâts considérables causés par la guerre dans la ville de Homs en Syrie.

«Le monde laisse mourir le peuple syrien», estime Mgr Mourad

Après la suspension du plan d’aide du Programme alimentaire mondial à partir du 1er janvier 2024 en Syrie, l’archevêque de Homs Mgr Jacques Mourad lance un appel au monde, souligant que «les familles syriennes mangent une fois par jour, elles ont oublié ce qu’est le chauffage et l’eau chaude, ce qu’est une société». Ces familles vivent dans l’obscurité, sans lumière, témoigne-t-il dans une interview accordée à Radio Vatican – Vatican News. 

Jean-Charles Putzolu et Francesca Sabatinelli – Cité du Vatican

«Le peuple syrien est condamné à mourir sans pouvoir rien dire», tel est le constat dramatique de Mgr Jacques Mourad, archevêque de Homs depuis un an, la troisième ville de Syrie. «C’est une décision terrible et injuste», poursuit le prélat -après la décision du Programme Alimentaire Mondial (PAM) de suspendre son aide au pays-qui se demande pourquoi l’on en est arrivé là. «Pour nous, c’est comme si le monde disait au peuple syrien « vous êtes condamnés à mourir, sans élever la voix, sans rien dire. Pour quelle raison? Quelle est la faute du peuple syrien?», s’interroge-t-il.

L’Église ne peut pas couvrir tous les besoins

Pour Mgr Mourad, cette décision «a été prise pour plonger le peuple syrien dans le désespoir le plus complet, pour éteindre toute lumière qui pouvait rester allumée grâce à notre foi et grâce à l’espérance». Des paroles sincères de l’archevêque de Homs, qui pense aux souffrances que le peuple a enduré toutes ces années, et qu’il continuera d’endurer. Une douleur générée par une guerre qui ne semble pas vouloir se terminer et qui continue de briser toute espérance.

Ces dernières années, les organisations non gouvernementales et l’Église catholique ont en effet fait des «miracles», en soutenant la population de toutes les manières possibles. Aujourd’hui, face à la suspension de l’aide humanitaire qui a servi à près de 2/3 de la population, l’on se demande s’il y a encore de l’espérance pour empêcher les gens de mourir de faim. 

«Des finances limitées»

«L’Église, ainsi que les organisations non gouvernementales, ne peuvent pas couvrir tous les besoins du peuple syrien», poursuit Mgr Mourad, «leur capacité de financement est limitée». De plus, il est impossible de faire entrer de l’argent en Syrie, en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis et l’ONU. «Alors que faisons-nous? Comment le peuple syrien peut-il vivre? De nombreuses familles syriennes ne mangent déjà qu’une fois par jour. Nous avons oublié ce qu’est le chauffage, parce que nous ne pouvons pas acheter du diesel ou du bois, nous avons oublié ce qu’est l’eau chaude, ce qu’est une société. Et nous vivons dans l’obscurité totale, les villes de Syrie sont sans lumière», déplore Mgr Mourad, précisant que les quartiers riches qui ne comptent que 5 % de la population, ne sont certainement pas représentatifs de la situation du peuple syrien.

«Qu’avons-nous fait de mal pour être condamnés à mourir?»

Pour l’archevêque de Homs, la solution ne doit pas venir seulement l’Église catholique. Le prélat espère que l’Union Européenne prenne une position claire, dictée par «une sensibilité humaine et sincère». «Pourquoi voulez-vous que ce peuple meure?», une question que pose Mgr Mourad au monde: «Il n’est pas possible que le monde entier abandonne le peuple syrien, qu’avons-nous fait de mal pour être condamnés à mourir?»

Supension de l’aide du PAM en Syrie 

Il y a six mois, le PAM avait déjà diminué de presque la moitié, le nombre de bénéficiaires de colis alimentaires: ceux-ci n’avaient été alloués qu’à 3,2 millions de Syriens. Depuis le 1er janvier, le plan d’aide de l’agence des Nations unies chargée de l’assistance alimentaire dans le monde à la Syrie a donc été suspendu. 

Plus de cinq millions de personnes dépendaient de l’approvisionnement en nourriture et produits de première nécessité, dans un pays qui entre dans sa treizième année de guerre (mars 2024) et qui a été encore plus affaibli en février 2023 par un tremblement de terre dans les régions limitrophes de la Turquie. À l’origine de cette décision, explique le PAM, il y a le manque de fonds, mis en péril par l’épidémie de Covid, la guerre en Ukraine et maintenant aussi celle à Gaza, qui ont réduit à néant le budget disponible. Aujourd’hui, le nombre de personnes en situation grave d’insécurité alimentaire en Syrie est estimé à plus de 12 millions.

Source : VATICANNEWS, le 3 janvier 2024

03.01.1943 – RÉDACTION PAR LA VÉNÉRABLE SOEUR LUCIE DU 3ÈME SECRET DE FATIMA

Le 3 janvier 1944, à la demande de son évêque et après une confirmation de son ordre par la Vierge Marie elle-même, elle rédigea la troisième partie du Secret. Ensuite, elle ne s’est jamais cru habilitée à en dévoiler elle-même le contenu au monde. L’ayant confié à l’Église, en la personne de son évêque, c’était à l’Église hiérarchique de le publier.

En 1944, sœur Lucie avait donc écrit les trois parties du Secret et remit ses textes à l’Église. Elle avait accompli sa mission dont on pouvait espérer qu’elle serait bientôt couronnée de succès.

Le troisième Secret est véritablement demeuré un Secret dans l’Église jusqu’à sa publication officielle, le 26 juin 2000.

LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA : 
La purification et résurrection de l’Église indivise

VOICI la traduction de la troisième partie du Secret de Fatima, d’après le manuscrit de sœur Lucie, daté du 3 janvier 1944, dont le fac-similé fut publié à Rome par la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 26 juin 2000.

“ J. M. J. “ La troisième partie du secret révélé le 13 juillet 1917 à la Cova da Iria à Fatima. 

“ J’écris par obéissance à Vous, mon Dieu, qui me l’ordonnez par l’intermédiaire de son Excellence Révérendissime Monseigneur l’Évêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne.

“ Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous vîmes à gauche de Notre-Dame, un peu plus haut, un Ange avec une épée de feu à la main gauche ; elle scintillait, émettait des flammes qui paraissaient devoir incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de l’éclat que, de sa main droite, Notre-Dame faisait jaillir vers lui : l’Ange, désignant la terre de sa main droite, dit d’une voix forte :

“ Pénitence, Pénitence, Pénitence ! ”

“ Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : “ quelque chose de semblable à l’image que renvoie un miroir quand une personne passe devant ” : un Évêque vêtu de Blanc.

“ Nous eûmes le pressentiment que c’était le Saint-Père. ”

“ Plusieurs autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses gravissaient une montagne escarpée, au sommet de laquelle était une grande Croix de troncs bruts comme si elle était en chêne-liège avec l’écorce ; le Saint-Père, avant d’y arriver, traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de douleur et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches, et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, Prêtres, religieux et religieuses, et divers laïcs, des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes.

“ Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s’approchaient de Dieu.

“ Tuy 3-1-1944. ”

Le troisième secret de Fatima