Étiquette : apostolat Fatima
01.02.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
01.02.2024 – MESSE À LOURDES
Unir nos souffrances au Christ par Marie (I)

Unir nos souffrances au Christ par Marie (I)
Quand nous étions enfants, nos mamans nous conseillaient souvent « d’offrir » nos petits désagréments et nos souffrances. Nous étions loin de nous douter que cette simple phrase contenait la clé pour comprendre le profond mystère de la co- rédemption. En tant qu’oncologue, j’ai eu l’occasion d’approfondir ce concept, en regardant au-delà du voile physique de la souffrance et de la douleur pour saisir la profonde réalité spirituelle qui passe souvent inaperçue
Le Seigneur Jésus a proclamé : « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, j’étais nu et vous m’avez vêtu, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus me voir. » (Matthieu 25:35-36)
En s’identifiant au patient souffrant, le Seigneur Jésus montre qu’il ne fait qu’un avec ceux qui sont dans l’affliction. Quelle consolation de savoir que nous partageons la dignité du Christ lorsque nous souffrons !
Dans notre souffrance, nous pouvons également nous tourner vers la Sainte Vierge Marie. Au pied de la Croix, Marie était une source de consolation et de force pour Jésus. Elle l’a bercé dans ses bras lorsque son corps sans vie a été descendu de la croix – une image poignante connue sous le nom de Pietà. Ce moment résume l’union profonde entre l’extrême douleur de Marie et les blessures salvatrices de Jésus. Dans notre propre souffrance, nous sommes également unis à Marie, comme nous sommes unis au Christ, blessé et sans respiration, dans l’étreinte réconfortante de sa mère.
Jésus avait faim, et Marie l’a nourri non seulement comme toute maman son enfant, mais aussi par son obéissance au plan salvifique de l’incarnation, de la passion et de la résurrection. Jésus avait et a toujours faim d’âmes qui sont prêtes à tout lui abandonner afin que ces âmes soient unies à la volonté de Dieu.
Jésus avait soif, et Marie lui a non seulement donné à boire pendant son enfance et ses voyages de prédication, mais aussi, alors qu’il souffrait sur la Croix, quand il a dit « J’ai soif » (Jean 19:28). Sa soif était de nous aimer toujours plus pleinement et de recevoir notre amour en retour. Marie s’est tenue résolument au pied de la Croix, bien que presque tous les disciples aient abandonné Jésus. Elle est restée là par amour profond pour son Fils et son Dieu.
Elie Dib
Adapté de : www.catholicexchange.com
Note : Cet article a été publié à l’origine dans Missio Immaculatae Volume 19/No. 5, septembre/octobre 2023 sous le nom de plume d’Elio P. Mio. Missio Immaculatae est un magazine bimestriel marial catéchétique et missionnaire de l’Académie de l’Immaculée. (https://missiomagazine.com/)
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
01.02.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
01.02.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Benoît Daswa
CATÉCHISTE ET MARTYR († 1990)
Bienheureux Benedict Daswa
Catéchiste et martyr en Afrique du Sud
Premier martyr sud-africain reconnu par l’Église
Benedict (à la naissance Bakali) Daswa naît le 16 juin 1946 dans le village de Mbahe au sein d’une famille non chrétienne ; il était l’aîné de cinq enfants. Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba.
C’est au lycée que Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati : c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, « Prie et travaille ».
Il a été baptisé le 21 avril 1963 par le Père Augustin O’Brien m.s.c., qui lui a donné la première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck.
Il est ensuite devenu instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Benedict invitait les élèves qui ne pouvaient pas payer les frais de scolarité à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide ; il travaillait au potager et il plantait des arbres.
Il a été le premier de son village à construire une maison en briques avec ses économies et grâce à la vente des fruits et des légumes du potager et du verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il pu acheter une voiture, un poste de télévision et il avait le téléphone.
Son succès attira des jalousies: il fut même accusé de faire usage de zombies, des soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie.
En 1980, Benedict épousa une luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui a ensuite été reçue dans l’Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier naquit quatre mois après sa mort.
Il lui est tout naturel d’aider sa femme dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères, et il encourageait les autres pères de famille à en faire autant: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères ». Il enseignait à ses enfants à participer aussi aux tâches de la maison, à être assidus à l’école et au travail du jardin.
Mais surtout, sa famille était une école de prière. Tous les soirs, ils lisaient la Bible ensemble et ils participaient aux assemblées dominicales.
Il avait aussi institué ce qu’il appelait le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël : la famille et tous leurs proches parents passaient cette journée ensemble. Les enfants recevaient comme cadeau de Noël du matériel scolaire.
Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faisaient respecter.
Catéchiste et membre du Conseil pastoral de la paroisse, il aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au baptême.
Il dirigeait l’office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n’était pas disponible. Il aida dans la construction, à Nweli, de la première église catholique de la région ; il était très impliqué dans la pastorale des jeunes : il les voulait occupés et disciplinés, et il créa pour eux des clubs de football.
Lors d’une sécheresse survenue dans la région de Venda, dans les années quatre-vingt, il réussit à obtenir des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école.
On le respectait aussi en tant qu’homme de prière et pour sa compassion et sa générosité pour les malades, les pauvres et les prisonniers qu’il visitait.
Le 25 janvier 1990, au cours d’un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les ‘rondavels’ couvertes de chaume ; la population locale pensa que ces phénomènes étaient dus à des actes de sorcellerie. Le conseil des anciens décida donc de consulter un guérisseur et demanda pour cela aux habitants une contribution individuelle pour lui payer ses émoluments. Benedict répondit que les éclairs étaient des phénomènes naturels et que sa foi catholique lui interdisait d’offrir sa contribution afin de payer un sorcier, suscitant ainsi la colère de nombreux habitants.
Dans l’après-midi du 2 février 1990, alors qu’il travaillait dans son verger, sa belle sœur l’appelle de toute urgence, lui demandant d’emmener son enfant très malade chez le médecin, à Makwarela (Sibasa).
Il lui dit : « Avant de partir, prions ». Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener aussi un habitant d’un village voisin. Celui-ci portait un sac de farine de maïs et il ne voulait pas prendre les transports publics en raison des troubles dans la région.
Mais la route se trouva bloquée à un certain endroit par des troncs d’arbres. Lorsqu’il descendit pour dégager la route, une foule de jeunes garçons et d’hommes dissimulés derrière les buissons se ruèrent sur lui, lui jetant de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il traversa le terrain de football, espérant trouver de l’aide auprès d’un “Shebeen”, un débit illégal de boissons alcoolisées.
Il finit par trouver refuge dans la cuisine d’une ‘rondavel’ mais sort quand ses poursuivants menacent de tuer l’habitante. Il meurt assassiné à coups de couteau et de ‘knobkerrie’ (type de bâton africain principalement utilisé dans l’Est et le Sud de l’Afrique) disant : « Dieu, je remets mon esprit entre tes mains ».
Lors de ses funérailles, le 10 février 1990, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.
Benedict Daswa a été beatifié le 13 septembre 2015, au sanctuaire de Tshitanini, dans la province du Limpopo, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, qui représentait le Pape François.
Sa commémoration a été fixée au premier février.
Bienheureux Benedict Daswa priez pour nous !

01.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13.

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »

Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Thomas de Celano (v. 1190-v. 1260)
biographe de saint François et de sainte Claire
« Vita Prima » de Saint François, § 29
« Pour la première fois, il les envoie deux par deux »
Une nouvelle recrue de qualité est entré dans l’Ordre, et leur nombre a été porté ainsi à huit. Alors le bienheureux François les a réunis tous et leur a parlé longuement du Royaume de Dieu, du mépris du monde, du renoncement à la volonté propre et de la docilité à exiger du corps. Puis il les a divisés en quatre groupes de deux et leur a dit : « Allez, mes bien-aimés, parcourez deux à deux les diverses régions du monde, annoncez la paix aux hommes et prêchez-leur la pénitence qui obtient le pardon des péchés. Soyez patients dans l’épreuve, sûrs que Dieu accomplira ce qu’il a décidé et qu’il tiendra ses promesses. Répondez humblement à ceux qui vous interrogent, bénissez ceux qui vous persécutent, remerciez ceux qui vous insultent et vous calomnient : à ce prix, le Royaume des cieux est à vous ! » (Mt 5,10-11) Ils ont reçu avec joie la mission que leur confiait la sainte obéissance et se sont prosternés aux pieds de saint François qui a embrassé chacun tendrement en lui disant avec foi : « Abandonne au Seigneur tout souci, et il prendra soin de toi ! » (1P 5,7) C’était sa phrase habituelle quand il envoyait un frère en mission.

LECTURES :
Premier livre des Rois 2,1-4.10-12.
Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon :
« Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, sois un homme courageux !
Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en marchant dans ses chemins. Tu observeras ses décrets, ses commandements, ses ordonnances et ses édits, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras,
et le Seigneur réalisera cette parole qu’il m’a dite : “Si tes fils veillent à suivre leur chemin en marchant devant moi avec loyauté, de tout leur cœur et de toute leur âme, jamais tes descendants ne seront écartés du trône d’Israël.”
David mourut, il reposa avec ses pères, et il fut enseveli dans la Cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie.

Premier livre des Chroniques 29,10.11abc.11de-12a.12bcd.
Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu de notre père Israël,
depuis les siècles et pour les siècles !
À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !
À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !
C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.
