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Le mois d’août est un mois marial

Le mois d’août est un mois marial
Depuis le VIIIe siècle, le mois d’août dans la tradition catholique est particulièrement consacré à la Vierge Marie. Cette consécration à la Vierge Marie naît d’un héritage chrétien oriental bien avant d’être étendue à l’Église universelle. En effet en Orient, après l’invasion de Rome par les peuples nordiques (appelés barbares au Ve siècle), l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre, fête de la naissance de Marie et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu.
Comme souvent, à cette époque, l’Église de Rome est en retard sur l’Église de Constantinople, la consécration du mois d’août à Marie dans l’Église toute entière fut instaurée au VIIIe siècle par le Pape Serge Ier (687 – 701), lui-même d’origine syriaque. Dans un entretien accordé à Vatican News, le père ivoirien Hyppolite Agnigori, curé de la paroisse saint Jean-Paul II dans l’archidiocèse d’Abidjan et professeur d’histoire de l’Église à l’Institut de Théologie de la compagnie de Jésus d’Abidjan, ITCJ, souligne la particularité du mois d’août pour les fidèles catholiques.
La spécificité de ce mois, c’est qu’il draine deux solennités qui éclairent convenablement notre foi chrétienne : la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ le 6 août et l’Assomption de la Vierge Marie célébrée le 15 août. À la Transfiguration, Jésus emmène avec lui sur la montagne trois de ses apôtres (Pierre, Jacques et Jean) et il leur révèle sa gloire divine, splendeur de Vérité et d’Amour. Jésus veut que cette lumière puisse éclairer leur cœur quand ils traverseront l’obscurité profonde de la Passion et de la mort du Christ.
En ce qui concerne la solennité de l’Assomption (du latin assumere) qui signifie monter en se faisant aider, à la différence de « Ascensio » qui donna le terme Ascension qui signifie monter avec les prérogatives divines, elle célèbre la dépendance mariale au Fils de Dieu qui lui accorde une telle grâce.
La solennité de la transfiguration du Seigneur n’est qu’un tremplin essentiel pour éclairer convenablement la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Marie a été enlevée par Dieu de la vie terrestre pour entrer dans la vie en Dieu. Pour Marie, l’Assomption est la suite de sa participation à la vie de Jésus. L’Assomption est donc l’élévation au ciel de la Vierge Marie qui quitte notre monde sans avoir connu la corruption de la mort.
Françoise Niamien – Cité du Vaticanwww.vaticannews.va
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
24.08.2025 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 21ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 21e dimanche du temps ordinaire, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13, 22-30.
24.08.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Barthélemy
Apôtre et martyr
(† vers l’an 71)
Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.
Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l’Évangile dans l’Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu’il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l’Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.
En quittant les Indes, l’Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l’on rendait les honneurs divins à l’idole Astaroth, et où l’on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s’y rendit, et aussitôt l’idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l’Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l’idole, en présence d’une foule immense, l’aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s’éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.
Le démon résolut de se venger ; l’Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s’armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n’ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l’Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s’y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l’onde, vint heureusement à l’île de Lipari, près de la Sicile.
Plus tard, les Sarrasins s’emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l’ordre de recueillir les ossements de l’Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd’hui à Rome, son chef à Toulouse.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Barthélemy
Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).
Saint Barthélemy priez pour nous !

24.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30.

En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.
Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.
Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.”
Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.”
Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.”
Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.

Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Église
Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974; p. 139-141, rev.)
« Tendez tous vos efforts pour entrer par la porte étroite » (Lc 13,24)
Nous ne pouvons avoir rien de stable dans un monde où nous ne sommes venus que pour passer et, pour nous, vivre c’est chaque jour laisser la vie et passer. (…) Cette mutabilité, l’homme ne la subit pas seulement en son corps, mais en son âme aussi, quand il s’efforce de se hausser vers le meilleur. Car sous le poids de sa mutabilité l’âme est emportée sans cesse vers autre chose qu’elle n’est, et si elle n’est pas retenue dans son premier état par la stricte discipline de la vigilance, elle glisse sans cesse vers le pire. Car en abandonnant celui qui demeure sans cesse, elle a perdu la stabilité qu’elle aurait pu garder. Aussi maintenant son effort vers le meilleur n’est-il qu’une remontée à contre-courant. Et qu’elle se relâche dans son intention de monter, la voilà sans effort ramenée vers les bas-fonds. Oui, monter est effort et descendre détente, et c’est par la porte étroite que nous entrerons, le Seigneur nous le rappelle : « Tendez tous vos efforts, dit-il, pour entrer par la porte étroite. » (Lc 13,24) Au moment où il va parler d’entrée par la porte étroite, il dit bien d’abord : « Tendez tous vos efforts », car, sans fervente contention de l’esprit, invincible est le flot de ce monde qui ramène sans cesse l’âme vers la bassesse.

LECTURES :
Livre d’Isaïe 66,18-21.
Ainsi parle le Seigneur :
connaissant avec leurs actions et leurs pensées, moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire :
je mettrai chez elles un signe ! Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés vers les nations, vers Tarsis, Pouth et Loud, Mèshek, Rosh, Toubal et Yavane, vers les îles lointaines qui n’ont rien entendu de ma renommée, qui n’ont pas vu ma gloire ; ma gloire, ces rescapés l’annonceront parmi les nations.
Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères, en offrande au Seigneur, sur des chevaux et des chariots, en litière, à dos de mulets et de dromadaires, jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem, – dit le Seigneur. On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël, dans des vases purs, à la Maison du Seigneur.
Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux, – dit le Seigneur.

Psaume 117(116),1.2.
R/ Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile. (Mc 16, 15)
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !

Lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13.
Frères, vous avez oublié cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : ‘Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
Quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.’
Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
C’est pourquoi, redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,
et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux. Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ; bien plus, il sera guéri.
