Étiquette : apostolat Fatima
28.02.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
28.02.2024 – MESSE À LOURDES
28.02.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
28.02.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Seules la foi et la prière obtiennent les guérisons

Seules la foi et la prière obtiennent les guérisons
Le 28 février 1858, la Vierge apparaît une onzième fois à la bergère Bernadette, à Lourdes (Pyrénées, France) et plus de mille personnes assistent à l’extase. Bernadette accomplit de nouveau les gestes de pénitence (manger des herbes amères, boire l’eau). Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.
Durant la nuit du 28 février au 1er mars, Catherine Latapie, une habitante, trempe son bras déboîté dans l’eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.
Les guérisons ont ainsi commencé à Lourdes dès le temps des apparitions. La plupart sont liées à l’eau de la source. Bernadette a toujours refusé que cette eau soit appelée miraculeuse ou que les guérisons lui soient, personnellement, attribuées. Pour elle, seules la foi et la prière obtiennent les guérisons.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
Méditation des exercices spirituels par le Card. Cantalamessa

Première méditation des exercices spirituels: «Que cherchez-vous?»
Du 19 au 24 février, à l’occasion des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale consacre une minute pour prier avec le Pape et la Curie romaine. Dans son exhortation pour cette première méditation, le cardinal Raniero Cantalamessa interroge chacun sur sa propre recherche de bonheur et donne des clés pour y répondre.
Vatican News
En cette semaine où le Pape François et ses collaborateurs de la Curie romaine sont engagés dans les exercices spirituels de Carême, Vatican News propose une réflexion par jour du 19 au 24 février, du prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal Raniero Cantalamessa. «On m’a demandé de partager avec vous, pendant six jours, une réflexion d’environ une minute. Il existe des mots capables de dire en une minute, ce qui peut combler une journée et même une vie: des mots de Jésus», a expliqué le cardinal capucin. Il en propose une à la fois en «vous priant de la « mâcher » tout au long de la journée, comme une sorte de chewing-gum de l’âme »».
Première méditation du cardinal Cantalamessa
La première méditation du cardinal est centrée sur la question de Jésus à ses disciples: «Que cherchez-vous?». Question à laquelle les disciples répondent: «Maître, où demeures-tu?». Enfin, selon l’Évangile de Jean (1,38-39), Jésus leur dit alors: «Venez et voyez».
Mais pour l’instant, nous ne nous intéressons qu’à la question de Jésus: «Que cherchez-vous?». Le cardinal Cantalamessa ainsi: «T’es-tu déjà posé, frère ou sœur qui écoute, la question: « Qu’est-ce que je cherche dans la vie?». Il assure que nous cherchons tous la même chose, c’est-à-dire le bonheur.
Les clés de saint Augustin
«Avant Freud, saint Augustin l’avait compris : « Nous voulons tous être heureux », disait-il. Mais contrairement à Freud, il a aussi donné la raison de cette « pulsion » universelle: « Tu nous as faits pour toi », dit-il à Dieu au début de ses Confessions, « et notre cœur est agité jusqu’à ce qu’il se repose en toi »» explique le prédicateur de la Maison pontificale dans sa vidéo.
«Examine-toi, frère ou sœur, et vois si ce n’est pas là l’explication de tant de tes peines et de tes agitations, c’est-à-dire d’avoir cherché de l’eau dans des citernes crevassées plutôt que dans la source d’eau vive qu’est Dieu (cf. Jérémie 2,13)» conclut-il.
Exercices spirituels de Carême: deuxième méditation du cardinal Cantalamessa
Du 19 au 24 février, à l’occasion des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale consacre une minute pour prier avec le Pape et la Curie romaine. Pour la deuxième méditation, le cardinal Raniero Cantalamessa a évoqué «la seule chose dont nous avons besoin», «le Royaume de Dieu».
Vatican News
En cette semaine où le Pape François et ses collaborateurs de la Curie romaine sont engagés dans les exercices spirituels de Carême, Vatican News propose une réflexion par jour du 19 au 24 février, du prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal Raniero Cantalamessa. «On m’a demandé de partager avec vous, pendant six jours, une réflexion d’environ une minute. Il existe des mots capables de dire en une minute, ce qui peut combler une journée et même une vie: des mots de Jésus», a expliqué le cardinal capucin. Il en proposera une à la fois, en «vous priant de la « mâcher » tout au long de la journée, comme une sorte de chewing-gum de l’âme »».
Réflexion du Cardinal
Les paroles de Jésus dans l’Évangile sont d’une «grande importance». «On les savoure par petites gouttes», a souligné le cardinal Cantalamessa dans la deuxième méditation, publiée mardi 20 février. La «goutte» d’aujourd’hui est la parole que Jésus a dite à Marthe, qui s’occupait de beaucoup de choses: «Marthe, Marthe: une seule chose est nécessaire» (Lc 10, 42). Cette parole s’adresse désormais «à chacun d’entre nous». Une seule chose est nécessaire, a répété le prédicateur.
«Si vous avez cette seule chose, vous avez tout, même si vous n’avez rien d’autre; si vous ne l’avez pas, vous n’avez rien, même si le monde entier était à vous», a précisé le cardinal Cantalamessa.
Le Royaume de Dieu
Quelle est cette seule chose nécessaire? Jésus lui-même l’a dit dans deux paraboles. C’est le trésor caché pour lequel il vaut la peine de tout vendre; c’est la perle précieuse pour laquelle il vaut la peine de donner toutes les perles du monde (Matthieu 13, 44-45). La seule chose dont on a besoin, c’est le Royaume de Dieu.
Troisième méditation des exercices spirituels de Carême: «Crois-tu?»
Du 19 au 24 février, à l’occasion des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale consacre une minute pour prier avec le Pape et la Curie romaine. Pour la troisième méditation, le cardinal Raniero Cantalamessa interroge chacun sur sa propre foi dans le Christ.
En cette semaine où le Pape François et ses collaborateurs de la Curie romaine sont engagés dans les exercices spirituels de Carême, Vatican News propose une réflexion par jour du 19 au 24 février, du prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal Raniero Cantalamessa. «On m’a demandé de partager avec vous, pendant six jours, une réflexion d’environ une minute. Il existe des mots capables de dire en une minute, ce qui peut combler une journée et même une vie: des mots de Jésus», a expliqué le cardinal capucin. Il en proposera une à la fois, en «vous priant de la « mâcher » tout au long de la journée, comme une sorte de chewing-gum de l’âme »».
La foi qui vient du cœur
Le mot à «mâcher» ce mercredi 21 février –selon les paroles du cardinal Cantalamessa- est la question que Jésus a posée à la sœur de Lazare devant le tombeau de son frère mort: «Crois-tu?» (Jn 11,26).
Le prédicateur de la Maison pontificale encourage chacun à laisser de côté un instant tout ce qu’on a appris dans le catéchisme et que l’on répète dans le credo, pour se consacrer à la relation personnelle avec Dieu: «Demande-toi: Est-ce que je crois? Ai-je jamais vraiment cru, personnellement, et pas seulement « par personne interposée », même à travers l’Église universelle?».
En citant saint Paul qui écrivait que «c’est du cœur que l’on croit et de la bouche que l’on fait profession de foi» (Romains 10,10), le cardinal assure que la foi doit venir du plus profond du cœur, et qu’elle est «la seule capable de répondre sérieusement aux questions les plus importantes de l’être humain: « Qui suis-je? D’où est-ce que je viens? Où vais-je? »».
La prière ressemble à une connexion internet
Dans la suite de sa méditation, le cardinal compare la foi à la connexion internet. En effet, lorsque l’on ouvre une page internet, «tout le monde virtuel s’ouvre devant vous». Ce que permet également la foi, «sans fils, sans coût». Le cardinal assure qu’il suffit d’une «courte prière, d’un simple mouvement du cœur, d’un regard sur l’image du Christ devant soi, et on est connecté! Connecté à un monde qui n’est pas virtuel, mais réel».
Mais la prière garde toujours un avantage sur la connexion internet, car il ouvre sur le seul monde «qui soit vraiment réel, parce qu’il est éternel: le monde de Dieu!» conclut le prédicateur de la Maison pontificale.
Quatrième méditation des exercices spirituels: «Va et ne pèche plus»
Du 19 au 24 février, à l’occasion des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale consacre une minute pour prier avec le Pape et la Curie romaine. Dans son exhortation pour cette quatrième méditation, le cardinal Raniero Cantalamessa est revenu sur le péché qui tient captif, invitant les fidèles à confier leurs fragilités au Seigneur.
En cette semaine où le Pape François et ses collaborateurs de la Curie romaine sont engagés dans les exercices spirituels de Carême, Vatican News propose une réflexion par jour du 19 au 24 février, du prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal Raniero Cantalamessa. «On m’a demandé de partager avec vous, pendant six jours, une réflexion d’environ une minute. Il existe des mots capables de dire en une minute, ce qui peut combler une journée et même une vie: des mots de Jésus», a expliqué le cardinal capucin. Il en propose une à la fois en «vous priant de la « mâcher » tout au long de la journée, comme une sorte de chewing-gum de l’âme »».
Ce jeudi 22 février, s’appuyant sur l’évangile de Jean, le prédicateur de la Maison pontificale invite à accueillir cette parole de Jésus adressée à la femme adultère, après que ses accusateurs aient disparu: « »Femme, personne ne t’a condamnée? » « Personne, Seigneur ». « Moi non plus, je ne te condamne pas, et désormais ne pèche plus »» (Jn 8, 10-11).
Le péché
Cette conversation entre Jésus et la femme adultère porte à une réflexion. «Chacun de nous, explique le cardinal Raniero Cantalamessa, s’il s’examine attentivement, se rendra compte qu’à côté des nombreux péchés qu’il commet, il y en a un qui est différent des autres». Il s’agit du péché auquel on est secrètement un peu attaché, que l’on confesse, mais sans réelle volonté de dire «plus jamais ça» ajoute-t-il.
Citant saint Augustin, qui dans les Confessions, décrit sa lutte pour se libérer du péché de sensualité, le prédicateur raconte qu’il eut un moment où il pria Dieu en disant: «Accorde-moi la chasteté et la continence…», mais -une petite voix intérieure lui dit- pas tout de suite, s’il te plaît! C’est alors qu’il s’écria: «Pourquoi demain? Pourquoi pas maintenant?» Il lui a fallu dire en lui-même, «ça suffit», pour se sentir libre, affirme le cardinal.
Que faire concrètement?
Pour cette quatrième méditation des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale exhorte à se mettre un instant en présence de Dieu, pour lui dire: «Seigneur, tu connais bien ma fragilité. Me fiant donc uniquement à ta grâce, je te dis que, désormais, je veux me passer de ce contentement, de cette liberté, de cette amitié, de cette rancœur, de ce subterfuge financier, bref, de ce péché que toi et moi connaissons si bien. Je dis « ça suffit » et je viens recevoir ton pardon sacramentel.»
«Vous pouvez tomber de nouveau, mais pour Dieu, quelque chose a changé: votre liberté est de son côté. Vous êtes désormais deux à lutter ensemble. Vous verrez combien il est bon de vivre libéré de l’esclavage du péché, en paix avec Dieu et avec soi-même», conclut le cardinal Cantalamessa.
Cinquième méditation des exercices spirituels: «Zachée, descends!»
Du 19 au 24 février, à l’occasion des exercices spirituels de Carême, le prédicateur de la Maison pontificale consacre une minute pour prier avec le Pape et la Curie romaine. Dans son exhortation pour cette cinquième méditation, le cardinal Raniero Cantalamessa est revenu sur l’importance de rencontrer le Seigneur. «Jésus est un amoureux qui ne déçoit jamais!» assure-t-il.
Vatican News
En cette semaine où le Pape François et ses collaborateurs de la Curie romaine sont engagés dans les exercices spirituels de Carême, Vatican News propose une réflexion par jour du 19 au 24 février, du prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal Raniero Cantalamessa.
«On m’a demandé de partager avec vous, pendant six jours, une réflexion d’environ une minute. Il existe des mots capables de dire en une minute, ce qui peut combler une journée et même une vie: des mots de Jésus», a expliqué le cardinal capucin. Il en propose une à la fois en «vous priant de la « mâcher » tout au long de la journée, comme une sorte de chewing-gum de l’âme »».
Ce vendredi 23 février, s’appuyant sur l’évangile de Luc, le prédicateur de la Maison pontificale invite à la parole de Jésus à Zachée: «Zachée, descends vite: aujourd‘hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison» (Luc 19,5).
«Jésus veut entrer dans l’intimité de ta vie»
«La parole qui nous accompagne aujourd’hui -explique le cardinal Cantalamessa- est celle que Jésus a adressée à Zachée, qui était monté sur un sycomore pour le voir. En passant, Jésus leva les yeux et, sur un ton d’invitation et non de reproche, lui dit: « Zachée, descends tout de suite, car aujourd’hui je veux entrer chez toi »» (Lc 19, 1-10). Le cardinal précise ensuite que chacun peut s’identifier à Zachée, «moi qui parle et toi qui écoutes».
La demande de Jésus est plus large qu’une invitation à entrer dans la maison de Zachée mais bien «dans l’intimité de notre vie». Pour nous, cela signifie que Jésus nous dit: «Il ne me suffit pas de te rencontrer dans la foule, sur la place ou à l’église».
«Jésus est un amoureux qui ne déçoit jamais!»
Le cardinal Cantalamessa rappelle l’invitation du Pape François au début de son exhortation apostolique Evangelii Gaudium: «J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation qu’il se trouve, à renouveler aujourd’hui sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse (EG, 3)».
«En quoi consiste cette fameuse « rencontre personnelle » avec le Christ?» demande ensuite le prédicateur de la Maison pontificale. «C’est comme rencontrer une personne en chair et en os, après l’avoir connue pendant des années seulement sur une photographie. Cela aide à comprendre la différence qui se produit dans la sphère humaine, lorsque l’on passe de la connaissance d’une personne à l’amour pour elle. Si vous êtes un jeune homme ou une jeune femme, vous êtes en mesure de comprendre cela mieux que quiconque. Ce n’est qu’en tombant amoureux que l’on change vraiment la vie. Aussi bien la vie naturelle que la vie de l’esprit. Et Jésus est un amoureux qui ne déçoit jamais!» conclut-il.
Sources : VATICANNEWS, le 23 février 2024
28.02.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Daniel Brottier
MISSIONNAIRE SPIRITAIN († 1936)
(Ferté-Saint-Cyr, Loir-et-Cher, 7 septembre 1876 – Paris, 28 février 1936).
Cérémonie de Béatification de José Manyanet Y Vives,
Daniel Brottier et Elisabeth de La Trinité
Basilique Saint-Pierre
Dimanche 25 novembre 1984
Extrait de l’Homélie de Saint Jean-Paul II
« 4. Parmi « ceux qui sont au Christ », nous distinguons Daniel Brottier. Il a rejoint la Congrégation des Pères du Saint-Esprit pour répondre à l’appel missionnaire de la manière la plus ardente. Parti en Afrique, il se dévoue sans compter au service de la communauté chrétienne de Saint- Louis du Sénégal et notamment des jeunes. Son zèle apostolique le conduit à prendre sans cesse de nouvelles initiatives pour que l’Église soit vivante et la Bonne Nouvelle entendue. Même éloigné de ce champ d’action, il ne cesse pas d’aider à bâtir l’Église au Sénégal.
Disciple du Christ, il l’est aussi par l’épreuve de la souffrance : la douleur physique ne le quitte pas. Et, volontaire sur le front, il soigne et réconforte les blessés par sa présence courageuse. Aux soldats mourants, il porte le secours de Dieu. La guerre passée, il travaille à prolonger la fraternité née entre ces hommes dans le dépouillement et le don de soi héroïque.
Quand il reçoit la charge des orphelins d’Auteuil c’est à leur service qu’il déploie avec force l’activité la plus débordante qui le fera connaître bien au-delà de Paris. Rien n’arrête sa charité quand il s’agit d’accueillir, de nourrir, de vêtir des enfants délaissés et meurtris par la vie. Innombrables sont ceux qu’il associe à cette œuvre profondément évangélique. Parce qu’il faut loger ces jeunes et les mettre dans un climat chaleureux, les aider à acquérir un métier et à bâtir leur avenir, le P. Brottier multiplie les appels et constitue une chaîne toujours vivante d’active solidarité.
Prêtre, religieux, sa grande activité « découlait de son amour de Dieu » comme l’a dit un témoin. À la fois humble et vrai, actif jusqu’aux limites du possible, serviteur désintéressé, Daniel Brottier avançait avec audace et simplicité car il travaillait “comme si tout dépendait de lui, mais aussi sachant que tout dépend de Dieu”. Il avait confié les enfants d’Auteuil à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qu’il appelait familièrement à l’aide, assuré de son soutien efficace à tous ceux pour qui elle avait offert sa propre vie.
Le bienheureux Daniel Brottier a achevé son œuvre sur la terre par un « fiat » courageux. Aujourd’hui nous le savons secourable aux pauvres qui l’invoquent car il communie à l’amour du Sauveur qui animait tout son service sacerdotal. »
Pour un approfondissement biographique :
>>> Daniel Brottier – Apprentis d’Auteuil
Bx Daniel Brottier priez pour nous !

28.02.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,17-28.
En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.

Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »

Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.

Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 121
« Voici que nous montons à Jérusalem »
Dans les « psaumes des montées » le psalmiste aspire à Jérusalem et il dit qu’il veut monter. Où monter ? Désire-t-il atteindre le soleil, la lune, les étoiles ? Non. Dans le ciel se trouve la Jérusalem éternelle, là où habitent les anges, nos concitoyens (He 12,22). Sur cette terre nous sommes en exil, loin d’eux. Sur la route de l’exil, nous poussons des soupirs ; dans la cité, nous tressaillirons d’allégresse. Au cours de notre voyage, nous trouvons des compagnons qui ont déjà vu cette cité et qui nous encouragent à y courir. Ils ont inspiré au psalmiste un cri d’allégresse : « J’ai tressailli de joie quand on m’a dit : Allons à la maison du Seigneur » (Ps 121,1)… « Nous irons à la maison du Seigneur » : courons donc, courons, puisque nous arriverons à la maison du Seigneur. Courons sans nous lasser ; là-bas il n’y a pas de lassitude. Courons à la maison du Seigneur et tressaillons d’allégresse avec ceux qui nous ont appelés, qui les premiers ont contemplé notre patrie. Ils crient de loin à ceux qui les suivent : « Nous irons dans la maison du Seigneur ; marchez, courez ! » Les apôtres ont vu cette maison et nous appellent : « Courez, marchez, suivez-nous ! Nous irons dans la maison du Seigneur ! » Et que répond chacun de nous ? « Je me réjouis en ceux qui m’ont dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. » Je me suis réjoui dans les prophètes, je me suis réjoui dans les apôtres, car tous ils nous ont dit : « Nous allons à la maison du Seigneur ».
LECTURES :
Livre de Jérémie 18,18-20.
Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »
Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

Psaume 31(30),5-6.14.15-16.
Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

23.02.2024 – PRÉDICATION DU CARD. CANTALAMESSA
Prédication du cardinal Cantalamessa pour le Carême 2024 (1/5)
Cardinal Cantalamessa: les «dents» des médias peuvent détruire mais aussi «purifier»
Le cardinal Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a prononcé la première prédication du Carême pour la Curie romaine en salle Paul-VI ce vendredi, en parlant notamment du travail des médias et des réseaux sociaux: ils méritent «respect et estime» lorsqu’ils «signalent les torts de la société ou de l’Église», mais ils ne remplissent pas leur mission lorsqu’ils «se retournent contre quelqu’un».
L’Osservatore Romano
Aujourd’hui, malheureusement, il existe dans la société «des sortes de “dents” qui grincent sans pitié, plus cruellement que les dents du léopard» dont parlait saint Ignace d’Antioche: ce sont «les “dents” des médias et des soi-disant médias sociaux». C’est ce qu’a déclaré le cardinal capucin Raniero Cantalamessa ce matin, en salle Paul-VI, lors de la première prédication de Carême, un temps de préparation au mystère pascal.
Actualisant les paroles de l’évêque martyr Ignace d’Antioche –«Je suis le blé de Dieu et [je dois être] moulu par les dents des bêtes pour devenir le pur pain du Christ»-, le prédicateur de la Maison pontificale a expliqué que les médias «méritent tout le respect et l’estime» lorsqu’ils «signalent les distorsions de la société ou de l’Église», mais ils ne remplissent pas leur mission lorsqu’ils «se retournent contre quelqu’un pour des motivations qui leur sont propres, ou simplement parce qu’il n’appartient pas à leur camp. Tout cela avec malice, avec une intention destructrice, non constructive». Des personnes finissent ainsi dans ce hachoir à viande, qu’ils soient laïcs ou clercs, a-t-il déploré.
Dans ce cas, a ajouté le cardinal Cantalamessa, «il est licite de faire valoir ses raisons dans les instances appropriées, et si cela n’est pas possible, ou si l’on voit que cela ne sert à rien», il ne reste plus au croyant qu’à «rejoindre le Christ flagellé, couronné d’épines et sur lequel on crache». Dans la lettre aux Hébreux, a rappelé le cardinal, on peut lire cette exhortation aux premiers chrétiens qui peut aider en de telles occasions.

Être moulu pour devenir la farine de Dieu
C’est «difficile et douloureux dans le meilleur des cas, surtout si la famille naturelle ou religieuse est en jeu», mais la grâce de Dieu «peut faire -et a souvent fait- de tout cela une occasion de purification et de sanctification». Il s’agit d’«avoir confiance qu’à la fin, comme ce fut le cas pour Jésus, la vérité triomphera du mensonge». Et elle triomphera mieux, «peut-être, par le silence que par l’autodéfense la plus agressive».
Une autre opportunité «à ne pas perdre, si nous voulons nous aussi être « moulus » pour devenir la farine de Dieu» est celle d’«accepter d’être contredit, de renoncer à se justifier et de vouloir toujours avoir raison, alors que l’importance de la question ne l’exige pas». Ou encore, «supporter quelqu’un dont le caractère, la façon de parler ou de faire nous énerve, et le faire sans nous irriter intérieurement, en pensant plutôt que nous sommes peut-être nous aussi pour quelqu’un une telle personne». Il s’agit là de deux «terrains d’expérimentation» significatifs, en particulier pour ceux qui travaillent à la Curie romaine, «qui n’est pas une communauté religieuse ou matrimoniale, mais une communauté de service et de travail ecclésial», a fait remarquer le cardinal.
En substance, le but ultime de se laisser « moudre » n’est «pas de nature ascétique, mais mystique; ça ne sert pas tant à se mortifier qu’à créer la communion». C’est une vérité qui accompagne la catéchèse eucharistique depuis les premiers temps de l’Église. À cet égard, un discours de saint Augustin met en parallèle le processus qui «conduit à la formation du pain qui est le corps eucharistique du Christ et le processus qui conduit à la formation de son corps mystique qui est l’Église». Entre les deux corps, «le corps eucharistique et le corps mystique de l’Église, il n’y a pas seulement similitude, mais aussi dépendance». Et c’est grâce au «mystère pascal du Christ à l’œuvre dans l’Eucharistie que nous pouvons trouver la force de nous laisser « moudre », jour après jour, dans les petites et parfois les grandes circonstances de la vie».

Autorévélations
«Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» (Matthieu 16, 15) Le cardinal a poursuivi à partir du dialogue entre le Christ et les apôtres à Césarée de Philippe. La question de Jésus, a-t-il expliqué, ne doit pas être prise «dans le sens où cette question est habituellement comprise», c’est-à-dire comme si le Seigneur «s’intéressait à savoir ce que l’Église pense de lui, ou ce que nos études théologiques nous disent de lui». Elle doit être considérée de la même manière que «toute parole qui sort de la bouche de Jésus doit être prise, c’est-à-dire adressée, hic et nunc, à ceux qui l’entendent, individuellement, personnellement».
Pour mener à bien cet examen, assure le cardinal, un autre évangéliste, Jean, nous vient en aide. Dans son Évangile, en effet, «nous trouvons toute une série de déclarations de Jésus, le fameux Ego eimi, « Je suis », par lequel il révèle ce qu’il pense, lui, de lui-même, qui il dit être: « Je suis le pain de vie », « Je suis la lumière du monde », et ainsi de suite». Au cours des futures prédications, le capucin passera en revue cinq de ces autorévélations afin de se demander à chaque fois «s’Il est vraiment pour nous ce qu’Il dit qu’Il est et comment faire pour qu’il le soit davantage».
Ce sera un moment, a-t-il ajouté, «à vivre d’une manière particulière».Non pas «en regardant vers l’extérieur, vers les problèmes du monde et de l’Église elle-même, comme on est obligé de le faire dans d’autres contextes, mais avec un regard introspectif», comme une «évangélisation pour évangéliser, en nous remplissant de Jésus» pour parler de Lui «par redondance d’amour».
La Parole et le Sacrement
Partant de la première de ces affirmations du Seigneur, «Je suis le pain de vie», le prédicateur a posé la question suivante: «Comment et où mange-t-on ce pain de vie? La réponse des Pères de l’Église, a souligné le cardinal, est la suivante: en deux « lieux » ou de deux manières, « dans le sacrement et dans la Parole, c’est-à-dire dans l’Eucharistie et dans l’Écriture». Il y a eu, a-t-il reconnu, «des accentuations différentes»: certains ont insisté «davantage sur la Parole de Dieu», tandis que d’autres ont mis l’accent sur «l’interprétation eucharistique». Aucun d’entre eux, cependant, «n’a voulu parler d’une voie à l’exclusion de l’autre». On parle de la Parole et de l’Eucharistie comme de «deux tables» dressées par le Christ. Et cela est particulièrement évident dans la liturgie, où «leur synthèse a toujours été vécue pacifiquement».
C’est précisément à partir de là que le cardinal Cantalamessa a invité à «faire un pas en avant», qui consiste à «ne pas limiter la consommation de la chair et du sang du Christ à la seule Parole et au seul sacrement de l’Eucharistie, mais à la voir se réaliser à chaque instant et dans tous les aspects de notre vie de grâce». Jésus, en effet, est le pain de la vie éternelle non seulement pour ce qu’Il donne, mais aussi -et avant tout- pour ce qu’Il est. La Parole et le Sacrement sont les moyens; vivre par Lui et en Lui est la fin. Tout le discours de Jésus, par conséquent, «tend à clarifier quelle est la vie qu’il donne: non pas la vie de la chair, mais la vie de l’Esprit», c’est-à-dire la vie éternelle.
Source : VATICANNEWS, le 23 février 2024