Étiquette : apostolat Fatima
03.03.2024 – MESSE À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS
03.03.2024 – CHAPELET À LOURDES
03.03.2024 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: faire en nous et autour de nous «plus de maisons et moins de marchés»
En ce premier Angélus de mars, le Pape François s’est arrêté sur le contraste entre «la maison et le marché», qui illustre deux manières de se tenir devant le Seigneur: l’une traduisant une relation distante et commerciale avec Dieu; et l’autre, beaucoup plus proche et confiante. S’appuyant sur l’Évangile de ce dimanche, François a invité les fidèles à «faire en nous et autour de nous plus de maisons et moins de marchés, tout d’abord avec Dieu, puis en répandant la fraternité».
Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican
En dépit de son état de santé légèrement grippal qui l’a poussé à annuler quelques-unes de ses audiences en début de semaine, le Saint-Père a présidé la prière de l’Angélus devant des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, depuis la fenêtre des appartements pontificaux.
Avant cela, François s’est appesanti sur l’antithèse présentée dans l’Évangile de ce troisième dimanche de Carême, qui nous montre une scène dure: «Jésus qui chasse les marchands du temple parce qu’ils font de la maison de Dieu un marché» (Jn 2, 13-25). C’est précisément sur ce contraste entre maison et marché que le Pape s’est arrêté dans son exhortation dominicale.
Le Christ invite à bâtir une relation confiante avec Dieu
Poursuivant, François a expliqué les deux manières différentes de se tenir devant le Seigneur qui découlent de ce contraste. Si dans le temple compris comme un marché, il suffisait d’acheter un agneau, de le payer et de le consommer sur les braises de l’autel pour être en règle avec Dieu, dans le temple, considéré plutôt comme la maison, «c’est le contraire qui se produit», a-t-il souligné. «On va à la rencontre du Seigneur, on s’unit à lui et à ses frères, on partage ses joies et ses peines». Et encore, a-t-il ajouté, «au marché, on marchande sur les prix, à la maison on ne calcule pas; au marché, on cherche son propre intérêt, à la maison on donne gratuitement».
C’est ce qui justifie, selon l’évêque de Rome, le caractère dur de Jésus aujourd’hui, qui «n’accepte pas que le temple-marché remplace le temple-maison, que la relation avec Dieu soit distante et commerciale au lieu d’être proche et confiante, que les comptoirs de vente prennent la place de la table familiale, que les prix prennent la place des accolades et les pièces de monnaie, celle de la tendresse». Car cela, a-t-il fustigé, «crée une barrière entre Dieu et l’homme et entre frère et frère, alors que le Christ est venu apporter la communion, la miséricorde et la proximité».
rapper avec confiance à la porte du Père et répandre la fraternité
Devant les milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, le Pape a exhorté à «faire en nous et autour de nous plus de maisons et moins de marchés». Et ce, tout d’abord envers Dieu, a souligné le successeur de Pierre, «en priant beaucoup, comme des enfants qui frappent inlassablement et avec confiance à la porte du Père, et non comme des marchands avares et méfiants», et puis «en répandant la fraternité». Il s’agit d’une nécessité, a martelé François, au regard du silence embarrassant, isolant, parfois même hostile, que l’on rencontre dans de nombreux endroits de ce monde.
Au terme de son exhortation, l’évêque de Rome a invité les fidèles à revenir sur le fondement de leur relation avec Dieu à travers quelques questions. «Avant tout, comment est ma prière? Est-ce un prix à payer ou un moment d’abandon confiant, où je ne regarde pas ma montre? Et comment sont mes relations avec les autres? Est-ce que je sais donner sans attendre en retour? Est-ce que je sais faire le premier pas pour briser les murs du silence et le vide de la distance?», a-t-il demandé, en se tournant vers la Mère du Seigneur «afin qu’elle nous aide à « faire maison » avec Dieu, entre nous et autour de nous».
Source : Angélus à Rome du 03.10.2024
03.03.2024 – MESSE À LOURDES
Chaque 25 mars, renouvelons notre consécration au Cœur immaculé de Marie

Chaque 25 mars, renouvelons notre consécration au Cœur immaculé de Marie
Évoquant, depuis la place Saint-Pierre, la solennité de l’Annonciation célébrée le 25 mars 2023, le Pape a fait mémoire de l’acte de consécration de « l’Église et l’humanité, en particulier la Russie et l’Ukraine, au Cœur immaculé de Marie », acte qu’il a présidé un an plus tôt, le 25 mars 2022, « en union avec tous les évêques du monde ».
Ce geste spirituel, qui avait très largement mobilisé les catholiques du monde entier, a été l’un des plus forts du pontificat du pape François après le début de la guerre en Ukraine.
Lors de l’audience générale du 22 mars 2023, le Pape avait invité tous les croyants à renouveler chaque 25 marscette consécration
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
Information /inscription concernant le pèlerinage 2024 à Fatima :

Bulletin d’inscription (à envoyer à M. Marco Chammartin):
Programme du pèlerinage :
03.03.2024 – 3e dimanche de Carême B – Intégrale des lectures
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 3e dimanche du temps de Carême, année B.
03.03.2024 – SAINTE DU JOUR
Ste Cunégonde
IMPÉRATRICE, VEUVE, RELIGIEUSE († 1033)
Sainte Cunégonde
Impératrice, veuve
(975 – †1033)
Inscrite au 3 mars au MartyrologeRomain, au Luxembourg, dont elle est la patronne avec Saint Willibrod et la Vierge Marie, sa mémoire est célébrée le 13 juillet avec celle de saint Henri.
Cunégonde était la fille du comte Siegfried I (ou Sigefroi) de Luxembourg et de sa sainte épouse, Hedwige de Nordgau, qui l’éduquèrent pieusement.
Cunégonde épousa le duc Henri de Bavière (saint Henri), roi de Germanie. Comme cadeau il lui donna un crucifix oriental, apparemment identique à celui qui se trouve actuellement à Munich. Certains auteurs postérieurs affirment que les deux époux firent vœu de virginité le jour de leur mariage, et le Martyrologe romain répète cette tradition.
Après la mort de l’empereur Otton III, Henri II fut élu roi de Germanie en 1002. En 1014, il fut couronné empereur du Saint Empire romain par Benoît VIII. Les chroniques de l’époque signalent que Sainte Cunégonde corègna avec lui.
Sur les instances de Cunégonde, l’empereur fonda le monastère et la cathédrale de Bamberg, cathédrale qui fut consacrée par le pape Benoît VIII lui-même.
Au cours d’une grave maladie, l’impératrice fit vœu de bâtir un monastère à Kaufungen (dans le land de Hesse) près de Cassel. Elle exécuta son vœu aussitôt qu’elle recouvra la santé. Son époux mourut avant que les travaux ne fussent terminés. Cunégonde remit le monastère achevé à des moniales bénédictines. On rapporte que l’impératrice avait une nièce, appelée Judith, qui lui fut très chère et qu’elle avait éduquée avec une grande sollicitude.
Cunégonde nomma Judith supérieure du nouveau couvent, non sans lui avoir donné beaucoup de bons conseils.
En 1024, le jour anniversaire de la mort de son époux, Cunégonde invita de nombreux prélats à la dédicace de l’église qu’elle avait fait construire à Kaufungen. Après le chant de l’Évangile, elle posa sur l’autel une relique de la croix de Jérusalem, échangea ses vêtements impériaux contre l’habit religieux et reçut le voile des mains de l’évêque de la ville.
Entrée en religion, elle parut oublier d’avoir été impératrice et se considérait comme la dernière des religieuses, convaincue de l’être aux yeux de Dieu. Elle ne craignait rien tant que ce qui pouvait lui rappeler son ancienne dignité. Elle priait et lisait beaucoup et se dédiait particulièrement aux consolations et visites des malades.
Ainsi passèrent les dernières années de sa vie. Elle mourut vers l’an 1033 ou 1039. Sa dépouille fut ensevelie à Bamberg, à côté de celle de son époux.
Elle a été canonisée le 29 mars 1200 par le pape Innocent II (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216).
Sainte Cunégonde priez pour nous !

03.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-25.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :

« Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Origène (v. 185-253)
prêtre et théologien
Commentaire de l’évangile de Jean, 10 (in Thèmes et figures bibliques, coll. Pères dans la foi n°28-29; trad. Carmélites de Mazille; Éd. DDB 1984, p. 133 rev.)
« En trois jours je le relèverai »
Il est grand, le mystère de notre résurrection, et extrêmement difficile à sonder. Il est annoncé dans beaucoup de textes de l’Écriture, mais surtout dans Ézéchiel (…) : « L’Esprit du Seigneur me déposa dans une vallée pleine d’ossements humains (…) ; ils étaient complètement desséchés. Le Seigneur me dit : Fils d’homme, ces ossements vivront-ils ? Je répondis : Seigneur, c’est toi qui le sais. Il me dit : Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur » (Ez 37,1-4). (…) Quels sont donc ces ossements à qui il est dit : « Écoutez la parole du Seigneur » (…) sinon le Corps du Christ, dont le Seigneur disait : « Tous mes os sont disloqués » (Ps 21,15). (…) Comme a eu lieu la résurrection du corps véritable et parfait du Christ, un jour les membres du Christ (…) seront réunis, l’os à son os, la jointure à la jointure. Personne privé de cette jointure n’atteindra « l’homme parfait, à la stature du corps du Christ dans sa plénitude » (Ep 4,13). Alors (…) « tous les membres du corps, à plusieurs, formeront un seul corps » (1Co 12,12). (…) Je dis cela à propos du Temple dont le Seigneur a dit : « Le zèle pour ta maison me dévore » (Ps 68,10), et à propos des juifs qui lui demandaient de leur montrer un signe, et enfin à propos de sa réponse (…) : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai ». Car il faut que soit chassé de ce temple, qui est le Corps du Christ, tout ce qui refuse la raison et ce qui relève du commerce, pour qu’à l’avenir ce temple ne soit plus une maison de marchands. Il faut en outre (…) qu’après sa destruction par ceux qui refusent la parole de Dieu, il soit relevé le troisième jour (…) Grâce à la purification de Jésus, ses disciples, ayant abandonné tout ce qui est déraisonnable et toute forme de commerce et à cause du zèle du Verbe, la Parole de Dieu, qui est présent en eux, ses disciples seront « détruits » pour être « relevés » par Jésus en trois jours. (…) Car il faut trois jours entiers pour que cette reconstruction soit achevée. C’est pourquoi l’on peut dire d’une part que la résurrection a eu lieu et d’autre part qu’elle est à venir : vraiment « nous avons été ensevelis avec le Christ » et « avec lui nous nous lèverons » (cf Rm 6,4). (…) « Tous revivront dans le Christ, mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, puis ceux qui seront au Christ lors de son avènement » (1Co 15,22s).

LECTURES :
Livre de l’Exode 20,1-17.
En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici :
« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.
Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;
mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.
Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Psaume 19(18),8.9.10.11.
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,22-25.
Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
