« Que le mois d’octobre soit consacré entièrement à la Reine du Rosaire »

« Que le mois d’octobre soit consacré entièrement à la Reine du Rosaire »

Dans l’encyclique Supremi apostolatus du 1er septembre 1883, le pape Léon XIII déclare le mois d’octobre « mois du Rosaire ». Voici plusieurs extraits de cette encyclique :

« Vers la fin du XIIe siècle, les hérétiques albigeois, enfantés par la secte des derniers manichéens, ont couvert le midi de la France et tous les autres pays du monde latin de leurs pernicieuses erreurs. Portant partout la terreur de leurs armes, ils étendaient partout leur domination par le meurtre et les ruines. »

« Saint Dominique s’avança, non avec la violence et avec les armes, mais avec la foi la plus absolue en cette dévotion du Saint Rosaire que le premier il a divulguée. La piété, la bonne foi, la concorde commencèrent à reprendre racine, et les projets des hérétiques, ainsi que leurs artifices, à tomber en ruine. »

« Nous désirons que spécialement le mois d’octobre de cette année soit consacré entièrement à la Reine du Rosaire. Qu’on célèbre solennellement par des services spéciaux et splendides, les offices du Rosaire. Qu’ainsi donc, à partir du premier jour du mois d’octobre jusqu’au 2 novembre, on récite cinq dizaines du Rosaire, en y ajoutant les Litanies. Nous désirons qu’en même temps l’on dise la messe et l’on expose le Saint Sacrement… »

Pape Léon XIII, Lettre encyclique Supremi Apostolatus Officio sur le culte marial et le saint rosaire, 1er sept 1883

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.08.2025 – SAINT DU JOUR

St Gilles

Saint Gilles ou Égide
Ermite
(640-720)

Gilles était d’Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des saints. 

Un jour qu’il se rendait à l’église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l’aumône.

Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu’il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l’aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l’humilité. Mais Jésus-Christ ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu’il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l’Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse. 

Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s’écoulaient dans une prière continuelle, dans l’adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d’une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d’Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu’aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l’homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d’admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l’auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.

Martyrologe Romain : Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s’est formée ensuite dans la vallée flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.

©Evangelizo.org

Saint Gilles priez pour nous !

01.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,16-30.

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Homélies sur Saint Luc, n° 32, 3-6, SC 87 (Homélies sur S. Luc; trad. F. Fournier, P. Périchon; Éd. du Cerf 1962; p. 389s rev.)

« Tous avaient les yeux fixés sur lui »

« À Nazareth, le jour du sabbat, dans la synagogue, Jésus se leva pour faire la lecture. Déroulant le livre, il tomba sur ce passage d’Isaïe : ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré par l’onction’ » (61,1). Ce n’est pas un simple hasard mais une intervention de la divine Providence si Jésus a déroulé ce livre et a trouvé dans le texte le chapitre qui prophétisait à son sujet. S’il est écrit : « Un moineau ne tombe pas dans le filet sans la volonté du Père, les cheveux de votre tête (…) sont tous comptés » (Mt 10,29-30), serait-ce un effet du hasard que le choix du livre d’Isaïe (…) exprimait le mystère du Christ ? (…) En effet, ce texte rappelle le Christ. (…) Car Jésus dit : « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres ». « Les pauvres » désigne les païens. De fait, ils étaient pauvres, eux qui ne possédaient absolument rien : ni Dieu, ni Loi, ni prophètes, ni justice, ni aucune autre vertu. C’est pour ce motif que Dieu l’a envoyé comme messager auprès des pauvres, pour « annoncer la libération, aux captifs la délivrance » (…) Y a-t-il un être plus opprimé et plus meurtri que l’homme, avant qu’il soit libéré et guéri par Jésus ? (…) « Après avoir lu cela et roulé le livre, Jésus le rendit et s’assit ; et tout le monde dans la synagogue avait les yeux fixés sur lui. » Même en ce moment, si vous le voulez (…,) dans notre assemblée, vous pouvez fixer les yeux sur le Sauveur. Si vous dirigez le regard le plus profond de votre cœur vers la contemplation de la Sagesse, de la Vérité, du Fils unique de Dieu, vous avez les yeux fixés sur Jésus. Bienheureuse assemblée dont l’Écriture atteste que tous avaient « les yeux fixés sur lui » ! Que je voudrais que cette assemblée puisse recevoir un témoignage semblable ! Que tous, catéchumènes et fidèles, femmes, hommes et enfants, y aient les yeux (…) du cœur occupés à regarder Jésus ! Quand vous le regarderez, sa lumière rendra votre visage plus lumineux, et vous pourrez dire : « La lumière de ta face, Seigneur, a laissé sur nous son empreinte » (Ps 4,7 LXX).

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,13-18. 

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.
Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.
Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.
Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.4-5a.11-12a.12b-13ab. 

R/ Il vient, le Seigneur, il vient pour juger la terre. (Ps 95, 13)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire, 
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, 
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !

Joie au ciel ! Exulte la terre ! 
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

31.08.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Jésus appelle à faire preuve d’humilité, forme accomplie de liberté

Dans sa catéchèse précédant la récitation de l’Angélus, dimanche 31 août, le Pape Léon XIV a médité sur l’Évangile du jour selon saint Luc dans lequel Jésus est invité à manger chez les pharisiens et remarque qu’il y a une compétition pour occuper «les premières places». Le Saint-Père invite au contraire à faire preuve d’humilité, signe de liberté ultime, et exhorte l’Église à être «une maison où l’on est toujours les bienvenus, où les places ne sont pas à conquérir». 

Vatican News 

C’est sous un soleil éclatant digne d’un dernier dimanche d’août romain que le Pape Léon XIV a rappelé aux centaines de fidèles réunis place Saint-Pierre l’importance de se retrouver en communion autour d’une même table lors des jours de repos et de fête. Dans l’Évangile du jour selon saint Luc (Lc 14, 1.7-14), Jésus est invité à déjeuner par l’un des chefs des pharisiens. «Recevoir des invités élargit l’espace du cœur, être invité demande l’humilité d’entrer dans le monde de l’autre» a souligné l’Évêque de Rome, affirmant que la «culture de la rencontre se nourrit de ces gestes qui rapprochent».

Toutefois, le Souverain pontife reconnait qu’il n’est pas toujours facile de «se rencontrer». Il rappelle que selon saint Luc «les convives « observaient » Jésus qui était généralement regardé avec une certaine méfiance par les interprètes les plus rigoureux de la tradition». Pourtant, Jésus parvient à se rendre proche et à se faire hôte véritable, «avec respect et authenticité», et renonce aux bonnes manières «qui ne sont que formalités pour éviter de s’impliquer réciproquement». Remarquant qu’il y a une «compétition» entre les invités pour prendre «les premières places»,Jésus décrit ce qu’il voit à l’aide d’une parabole afin d’inviter ceux qui l’observent à réfléchir. «Cela se produit encore aujourd’hui, non pas en famille mais lorsqu’il est important de “se faire remarquer”; alors, le fait d’être ensemble se transforme en compétition» déplore Léon XIV.

Par sa Parole, Jésus appelle à la liberté

«Nous asseoir ensemble à la table eucharistique le jour du Seigneur c’est aussi laisser la parole à Jésus»,poursuit le Pape qui appelle les fidèles à se voir à travers son regard afin de «repenser à la façon dont nous réduisons souvent la vie à une compétition, à la façon dont nous nous dégradons pour obtenir une certaine reconnaissance, à la façon dont nous nous comparons inutilement aux autres ». Le Christ invite à «s’arrêter pour réfléchir», à «se laisser ébranler par une Parole qui remet en en question les priorités qui occupent notre cœur», et offre ainsi à chacun à une expérience de liberté.

L’humilité, forme accomplie de liberté

Le Successeur de Pierre poursuit sa catéchèse en soulignant l’utilisation dans l’Évangile du mot «humilité» pour décrire «la forme accomplie de la liberté»  (cf. Lc 14, 11). Cette humilité, assure Léon XIV, «naît lorsque le Royaume de Dieu et sa justice ont vraiment suscité notre intérêt et que nous pouvons nous permettre de regarder au loin: pas le bout de nos pieds, mais au loin ! (…) Ceux qui ont compris qu’ils sont précieux aux yeux de Dieu, ceux qui sentent profondément qu’ils sont fils ou filles de Dieu, possèdent de plus grandes choses dont ils peuvent se glorifier et une dignité qui brille d’elle-même. Celle-ci passe au premier plan, occupe la première place sans effort et sans stratégies, lorsque, au lieu de se servir des situations, ils apprennent à servir».

Le Souverain pontife a conclu en exhortant les fidèles à demander «aujourd’hui que l’Église soit pour chacun un lieu d’apprentissage de l’humilité, cette maison où l’on est toujours les bienvenus, où les places ne sont pas à conquérir, où Jésus peut encore prendre la parole et nous éduquer à son humilité, à sa liberté».

Source : VATICANNEWS, le 31 août 2025