La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (II)

La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (II)

L’amour indéfectible d’Ernest Hemingway pour la mère de Jésus transparaît clairement dans son roman de 1954, Le Vieil Homme et la Mer. Le protagoniste, Santiago, avait promis de faire un pèlerinage à Notre-Dame de la Charité du Cobre à Santiago de Cuba, s’il attrapait le poisson qu’il poursuivait. « Je ne suis pas religieux », disait-il. « Mais je dirai dix Notre Père et dix Je vous salue Marie pour que j’attrape ce poisson, et je promets de faire un pèlerinage à la Vierge du Cobre si je l’attrape. C’est une promesse. » Santiago se mit alors à réciter un Ave Maria après l’autre. Hemingway fit de même et, lorsqu’il remporta la plus grande récompense qui soit, le prix Nobel, il offrit son médaillon en or à Notre-Dame de la Charité d’El Cobre. Il ne fait aucun doute que la Vierge le guidait vers des ports sûrs, malgré lui.

Attiré par tout ce qui touchait au Moyen Âge, c’est-à-dire tout ce qui était ancien et catholique, Hemingway visitait régulièrement les célèbres cathédrales européennes, faisant preuve de piété et de révérence. Il assistait à la messe mais ne communiait pas en raison de sa situation matrimoniale et se confessait à un prêtre jésuite nommé Don Andrès, un ami proche, jusqu’à sa mort en 1955.

Hemingway était un homme complexe avec une foi simple. Les visites discrètes dans les cathédrales et les célébrations privées des jours de fête faisaient autant partie de sa vie que la chasse au gros gibier, la pêche en haute mer, la boxe et la corrida, qui, selon lui, lui procuraient une « grâce actuelle » comme il le répétait avec enthousiasme dans des conversations des années 1920.

Plus tard, alors qu’Hemingway sombrait dans une grave maladie mentale, en particulier après son accident d’avion en Afrique en janvier 1954, où il s’était servi de sa tête comme d’un bélier pour s’échapper de l’appareil en feu, il n’était plus le même homme. Son grand ami l’acteur Gary Cooper, converti au catholicisme, alors qu’il était lui-même mourant en mai 1961, chercha à apporter un peu de réconfort spirituel à Hemingway qu’il savait tourmenté.

Comme l’écrit A. E. Hotchner : « Lorsque la douleur eut passé, Cooper tendit la main vers la table de chevet et prit un crucifix, qu’il posa sur l’oreiller à côté de sa tête. “S’il te plaît, transmets un message à Ernest. C’est important et tu ne dois pas oublier, car je ne lui parlerai plus jamais. Dis-lui … que c’était [i.e sa conversion au Catholicisme] la meilleure chose que j’ai jamais faite” ». Gary Cooper est mort le 13 mai 1961, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima.

Hemingway a mis fin à ses jours cinquante jours plus tard, le 2 juillet 1961. Personne n’était là pour le sauver ce jour-là dans sa maison. Ou peut-être que quelqu’un était là…

Adapté de l’article « Hemingway’s Catholic Heart » (Le cœur catholique d’Hemingway) de Mary Claire Kendall, paru dans le numéro de janvier-février 2019 du Saint Austin Review.

Note: Mary Claire Kendall a récemment publié un livre complet sur le même sujet, dont cet article était un prémice, intitulé Hemingway’s Faith (Rowman & Littlefield Publishers, 17 décembre 2024)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.09.2025 – SAINT DU JOUR

St Grégoire le Grand

Saint Grégoire le Grand

Pape et docteur de l’Église  

(537 – 604)

 

C’est à bon droit que cet illustre Pape (64e) est appelé le Grand ; il fut, en effet, grand par sa naissance, fils de sénateur, neveu d’une sainte, la vierge Tarsille, et grand par sa science et par sa sainteté ; grand par les merveilles qu’il opéra ; grand par les dignités de cardinal, de légat, de Pape, où la Providence et son mérite l’élevèrent graduellement. 

Grégoire était né à Rome. Il en occupa quelques temps la première magistrature, mais bientôt la cité, qui avait vu cet opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de pierreries, le vit avec bien plus d’admiration, couvert d’un grossier vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais devenu monastère et hôpital. Il n’avait conservé qu’un seul reste de son ancienne splendeur, une écuelle d’argent dans laquelle sa mère lui envoyait tous les jours de pauvres légumes pour sa nourriture ; encore ne tarda-t-il pas de la donner à un pauvre marchand qui, après avoir tout perdu dans un naufrage, était venu solliciter sa charité si connue. 

Grégoire se livra avec ardeur à la lecture des Livres Saints ; ses  veilles, ses mortifications étaient telles, que sa santé y succomba et que sa vie fut compromise. Passant un jour sur le marché, il vit de  jeunes enfants d’une ravissante beauté que l’on exposait en vente. Apprenant qu’ils étaient Angles, c’est-à-dire du pays, encore païen, d’Angleterre : « Dites plutôt des Anges, s’écria-t-il, s’ils n’étaient pas sous l’empire du démon. » Il alla voir le Pape, et obtint d’aller prêcher l’Évangile à ce peuple ; mais les murmures de Rome forcèrent le Pape à le retenir. 

Le Souverain Pontife étant venu à mourir, Grégoire dut courber ses épaules sous la charge spirituelle de tout l’univers. L’un des faits remarquables de son pontificat, c’est l’évangélisation de ce peuple anglais dont il eût voulu lui-même être l’apôtre. 

Grégoire s’est rendu célèbre par la réforme de la liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique. Il prêchait souvent au peuple de Rome, et lorsque la maladie lui ôtait cette consolation, il composait des sermons et des homélies qui comptent parmi les chefs-d’oeuvre de ce grand docteur. Son pontificat fut l’un des plus féconds dont s’honore l’Église. Grégoire mourut le 12 mars 604. On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l’oreille. Il est regardé comme le patron des chantres.

©Evangelizo.org

Saint Grégoire le Grand priez pour nous !

03.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.


Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 176, 4

« Jésus la prit par la main et la fit lever »

L’apôtre Paul écrit : « Si j’ai obtenu la miséricorde, c’est afin que le Christ puisse montrer en moi le premier toute sa patience, et que je serve d’exemple à tous ceux qui croiront en lui pour recevoir la vie éternelle » (1Tm 1,16). Voulant accorder à tous le pardon, il a choisi un de ses ennemis les plus acharnés afin que, le voyant guéri, personne ne soit tenté de désespérer. N’est-ce pas ce que font les médecins ? Quand ils viennent s’établir quelque part où ils ne sont pas encore connus, ils choisissent d’abord des personnes atteintes de maladies désespérées, afin de donner des preuves de leur bonté, de faire éclater leur habileté. Chacun dira alors à son voisin : « Va trouver ce médecin ; sois sûr, il m’a guéri ! (…) J’ai eu la même maladie que toi ; je suis passé par les mêmes souffrances ». C’est ce que dit Paul à chaque malade en danger de désespérer : « Celui qui m’a guéri m’envoie vers toi en me disant : Va trouver ce malade désespéré, fais-lui connaître ta maladie, apprends-lui le mal dont je t’ai guéri. (…) Crie aux désespérés : ‘Voici une parole sûre qui mérite confiance : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs’ (1Tm 1,15). Qu’as-tu à craindre ? Pourquoi trembler ? Moi-même, ‘Je suis le premier des pécheurs’. Je te le dis, moi qui ai été guéri, à toi qui es malade ; moi qui suis maintenant debout, à toi qui es abattu ; moi qui suis aujourd’hui plein d’assurance, à toi qui désespères ». Ne vous laissez donc pas aller au désarroi. Vous êtes malades ? Venez à lui et vous serez guéris. Vous êtes aveugles ? Venez à lui et vous serez illuminés (…) Dites tous : « Venez, adorons, prosternons-nous devant lui ; pleurons devant le Seigneur qui nous a faits » (Ps 94,6 Vulg).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,1-8. 

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée notre frère,
aux frères sanctifiés par la foi dans le Christ qui habitent Colosses. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père.
Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout moment.
Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles
dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la parole de vérité, l’Évangile
qui est parvenu jusqu’à vous. Lui qui porte du fruit et progresse dans le monde entier, il fait de même chez vous, depuis le jour où vous avez reçu l’annonce et la pleine connaissance de la grâce de Dieu dans la vérité.
Cet enseignement vous a été donné par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un ministre du Christ digne de foi ;
il nous a fait savoir de quel amour l’Esprit vous anime.

Psaume 52(51),10.11. 

R/ Je compte sur la fidélité de mon Dieu, sans fin, à jamais ! (Ps 51, 10b)

Pour moi, comme un bel olivier 
dans la maison de Dieu, 
je compte sur la fidélité de mon Dieu, 
sans fin, à jamais !

Sans fin, je veux te rendre grâce, 
car tu as agi. 
J’espère en ton nom devant ceux qui t’aiment : 
oui, il est bon !