08.07.2024 – SAINT DU JOUR

Sts Aquila et Priscille

ÉPOUX EXEMPLAIRES († IER S.)

« Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs dans le Christ Jésus ; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête, et je ne suis pas seul à leur devoir de la gratitude : c’est le cas de toutes les Églises de la gentilité ; saluez aussi l’Église qui se réunit chez eux » (Rm 16, 3-5). 

Quel extraordinaire éloge des deux conjoints dans ces paroles ! Et c’est l’apôtre Paul lui-même qui le fait. Il reconnaît explicitement en eux deux véritables et importants collaborateurs de son apostolat. La référence au fait d’avoir risqué la vie pour lui est probablement liée à des interventions en sa faveur au cours d’un de ses emprisonnements, peut-être à Éphèse même (cf. Ac 19, 23; 1 Co 15, 32; 2 Co 1, 8-9). À sa grande gratitude, Paul associe celle de toutes les églises des gentils. L’expression peut paraître quelque peu excessive ! Mais cela laisse entrevoir combien leur rayon d’action a été vaste, ainsi, en tous cas que leur influence en faveur de l’Évangile. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Aquilas et Priscille, époux

Encore plus >>> Homélies de Saint Jean Chrysostome sur Priscille et Aquila   

Saints Aquilas et Priscilla priez pour nous !

08.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26. 

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.


Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors :
« Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui.


Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)

évêque et docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Jean, 4 ; PG 73, 560

« Il entra et saisit la main de la jeune fille »

Dès lors que le Christ est entré en nous par sa propre chair, nous ressusciterons entièrement ; il est inconcevable, ou plutôt impossible, que la vie ne fasse pas vivre ceux chez qui elle s’introduit. Comme on recouvre un tison ardent d’un tas de paille pour garder intacte le germe du feu, de même notre Seigneur Jésus Christ cache la vie en nous par sa propre chair et y met comme une semence d’immortalité qui écarte toute la corruption que nous portons en nous. Ce n’est donc pas seulement par sa parole qu’il réalise la résurrection des morts. Pour montrer que son corps donne la vie, comme nous l’avons dit, il touche les cadavres et par son corps il donne la vie à ces corps déjà en voie de désintégration. Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à ces morts, quel profit ne trouverons-nous pas en son eucharistie vivifiante quand nous la recevrons ! … Il ne suffirait pas que notre âme seulement soit régénérée par l’Esprit pour une vie nouvelle. Notre corps épais et terrestre aussi devait être sanctifié par sa participation à un corps aussi consistant et de même origine que le nôtre et devait être appelé ainsi à l’incorruptibilité.

LECTURES :

Livre d’Osée 2,16.17b-18.21-22. 

Ainsi parle le Seigneur : Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte.
En ce jour-là – oracle du Seigneur –, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon Baal » (c’est-à-dire « mon maître »).
Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ;
je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

Psaume 145(144),2-3.4-5.6-7.8-9. 

Chaque jour je te bénirai, 
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ; 
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

D’âge en âge, on vantera tes œuvres, 
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles, 
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

On dira ta force redoutable ; 
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ; 
tous acclameront ta justice.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, 
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

07.07.2024 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS À TRIESTE

Messe à Trieste: «nous avons besoin du scandale de la foi»

Le Pape a présidé ce dimanche 7 juillet la messe sur la place principale de Trieste. Dans son homélie, le Souverain pontife a insisté sur la nécessité de cultiver «une foi qui réveille les consciences de leur torpeur, et qui met le doigt sur les blessures de la société». La présence de Dieu se cache «dans les coins sombres de la vie et de nos villes» a t-il souligné. 

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Devant près de 8500 fidèles réunies sur la magistrale Piazza dell’Unità d’Italia de Trieste, le Pape a présidé la messe ce dimanche 7 juillet mettant ainsi un terme à cinq jours de réflexion durant les Semianes sociales de l’Église italienne. Dans la capitale de la région autonome Frioul-Vénétie Julienne, carrefour cosmopolite de l’Europe, une centaine d’évêques étaient présents tout comme des délégations de l’Église serbe-orthodoxe, grecque-orthodoxe et luthérienne. 

Au cours de son homélie, le Souverain pontife s’est arrêté sur le mot « scandale », employé dans l’Évangile à propos de Jésus allant précher à la synagogue le jour du sabbat. «Demandons-nous : quel est l’obstacle qui nous empêche de croire en Jésus ?» a interpellé François.

Une foi qui s’abaisse vers l’humanité

L’Écriture montre que nombre de personnes ont en effet été choquées par l’attitude de Jésus, mais le scandale, a dit le Pape, est « son humanité »: «comment Dieu, le tout-puissant, peut-il se révéler dans la fragilité de la chair d’un homme ?». «Frères et sœurs, voilà le scandale a ainsi lancé François: une foi fondée sur un Dieu humain, qui s’abaisse vers l’humanité, qui en prend soin, qui s’émeut de nos blessures, qui prend sur lui nos fatigues, qui se rompt comme un pain pour nous». 

Cette humanité se concrétise dans un Dieu faible qui meurt sur la Croix par amour, et demande à chacun de dépasser nos égoïsmes, d’offrir notre vie pour le salut du monde est «un Dieu inconfortable» a reconnu le Souverain pontife. En nous plaçant devant le Seifneur face aux défis contemporains, les nombreuses questions politiques et sociales qui nous interpellent, nous avons pourtant précisément besoin du «scandale de la foi». 

Le Pape François a présidé la messe à Trieste, dimanche 7 juillet

Le Pape François a présidé la messe à Trieste, dimanche 7 juillet

Il ne s’agit «pas d’une religiosité repliée sur elle-même, qui lève son regard vers le ciel sans se préoccuper de ce qui se passe sur terre et qui célèbre des liturgies dans le temple en oubliant la poussière qui s’écoule dans nos rues», a expliqué le Pape, mais bien d’une «foi enracinée dans le Dieu qui s’est fait homme et, par conséquent, une foi humaine, une foi de chair, qui entre dans l’histoire, qui caresse la vie des gens, qui guérit les cœurs brisés, qui devient ferment d’espérance et semence d’un monde nouveau».

Réveiller les consciences de leur torpeur 

Face aux défis du monde, François a donc rappelé la nécessité de cultiver «une foi qui réveille les consciences de leur torpeur, qui met le doigt sur les blessures de la société». Dans cette ville de Trieste, située aux confins de la route balkanique, (et qui accueille de nombreux migrants), le Pape a tenu une nouvelle fois à mettre la lumière sur ceux qui sont ignorés ou rejetés:

“Dieu se cache «dans les coins sombres de la vie et de nos villes», sa présence se révèle précisément dans les visages creusés par la souffrance et où la décadence semble triompher. L’infini de Dieu se cache dans la misère humaine”

François a aussi déploré l’apathie qui nous caractérise parfois face aux injustices du monde. «Pourquoi ne prenons-nous pas à cœur la situation des prisonniers, qui, de cette ville de Trieste aussi, s’élève comme un cri d’angoisse ?» a t-il notamment lancé aux fidèles. 

Une civilisation de la paix et de la fraternité

«Pourquoi ne contemplons-nous pas la misère, la douleur, le rejet de tant de personnes dans la ville ? Nous avons peur, nous avons peur d’y trouver le Christ» a encore expliqué le Pape. Depuis cette ville de Trieste, située à quelques kilomètres seulement de la Slovénie (une lecture de la messe était lue en slovène, ndlr) «carrefour de peuples et de cultures, terre de frontière, nourrissons le rêve d’une nouvelle civilisation fondée sur la paix et la fraternité», a ainsi exhorté l’évêque de Rome, invitant l’Église locale à poursuivre avec courage son travail «pour diffuser l’Évangile de l’espérance». 

À l’issue de la célébration, l’évêque de Trieste Mgr Enrico Trevisi a remercié chaleureusement François pour cette visite pastorale dans cette ville riche de cultures. «C’est précisément sur la base de l’Évangile, et aussi à travers le dialogue œcuménique et interreligieux, que nous souhaitons participer avec détermination à la construction de relations différentes entre les peuples et les pays» a t-il dit en demandant l’intercession de trois martyrs, un Italien, un Croate et un Slovène. 

Source : VATICANNEWS, le 7 juillet 2024

Le Pape appelle à renouveler l’engagement à prier et à œuvrer pour la paix

Après avoir présidé la messe à Trieste ce dimanche, François a rendu hommage à cette ville d’accueil et invité, avant de réciter la prière de l’angélus, tous les fidèles à prier pour la paix. 

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

À l’issue de la messe célébrée sur la place centrale de Trieste, le Pape François a tenu à remercier chaleureusement ses habitants et les autorités de la ville, religieuses ou civiles, pour l’accueil reçu lors de cette visite pastorale. «J’assure ma proximité avec les malades – j’en ai salué beaucoup -, avec les prisonniers, qui voulaient être présents, avec les migrants – Trieste est une porte ouverte aux migrants – et avec tous ceux qui luttent» a t-il lancé, en écho avec son homélie prononcée quelques minutes auparavant.

Un hommage à Trieste 

Le Souverain pontife a aussi rendu un vibrant hommage à cette ville qui borde l’Adriatique et qui était encore une partie de l’empire austro-hongrois jusqu’en 1921 et qui reste un carrefour de cultures. «Trieste est l’une de ces villes qui ont vocation à rassembler des peuples différents : d’abord parce que c’est un port, et un port important, ensuite parce qu’elle se trouve au carrefour de l’Italie, de l’Europe centrale et des Balkans. Dans ces situations, le défi pour la communauté ecclésiale et civile est de savoir conjuguer ouverture et stabilité, accueil et identité».  

François s’est aussi adressé aux catholiques locaux pour les encourager dans leur mission, conformément au thème des 50 èmes Semaines sociales et à son discours de la matinée: «Comme chrétiens, nous avons l’Évangile, qui donne un sens et une espérance à notre vie ; comme citoyens, vous avez la Constitution, une « boussole » fiable sur le chemin de la démocratie».

Prier pour la paix

Comme il le fait chaque dimanche, le Pape a enfin invité les fidèles à renouveller leur engagement pour la paix, demandant de prier pour qu’elle revienne en particulier en Ukraine, en Israël et Palestine, en Birmanie ou encore au Soudan, ce dernier étant dévasté par une guerre civile depuis quinze mois qui a fait 10 millions de déplacés. François a demandé à ce titre d’invoquer la Vierge Marie, vénérée en particulier au sanctuaire du Mont Grisa, situé à quelques kilomètres de Trieste. 

Source; VATICANNEWS, le 7 juillet 2024

Notre-Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie » (I)

Illustration
© Shutterstock/Boris Medvedev

Notre-Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie » (I)

L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kazan a ce regard triste des Vierges russes qui serrent tendrement l’Enfant Jésus contre elles. Recouverte auparavant d’une oklad – carapace d’or ou d’argent – et ornée de pierreries de grand prix, elle avait la réputation de rendre la vue aux aveugles qui lui offraient, reconnaissants, des émeraudes parfaitement pures.

On connaît son histoire depuis le grand incendie qui détruisit une partie de la ville de Kazan en 1579. L’icône est découverte cette année-là sous les décombres d’une maison brûlée, par une fillette de dix ans, à qui la Vierge apparaît à plusieurs reprises en lui donnant l’ordre de chercher en cet endroit. Elle est ensuite vénérée comme la « Libératrice de la Russie », l’étendard des victoires contre les Suédois ou contre Napoléon.

Le dernier acte politique du Tzar Nicolas II, en 1918, est de lui consacrer son Empire.

D’après AFALE Magazine,

n° 293, septembre 2004

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.07.2024 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR

Sts Antonin Fantosati et Joseph-Marie Gambaro

MARTYRS († 1900)

Saint Antonin Fantosati, évêque
Saint Joseph-Marie Gambaro, prêtre
Tous deux franciscains et martyrs en Chine 

Martyrologe Romain : En Chine, près de la ville de Hengchow dans la province de Hunan, en 1900 (le 7 juillet), les saints martyrs Antonin Fantosati, évêque, et Joseph-Marie Gambaro, prêtre, tous deux franciscains. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, alors qu’ils accostaient à la rive du fleuve pour venir en aide aux fidèles, ils furent massacrés à coups de pierres.

Antonino, au siècle Antonio Sante Agostino, Fantosati naît le 16 octobre 1842 à Santa Maria in Valle, au diocèse de Spolète (Ombrie – Italie). 

Giuseppe Maria Gambaro naît à Galliate (Piémont, Italie) le 7 août 1869. Après une enfance pieuse, il entre le 23 octobre 1883 au couvent de Monte Mesma : là, il fait son noviciat et fait des études ecclésiastiques. Il a été ordonné prêtre à Novara le 12 mars 1892 et a été immédiatement nommé recteur du Collège séraphique de Cerano, puis d’Ornavasso, un poste qu’il a occupé jusqu’à son départ pour la Chine, qui a eu lieu après de nombreux refus, en décembre 1895. 

Antonino Fantosati est missionnaire en Chine depuis plus de 30 ans et vicaire apostolique du Hunan méridional depuis 8 ans lorsque, le 4 juillet 1900, un jeune missionnaire franciscain de 27 ans, le Père Cesidio Giacomantino est tué par les Boxers à Heng-chow-fou. Lorsqu’il apprend ce qui s’est passé, Mgr Fantosati, alors en visite pastorale dans les montagnes, décide aussitôt de se rendre près de ses fidèles persécutés. À ceux qui essayent de le dissuader d’accomplir ce dangereux voyage, il répond : « Je ne le peux pas, mon devoir est de défendre mes enfants et surtout les orphelins ». Et il part accompagné du Père Joseph-Marie Gambaro qui n’a que 30 ans.

Ils arrivent devant Heng-chow-fou le 7 juillet. Dès que leur barque est reconnue, de nombreuses barques l’entourent et la poussent au rivage où les deux missionnaires sont accueillis par une grêle de pierres. Ils s’effondrent sans proférer une plainte, mais en répétant seulement : « Jésus, Marie ». Le P. Gambaro se traîne jusqu’aux pieds de son évêque, il l’embrasse et retombe mort. Mgr Fantosati agonise encore pendant deux heures. Un païen l’achève. De nombreux païens, qui avaient assisté au terrible martyre, répétaient : « Cet étranger était vraiment un homme juste ! »

Antonino Fantosati et Giuseppe Maria Gambaro ont été béatifiés le 24 novembre 1946 par le vénerable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Le 1er octobre 2000, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) canonisa un groupe de 120 martyrs en Chine parmi lesquels figuraient Antonino Fantosati, Giuseppe Maria Gambaro et les autres 26 martyrs chinois béatifiés avec eux en 1946. 

Saints Antonin Fantosati et Joseph-Marie Gambaro priez pour nous !

Saint Joseph-Marie Gambaro