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08.09.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
08.09.2025 – PRIÈRE DE LOUANGE POUR LA NATIVITÉ DE LA TRÈS SANTÉ VIERGE
Ô Marie naissante, nous Vous bénissons et Vous honorons !
Ô Marie naissante, que Vous êtes grande et auguste Princesse du ciel : si Vos commencements sont si avantageux, à quel degré sera monté Votre progrès perpétuel ? Vous commencez dès Votre naissance à accomplir les souhaits des patriarches, les prédictions des prophètes, et l’attente de tout le genre humain : c’est pour cela, ô très-saint Enfant, que toutes les nations Vous bénissent, et que nous honorons Votre berceau : nous savons que Vous avez déjà conçu dans Votre âme, Celui qui doit se former un corps de Votre très-pur sang. Ô Bienheureuse fille de David, qui tirez Votre origine des patriarches et des rois, et des prophètes du Seigneur, et qui cependant naissez dans la pauvreté ! Apprenez-nous à ne nous glorifier que du bonheur d’être enfants de Dieu et héritiers de Son royaume : faites que nous souvenant sans cesse de Votre naissance spirituelle, nous fuyons la corruption du siècle, pour ne vivre que de l’Esprit de J. C., dont nous avons été revêtues dans le Baptême. Nous Vous conjurons, par la pureté de Votre naissance, de nous obtenir le Secours du ciel, afin que par une continuelle violence, nous conservions la Grâce du Baptême, ou que nous La récupérions par une sincère pénitence afin que nous nous puissions au moins trouver à la mort dans les mêmes dispositions où Vous êtes en naissant.
Ô Marie ! Nom qui est une Source de Grâce, je Vous invoque.
Ô Marie ! Souvenez-Vous de moi, maintenant et à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.
Prière extraite du livre « Règles et exercices pour les Congrégations de la Très-Sainte Vierge » à l’usage du Diocèse de Metz selon Monseigneur l’Évêque Gaspard-Jean-André-Joseph Jauffret (1759-1823) en 1816.
« Elle vous aime toujours puisqu’elle n’a jamais cessé de m’aimer »

« Elle vous aime toujours puisqu’elle n’a jamais cessé de m’aimer »
Le 8 septembre 1914, en la fête de la Nativité de Marie, Marcelle Lanchon, alors âgée de 23 ans, dit avoir eu à la Chapelle des Armées, à Versailles (France), une première apparition de la Très Sainte Vierge, le jour même où la Vierge arrêtait aussi les Allemands sur la Marne, aux portes de Paris.
La voyante, qui prendra ensuite le nom de Marie France en devenant vierge consacrée dans la Pieuse Union des Adoratrices du Cœur de Jésus qu’elle créa, a transmis une prière à réciter pour la France : « Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu’elle n’a jamais cessé de m’aimer… » et une belle promesse de la part de la Vierge :
« Si, en union avec mon Divin Fils, j’aime toutes les nations qu’Il a rachetées de Son Sang, vois comme je chéris tout particulièrement ta chère Patrie… Mon Fils désire que l’on fasse des images et des statues me représentant ainsi et que l’on m’invoque sous le vocable de Notre Dame de France. Si l’on répond à ce nouveau désir de Son Divin Cœur, la France reviendra tout particulièrement mienne, je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d’abondantes bénédictions ».
Mgr Roland Gosselin, évêque de Versailles de 1931 à 1952, approuva officiellement la Pieuse union des Adoratrices du Sacré-Cœur et permit d’imprimer l’image de « Marie Reine de France » ainsi que la prière révélée au cours des apparitions, mais il n’y eut jamais de jugement canonique définitif sur ces faits qui sont un peu oubliés aujourd’hui.
D’après Les Apparitions de Versailles – Marie, Reine de France, Jésus, Roi de France, par Jean Robin, Editions Pierre Téqui
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
08.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Thomas de Villeneuve
Archevêque de Valence, en Espagne
(1488-1555)
Tomás de Villanueva, né Tomás García Martínez, issu d’une pieuse famille de la bourgeoisie, fut élevé à Villanueva, Espagne, d’où lui vient son nom de Villeneuve. Ses parents fort vertueux et charitables le formèrent très tôt à la piété et à la générosité envers les pauvres, les malades et tous les malheureux.
À l’école, Thomas offrait son déjeuner aux enfants pauvres, et parfois il leur donnait ses propres vêtements pour les garantir du froid. On le vit revenir plus d’une fois à la maison sans gilet, sans chapeau et sans souliers. Ayant reçu un habit neuf à l’âge de sept ans, il le donna à un enfant à demi-nu. Il demandait souvent à sa mère la permission de ne pas dîner pour que sa part servît à un malheureux. Il employait l’argent qu’il recevait de ses parents à acheter des œufs qu’il portait aux malades hospitalisés.
Après de brillantes études à l’université d’Alcala, il fut nommé professeur de philosophie morale au collège de Saint-Ildefonse, puis professeur de théologie à l’université de Salamanque. Son père mourut peu de temps après et Thomas consacra toute sa fortune au soin des pauvres. Il transforma sa maison en hôpital, ne réservant que le nécessaire à l’entretien de sa mère. À trente ans, le jour de la Présentation de Notre-Dame, il entra chez les Ermites de St-Augustin de Salamanque. À peu près dans le même temps de son admission dans cet Ordre, Luther le quittait.
Thomas fut un prédicateur ardent. Son zèle remua de fond en comble la ville de Salamanque. Il puisait son éloquence au pied de la croix : « Dans l’oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés. » Les plus grandes villes d’Espagne se disputèrent pour l’entendre. La cour de Charles-Quint l’écouta avec admiration et le roi le nomma son prédicateur ordinaire et son conseiller. Il avait une si grande estime pour ce religieux qu’il ne savait rien lui refuser. Plusieurs seigneurs de la cour avaient été condamnés à mort pour crime de haute trahison. L’empereur avait refusé leur grâce à l’archevêque de Tolède ainsi qu’à d’autres éminents personnages, même à son propre fils, mais il accorda cette faveur à la demande de Thomas.
Le saint religieux devint successivement prieur des maisons de Salamanque, de Burgos, de Valladolid, provincial d’Andalousie et de Castille. C’est lui qui envoya les premiers Augustins vers le Mexique. Il recommandait surtout quatre choses à ses religieux : la célébration dévote et attentive des divins offices ; la méditation et la lecture spirituelle faite avec assiduité ; l’union de la charité fraternelle, et enfin la fuite de la paresse qui est un grand obstacle à la vertu.
Nommé archevêque de Grenade, il refusa catégoriquement cette dignité.
Dix ans plus tard, en 1544, Charles-Quint le désigna pour l’évêché de Valence qu’il fut obligé d’accepter au nom de l’obéissance et sous peine d’excommunication. Thomas quitta sa cellule en pleurant, se mit en route à pied, revêtu d’un habit monastique fort usé et entra ainsi dans sa ville épiscopale. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse, bienfaisante ondée qui était comme le présage des grâces qu’il apportait à ses ouailles.
Le voyant si pauvre, ses chanoines lui firent présent de quatre mille ducats pour son ameublement mais Thomas de Villeneuve les fit distribuer en aumônes. Il entreprit la réforme de son diocèse par l’exemple de sa vie toute de pénitence et de prière. Pendant toute son existence, il observa les jeûnes de son Ordre et ceux de l’Église, au pain et à l’eau. Il couchait sur des sarments dissimulés sous une couverture de laine. La plus grande partie de ses revenus passait en bonnes œuvres. On l’a surnommé : l’Aumônier, à cause des charités incalculables qu’il ne cessait de prodiguer.
Trois jours avant sa mort, ce saint pasteur fit distribuer aux pauvres tout ce qui lui restait d’argent et fit don de ses meubles au collège de Valence. Comme il était encore propriétaire de son lit de malade, il le donna au geôlier de ses prisons, le priant de bien vouloir le lui prêter jusqu’à sa mort.
Thomas de Villeneuve commença la récitation du psaume : In Te, Domine, speravi. Rendu au verset : In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum, le saint pontife expira doucement. Il rendit son âme à Dieu dans la onzième année de son épiscopat, à l’âge de soixante-sept ans. Ses reliques sont conservées à Valence.
Saint Thomas de Villeneuve priez pour nous !

08.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.
Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.
David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople
Homélie 2 pour la Nativité de Marie ; 4,7 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche M79 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)
La Vierge Marie si passionnément aimée de Dieu !
Rien ne fut jamais aussi proche de Dieu que la bienheureuse et tout admirable Vierge Marie. Quoi de plus pur ? Quoi de plus irréprochable ? Elle fut si passionnément aimée de Dieu, lumière suprême et infiniment pure, qu’il s’est mêlé substantiellement à elle par l’irruption du Saint-Esprit et est né d’elle, homme parfait, tout en gardant sa propre nature immuable et sans mélange. Quelle merveille ! Dans son immense amour pour les hommes, Dieu n’a pas rougi de prendre pour mère celle qui était sa servante. Quelle condescendance ! Dans son infinie bonté, il n’a pas hésité à devenir l’enfant de celle qui l’avait lui-même façonnée. Il était vraiment épris de la plus gracieuse de ses créatures, et il s’empara de celle qui valait plus que les puissances du ciel. C’est bien à elle que s’appliquent ces paroles du prophète Zacharie : « Chante et réjouis-toi, fille de Sion, car voici que je viens pour demeurer au milieu de toi, dit le Seigneur » (Zc 2,14). (…) “Réjouis-toi, maison du Seigneur, terre que Dieu a foulée de ses pas. Toi qui as contenu dans ta chair celui dont la divinité déborde tout lieu. De toi, celui qui est la simplicité même a pris la nature complexe de l’homme ; l’Éternel est entré dans le temps et l’infini dans les limites. « Réjouis, pleine de grâce » (Lc 1,28) : ton œuvre et ton nom sont plus réjouissants que toute joie. De toi est venue au monde la joie immortelle, le Christ, remède à la tristesse des hommes. Réjouis-toi, paradis plus heureux que le jardin d’Éden, où a germé toute vertu et poussé l’arbre de Vie”.

LECTURES :
Livre de Michée 5,1-4a.
Ainsi parle le Seigneur :
Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

Psaume 13(12),6ab.6cd.
R/ J’exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !
Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.

07.09.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
07.09.2025 – CHAPELET À LOURDES
07.09.2025 – MESSE DE CANONISATION DE CARLO ACUTIS ET PIER GIORGIO FRASSATI
Frassati et Acutis invitent à ne pas gaspiller la vie en dehors du projet de Dieu
Dans une atmosphère de grande fête sur la place Saint-Pierre et aux alentours, bondée de 80 000 pèlerins, le Pape Léon XIV a présidé la messe de canonisation de deux jeunes bienheureux, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis. Dans son homélie, il a invité le peuple de Dieu «à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre».
Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican
Sur le parvis de la basilique Saint-Pierre bien ensoleillé, le Pape Léon XIV a présidé en ce dimanche 7 septembre la célébration eucharistique et le rite de canonisation de deux bienheureux, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis.
Une sortie inédite avant la célébration
Avant le début de la messe, le Pape a fait une sortie surprise devant la basilique Saint-Pierre pour saluer l’ensemble des fidèles venus de tous les coins du monde: jeunes et enfants, familles des deux bienheureux, délégations officielles, évêques et prêtres, religieux et religieuses, membres de l’Action catholique. Léon XIV a expliqué que «cette célébration solennelle de la canonisation» était un «jour de grande fête pour toute l’Italie, pour toute l’Église, pour le monde entier!»

Il invité les fidèles à entrer dans «cette célébration liturgique par la prière, le cœur ouvert, désireux de recevoir véritablement cette grâce du Seigneur», avant d’ajouter: «nous ressentons tous dans notre cœur la même chose que Pier Giorgio et Carlo ont vécue: cet amour pour Jésus-Christ, surtout dans l’Eucharistie, mais aussi dans les pauvres, dans nos frères et sœurs». Il a conclu sa brève adresse par une exhortation à la sainteté: «nous tous, sommes appelés à être saints».
Un rite émouvant
La canonisation des deux bienheureux, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, s’est déroulée dans un climat de recueillement en respectant le rite liturgique prévu à cet effet: après le chant du Veni Creator au début de la messe, le préfet du dicastère des Causes des saints, le cardinal Marcello Semeraro, a présenté au Pape Léon XIV la demande formelle de canonisation et a lu un bref profil biographique de chaque bienheureux. Ensuite, la litanie des saints au terme de laquelle le Saint-Père a prononcé la formule de canonisation.

Suivre Jésus en portant sa croix
«Le plus grand risque de la vie est de la gaspiller en dehors du projet de Dieu » a indiqué le Pape qui a présenté les deux nouveaux saints comme des jeunes qui cherchent la sagesse de Dieu «afin de connaître ses projets et d’y adhérer fidèlement».
En partant des textes liturgiques du 23e dimanche du temps ordinaire C, Léon XIV a mis en lumière ce projet de Jésus auquel il faut adhérer pleinement: «Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple»; et encore: «Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple». Ce projet, a-t-il dit, est une invitation à nous dépouiller «de nous-mêmes, des choses et des idées auxquelles nous sommes attachés, pour nous mettre à l’écoute de sa parole».
Un ‘‘oui’’ à Dieu alors qu’ils étaient encore jeunes
Prenant l’exemple de saint François d’Assise, le Pape a expliqué qu’au «cours des siècles, de nombreux jeunes ont dû faire face à ce choix décisif dans leur vie». Parmi eux, on compte des saints et saintes que parfois«nous représentons comme de grands personnages, oubliant que tout a commencé pour eux lorsqu’ils ont répondu ‘‘oui’’ à Dieu alors qu’ils étaient encore jeunes, et se sont donnés pleinement à Lui, sans rien garder pour soi». C’est ce oui, a mentionné Léon XIV, en faisant allusion à saint Augustin, qui a «donné une nouvelle direction, une nouvelle voie, une nouvelle logique», dans laquelle rien de leur existence n’a été perdu.
Frassati et Acutis: deux amoureux de Jésus
Le premier est un jeune homme du début du XXe siècle tandis que le second est un adolescent de notre époque. L’un et l’autre sont «amoureux de Jésus et prêts à tout donner pour Lui», a dit le Pape expliquant que le premier cité, Frassati, a «rencontré le Seigneur à travers l’école et les groupes ecclésiaux et en a témoigné par sa joie de vivre et d’être chrétien dans la prière, l’amitié et la charité». Sa vie devient «une lumière pour la spiritualité laïque» dans la mesure où, poussé par la force de l’Évangile, le jeune Frassati «s’est engagé généreusement dans la société, a apporté sa contribution à la vie politique et s’est dépensé avec ardeur au service des pauvres».
Carlo lui, a rencontré Jésus en famille, grâce à ses parents, à l’école, et surtout dans les sacrements. Il a grandi, «intégrant naturellement dans ses journées d’enfant et d’adolescent la prière, le sport, les études et la charité».
Une vie marquée par l’amour pour Dieu et pour le prochain
Les deux saints, a dit le Pape, ont «cultivé l’amour pour Dieu et pour leurs frères à travers de simples moyens, à la portée de tous: la messe quotidienne, la prière, en particulier l’adoration eucharistique». Pour illustrer leur vie de prière constante, l’évêque de Rome a cité quelques paroles fortes prononcées par nos deux nouveaux saints. Pour Carlo: «Devant le soleil, on se bronze. Devant l’Eucharistie, on devient saint!»; «La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. La conversion n’est rien d’autre que le déplacement du regard du bas vers le haut, un simple mouvement des yeux suffit».
Pour Frassati: «Autour des pauvres et des malades, moi je vois une lumière que nous n’avons pas», «le fondement de notre religion».
Amoureux du sacrement de la pénitence
Le Pape a également souligné le fait que les deux tenaient pour chose essentielle «la confession fréquente». À ce propos, a-t-il rappelé, Carlo écrivait: «La seule chose que nous devons vraiment craindre, c’est le péché» s’étonnant que «les hommes se soucient tant de la beauté de leur corps et ne se soucient pas de la beauté de leur âme». Tous les deux enfin, a indiqué l’évêque de Rome, «avaient une grande dévotion pour les saints et pour la Vierge Marie, et pratiquaient généreusement la charité» qu’ils ont pratiquée jusqu’au dernier souffle de leurs vies fauchées dans la fleur de l’âge. Ils ont chacun affronté la mort avec une grande sérénité. Pier Giorgio disait que le jour de sa mort serait le plus beau de sa vie tandis que Carlo, encore plus jeune, «aimait dire que le Ciel nous attend depuis toujours, et qu’aimer demain, c’est donner aujourd’hui le meilleur de nous-mêmes».
Ne pas gâcher la vie, mais en faire un chef-d’œuvre
Le Pape a conclu son homélie en invitant les fidèles, les jeunes en particulier, à suivre le modèle des saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis qui n’ont pas gâché leur vie, mais l’on orienté vers le haut en en faisant un chef-d’œuvre. Ces saints, a-t-il dit, nous encouragent par leurs paroles à placer Dieu au centre de chacune de nos actions. C’est la formule simple, mais gagnante, de leur sainteté a indiqué le Pape en invitant les fidèles à suivre ce témoignage «pour goûter pleinement la vie et aller à la rencontre du Seigneur dans la fête du Ciel».
Source : VATICANNEWS, le 7 septembre 2025