Adorer, c’est regarder Jésus en l’aimant. C’est ce qu’a fait Marie toute sa vie. Pour entrer en adoration, il n’est pas de meilleur chemin que de prier avec Marie.
Prier avec Marie, c’est se mettre en prière afin de regarder vivre Jésus avec les yeux, avec le cœur de Marie.
A travers les scènes de la vie joyeuse, douloureuse et glorieuse, c’est l’Évangile tout entier qui nous est retracé et qui se déroule en notre âme, aussi vivant, aussi actuel qu’il le fut pour Marie.
Les mystères du rosaire ne peuvent ainsi être une récitation routinière. Au contraire, ils nous introduisent à la vie intérieure. Nous ne pouvons plus être superficiels.
Adorer avec Marie, Marie-Benoîte Angot, Editions le Sarment, p. 7
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Jean-Gabriel Perboyre Prêtre de la Congrégation de la Mission Martyr en Chine (1802-1840)
Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l’aîné d’une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.
On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l’aider à s’acclimater à la vie du pensionnat. L’école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.
À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n’y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève. Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d’être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d’Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.
Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l’envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu’il avait suivi les idées de La Mennais sur l’éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s’incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c’est le noviciat des Lazaristes. C’est l’époque où l’on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d’autant plus que son frère Louis est mort avant d’arriver en Chine.
En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s’y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L’année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.
En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l’Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l’enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.
Jean-Gabriel Perboyrea été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 2 juin 1996.
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
« La charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8)
Si nous avions la charité accompagnée de compassion et de peine, nous ne prendrions pas garde aux défauts du prochain, selon cette parole : « La charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8) et encore : « La charité ne s’arrête pas au mal, elle excuse tout » (1 Co 13,5-7). Si donc nous avions la charité, la charité elle-même couvrirait toute faute, et nous serions comme les saints quand ils voient les défauts des hommes. Les saints sont-ils donc aveugles qu’ils ne voient pas les péchés ? Mais qui déteste le péché autant que les saints ? Et pourtant, ils ne haïssent pas le pécheur, ils ne le jugent pas, ils ne le fuient pas. Au contraire, ils compatissent, l’exhortent, le consolent, le soignent comme un membre malade ; ils font tout pour le sauver. Lorsqu’une mère a un enfant difforme, elle ne se détourne pas de lui avec horreur, elle prend plaisir à le parer et fait tout pour le rendre gracieux. C’est ainsi que les saints protègent toujours le pécheur, le disposent et le prennent en charge pour le corriger au moment opportun, pour l’empêcher de nuire à un autre, et aussi pour progresser eux-mêmes davantage dans la charité du Christ. Acquérons donc, nous aussi, la charité ; acquérons la miséricorde à l’égard du prochain, pour nous garder de la terrible médisance, du jugement et du mépris. Portons-nous secours les uns aux autres, comme à nos propres membres. Car « nous sommes membres les uns des autres, dit l’Apôtre (Rm 12,5) ; un membre souffre-t-il, tous les membres souffrent avec lui (1 Co 12,27). En un mot, ayez soin, chacun selon son pouvoir, d’être unis les uns aux autres. Car plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-17.
Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Psaume 150(149),1-2.3-4.5-6.
R/ Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers ! (Ap 4, 8)
Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance ; louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur !
Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ; louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes ! Et que tout être vivant chante louange au Seigneur !
Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a adressé, le 23 juin 2025, un discours plein de sagesse aux nouveaux diplômés de l’Académie de la marine marchande des États-Unis à Kings Point, dans l’État de New York. Au début de son discours, M. Duffy a évoqué les décisions spontanées qu’il avait prises dans sa vie et les gratifications qu’elles lui avaient apportées, en disant aux diplômés : « Dites oui à l’aventure. Petite ou grande. Quand j’avais votre âge, on m’a proposé de participer à une émission de téléréalité. J’ai dit oui. »
M. Duffy a ensuite conseillé à la promotion 2025 « d’arrêter de faire défiler vos écrans et de commencer à vivre » : « Invitez cette fille à sortir. Un vrai rendez-vous. Au cinéma et au restaurant. Ouvrez-lui la portière de sa voiture. Et vous, les filles, donnez une chance à ce garçon ! Faire défiler sans fin une page sur un écran n’a jamais rendu personne heureux. Netflix et DoorDash seul un vendredi soirne valent pas une soirée entre amis ou avec la fille à qui vous avez trouvé le courage de demander de sortir. »
Vers la fin de son discours, M. Duffy a mis l’accent sur la foi, déclarant : « Il y a deux types de personnes dans la vie : celles qui croient en Dieu et celles qui se prennent pour Dieu. » Il a ajouté : « Il y a quelque chose de beau, d’humble et d’ordonné chez un homme et une femme qui comprennent qu’il existe une puissance supérieure à eux-mêmes. Que tout n’est pas sous leur contrôle. Et qu’ils sont les enfants bien-aimés d’un Dieu miséricordieux qui entend leurs prières. »
En conclusion de son discours, M. Duffy a raconté une histoire qui pouvait trouver un écho chez des aspirants officiers de la marine : « Au Moyen Âge, les marins priaient la Vierge Marie, qu’ils appelaient “Stella Maris” parce qu’elle était leur étoile polaire qui les guidait vers Dieu, leur père, leur protecteur et leur destination spirituelle. Personne ne connaît mieux que les marins l’imprévisibilité et les tempêtes de la nature et de la vie. Un bon marin sait qu’au final, seul Dieu peut calmer la mer et les ramener à bon port. Regardez cette étoile polaire. » Puis de conclure : « Restez fidèles et ne sous-estimez jamais le pouvoir de la prière. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.