« Nous sommes sûrs d’être vainqueurs et d’être vainqueurs par Marie »

« Nous sommes sûrs d’être vainqueurs, et d’être vainqueurs par Marie »

Il y a un combat spirituel intense. Je crois que certains n’ont peut-être pas tout à fait compris l’intensité de cette bataille. De cette bataille qui est une bataille d’amour.

On oublie que le démon existe. Dieu a pris la plus humble des créatures, et la plus magnifique par son humilité, pour qu’elle soit la reine du ciel et de la terre et qu’elle domine cette sale bête de créature qu’est le démon.

Donc si on s’appuie sur Marie, nous n’avons rien à craindre. Parce qu’en plus, elle s’occupera de nous avec délicatesse, avec le cœur d’une mère. Nous savons que nous avons le Seigneur avec nous, que Marie est là pour nous protéger. Nous sommes sûrs d’être vainqueurs, et d’être vainqueurs par Marie. Elle est notre manteau, avec elle nous sommes protégés.

Pierre Goursat (1914-1991), fondateur de la communauté de l’Emmanuel (France, 1972). Tiré de ses méditations à la Journée inter-assemblées, le 13 mars 1976

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Ignace d'Antioche

Saint Ignace
Patriarche d’Antioche, martyr
Docteur de l’Église 
(† v. 115)

Certains auteurs assurent qu’Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d’humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux». Ce qui est certain, c’est qu’il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’apôtre bien-aimé. 

Ignace fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire : 
« C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux? 
“ Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon
Qu’entends-tu par ce mot Théophore ? 
Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur. 
Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ? 
Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel. 
Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat. 
Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.
”» 

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux. 

L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu. » 

Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Il écrivit, pendant son long parcours, sept lettres, soit six à des Églises locales et une à l’évêque de l’une d’elles qui l’avait accueilli : Polycarpe de Smyrne.

Ces sept lettres nous renseignent sur la vie des Églises au début du second siècle, sur leur organisation hiérarchique et sur les hérésies menaçantes. Quatre lettres furent écrites de Smyrne (aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains) et les trois autres de Troas (aux Philadelphiens, aux Smyrniotes,  à l’évêque Polycarpe).

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration : 
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. » 

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : 
>>> Saint Ignace d’Antioche

©Evangelizo.org

Saint Ignace priez pour nous !

17.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7. 

En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.
Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.
Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean-Pierre de Caussade (1675-1751)

jésuite

Dans le pur abandon à Dieu, tout ce qui parait obscurité est action de foi, chapitre XI (L’Abandon à la Providence divine, éd. DDB, 2005, p. 187-188)

« Même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte »

Quand on est conduit par un guide qui mène dans un pays inconnu, de nuit, à travers les champs, sans route frayée, selon son génie, sans prendre avis de personne et sans vouloir découvrir ses desseins, peut-on prendre un autre parti que celui de l’abandon ? A quoi sert de regarder où l’on est, d’interroger les passants, de consulter la carte et les voyageurs ? Le dessein d’un guide qui veut que l’on se confie à lui sera contraire à tout cela ; il prendra plaisir à confondre l’inquiétude et la méfiance d’une âme ; il veut une entière remise en lui. (…) L’action divine est essentiellement bonne, elle ne veut point être renforcée ni contrôlée, elle a commencé dès la création du monde et, dès cet instant, elle développe de nouvelles preuves ; elle ne limite point ses opérations, sa fécondité ne s’épuise point ; elle faisait cela hier, elle fait ceci aujourd’hui ; c’est la même action qui s’applique à tous les moments par des effets toujours nouveaux et elle se déploiera ainsi éternellement. (…) Voulez-vous vivre évangéliquement ? Vivez en plein abandon à l’action de Dieu.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,1-8. 

Que dirons-nous alors d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ?
Si Abraham était devenu un homme juste par la pratique des œuvres, il aurait pu en tirer fierté, mais pas devant Dieu.
Or, que dit l’Écriture ? Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste.
Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû.
Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi.


C’est ainsi que le psaume de David proclame heureux l’homme à qui Dieu accorde d’être juste, indépendamment de la pratique des œuvres :
Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés.
Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le Seigneur.

Psaume 32(31),1-2.5.11. 

R/ Tu es un refuge pour moi ; de chants de délivrance, tu m’as entouré. (Ps 31, 7acd)

Heureux l’homme dont la faute est enlevée, 
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense, 
dont l’esprit est sans fraude !

Je t’ai fait connaître ma faute, 
je n’ai pas caché mes torts. 
J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur 
en confessant mes péchés. » 

Et toi, tu as enlevé 
l’offense de ma faute.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! 
Hommes droits, chantez votre allégresse