13.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Jean Chrysostome
Évêque et Docteur de L’église 
(v. 344-407)

Jean, surnommé Chrysostome, c’est-à-dire Bouche d’Or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche, vers l’an 344. Veuve à vingt ans, sa mère n’épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d’un génie supérieur, objet de l’admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l’Évangile par l’amitié fidèle d’un jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l’apostolat qu’un véritable ami peut exercer dans son entourage ! L’amitié des deux jeunes gens ne fit que s’accroître par l’union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l’église d’Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle ; il ne paraît qu’avec une tunique pauvre ; la prière, la méditation, l’étude de l’Écriture Sainte, partagent son temps. Il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu’il accorde à son corps, après de longues veilles. S’élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l’œil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y a souvent jusqu’à cent mille auditeurs à l’entendre. 

À trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l’épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C’est en 398, qu’il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale. Son zèle, l’indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité ; son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire ; il ranimait la foi au cœur des fidèles et convertissait une multitude de personnes. L’éloquence de l’orateur dévoilait le cœur d’un père, d’un apôtre et d’un saint. 

Dieu permit que la croix vienne achever en Chrysostome l’œuvre de la perfection. Le courage invincible du Pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l’exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l’impératrice cette fière réponse : « Chrysostome ne craint qu’une chose : ce n’est ni l’exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c’est le péché. » Il mourut en exil, victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu’il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire. 

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :
 >>> Saint Jean Chrysostome (1)

>>> Saint Jean Chrysostome (2)

©Evangelizo.org

Saint Jean Chrysostome priez pour nous !

13.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.
Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale préliminaire n°10-11 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54; trad. J. Bouvet; Éd. Migne 1993; p. 30-31; rev.)

« Quiconque écoute ressemble à celui qui construit une maison » (Lc 6,47-48)

[ Aux catéchumènes : ] Sois assidu aux catéchèses. Dussent nos paroles vous retenir longuement, ne relâche jamais ton attention. Elles te fournissent des armes (…). Tu as beaucoup d’ennemis, arme-toi abondamment. De nombreuses cibles s’offrent à tes traits, et c’est pour toi une nécessité que d’apprendre comment tu transperceras (…), tu combattras (…). Les armes, assurément, sont prêtes et tout prêt le glaive de l’Esprit, mais il faut aussi avec détermination les brandir de la main droite, pour combattre le combat du Seigneur, pour vaincre la puissance adverse, pour devenir invincible à toutes les entreprises de l’hérésie. Dis-toi que c’est le temps de la plantation des arbres : si nous ne creusons, et profondément, est-ce que notre plantation une fois manquée, pourra en un autre temps être réussie ? Dis-toi que la catéchèse est un édifice : si nous ne creusons pas pour les fondations, si nous n’assurons pas les joints de la construction, la cohésion de la maison, pour qu’elle ne comporte aucune malfaçon qui rendrait caduque la construction, absolument inutile serait lui-même le premier travail. Il faut au contraire joindre successivement pierre à pierre et accorder angle à angle, en arasant le superflu : c’est ainsi qu’il faut aboutir à élever une construction impeccable. De même, nous t’apportons, pour ainsi dire, les pierres de la science. Il faut écouter ce qui concerne le Dieu vivant ; écouter ce qui concerne la Résurrection. Il y a quantité d’enseignements successifs, (…) si tu ne les relies pas en leur ensemble et si ta mémoire ne retient pas les premiers, puis les suivants, l’architecte aura beau bâtir, tu n’auras qu’un édifice fragile.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,15-17. 

Bien aimé, voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs.
Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle.
Au roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles ! Amen.

Psaume 113(112),1-2.3-4.5a.6-7. 

R/ Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! (Ps 112, 2)

Louez, serviteurs du Seigneur, 
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur, 
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil, 
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples, 
sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible, 
il retire le pauvre de la cendre

La consécration de la France au Cœur de Jésus et au Cœur de Marie a été renouvelée le 27 juin 2025 à Paray le Monial

La consécration de la France au Cœur de Jésus et au Cœur de Marie a été renouvelée le 27 juin 2025 à Paray le Monial

Nous, réunis aujourd’hui pour célébrer le 350e anniversaire de la dernière apparition du Christ en son Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie, au cœur de l’année sainte 2025 qui nous appelle à devenir des « pèlerins de l’espérance », nous venons demander la grâce de « rendre amour pour amour ».

Alors que les inquiétudes sont grandes quant à l’avenir de notre planète et de notre humanité, nous mettons nos pas dans ceux des générations précédentes. Devant Dieu et en Lui, confiant en la force de l’Esprit Saint qui répand en nous la charité, nous redisons, notre foi que l’amour, contemplé comme don mutuel en la Trinité sainte, est la force qui donne la vie et qui permet de la partager ; nous redisons notre espérance qu’à nous aussi, à nos générations et aux générations à venir, malgré nos faiblesses, il est donné d’apprendre à aimer comme Dieu aime. 

Nous, évêques ici présents, avec les fidèles qui veulent bien s’unir à nous, nous unissant aux diocèses et aux paroisses et aux familles qui ont renouvelé cette consécration ces derniers mois ou années ou qui la renouvellent au cours des célébrations de ce vendredi, solennité du Sacré-Cœur, nous renouvelons la consécration de l’Église en France au Cœur très saint de Jésus.

Nous supplions le Seigneur Jésus de regarder notre pays tout entier dans sa miséricorde et d’y susciter des apôtres nombreux de son amour. Nous confions notre Église aussi au cœur immaculé de Marie. Que la mère de Dieu, celle qui retenait toutes ces choses en son cœur, celle qui s’est tenue debout au pied de la croix, nous obtienne à toutes et à tous la grâce de nous laisser bouleverser par l’amour de Dieu manifesté dans le Cœur de Jésus afin que nous « rendions amour pour amour ».

Extraits de la consécration du 27 juin 2025 à Paray le Monial

  • Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque de Reims et président de la CEF
  • Cardinal François-Xavier Bustillo, évêque d’Ajaccio et légat pontifical pour les fêtes du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial
  • Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, Mâcon, Chalon

fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.09.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Catherine de Gênes

VEUVE ET MYSTIQUE († 1510)

Sainte Catherine de Gênes
Veuve 
Patronne de Gênes 

Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.

Caterina Fieschi, fille d’un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l’Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l’âge de huit ans, conduite par l’Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu’elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d’entrer dans l’état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d’une incroyable sainteté. Après cinq ans d’abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l’amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s’écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l’amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d’amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s’écria-t-elle. 

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L’Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d’eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d’une forte santé.

À l’abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d’elle-même, qu’elle en vint à n’avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n’était pas Dieu. 

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s’excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l’assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.

Catherine de Gênes a été béatifiée le 6 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Gênes

Source principale : Evangelizo.org (« Rév. x gpm »).

Sainte Catherine de Gênes priez pour nous !