21.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,9-13. 

En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.


Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 2ème dimanche après Pâques (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982; p. 21-23)

Persévérer dans la grâce de conversion

Le premier moyen de persévérer dans le chemin qui conduit au ciel, c’est d’être fidèle à suivre et à profiter des mouvements de la grâce que Dieu veut bien nous accorder. Tous les saints ne sont redevables de leur bonheur qu’à leur fidélité à suivre les mouvements que l’Esprit Saint leur a donnés, et les damnés ne peuvent attribuer leur malheur qu’au mépris qu’ils en ont fait. Cela seul peut suffire pour vous en faire sentir tout le prix et la nécessité d’y être fidèles. Mais me direz-vous, comment, par quel moyen pouvons-nous connaître que nous correspondons à ce que la grâce veut de nous, ou bien que nous y résistons ? Si vous ne savez pas, écoutez-moi un instant, et vous en connaitrez le plus essentiel. Je dis d’abord que la grâce, c’est une pensée qui nous fait sentir la nécessité d’éviter le mal et de faire le bien. (…) Les saints ne se sont sanctifiés que par leur grande attention à suivre toutes les bonnes inspirations que le bon Dieu leur envoyait, et les damnés ne sont tombés en enfer que parce qu’ils les ont méprisés. (…) Nous voyons dans l’Évangile que toutes les conversions que Jésus-Christ a opérées pendant sa vie ont été appuyées sur la persévérance. Comment est-ce que saint Matthieu a été converti ? Nous savons bien que Jésus-Christ, l’ayant vu dans son bureau, lui dit de le suivre, et qu’il le suivit, mais ce qui nous assure que sa conversion a été véritable, c’est qu’il ne rentra plus dans ce bureau, qu’il ne commit plus d’injustice ; c’est qu’après avoir commencé à suivre Jésus-Christ, il ne le quitta plus. La persévérance dans la grâce, le renoncement pour toujours au péché, furent les marques très certaines de sa conversion.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-7.11-13. 

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.
À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
Et les ‘dons qu’il a faits’, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.
De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ,
jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.

Psaume 19(18),2-3.4-5ab. 

Les cieux proclament la gloire de Dieu, 
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit 
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, 
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati

Illustration
Église Notre-Dame d’Itati dans la province de Corrientes en Argentine. © Shutterstock/Jan Zakelj

La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati

En 1615, deux missionnaires espagnols (Frère Alonso de Buenaventura et Louis de Bolanos) arrivèrent à Itatí, petit village sur la rive du grand fleuve Parana où ils fondèrent une mission ; ils avaient avec eux, semble-t-il, une statue de la Sainte Vierge pour laquelle ils construisirent un petit oratoire avec les galets du fleuve. Mais, à quelques temps de là, l’oratoire fut saccagé par les Indiens et l’effigie de Marie disparut. 

Deux jours plus tard, deux enfants indiens Guarani – rapporte la tradition – aperçurent la statue de Marie, beaucoup plus belle qu’avant, environnée d’une lumière rayonnante et posée sur une pierre de la rive en un endroit désert, alors qu’ils descendaient le fleuve en pirogue. Ils prévinrent la mission ; tout le village vint en procession recueillir la Vierge miraculeusement retrouvée. On construisit un véritable sanctuaire à Notre Dame d’Itati et bientôt un prodige, répété plusieurs fois, entoura l’effigie de Notre Dame : les transformations de son visage. 

La première transformation se réalisa le Samedi saint 1624. Le père Gamarra qui officiait ce jour-là en témoigne : le visage de la Vierge devint d’une splendeur jamais vue jusqu’à ce jour, tandis que le prêtre entonnait l’antienne du « Regina Coeli ». Le père appela alors les Indiens du village et tous eurent le même éblouissement : cela dura jusqu’au jeudi après Pâques, puis le visage reprit son état normal. Il y eut au moins 60 autres témoignages de ces transformations éblouissantes du visage de la Vierge d’Itati, attestés par des témoins et consignés dans les annales du sanctuaire. 

La Vierge d’Itati fut couronnée le 16 juillet 1900, par faveur obtenue du pape Léon XIII. Et en 1910, Notre Dame d’Itati devint la sainte Patronne du nouveau diocèse créé, le diocèse toujours actuel de Corrientes. Aujourd’hui un magnifique sanctuaire s’élève à Itati, dans cette région pauvre où affluent les pèlerins venus souvent à pied, de loin, pauvres eux-mêmes mais filialement et simplement attachés à la Maman du ciel. La fête de Notre Dame d’Itati est célébrée le 9 juillet.

Source : Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.09.2024 – SAINT DU JOUR

Sts André Kim

Sts André Kim

PAUL CHONG ET 101 COMP., MARTYRS († 1867)

Saints André Kim 
et ses compagnons
Martyrs de Corée
(1839-1867)

Durant les quatre vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867, saint André Kim fut le premier prêtre coréen martyrisé pour sa foi.
Né en 1821, il mourut en Corée en 1846, à l’âge de 25 ans, après d’horribles tortures à l’exemple de son père, saint Ignace Kim, qui l’avait précédé dans le martyre, décapité lui aussi, neuf ans plus tôt.
Durant les années qui suivirent, 10.000 chrétiens allaient donner leur vie en témoignage.

En 1984, à Séoul, saint Jean-Paul II a canonisé André Kim, avec 102 prêtres et laïcs morts lors de ces persécutions de 1839-1846 et 1866-1867. Parmi eux, des enfants, 3 évêques et 7 prêtres français des Missions étrangères de Paris (rue du Bac).

Le groupe des martyrs est composé de : 

– Trois évêques français :
Laurent IMBERT,
Siméon BERNEUX,
Antoine DAVELUY ;
– Sept prêtres missionnaires français :
Pierre MAUBANT,
Jacques CHASTAN,
Just Ranfer de BRETENNIERES,
Pierre Henri DORIE,
Louis BEAULIEU,
Martin Luc HUIN,
Pierre AUMAITRE ;

– André KIM TAEGON, premier prêtre coréen ;
– 92 laïcs, dont Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.

Ils furent tous martyrisés en 1839, 1846 ou 1866.
Ils ont été béatifiés ainsi : 
79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI : 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.
24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI : martyrs en 1866.
24.05.1839 : Agathe Yi So-sa.
24.05.1839 : Anne Pak A-gi.
24.05.1839 : Augustin Yi Kwang-hon.
24.05.1839 : Barbara Han A-gi.
24.05.1839 : Damien Nam Myong-hyog.
24.05.1839 : Lucie Pak Hui-sun.
24.05.1839 : Madeleine Kim O-bi.
24.05.1839 : Pierre Kwon Tu-gin.
26.05.1839 : Joseph Chang Song-jib.
27.05.1839 : Barbara Kim.
27.05.1839 : Barbara Yi.
01.07.1839 : Sébastien Nam I-gwan.

Saints André Kim et compagnons priez pour nous

20.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3. 

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Lettre apostolique « Mulieris dignitatum » § 16 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Les Douze étaient avec lui, ainsi que des femmes »

En ce qui concerne la mission, le fait d’être homme ou femme n’entraîne aucune restriction, de même que l’action salvifique et sanctifiante de l’Esprit chez l’homme n’est aucunement limitée par le fait qu’il soit Juif ou Grec, esclave ou libre, suivant les paroles bien connues de l’apôtre Paul : « Car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28). Cette unité ne supprime pas les différences. L’Esprit Saint, qui opère cette unité dans l’ordre surnaturel de la grâce sanctifiante, contribue dans la même mesure au fait que « vos fils et vos filles prophétiseront » (Jl 3,1). Prophétiser, cela veut dire exprimer par la parole et par la vie « les merveilles de Dieu » (Ac 2,11), en sauvegardant la vérité et l’originalité de chaque personne, homme ou femme. L’égalité évangélique, la parité de la femme et de l’homme vis-à-vis des merveilles de Dieu, telle qu’elle s’est manifestée d’une manière si claire dans les œuvres et les paroles de Jésus de Nazareth, constitue le fondement le plus évident de la dignité et de la vocation de la femme dans l’Eglise et dans le monde. Toute vocation a un sens profondément personnel et prophétique. Dans la vocation ainsi comprise, la personnalité de la femme trouve une dimension nouvelle : c’est la dimension des « merveilles de Dieu » dont la femme devient le vivant sujet et le témoin irremplaçable.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,12-20. 

Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ;
et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas.
Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.


Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;
et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.


Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Psaume 17(16),1.6-7.8.15. 

Seigneur, écoute la justice ! 
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : 
écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce, 
toi qui libères de l’agresseur 
ceux qui se réfugient sous ta droite.

Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; 
à l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face : 
au réveil, je me rassasierai de ton visage.