Léon XIV rend grâce pour la canonisation des carmélites de Compiègne

Les carmélites de Compiègne

Léon XIV rend grâce pour la canonisation des carmélites de Compiègne

«Puissions-nous apprendre [des carmélites de Compiègne] la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes»: Léon XIV a envoyé ce samedi 13 septembre un message signé du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à Mgr Ulrich, archevêque de Paris, à l’occasion de la messe d’action de grâce célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour la canonisation des seize carmélites exécutées pendant la Révolution française. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

 L’Église de France a rendu grâce pour la canonisation équipollente des seize carmélites de Compiègne, décidée par le Pape François le 18 décembre 2024. Guillotinées le 17 juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire, pendant la Grande Terreur, elles furent béatifiées en 1906. Réunis autour de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, plusieurs évêques dont celui de Beauvais, Mgr Benoit-Gonnin, dont Compiègne dépend, des carmes et carmélites et des dizaines de prêtres, ont participé à la messe d’action grâce ce samedi midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Au début de l’office, avant que le nom des seize carmélites ne soient lus, le nonce apostolique en France, Mgr Celestino Migliore, a lu le message que le Saint-Père a adressé à Mgr Ulrich. Ces carmélites «ont particulièrement forcé l’admiration de leurs geôliers eux-mêmes et ont imprimé dans les esprits et dans les cœurs les plus endurcis un trouble bienfaisant laissant place au divin»écrit Léon XIV, partageant la joie des fidèles. Ce qu’ont bien compris les artistes et écrivains qui ont évoqué ce martyre pendant les deux siècles qui suivirent et «la foule étonnement silencieuse au moment du supplice».

Pardon et gratitude, joie et paix

Pour le Souverain pontife, «la paix du cœur (…) était bien réellement le fruit d’une immense charité mais aussi de la foi et de l’espérance théologale qui les animaient». Au moment de monter sur l’échafaud, «les carmélites de Compiègne ne sont plus les victimes d’une arrestation mais auteurs d’un don suprême qui actualise l’offrande de leurs vœux religieux» estime le Pape, ajoutant que même dépouillées de tout, «elles sont restées riches de leurs vœux et de l’acte de consécration par lequel elles avaient offert librement leur vie à Dieu “pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État”», en référence aux bouleversements provoquées par la Révolution.

Autre trait de ces religieuses que souligne Léon XIV: «la fécondité mystérieuse de leur vie donnée par amour en suivant la voie tracée par le Christ, convaincues que, même au cœur de la souffrance la plus injuste, se cache la semence d’une vie nouvelle». Pardonnant à leurs bourreaux, au pied de la guillotine, l’âme de ces martyres a été envahie par plusieurs fruits: «offrande totale, pardon et gratitude, joie et paix», détaille le Pape. «Puissions-nous apprendre d’elles la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes»,souhaite-t-il enfin.

Source : VATICANNEWS, le 13 septembre 2025

PRIÈRE DEVANT LA CROIX GLORIEUSE

Prière devant la Croix Glorieuse

“Seigneur Jésus, me voici devant ta Croix Glorieuse.

Que sa contemplation me convertisse.

Que se réalise pour moi ta Parole :

« Elevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ».

Près de ta Croix se tenait Marie.

Tu lui dis : « Femme, voici ton fils. »

Elle ne s’enferme pas sur son immense douleur.

Aussitôt elle acquiesce et collabore librement avec toi au salut du monde.

Elle offre la souffrance de son cœur « transpercé par une épée »

et devient alors la mère de tous les hommes.

Merci de nous dire « Voici ta mère » en cette heure-là !

Tu meurs dans les plus grandes souffrances.

Tu es l’Innocent, victime de la violence absolue.

Tes paroles prennent alors une force extraordinaire :

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! ».

Pas le moindre sentiment mauvais en toi face à la pire des injustices !

Ta Miséricorde infinie trouve même des excuses à tes bourreaux.

Merci pour ton pardon sans mesure !

Tu connais une terrible détresse :

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Un déchirement intérieur indescriptible t’habite :

en effet, sans cesser d’être parfaitement un avec ton Père,

tu portes le péché du monde, ce péché qui sépare de Dieu !

Merci de nous délivrer du mal en le prenant sur toi quoi qu’il t’en coûte !

Parce que tu consens à la solitude la plus extrême

et que tu sembles même abandonné de Dieu,

tu peux promettre le bonheur de la Communion au bon larron :

« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ! ».

Quel échange stupéfiant !

Merci d’ouvrir le royaume de l’amour à ceux qui en étaient irrémédiablement 
exclus !

C’est pour toi une joie indicible

que de faire entrer dans ta lumière le malfaiteur repenti.

Pourtant tu t’écries : « J’ai soif ! »

car tu es venu pour tous les hommes.

Tu ne veux pas qu’un seul se perde.

Alors ton Cœur mendie une réponse d’amour de chacun d’eux.

Merci pour ton ardent désir du Salut de tous !

La mission que le Père t’a confiée est remplie.

Tu es venu de Lui et tu retournes auprès de Lui.

« Père, entre tes mains, je remets mon esprit ! »

Rien ni personne ne peut ébranler ton union avec le Père,

ni le péché de la multitude qui t’écrase, ni l’Ennemi qui s’acharne.

Merci pour ton abandon filial sans condition !

Esprit-Saint, Tu aimes les tiens « jusqu’au bout ».

Tu livres ta vie, Tu la communiques en abondance en nous faisant renaître.

Nous n’avons plus rien à attendre : « Tout est accompli »

C’est en prononçant ces paroles que tu « remets l’esprit ».

Merci de répandre sur nous le souffle de l’Esprit de Vie !

Dans la mort même, Tu es encore à l’œuvre.

Un soldat ouvre ton Cœur d’un coup de lance :

«Aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau »

Le péché transperce ton Cœur et Tu répliques par un surcroît d’amour :

le sang de l’Eucharistie et l’eau du Baptême.

Merci de répondre au scandale du Mal par les sacrements !

Voilà ta Toute-Puissance :

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »

Et ta crucifixion, le péché le plus grave jamais commis par les hommes,

devient la source de la plus grande des bénédictions jamais reçue par eux :

le salut pour la multitude !

Merci de vaincre le Mal par la perfection de ton amour miséricordieux !

Désormais « tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu »,

même la souffrance des hommes que je te confie.

Avec le centurion qui était là en face de la Croix, je te dis :

« Vraiment tu es le Fils de Dieu ! »

Merci pour ta croix qui est bien la Croix Glorieuse !

Amen

Prière provenant de la Communauté de la Croix Glorieuse. 

Semaine Sainte - les 7 paroles du Christ en Vidéo

Le pape Léon XIV aux jeunes mariés : Restez calmes et priez le rosaire (I)

Le pape Léon XIV aux jeunes mariés : Restez calmes et priez le rosaire (I)

Le pape Léon XIV a récemment donné un conseil  à un jeune couple américain quelques jours après leur mariage, en partageant l’exemple de ses propres parents qui avaient l’habitude de prier le chapelet ensemble chaque jour.

Les jeunes mariés, Cole et Anna Stevens, ont reçu la bénédiction personnelle du pape Léon pour leur mariage lors d’une des premières audiences générales du pape sous le chaud soleil estival de Rome, le 11 juin, quatre jours seulement après leur mariage à la cathédrale Saint-Paul de Birmingham, en Alabama.

Ce moment, immortalisé en vidéo, s’est transformé en un échange merveilleusement intime avec le pape américain, qui a répondu chaleureusement à leur question sur la meilleure façon de prier ensemble en tant qu’époux.

« Tout d’abord, il est très important d’y aller lentement et de trouver le style de prière qui vous convient et qui correspond à votre spiritualité », a répondu le pape Léon en anglais.

« Mes parents priaient le chapelet ensemble tous les jours de leur vie », a déclaré le Pape. « J’ai découvert que j’étais béni constamment par leur amour l’un pour l’autre et leur foi en Dieu… C’est une chose merveilleuse. »

Courtney Mares/CNA, 2 juillet 2025

www.ncregister.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Cyprien de Carthage
Évêque et martyr
(v. 200-258)

Cyprien, né à Carthage vers 200, dans le paganisme, était fils d’un sénateur. Son éducation, digne de son rang, fit briller l’heureux génie dont il était doué. Il était tout entier aux idées de gloire et de plaisir, quand un prêtre chrétien, homme de haute distinction, nommé Cécilius, rechercha sa compagnie, dans le but d’attacher à la foi chrétienne un jeune homme de si grand mérite. 

Cyprien eut vite l’esprit convaincu par les sages raisonnements de Cécilius ; mais son cœur frémissait à la pensée du détachement exigé par l’Évangile. Comment lui, Cyprien, élevé dans les honneurs, objet de l’admiration universelle, lui libre d’aspirer à toutes les jouissances et à tous les triomphes, pourrait-il rompre ses chaînes et subjuguer ses passions ?… Le combat était rude en son âme ; sa conscience lui criait sans cesse : « Courage, Cyprien ! Quoi qu’il en coûte, allons à Dieu ! » Il obéit enfin à cette voix, et reçut le baptême.

Dès lors Cyprien devint un autre homme ; la grâce lui rendit tout facile, et l’accomplissement de l’Évangile lui parut clairement être la vraie sagesse. Il vendit ses vastes et belles propriétés et en donna le prix aux pauvres ; son mérite l’éleva en peu de temps au sacerdoce et à l’épiscopat. 

La population chrétienne de Carthage tressaillit de joie en apprenant l’élévation de Cyprien au siège épiscopal de cette ville ; elle comprit qu’au moment où la persécution allait s’élever, menaçante et terrible, le nouvel évêque serait un modèle et un guide. Le saint pontife employa tout son zèle à fortifier son troupeau pour les saints combats, il glorifia les martyrs et montra une juste sévérité vis-à-vis des apostats.

Les païens, voyant de quelle importance serait pour eux la prise de celui qui était l’âme de la résistance chrétienne, recherchèrent le pasteur pour désorganiser plus facilement le troupeau ; mais Cyprien, voyant combien sa vie était utile aux âmes confiées à ses soins, trouva une retraite sûre, d’où il remplit admirablement son devoir apostolique par ses lettres, ses exhortations, l’administration des sacrements. 

Enfin, après plusieurs années, il eut révélation de son prochain martyre et s’y prépara par un redoublement de zèle et de charité. Cyprien fut condamné à avoir la tête tranchée : « Je Vous rends grâces, Seigneur », s’écria-t-il. Comme le bourreau tremblait, le martyr l’encouragea avec bonté et lui fit remettre vingt-cinq pièces d’or ; puis il se banda lui-même les yeux et présenta sa tête, qui roula bientôt sur le sol baigné de sang. 

Saint Cyprien a écrit en latin de nombreux traités ainsi que des lettres qui l’égalent aux Pères et aux Docteurs de l’Église. 

Il a laissé de très nombreux écrits parmi lesquels :

Ad Donatum / A Donat : sur la décadence morale de son époque ;
Ad Quirinum / A Quirinus : sur les rapports et les oppositions entre judaïsme et christianisme ;
De habitu virginum / Les habits des vierges : sur la façon de se vêtir des vierges, laquelle doit être simple et modeste ;
De Catholicae Ecclesiae unitate / De l’unité de l’Église catholique : contre ceux qui cherchent à créer la division dans l’Église ;
De dominica oratione / La prière du Seigneur : commentaire du Notre Père ;
De mortalitate / La condition mortelle de l’homme : sur la maladie ;
De opere et eleemosynis / L’activité pratique et les aumônes : sur les bonnes œuvres, la perfection et le martyre ;
Ad Demetrianum / A Démétrien : réponse contre les attaques païennes ;
De lapsis / Des tombés : on nommait ainsi ceux qui avaient fléchi pendant la persécution de Dèce ;
De bono patientiae / La bonté de la patience : sur la vertu de patience…. 

Pour on savoir plus :
>>> Œuvres de Saint Cyprien

Pour un approfondissement biographique, 
lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Cyprien

Sources principales : viechretienne.catholique.org; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Cyprien de Carthage priez pour nous !

14.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,13-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : 
« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.


Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.


Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Traité sur la Passion du Seigneur, 1-2 : PLS 2, 545-546 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche F17; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

Proclamons avec joie et fierté que le Christ a été crucifié pour nous !

Non seulement nous n’avons pas à rougir de la mort de notre Seigneur Dieu, mais nous devons tirer d’elle la plus grande confiance et la plus grande fierté. En recevant de nous la mort qu’il a trouvée en nous, il nous a très fidèlement promis de nous donner en lui la vie que nous ne pouvions avoir de nous-mêmes. Et si celui qui est sans péché nous a aimés au point qu’il a subi pour nous, pécheurs, ce que nous aurions mérité par notre péché, comment ne nous donnera-t-il pas ce qui est justice, lui qui nous justifie ? Comment ne donnera-t-il pas leur récompense aux justes, lui qui est fidèle dans ses promesses et qui a subi la peine des coupables ? Reconnaissons sans trembler, mes frères, et proclamons que le Christ a été crucifié pour nous. Disons-le sans crainte et avec joie, sans honte et avec fierté. L’apôtre Paul l’a vu, lui qui en a fait un titre de gloire. Après avoir rappelé les nombreuses et grandes grâces qu’il tenait du Christ, il ne dit pas qu’il se glorifie de ces merveilles, mais il dit : « Pour moi, Dieu me garde de trouver ma fierté autre part que dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ » (Gal 6,14).

LECTURES :

Livre des Nombres 21,4b-9. 

En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.
Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume 78(77),3-4ac.34-35.36-37.38ab.39. 

R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (Ps 77, 7b)

Nous avons entendu et nous savons 
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher, 
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient, 
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ; 
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair, 
un souffle qui s’en va sans retour.

La Croix glorieuse

La Croix glorieuse

Le 13 septembre 335, fut consacrée à Jérusalem l’église de la Résurrection et du Martyrium. Le lendemain, une cérémonie solennelle fut organisée pour exposer la croix que l’impératrice Hélène avait trouvée le 14 septembre 320. En 614, le roi perse Khosro II fit la guerre aux Romains et, après avoir vaincu Jérusalem, emporte avec lui, entre autres trésors, la Croix de Jésus. Héraclius, l’empereur byzantin, proposa la paix à Khosro qui la rejeta. Face à ce refus, il fit la guerre et victorieux à Ninive, il exigea la restitution de la Croix, qui est remise à Jérusalem. En ce jour, on n’exalte pas la cruauté de la Croix, mais l’Amour que Dieu a montré aux hommes en acceptant de mourir sur la Croix : « Tout en étant Dieu, le Christ s’humilia en devenant serviteur. C’est la gloire de la Croix de Jésus ! » (Pape François).

En ce temps-là, Jésus dit à Nicodème : Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 13-17).

Plus de repli sur soi

« À l’origine du fait d’être chrétien, écrit pape Benoît, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement”. L’Évangile que la liturgie nous propose en la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix suggère que Dieu veut construire avec chaque personne une relation d’amour ; il s’offre lui-même dans son Fils Jésus, élevé sur la Croix.
Lever les yeux vers Dieu suggère une vérité importante : nous sommes invités à revenir à une relation avec lui. Nous sommes invités à revenir à une relation avec Lui, à ne plus nous replier sur nous-mêmes, nourrissant d’inutiles sentiments de culpabilité et oubliant que « si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur » (1 Jn 3,19) . Levez le regard vers les étoiles (cf. Abraham et la promesse d’une grande descendance), en sachant confier tous les soucis à Dieu.

Étonnement et gratitude

Lever le regard ne doit pas susciter la peur mais la gratitude, car ce regard levé est la mesure de l’amour avec lequel Dieu aime ses enfants, dans le Fils. C’est donc la Miséricorde de Dieu qui, comme pour Nicodème, éclaire les nuits de la vie et permet de poursuivre le chemin.
Devant la Croix, il n’y a pas de neutralité
Devant la Croix de Jésus, on ne peut pas rester neutre : soit avec Lui, soit contre Lui. Un choix qui doit être fait avant toute action, car l’action du chrétien n’est rien d’autre que le témoignage de combien « Dieu nous a aimés, au point de donner son Fils Jésus ».

Prières

Ô Dieu haut et glorieux, 
illumine les ténèbres de mon cœur.
Et donne-moi la foi droite, 
l’espérance certaine, la charité parfaite 
le sens et la connaissance, 
Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

(Prière de Saint François devant le Crucifix de San Damiano)

Nous T’adorons, 
Seigneur Jésus-Christ, 
ici et dans toutes tes églises 
qui sont dans le monde entier 
et nous te bénissons, 
car par ta sainte croix 
tu as racheté le monde.

(Saint François d’Assise)

Source : VATICANNEWS

Prière du soir – Ô Marie, il suffit de prononcer Votre saint Nom pour chasser tous les démons !

Bienheureux celui qui aime votre Nom, ô Marie, car ce saint Nom est une Fontaine de Grâce qui rafraîchit l’âme altérée et qui lui fait porter des fruits de justice. Ô Mère de Dieu ! Que votre Nom est glorieux et admirable ! Celui qui Le porte dans son cœur sera affranchi des frayeurs de la mort. Il ne faut que le prononcer pour faire trembler tout l’enfer et chasser tous les démons. Quiconque veut posséder la paix et la joie du cœur, qu’il honore Votre saint Nom. Ainsi soit-il. 

Saint Bonaventure (1217-1274), Général de l’Ordre Franciscain, Archevêque Italien d’York en Grande-Bretagne crée Cardinal d’Albano par le Pape Grégoire X et Docteur de l’Église Catholique.

Et le nom de la vierge était Marie – Fatima 100 ans et + Mon Cœur Immaculé sera ton refuge…

Monogramme du Saint Nom de Marie. Église des Franciscains, Budapest.

Et le nom de la vierge était Marie 

 I Vendredi 12 septembre, l’Eglise fête le saint nom de Marie 

        C’est le pape Innocent XI qui institua en 1683 la fête du saint nom de Marie. C’était en remerciement de la victoire obtenue quelques semaines avant par le roi de Pologne Jean III Sobieski et ses alliés, sur les turcs qui assiégeaient la ville de Vienne depuis près de 3 mois, dernier verrou vers le reste de l’Europe. Le pape Pie X plaça cette fête à la date anniversaire de la bataille de Vienne. Elle fut supprimée de 1970 à 2002 et rétablie par le pape Jean Paul II.

Voici la prière ‘’collecte » de la messe de ce jour suivant l’ancien rite extraordinaire

      Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : accordez à vos fidèles, qui se réjouissent du nom et de la protection de la très sainte Vierge Marie, que par sa bienveillante intercession ils soient délivrés ici-bas de tout mal et méritent de parvenir aux joies éternelles dans le ciel. 

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    II   Samedi 13 septembre : Anniversaire de la, cinquième apparition de Notre Dame à Fatima. 

         Le sort des voyants retenus en prison à Ourem du 13 au 15 aout avait montré la sincérité des enfants nous dit le chanoine Barthas dans son livre écrit en 1943. Ce jour-là à la différence de la dernière apparition ou beaucoup viendront attirés par le miracle annoncé, il y avait déjà une foule considérable de vrais pèlerins. C’était pourtant la pleine période des vendanges. ‘‘ A 10 heures, la foule emplissait le vallon désormais sacré. Les hommes étaient découverts, presque tout le monde était à genoux. On priait et récitait le chapelet avec ferveur ‘’ Dans ses mémoires, Lucie racontera comment les enfants, tout au long du trajet d’Aljustrel à la Cova da Iria, abordaient les petits voyants. ‘’ Beaucoup de personnes, même de la haute société, fendant la foule qui se pressait autour de nous, tombaient à genoux et nous priaient de présenter leurs supplications à la sainte Vierge. » Dans les demandes que Lucie avait retenues, la dernière citée mérite une réflexion ‘’ Qu’elle convertisse un pécheur qui m’est cher ».

          Lucie dû se rappeler cette intention particulière, car dans le récit qu’elle fit de l’apparition du 13 septembre, elle l’exprima en ces termes : ‘’ J’ai bien d’autres demandes, les unes pour une conversion, les autres pour une guérison ». Et Notre Dame de répondre : ‘’ Je guérirai les uns, mais les autres non, parce que Notre-Seigneur ne se fie pas à eux. »        

Notre Dame n’abordera pas ce jour le sujet de la conversion du pécheur ‘’ cher à la personne qui s’était efforcé de parler à la petite Lucie » Cette dernière s’était déplacée spécialement pour parler à Lucie. Elle savait qu’en essayant de la rencontrer sur le trajet vers la Cova da Iria, elle n’aurait plus de place tout près du portique des apparitions, mais la conversion d’un pécheur qui nous est cher mérite bien quelques sacrifices.

         Ces sacrifices plus ou moins grands suivant notre situation, nous pouvons aussi essayer de les faire pour convertir un pécheur ‘’ qui nous est cher ! ». C’est la pratique de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois offerte pour un pécheur. Et comme avait dit cette personne, ‘’ un pécheur qui m’est cher ‘’.  C’est un choix parfois difficile à faire. Qui faire passer en premier lorsqu’on est âgé et qu’on a terminé une série de 5 dévotions réparatrices ? Notre prochain le plus proche, dans notre famille ? ou un ami en danger de se perdre ? Demandons à notre ange gardien de nous l’indiquer lorsque le moment sera venu, et surtout organisons-nous à l’avance pour pouvoir assister à la messe et communier ce jour !   

        Le récit de cette apparition se trouve avec le lien https://www.fatima100.fr/lettres-de-liaison/42-les-phenomenes-exterieurs-de-l-apparition-du-13-septembre-1917

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III   Lundi 15 septembre : Notre Dame des 7 douleurs 

         Dans le cadre des apparitions de Fatima, Notre Dame a tenu à se montrer à Lucie seulement, sous forme de Notre Dame des douleurs. Ce fut pendant le miracle du soleil ; ‘‘ Notre Dame ayant disparu dans l’immensité du firmament, nous avons vu, à côté du soleil, saint Joseph avec l’Enfant Jésus et Notre Dame, vêtu de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant Jésus semblaient bénir le monde avec des gestes qu’ils faisaient de la main en forme de croix. Peu après, cette apparition s’étant évanouie, j’ai vu Notre Seigneur et Notre Dame qui me donnait l’impression d’être Notre Dame des douleurs. Notre Seigneur semblait bénir le monde de la même manière que saint Joseph. Cette apparition disparut et il me sembla voir encore Notre Dame sous l’aspect de Notre Dame du Carmel. »    

     Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : accordez à vos fidèles, qui se réjouissent du nom et de la protection de la très sainte Vierge Marie, que par sa bienveillante intercession ils soient délivrés ici-bas de tout mal et méritent de parvenir aux joies éternelles dans le ciel.

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La dévotion au Cœur Immaculé de Marie

L’objectif final est de pratiquer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, telle que Notre Dame nous l’a annoncée à Fatima puis explicité quelques années plus tard à Pontevedra.

Suivant notre progression dans cette dévotion, notre prière sera plus ou moins fervente, occupera notre esprit et notre cœur plus ou moins longtemps, pour arriver finalement à satisfaire totalement la demande centrale de cette dévotion : la communion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.

A notre réveil : Notre prière d’offrande de la journée

Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise. 
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Puis tout au long de la journée, l’offrande de tous les sacrifices de la vie quotidienne en récitant si possible à chaque fois, la première prière qu’elle enseigna le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie » 
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Nous réciterons notre chapelet tous les jours, en ajoutant après chaque dizaine la deuxième prière enseignée le 13 juillet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin. »)
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Suivant les exigences de Notre Dame, la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois consiste en la participation particulière à la prière par excellence de l’Eglise, le saint sacrifice de la Messe, le premier samedi de 5 mois consécutifs, en y ajoutant, avec une intention réparatrice : 
– La communion en état de grâce.
– La récitation du chapelet.
– La méditation pendant 15 minutes d’un mystère du rosaire. (Pour tenir compagnie à Notre Dame)
– La confession, avec l’intention réparatrice dans les 8 jours qui précédent ou qui suivent cette communion.
Il se peut que tenir compagnie à Notre Dame pendant 15 minutes soit difficile au début. Pour commencer, on peut fractionner ces 15 minutes en 5 fois 3 minutes au début de chaque dizaine. 
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Intention réparatrice : Nous personnaliserons notre réparation envers le Cœur Immaculé de Marie en attribuant à chaque premier samedi une intention particulière, comme Jésus l’a précisé à sœur Lucie. Ainsi nous aurons l’intention de réparer :
Premier samedi : Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception. 
Second samedi : Les blasphèmes contre la virginité de Marie
Troisième samedi : Les blasphèmes contre sa Maternité divine
Quatrième samedi : Les blasphèmes de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée
Cinquième samedi : Les offenses contre les saintes images de Marie.
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Remarques : Avant et après cette communion réparatrice, on peut dire la prière enseignée par l’ange au cours de sa dernière apparition : (Les prières suivantes n’ont rien d’obligatoire dans le cadre de cette communion)
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. 
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Profitons de la présence de ‘’Jésus caché » dans notre cœur pour lui dire aussi, en reprenant la première prière de l’ange :
‘’Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. »
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Nous pouvons aussi nous adresser à Notre Dame avec la prière de consécration que sœur Lucie avait composée le 29 octobre 1986 
‘’Ô Vierge, Mère de Dieu et notre Mère, je me consacre entièrement à votre Cœur Immaculé, avec tout ce que je suis et tout ce que je possède. Prenez-moi sous votre maternelle protection, défendez-moi des périls, aidez-moi à vaincre les tentations qui me sollicitent au mal, et à conserver la pureté de l’âme et du corps. Que votre Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduise à Dieu. Accordez-moi la grâce de prier et de me sacrifier pour l’amour de Jésus, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé. Par votre médiation et en union avec le Cœur de votre divin Fils, je veux vivre pour la Très Sainte Trinité, en qui je crois et j’espère, que j’adore et que j’aime. » 
( Cette prière est une bonne façon de se remémorer la position de St Thomas d’Aquin vis à vis de la tentation )

Source : HOZANA