Léon XIV souhaite que l’humanité se rappelle de sa capacité à surmonter la violence

Léon XIV souhaite que l’humanité se rappelle de sa capacité à surmonter la violence 

Le site américain d’informations catholique Crux et le quotidien péruvien El Comercio publient des extraits de l’interview que Léon XIV a accordée à la journaliste Elise Ann Allen pour le livre «León XIV: ciudadano del mundo, misionero del siglo XXI», qui sortira le 18 septembre. Le Pape parle de son rôle et des efforts du Saint-Siège en faveur de la paix, relance l’appel au dialogue, souligne le déclin du multilatéralisme et le fossé croissant entre les riches et la classe ouvrière.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Le Pape a accordé son premier entretien à la journaliste américaine Elise Ann Allen, correspondante à Rome du site d’informations catholique Crux. Les sujets abordés par Léon XIV y sont nombreux: le rôle du Pape, ses nombreux engagements, la dimension publique d’un simple coup de téléphone ; la paix invoquée dès sa première apparition depuis la Loggia delle Benedizioni, qui est «la seule réponse» dans ce monde marqué par les conflits et les «meurtresinutiles» ; l’appel au dialogue et la synodalité, «antidote» aux polarisations.

Plusieurs extraits de cet entretien, enregistré en partie à Castel Gandolfo et en partie au Palais du Saint-Office où réside le Pape, sont publiés en avant-première par Crux et le journal péruvien El Comercio. L’interview accompagnera la biographie de «León XIV: ciudadano del mundo, misionero del siglo XXI», (Léon XIV: citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle), qui sera publié en espagnol par Penguin Perú le 18 septembre prochain. Les éditions en anglais et en portugais suivront.

Le Pape Léon XIV et la journaliste Elise Ann Allen du site Crux.
Le Pape Léon XIV et la journaliste Elise Ann Allen du site Crux.   (CRUX)

Entre les États-Unis et le Pérou

Aujourd’hui, 14 septembre, à l’occasion du 70e anniversaire du Pape, quelques détails inédits sur Robert Francis Prevost sont publiés. À commencer par sa double appartenance aux États-Unis, sa terre natale, et au Pérou, terre de mission. «Je suis évidemment américain et je me sens très américain, mais j’aime aussi beaucoup le Pérou, le peuple péruvien, et cela fait partie de ce que je suis. J’ai passé la moitié de ma vie au service du Pérou, donc la perspective latino-américaine est très précieuse pour moi».

«J’apprends beaucoup»

Élu successeur de Pierre le 8 mai 2025, Léon XIV assure qu’il a «encore un long chemin à parcourir pour apprendre». Si la partie «pastorale» a été jusqu’à présent la plus facile, le Pape se dit «surpris» d’avoir été «propulsé au rang de leader mondial». Tout est public: «Les gens sont au courant des conversations téléphoniques ou des rencontres que j’ai eues avec les chefs d’État d’une série de gouvernements et de pays différents à travers le monde. Le Souverain pontife explique également qu’il apprend beaucoup sur le rôle diplomatique du Saint-Siège: «Tout cela est nouveau pour moi… Je me sens très stimulé, mais pas dépassé».

Les efforts de paix du Saint-Siège

En ce qui concerne le travail de défense de la paix, le Pape Léon, répondant à une question sur la guerre en Ukraine, rappelle tout d’abord les appels lancés ces derniers mois, le fait d’avoir élevé la voix pour réaffirmer que «la seule réponse est la paix». «Après ces années de tueries inutiles de personnes des deux côtés – dans ce conflit particulier, mais aussi dans d’autres conflits – je crois que les gens doivent en quelque sorte être réveillés pour dire qu’il existe une autre voie pour résoudre la question», affirme-t-il. Quant à la proposition du Vatican de servir de médiateur dans les conflits, avec la possibilité d’accueillir des tables de négociation entre la Russie et l’Ukraine, Léon XIV souligne que «depuis le début de la guerre, le Saint-Siège a fait de grands efforts pour maintenir une position véritablement neutre».

Amener les parties belligérantes à dire «ça suffit»

Pour le Pape, l’urgence aujourd’hui est que «différents acteurs exercent une pression suffisamment forte pour amener les parties belligérantes à dire ‘ça suffit’, cherchons un autre moyen de résoudre nos divergences». «Continuons à espérer», tel est son appel. «J’ai une grande confiance en la nature humaine». Il est vrai qu’«ils existent de mauvais acteurs, il y a des tentations», mais il faut «encourager les gens à se tourner vers des valeurs plus élevées» et insister pour dire«faisons les choses différemment».

Polarisations, crises, fossés

Ce que le Souverain pontife invoque, c’est donc «le dialogue». Il en est lui-même le premier promoteur à travers les visites de dirigeants mondiaux d’organisations multinationales. «En théorie,souligne-t-il dans l’interview, les Nations unies devraient être le lieu où bon nombre de ces questions sont abordées. Malheureusement, il semble généralement admis que les Nations unies, du moins à l’heure actuelle, ont perdu leur capacité à rassembler les gens autour de questions multilatérales».

Pour le Pape, il faut «nous rappeler le potentiel qu’a l’humanité de surmonter la violence et la haine qui ne font que nous diviser davantage». Selon Léon XIV, l’époque est à la polarisation, surtout après la crise de 2020, mais aussi de perte de valeurs: «La valeur de la vie humaine, de la famille et de la société. Si nous perdons le sens de ces valeurs, que reste-t-il d’important ?», observe-t-il. Et il pointe du doigt «l’écart croissant entre les niveaux de revenus de la classe ouvrière et l’argent que reçoivent les plus riches». «Il y a soixante ans, les PDG gagnaient peut-être quatre à six fois plus que les ouvriers, mais d’après les dernières données que j’ai vues, ils gagnent aujourd’hui 6 600 fois plus qu’un ouvrier moyen». À ce propos, le Pape explique avoir lu une information selon laquelle Elon Musk, entrepreneur américain fondateur de Tesla et SpaceX, «sera le premier trillionnaire au monde». Léon s’interroge: «Qu’est-ce que cela signifie et de quoi parlons-nous ? Si c’est désormais la seule chose qui a de la valeur, alors nous sommes dans de beaux draps…».

La synodalité pour avancer ensemble

Le Pape Léon XIV consacre dans cet entretien une large place au concept de synodalité, qui «signifie que chaque membre de l’Église a une voix et un rôle à jouer à travers la prière, la réflexion… à travers un processus». «Certains se sont sentis menacés par tout cela», souligne le Pape. «Parfois, juge-t-il, les évêques ou les prêtres peuvent avoir le sentiment que la synodalité va leur ôter leur autorité», mais «ce n’est pas cela, la synodalité». C’est «une façon de décrire comment nous pouvons nous réunir et former une communauté, et rechercher la communion en tant qu’Église, afin que celle-ci ne soit pas principalement centrée sur la hiérarchie institutionnelle, mais plutôt sur un sentiment d’ensemble». Selon le Pape Léon, c’est une attitude qui peut «enseigner beaucoup au monde actuel». «Il ne s’agit pas, affirme-t-il, d’essayer de transformer l’Église en une sorte de gouvernement démocratique, car si l’on regarde de nombreux pays dans le monde aujourd’hui, la démocratie n’est pas nécessairement la solution parfaite à tout. Il s’agit plutôt de respecter et de comprendre la vie de l’Église telle qu’elle est, et de dire: «Nous devons faire cela ensemble».

Coupe du monde 2026

L’interview fait également référence à la Coupe du monde de football 2026. «Qui allez-vous soutenir? »,demande la journaliste. «Bonne question», répond Léon. «Probablement le Pérou, uniquement pour des raisons affectives, si vous voulez. Je suis également un grand supporter de l’Italie… Les gens savent que je suis fan des White Sox, mais en tant que Pape, je soutiens toutes les équipes».

Source : VATICANNEWS, le 14 septembre 2025

14.09.2025 – COMMÉMORATION DES MARTYRS ET DES TÉMOINS DE LA FOI DU XXIÈME SIÈCLE

Ce dimanche 14 septembre 2025, à 17h, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, le pape Léon XIV préside la commémoration oecuménique des martyrs et des témoins de la foi du XXIe siècle, en présence des représentants des autres Églises et Communautés chrétiennes. Cette commémoration intervient 25 ans après celle présidée par saint Jean-Paul II. Le 7 mai 2000, les martyrs du XXe siècle avaient été commémorés au cours d’une célébration oecuménique au Colisée présidée par le Saint-Père.

14.09.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Dieu a fait de la Croix, «moyen de mort», un «instrument de vie»

Lors de l’Angélus, le Pape est revenu sur la signification de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, célébrée ce dimanche 14 septembre. Jésus s’est fait «notre compagnon», «notre médecin», «notre ami», a expliqué Léon XIV pour «nous racheter» et s’est fait «pour nous Pain rompu dans l’Eucharistie», transformant un «moyen de mort» en «instrument de vie». «Sa charité est plus grande que notre propre péché», a souligné Léon XIV.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

 «Que signifie pour nous aujourd’hui célébrer» la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix ? a demandé le Pape Léon XIV depuis les fenêtres des appartements pontificaux surplombant la place Saint-Pierre lors de la prière de l’Angélus, ce dimanche 14 septembre, jour où, selon la tradition, «Sainte Hélène a retrouvé le bois de la Croix à Jérusalem, au IVe siècle».

Pour répondre à cette question, le Souverain pontife s’est tourné vers les lectures bibliques du jour, en commençant par le récit évangélique de la rencontre de Jésus avec Nicodème.

Nicodème, «l’un des chefs des Juifs, homme droit et ouvert d’esprit», rencontre Jésus pendant la nuit. Il «a besoin de lumière, de guidance: il cherche Dieu et demande de l’aide au Maître de Nazareth, car il reconnaît en lui un prophète», explique le Souverain pontife, et «le Seigneur l’accueille, l’écoute et lui révèle finalement que le Fils de l’homme doit être élevé, ‘afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle’ (Jn3, 15)». Des paroles qu’il ne comprendra pas pleinement immédiatement, mais qui feront sens après la crucifixion, dit le Pape.

Le Christ nous a sauvés par la croix

Jésus rappelle à Nicodème l’épisode de l’Ancien Testament qui raconte comment les Israélites, assaillis par des serpents venimeux dans le désert, ont été sauvés «en regardant le serpent de bronze que Moïse, obéissant à l’ordre de Dieu, avait dressé au sommet du mât», puis il précise que Dieu «a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle».

“Nicodème comprendra que Dieu, pour racheter les hommes, s’est fait homme et est mort sur la croix”

Le Pape développe, «Dieu nous a sauvés en se manifestant à nous, en s’offrant comme notre compagnon, notre maître, notre médecin, notre ami, jusqu’à devenir pour nous le Pain rompu dans l’Eucharistie. Et pour accomplir cette œuvre, il s’est servi de l’un des instruments de mort les plus cruels que l’homme ait jamais inventé: la croix».

L’amour de Dieu est plus grand que le péché de l’homme

Célébrer l’exaltation de la croix, c’est donc faire mémoire de «l’amour immense avec lequel Dieu» a embrassé la croix «pour notre salut», qu’il l’a transformée de «moyen de mort en instrument de vie», enseignant, poursuit Léon XIV, que rien ne peut nous séparer de Lui et que «sa charité est plus grande que notre propre péché». D’où l’invitation à demander, «par l’intercession de Marie», que «l’amour» du Christ «qui sauve, s’enracine et grandisse en nous, et que nous sachions nous donner les uns aux autres, comme Lui s’est donné tout entier à tous».

Source : VATICANNEWS, le 14 septembre 225

Léon XIV rend grâce pour la canonisation des carmélites de Compiègne

Les carmélites de Compiègne

Léon XIV rend grâce pour la canonisation des carmélites de Compiègne

«Puissions-nous apprendre [des carmélites de Compiègne] la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes»: Léon XIV a envoyé ce samedi 13 septembre un message signé du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à Mgr Ulrich, archevêque de Paris, à l’occasion de la messe d’action de grâce célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour la canonisation des seize carmélites exécutées pendant la Révolution française. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

 L’Église de France a rendu grâce pour la canonisation équipollente des seize carmélites de Compiègne, décidée par le Pape François le 18 décembre 2024. Guillotinées le 17 juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire, pendant la Grande Terreur, elles furent béatifiées en 1906. Réunis autour de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, plusieurs évêques dont celui de Beauvais, Mgr Benoit-Gonnin, dont Compiègne dépend, des carmes et carmélites et des dizaines de prêtres, ont participé à la messe d’action grâce ce samedi midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Au début de l’office, avant que le nom des seize carmélites ne soient lus, le nonce apostolique en France, Mgr Celestino Migliore, a lu le message que le Saint-Père a adressé à Mgr Ulrich. Ces carmélites «ont particulièrement forcé l’admiration de leurs geôliers eux-mêmes et ont imprimé dans les esprits et dans les cœurs les plus endurcis un trouble bienfaisant laissant place au divin»écrit Léon XIV, partageant la joie des fidèles. Ce qu’ont bien compris les artistes et écrivains qui ont évoqué ce martyre pendant les deux siècles qui suivirent et «la foule étonnement silencieuse au moment du supplice».

Pardon et gratitude, joie et paix

Pour le Souverain pontife, «la paix du cœur (…) était bien réellement le fruit d’une immense charité mais aussi de la foi et de l’espérance théologale qui les animaient». Au moment de monter sur l’échafaud, «les carmélites de Compiègne ne sont plus les victimes d’une arrestation mais auteurs d’un don suprême qui actualise l’offrande de leurs vœux religieux» estime le Pape, ajoutant que même dépouillées de tout, «elles sont restées riches de leurs vœux et de l’acte de consécration par lequel elles avaient offert librement leur vie à Dieu “pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État”», en référence aux bouleversements provoquées par la Révolution.

Autre trait de ces religieuses que souligne Léon XIV: «la fécondité mystérieuse de leur vie donnée par amour en suivant la voie tracée par le Christ, convaincues que, même au cœur de la souffrance la plus injuste, se cache la semence d’une vie nouvelle». Pardonnant à leurs bourreaux, au pied de la guillotine, l’âme de ces martyres a été envahie par plusieurs fruits: «offrande totale, pardon et gratitude, joie et paix», détaille le Pape. «Puissions-nous apprendre d’elles la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes»,souhaite-t-il enfin.

Source : VATICANNEWS, le 13 septembre 2025

PRIÈRE DEVANT LA CROIX GLORIEUSE

Prière devant la Croix Glorieuse

“Seigneur Jésus, me voici devant ta Croix Glorieuse.

Que sa contemplation me convertisse.

Que se réalise pour moi ta Parole :

« Elevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ».

Près de ta Croix se tenait Marie.

Tu lui dis : « Femme, voici ton fils. »

Elle ne s’enferme pas sur son immense douleur.

Aussitôt elle acquiesce et collabore librement avec toi au salut du monde.

Elle offre la souffrance de son cœur « transpercé par une épée »

et devient alors la mère de tous les hommes.

Merci de nous dire « Voici ta mère » en cette heure-là !

Tu meurs dans les plus grandes souffrances.

Tu es l’Innocent, victime de la violence absolue.

Tes paroles prennent alors une force extraordinaire :

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! ».

Pas le moindre sentiment mauvais en toi face à la pire des injustices !

Ta Miséricorde infinie trouve même des excuses à tes bourreaux.

Merci pour ton pardon sans mesure !

Tu connais une terrible détresse :

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Un déchirement intérieur indescriptible t’habite :

en effet, sans cesser d’être parfaitement un avec ton Père,

tu portes le péché du monde, ce péché qui sépare de Dieu !

Merci de nous délivrer du mal en le prenant sur toi quoi qu’il t’en coûte !

Parce que tu consens à la solitude la plus extrême

et que tu sembles même abandonné de Dieu,

tu peux promettre le bonheur de la Communion au bon larron :

« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ! ».

Quel échange stupéfiant !

Merci d’ouvrir le royaume de l’amour à ceux qui en étaient irrémédiablement 
exclus !

C’est pour toi une joie indicible

que de faire entrer dans ta lumière le malfaiteur repenti.

Pourtant tu t’écries : « J’ai soif ! »

car tu es venu pour tous les hommes.

Tu ne veux pas qu’un seul se perde.

Alors ton Cœur mendie une réponse d’amour de chacun d’eux.

Merci pour ton ardent désir du Salut de tous !

La mission que le Père t’a confiée est remplie.

Tu es venu de Lui et tu retournes auprès de Lui.

« Père, entre tes mains, je remets mon esprit ! »

Rien ni personne ne peut ébranler ton union avec le Père,

ni le péché de la multitude qui t’écrase, ni l’Ennemi qui s’acharne.

Merci pour ton abandon filial sans condition !

Esprit-Saint, Tu aimes les tiens « jusqu’au bout ».

Tu livres ta vie, Tu la communiques en abondance en nous faisant renaître.

Nous n’avons plus rien à attendre : « Tout est accompli »

C’est en prononçant ces paroles que tu « remets l’esprit ».

Merci de répandre sur nous le souffle de l’Esprit de Vie !

Dans la mort même, Tu es encore à l’œuvre.

Un soldat ouvre ton Cœur d’un coup de lance :

«Aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau »

Le péché transperce ton Cœur et Tu répliques par un surcroît d’amour :

le sang de l’Eucharistie et l’eau du Baptême.

Merci de répondre au scandale du Mal par les sacrements !

Voilà ta Toute-Puissance :

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »

Et ta crucifixion, le péché le plus grave jamais commis par les hommes,

devient la source de la plus grande des bénédictions jamais reçue par eux :

le salut pour la multitude !

Merci de vaincre le Mal par la perfection de ton amour miséricordieux !

Désormais « tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu »,

même la souffrance des hommes que je te confie.

Avec le centurion qui était là en face de la Croix, je te dis :

« Vraiment tu es le Fils de Dieu ! »

Merci pour ta croix qui est bien la Croix Glorieuse !

Amen

Prière provenant de la Communauté de la Croix Glorieuse. 

Semaine Sainte - les 7 paroles du Christ en Vidéo

Le pape Léon XIV aux jeunes mariés : Restez calmes et priez le rosaire (I)

Le pape Léon XIV aux jeunes mariés : Restez calmes et priez le rosaire (I)

Le pape Léon XIV a récemment donné un conseil  à un jeune couple américain quelques jours après leur mariage, en partageant l’exemple de ses propres parents qui avaient l’habitude de prier le chapelet ensemble chaque jour.

Les jeunes mariés, Cole et Anna Stevens, ont reçu la bénédiction personnelle du pape Léon pour leur mariage lors d’une des premières audiences générales du pape sous le chaud soleil estival de Rome, le 11 juin, quatre jours seulement après leur mariage à la cathédrale Saint-Paul de Birmingham, en Alabama.

Ce moment, immortalisé en vidéo, s’est transformé en un échange merveilleusement intime avec le pape américain, qui a répondu chaleureusement à leur question sur la meilleure façon de prier ensemble en tant qu’époux.

« Tout d’abord, il est très important d’y aller lentement et de trouver le style de prière qui vous convient et qui correspond à votre spiritualité », a répondu le pape Léon en anglais.

« Mes parents priaient le chapelet ensemble tous les jours de leur vie », a déclaré le Pape. « J’ai découvert que j’étais béni constamment par leur amour l’un pour l’autre et leur foi en Dieu… C’est une chose merveilleuse. »

Courtney Mares/CNA, 2 juillet 2025

www.ncregister.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Cyprien de Carthage
Évêque et martyr
(v. 200-258)

Cyprien, né à Carthage vers 200, dans le paganisme, était fils d’un sénateur. Son éducation, digne de son rang, fit briller l’heureux génie dont il était doué. Il était tout entier aux idées de gloire et de plaisir, quand un prêtre chrétien, homme de haute distinction, nommé Cécilius, rechercha sa compagnie, dans le but d’attacher à la foi chrétienne un jeune homme de si grand mérite. 

Cyprien eut vite l’esprit convaincu par les sages raisonnements de Cécilius ; mais son cœur frémissait à la pensée du détachement exigé par l’Évangile. Comment lui, Cyprien, élevé dans les honneurs, objet de l’admiration universelle, lui libre d’aspirer à toutes les jouissances et à tous les triomphes, pourrait-il rompre ses chaînes et subjuguer ses passions ?… Le combat était rude en son âme ; sa conscience lui criait sans cesse : « Courage, Cyprien ! Quoi qu’il en coûte, allons à Dieu ! » Il obéit enfin à cette voix, et reçut le baptême.

Dès lors Cyprien devint un autre homme ; la grâce lui rendit tout facile, et l’accomplissement de l’Évangile lui parut clairement être la vraie sagesse. Il vendit ses vastes et belles propriétés et en donna le prix aux pauvres ; son mérite l’éleva en peu de temps au sacerdoce et à l’épiscopat. 

La population chrétienne de Carthage tressaillit de joie en apprenant l’élévation de Cyprien au siège épiscopal de cette ville ; elle comprit qu’au moment où la persécution allait s’élever, menaçante et terrible, le nouvel évêque serait un modèle et un guide. Le saint pontife employa tout son zèle à fortifier son troupeau pour les saints combats, il glorifia les martyrs et montra une juste sévérité vis-à-vis des apostats.

Les païens, voyant de quelle importance serait pour eux la prise de celui qui était l’âme de la résistance chrétienne, recherchèrent le pasteur pour désorganiser plus facilement le troupeau ; mais Cyprien, voyant combien sa vie était utile aux âmes confiées à ses soins, trouva une retraite sûre, d’où il remplit admirablement son devoir apostolique par ses lettres, ses exhortations, l’administration des sacrements. 

Enfin, après plusieurs années, il eut révélation de son prochain martyre et s’y prépara par un redoublement de zèle et de charité. Cyprien fut condamné à avoir la tête tranchée : « Je Vous rends grâces, Seigneur », s’écria-t-il. Comme le bourreau tremblait, le martyr l’encouragea avec bonté et lui fit remettre vingt-cinq pièces d’or ; puis il se banda lui-même les yeux et présenta sa tête, qui roula bientôt sur le sol baigné de sang. 

Saint Cyprien a écrit en latin de nombreux traités ainsi que des lettres qui l’égalent aux Pères et aux Docteurs de l’Église. 

Il a laissé de très nombreux écrits parmi lesquels :

Ad Donatum / A Donat : sur la décadence morale de son époque ;
Ad Quirinum / A Quirinus : sur les rapports et les oppositions entre judaïsme et christianisme ;
De habitu virginum / Les habits des vierges : sur la façon de se vêtir des vierges, laquelle doit être simple et modeste ;
De Catholicae Ecclesiae unitate / De l’unité de l’Église catholique : contre ceux qui cherchent à créer la division dans l’Église ;
De dominica oratione / La prière du Seigneur : commentaire du Notre Père ;
De mortalitate / La condition mortelle de l’homme : sur la maladie ;
De opere et eleemosynis / L’activité pratique et les aumônes : sur les bonnes œuvres, la perfection et le martyre ;
Ad Demetrianum / A Démétrien : réponse contre les attaques païennes ;
De lapsis / Des tombés : on nommait ainsi ceux qui avaient fléchi pendant la persécution de Dèce ;
De bono patientiae / La bonté de la patience : sur la vertu de patience…. 

Pour on savoir plus :
>>> Œuvres de Saint Cyprien

Pour un approfondissement biographique, 
lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Cyprien

Sources principales : viechretienne.catholique.org; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Cyprien de Carthage priez pour nous !