17.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Ignace d'Antioche

St Ignace d’Antioche

ÉVÊQUE ET MARTYR († V. 115)

Saint Ignace
Patriarche d’Antioche, martyr
Docteur de l’Église 
(† v. 115)

Certains auteurs assurent qu’Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d’humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux». Ce qui est certain, c’est qu’il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’apôtre bien-aimé. 

Ignace fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire : 
« C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux? 
“ Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon. 
Qu’entends-tu par ce mot Théophore ? 
Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur. 
Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ? 
Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel. 
Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat. 
Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.
”» 

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux. 

L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu. » 

Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Il écrivit, pendant son long parcours, sept lettres, soit six à des Églises locales et une à l’évêque de l’une d’elles qui l’avait accueilli : Polycarpe de Smyrne.

Ces sept lettres nous renseignent sur la vie des Églises au début du second siècle, sur leur organisation hiérarchique et sur les hérésies menaçantes. Quatre lettres furent écrites de Smyrne (aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains) et les trois autres de Troas (aux Philadelphiens, aux Smyrniotes,  à l’évêque Polycarpe).

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration : 
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. » 

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : 
>>> Saint Ignace d’Antioche

Saint Ignace priez pour nous !

17.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,47-54. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.


Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »


Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974; p. 77-79; rev.)

Malheureux êtes-vous qui n’avez pas cru !

C’est sagesse de dire : « Lui qui transforme les lèvres des véridiques et qui ravit leur science aux vieillards. » (Jb 12,20 Vg) (…) Ces paroles peuvent s’appliquer plus directement aux Juifs, qui avant l’incarnation du Seigneur ont été véridiques puisqu’ils ont cru à sa venue et l’ont annoncée, mais qui, le jour où il est apparu dans la chair, ont déclaré : ce n’est pas Lui. Les lèvres des véridiques ont donc été transformées puisqu’ils avaient dit qu’Il devait venir et qu’ils ont déclaré : Il n’est pas là. Et la science a été ravie aux vieillards, puisqu’ils n’ont pas suivi en croyant les prédictions que leur mémoire tenait de leurs pères. C’est ce qui explique aussi la divine promesse qu’à la venue d’Élie, Il ramènera le cœur des fils vers leurs pères (cf. Mal 3,23-24) afin que la science, maintenant ravie au cœur des Juifs, revienne en eux par la miséricorde du Seigneur, le jour où les fils commenceront à comprendre ce que leurs pères ont annoncé sur le Seigneur. Mais si nous entendons aussi par vieillards les Juifs qui, entraînés par une foi déviée, ont entrepris de s’opposer à la parole de la Vérité, la science a été ravie aux vieillards dès le jour où elle a été reçue par l’Église, oui, cette petite jeune fille venue des Gentils, qui dit par la bouche du psalmiste : « J’ai compris plus que les anciens. » (Ps 118,100) C’est, en effet, pour avoir saisi la science par la pratique qu’elle peut montrer qu’elle a compris plus que les anciens, en ajoutant aussitôt ces paroles : « Parce que j’ai appliqué tes commandements. » Oui, c’est son zèle à faire passer dans les œuvres ce qu’elle a appris qui lui a valu de comprendre ce qu’elle devait enseigner.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,1-10. 

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, à ceux qui sont sanctifiés et habitent Éphèse, ceux qui croient au Christ Jésus.
À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce
que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence.
Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (Ps 97, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !

16.10.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: l’Esprit Saint garant de la vie éternelle 

Depuis la place Saint-Pierre, le Pape a repris son cycle de catéchèse portant sur l’Esprit Saint. Le Saint-Père a appelé les fidèles à cultiver la foi en l’Esprit Saint, qui donne «la vie éternelle» et «libère de l’horreur de devoir admettre que tout s’arrête ici». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Malgré un temps maussade et en raison des travaux du Synode en cours dans la salle Paul IV du Vatican, l’audience générale du Pape François s’est tenue ce mercredi 16 octobre place Saint-Pierre à Rome. S’appuyant sur la lecture du jour, tiré de l’Évangile selon saint Jean (Jn 14, 15-17), le Saint-Père s’est intéressé à la façon dont l’Esprit Saint «est présent et à l’œuvre dans la vie de l’Église».

Le concile de Constantinople

Le Pape François a en premier lieu rappelé qu’au cours des trois premiers siècles, «l’Église n’a pas ressenti le besoin de formuler explicitement sa croyance en l’Esprit Saint» mais que «l’hérésie» , dont le processus a commencé au quatrième siècle avec saint Anthanase d’Alexandrie, «a poussé l’Église à préciser cette foi». «C’est l’expérience de l’Église de l’action sanctificatrice et divinisatrice du Saint-Esprit qui a conduit l’Église à la certitude de sa pleine divinité» a poursuit le Souverain pontife. La divinité de l’Esprit Saint a ensuite été définie par le Concile œcuménique de Constantinople en 381, avec les termes bien connus aujourd’hui: «Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire; il a parlé par les prophètes». Saint Basile le Grand, principal architecte de cette formule, affirme ainsi l’égalité des trois personnes de la Trinité qui reçoivent la même gloire et la même adoration.

L’Esprit Saint donne «la vie éternelle»

Cependant, a précisé François, «la définition conciliaire n’était pas un point d’arrivée, mais un point de départ». Le Pape s’est alors interrogé: «Que nous dit, à nous croyants d’aujourd’hui, l’article de foi que nous proclamons chaque dimanche à la Messe?». Rappelant en quelques mots les litiges et divisions qui découleront du Credo de Nicée entre l’Église d’Orient et l’Église d’Occident, le Saint-Père a appelé les fidèles à valoriser «la prérogative la plus importante (…) qui est proclamée dans l’article du Credo, à savoir que l’Esprit Saint est «vivifiant», c’est-à-dire qu’il donne la vie». Lors de la Création, l’Esprit Saint fait d’Adam, à l’origine «une statue de boue», un «être vivant» (cf. Gn 2,7). Maintenant, «dans la nouvelle création, c’est l’Esprit Saint qui donne aux croyants la vie nouvelle, la vie du Christ, la vie surnaturelle, en tant qu’enfants de Dieu». Ainsi, l’Esprit Saint donne «la vie éternelle» car, a poursuivi François, «la foi nous libère de l’horreur de devoir admettre que tout s’arrête ici, qu’il n’y a pas de rédemption pour la souffrance et l’injustice qui règnent en souveraines sur la terre».

L’évêque de Rome a conclu en appelant les croyants à cultiver cette foi en l’Esprit Saint et en rendant «grâce au Christ qui nous a obtenu ce don précieux au prix de sa vie».

À l’issue de l’audience générale, le Pape François a eu une pensée pour les pays touchés par la guerre, tels que l’Ukraine, la Palestine, Israël et la Birmanie. Il a exhorté à ne pas oublier que «la guerre est une défaite».

Source : VATICANNEWS, le 16 octoz2024

Les piscines de Lourdes, enfin réouvertes !

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© Shutterstock/BigTunaOnline

Les piscines de Lourdes, enfin réouvertes !

Cinq piscines du sanctuaire de Lourdes ont réouvert en août, à l’occasion du grand pèlerinage national de l’Assomption (du 12 au 16 août 2024). Une décision importante pour le sanctuaire, car l’immersion dans l’eau de Lourdes est une étape essentielle du pèlerinage. 

Jusqu’en 2020, presque 400 000 pèlerins pouvaient s’immerger entièrement chaque année dans les bains. Mais suite à la pandémie de Covid 19, les piscines ont toutes fermé pour des raisons sanitaires évidentes. Prévue pour la fin de l’année 2024, la réouverture des piscines a été avancée de quelques mois. Sur les dix-huit bassins, seuls cinq ont été ouverts pour le Pèlerinage national de l’Assomption qui voit affluer quelque  20 000 pèlerins pour la messe du 15 août !

Depuis presque 4 ans, la plongée dans les bains avait été remplacée par le « geste de l’eau ». Les pèlerins ont pu continuer à se rendre dans les bâtiments des piscines, mais juste pour se laver les mains, le visage ou encore boire l’eau de source. Cette réouverture « était vraiment attendue par la plupart des pèlerins. C’est un peu la signature de Lourdes. C’est le seul sanctuaire au monde – je crois – qui propose cette démarche d’être baigné dans l’eau miraculeuse de ce sanctuaire », a confié à RCF le P. Sébastien Antoni, assomptionniste et directeur du Pèlerinage national de Lourdes. 

Se plonger dans les bassins de Lourdes, « c’est aussi retrouver une démarche en lien avec son propre baptême. On est plongé dans l’eau et on en ressort lavé et purifié », explique le directeur du Pèlerinage national de Lourdes. Lors de sa neuvième apparition, le 25 février 1858, la Vierge Marie a dit à sainte Bernadette « d’aller boire à la source ». « Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse, a rapporté Bernadette. Au quatrième essai je pus boire. » 

Si l’eau de Lourdes, tout à fait potable, ne présente aucune propriété thérapeutique, on lui associe de nombreux miracles. « Cette eau n’aurait pas de vertu sans la foi », a déclaré sainte Bernadette.

Adapté de : www.fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite-Marie Alacoque

Ste Marguerite-Marie Alacoque

VISITANDINE († 1690)

Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Confidente du Sacré-Cœur

Marguerite-Marie Alacoque, cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, naît dans un village du charolais, à Verosvres (Vroules en patois charolais), le 22 juillet 1647. Son père, notaire royal, décède quand elle a huit ans.

À 10 ans elle est très malade et elle fait vœu de devenir religieuse si Notre Dame la guérit. Ayant retrouvé la santé, elle oublie sa promesse, mais un peu plus tard la maladie de sa mère la lui rappelle. C’est pourquoi, bien que sa famille soit contre, le 25 mai 1671, elle entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial où elle prend l’habit des visitandines le 25 août 1671.

Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie. Jusque-là, elle a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d’elle. 

Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d’épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen. » Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au sien, et dès cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n’est pas petite : faire connaître aux hommes l’Amour débordant de Dieu… C’est la première des trois grandes apparitions.

La deuxième grande apparition a lieu l’année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, “tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils”. Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m’accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l’importance de l’obéissance, car Satan « n’a point de pouvoir sur les obéissants ».

Durant l’octave du Saint-Sacrement, en 1675, c’est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. » Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré-Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre ! Plusieurs visions suivront jusqu’en 1677.

Au début elle passe pour possédée, mais, heureusement, elle est soutenue par son confesseur, le père Claude La Colombière (canonisé le 31 mai 1992) qui, quand Marguerite-Marie lui ouvre sa conscience, voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Peu à peu la communauté accepte et vénère le Sacré Cœur (cœur souffrant entouré de flammes et d’une couronne d’épines).

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et, en 1899, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur (3e vendredi après la Pentecôte).

En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au roi, Louis XIV, qu’il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu’il n’y eut point de suite.

En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre. Depuis son corps repose à la basilique de Paray-le-Monial.

Déclarée vénérable en 1824 et bienheureuse en 1864, Marguerite-Marie à été canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

Martyrologe Romain : À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous !