Une lecture biblique et patristique de Marie (I)

Une lecture biblique et patristique de Marie (I)

Dans Luc 1, Marie apparaît précisément comme quelqu’un qui a entendu la parole de Dieu (par l’intermédiaire de Gabriel) et y a obéi : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon votre parole » (Lc 1, 38). Et de nouveau, sous l’influence de l’Esprit Saint, Élisabeth dit à Marie : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement de ce qui lui avait été dit par le Seigneur » (Lc 1,45).

Il est bon de rappeler que la prière mariale la plus connue est l’Ave Maria, qui se compose principalement de citations de l’ange Gabriel et d’Élisabeth, telles qu’elles figurent dans l’Évangile de Luc.

La réponse de Marie à Élisabeth témoigne également de sa propre bénédiction : « Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1,48). Le cardinal Ratzinger a écrit que ces mots concernant « toutes les générations » constituent une prophétie et donc aussi un commandement. Il écrit : « L’Église néglige l’un des devoirs qui lui incombent lorsqu’elle ne fait pas l’éloge de Marie. Elle s’écarte de la parole de la Bible lorsque sa dévotion mariale se fait silencieuse ».

Une telle dévotion est amplement attestée à l’époque des premiers Pères de l’Église. Plusieurs sources patristiques d’Orient et d’Occident perçoivent dans les Écritures une allusion à Marie comme étant la nouvelle Ève : Justin de Naplouse (Dialogue avec Tryphon), saint Irénée (Contre les hérésies), saint Grégoire de Nysse (Homélie sur le Cantique des cantiques), saint Ambroise (Expositio in Lucam) et saint Jérôme (Epistulae 22, 21).

Deux citations de saint Irénée illustrent ce fil commun d’interprétation biblique. Tout d’abord, il déclare : « Le nœud de la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie : ce que la vierge Ève a lié par son incrédulité, Marie l’a dénoué par sa foi ». De même, il affirme : « Ève était la mère des vivants dans l’ordre de la nature ; Marie est notre mère dans l’ordre de la grâce ».

Richard De Clue, 13 mai 2025, Extraits.

www.wordonfire.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.09.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Édith de Wilton
Vierge, Princesse d’Angleterre 
(961-984)

Édith vint au monde en 961. Elle était fille naturelle du roi Edgar. Ce prince l’avait eue d´une dame illustre par sa naissance, qu’il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. 

Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu’il avait déshonorée ; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d’élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d’en avoir ressenti les effets. C’est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, « s’étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu’elle ne l’avait ignoré » : ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence.

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu’elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l’office de Marthe à l’égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l’égard de Notre-Seigneur ; car, sans considérer sa naissance, elle s’appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu’elle savait être dans l’indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu’avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d’elle ; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L’abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d’un rude cilice qu’elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu’à l’âge de quinze ans.

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères ; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu’elle d’occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces ; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d’être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu’elle refusa la couronne d’Angleterre ; car après la mort de saint Édouard II que l’Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l’obliger de l’accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l’on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu’elle avait prise d´être toute sa vie dévouée au service de Dieu.

Elle avait fait bâtir une église en l’honneur de saint Denis ; elle pria saint Dunstan d’en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n’avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son cœur et tira de ses yeux des torrents de larmes : « Hélas ! » dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, « nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith ; le monde n’est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d’années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté ; notre vieillesse n’a pu encore mériter cette grâce ; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort ». S’étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie : « Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais ».

L’événement vérifia l’une et l´autre de ces deux prédictions : au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d’une mélodie céleste ; et ce même pouce, dont elle s’était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu’elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l’avait mise dans sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu’il avait pu pour l´empêcher d’y entrer, en l’accusant devant Dieu de plusieurs fautes ; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l’avait envoyé dans les enfers.

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l’exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l´Église. Un homme s´étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup si malade, qu’on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants : « Ah ! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières ; l’indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l’usurpation que j’ai faite d’une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l’Église le bien que je lui ai ravi ». Il n’eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu’il expira paisiblement. On la représente tenant d’une main une bourse, et de l’autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

Sainte Édith de Wilton priez pour nous !

16.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-17. 

En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.
Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme.
Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »
Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »
Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »
Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 98

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi »

      Que personne ne doute, s’il est chrétien, que même maintenant des morts ressuscitent. Certes, tout homme a des yeux par lesquels il peut voir des morts ressusciter de la manière qu’est ressuscité le fils de cette veuve dont il vient d’être question dans l’évangile. Mais tous ne peuvent pas voir ressusciter ceux qui sont morts spirituellement ; pour cela il faut être déjà ressuscité intérieurement. Il est plus grand de ressusciter quelqu’un qui doit vivre pour toujours que de ressusciter quelqu’un qui doit mourir à nouveau.       La mère de ce jeune homme, cette veuve, a été transportée de joie de voir son fils ressusciter. Notre mère, l’Église, se réjouit aussi en voyant tous les jours la résurrection spirituelle de ses enfants. Le fils de la veuve était mort de la mort du corps ; mais ceux-là, de la mort de l’âme. On répandait des larmes sur la mort visible du premier ; mais on ne se souciait pas de la mort invisible des derniers, on ne la voyait même pas. Le seul qui n’y est pas resté indifférent, c’est celui qui connaissait ces morts ; seul connaissait ces morts celui qui pouvait leur rendre la vie. En effet si le Seigneur n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’apôtre Paul n’aurait pas dit : « Lève-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera ! » (Ep 5,14)

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,1-13. 

Voici une parole digne de foi : si quelqu’un aspire à la responsabilité d’une communauté, c’est une belle tâche qu’il désire.
Le responsable doit être irréprochable, époux d’une seule femme, un homme sobre, raisonnable, équilibré, accueillant, capable d’enseigner,
ni buveur ni brutal mais bienveillant, ni querelleur ni cupide.
Il faut qu’il dirige bien les gens de sa propre maison, qu’il obtienne de ses enfants l’obéissance et se fasse respecter.
Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment pourrait-il prendre en charge une Église de Dieu ?
Il ne doit pas être un nouveau converti ; sinon, aveuglé par l’orgueil, il pourrait tomber sous la même condamnation que le diable.
Il faut aussi que les gens du dehors portent sur lui un bon témoignage, pour qu’il échappe au mépris des hommes et au piège du diable.
Les diacres, eux aussi, doivent être dignes de respect, n’avoir qu’une parole, ne pas s’adonner à la boisson, refuser les profits malhonnêtes,
garder le mystère de la foi dans une conscience pure.
On les mettra d’abord à l’épreuve ; ensuite, s’il n’y a rien à leur reprocher, ils serviront comme diacres.
Les femmes, elles aussi, doivent être dignes de respect, ne pas être médisantes, mais sobres et fidèles en tout.
Que le diacre soit l’époux d’une seule femme, qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille.
Les diacres qui remplissent bien leur ministère obtiennent ainsi une position estimable et beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ Jésus.

Psaume 101(100),1-2ab.2cd-3ab.5.6. 

R/ Je marcherai d’un cœur parfait, Seigneur. (Ps 100, 2c)

Je chanterai justice et bonté : 
à toi mes hymnes, Seigneur !
J’irai par le chemin le plus parfait ;
quand viendras-tu jusqu’à moi ?

Je marcherai d’un cœur parfait
avec ceux de ma maison ;
je n’aurai pas même un regard
pour les pratiques démoniaques.

Qui dénigre en secret son prochain, 
je le réduirai au silence ; 
le regard hautain, le cœur ambitieux, 
je ne peux les tolérer.

Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays : 
ils siégeront à mes côtés ; 
qui se conduira parfaitement 
celui-là me servira.

Prière à Saint Carlo Acutis

Carlo, sourire du ciel pour cette terre blessée et sans paix, nous louons Dieu pour ta vie
simple, joyeuse et sainte. Tu as accueilli avec confiance d’être dépouillé de ta jeunesse pour te consacrer au ciel, avec Jésus et Marie,
à une mission d’amour sans limites.
Reposant avec ton corps mortel à l’endroit où François d’Assise s’est dépouillé de tout bien terrestre, tu cries avec lui
au monde que Jésus est toute notre joie. Jeune homme plein de rêves, attiré par la nature, le sport, Internet, mais plus encore ravi par le miracle de Jésus réellement présent dans l’Hostie Sainte, aide-nous à croire qu’ll est là, vivant et vrai, « autoroute » mystique qui conduit au ciel, et apprends-nous à Le contempler avec Marie, dans les mystères
du Saint Rosaire. Explique-nous, Carlo, qu’au-delà des modes, seul Jésus, en nous unissant à Lui, fait de nous des « originaux et non
des photocopies », vraiment libres. Obtiens-nous de pouvoir Le rencontrer en toute créature, mais surtout dans les pauvres, afin que l’humanité soit plus juste et plus fraternelle, riche de beauté et d’espérance,
à la gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.

En Argentine, le premier sanctuaire au monde dédié à Carlo Acutis

Sanctuaire Carlo Acutis (Père Mario Panetta).  (Padre Mario Panetta)

En Argentine, le premier sanctuaire au monde dédié à Carlo Acutis

Les prêtres Mario Panetta et Osvaldo Scandura promeuvent un projet destiné aux jeunes afin qu’ils vivent leur foi avec authenticité, en combinant l’adoration eucharistique, qui a tant inspiré le jeune saint, avec la technologie considérée comme un outil d’évangélisation.

Sebastián Sansón Ferrari – Cité du Vatican

À Chacras de Coria, dans l’archidiocèse de Mendoza, en Argentine, un projet unique en son genre prend forme: la construction du premier sanctuaire au monde dédié à saint Carlo Acutis, le jeune Italien canonisé dimanche 7 septembre par le Pape Léon XIV avec Pier Giorgio Frassati. L’initiative est née de la rencontre entre deux prêtres et la communauté locale, sous la direction et avec le soutien de l’archevêque, Mgr Marcelo Colombo, et avec l’autorisation du Pape François. Il s’agit d’un espace de rencontre spirituelle et de dévotion qui vise à devenir un phare de foi pour la jeunesse du monde entier.

Père Mario Panetta et père Osvaldo Scandura
Père Mario Panetta et père Osvaldo Scandura

Le père Osvaldo Scandura, curé de Notre-Dame du Perpétuel Secours, explique comment l’idée a vu le jour: «Depuis dix ans, nous cherchions un nouvel espace pour la paroisse qui connaît une croissance démographique et a besoin d’accompagnement. Le don d’un terrain a coïncidé avec l’envie de le dédier à saint Carlo Acutis. Tout cela confirme qu’il s’agit d’un projet de Dieu, et non d’une personne ou d’une communauté». Le religieux évoque également une expérience spirituelle qui a motivé ce choix: «Le 27 juin 2022, fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours, nous avons senti le parfum de la Vierge. Nous avons senti qu’elle nous annonçait la naissance d’un nouvel enfant, et cet enfant est saint Carlo Acutis».

Un sanctuaire pensé pour les jeunes

Les travaux, qui ont commencé il y a trois mois, prévoient la construction d’une église, d’un parking, d’une maison paroissiale, d’espaces de rencontre, d’un petit amphithéâtre et d’une chapelle souterraine pour l’adoration perpétuelle. «Nous voulons donner aux jeunes un rôle de premier plan, explique le père Scandura, leur permettre de développer leurs capacités et renforcer le réseau intergénérationnel proposé par le pape François: petits-enfants et adultes travaillant ensemble pour annoncer l’Évangile».

La première pierre a été posée en novembre 2023.
La première pierre a été posée en novembre 2023.   (Padre Mario Panetta)

Un projet d’envergure mondiale

La première pierre a été posée le 12 novembre 2023. On estime que les travaux seront achevés dans environ trois ans, toujours sous la conduite de la Providence et avec la participation active de la communauté. En plus d’abriter la paroisse, le sanctuaire disposera d’espaces de rencontre, d’un amphithéâtre et d’une chapelle d’adoration perpétuelle, conçus pour que la vie de Carlo Acutis soit une source d’inspiration pour tous ceux qui viennent à Chacras de Coria. Comme le dit le père Panetta: «Connaître un jeune saint comme Carlo Acutis transforme le cœur des jeunes; ils découvrent qu’il est possible de vivre différemment, d’être heureux et de témoigner de l’Évangile dans la vie quotidienne». Ce projet promet d’être, comme le souligne la mère de Carlo Acutis, «un phare de lumière», un lieu où la simplicité, la charité et la foi rencontrent la technologie et la créativité pour offrir aux jeunes une expérience unique de rencontre avec Dieu.

Source : VATICANNEWS, le 14 septembre 2025

Le Pape, 70 ans, célébré pour son anniversaire

Le Pape, 70 ans, célébré pour son anniversaire 

«Joyeux anniversaire, Léon XIV !». Des messages et des marques d’affection affluent de tous les continents destiné au Saint-Père à l’occasion de son 70e anniversaire. Une vidéo réalisée par les médias du Vatican retrace les moments les plus marquants de ses quatre premiers mois de pontificat.

Vatican News

«Chers amis, aujourd’hui je fête mes soixante-dix ans. Je rends grâce au Seigneur et à mes parents ; et je remercie tous ceux qui m’ont rappelé dans leurs prières», a affirmé le Pape léon XIV depuis les fenêtres des appartements pontificaux d’où il venait de réciter la prière de l’Angélus. Sous ses yeux place Saint-Pierre, se trouvaient quelques 30 000 fidèles, qui avaient apporté avec eux des banderoles et ballons pour l’occasion.

Des jeunes ont apporté deux ballons dorés, célébrant les 70ans du Saint-Père.

Des jeunes ont apporté deux ballons dorés, célébrant les 70ans du Saint-Père.   (ANSA)

Depuis ce matin, des vœux affluent du monde entier, adressés au Pape Léon XIV qui fête donc son anniversaire ce dimanche 14 septembre. Aux kilos de lettres, missives et cartes postales qui parviennent déjà chaque jour au Vatican, s’ajoutent aujourd’hui les dessins, par exemple, des petits patients de l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù. On y lit leur désir d’offrir au Saint-Père un monde en paix et de paix, souhait que Léon XIV a formulé dès le soir de son élection au siège de Pierre, le 8 mai dernier. 

Dessin d'un petit patient de l'hôpital pédiatrique du Bambino Gesù.

Dessin d’un petit patient de l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù.

«Aujourd’hui, nous remercions Dieu pour le don de sa vie et pour son ministère. Nous nous unissons spirituellement pour prier pour ses intentions et sa mission», écrit le réseau mondial de prière du Pape sur X. Sur les réseaux sociaux, les messages se multipient venant d’individus anonymes ou de collectifs plus officiels. On retrouve une vidéo filmée au Pérou, le 14 septembre 2018, le jour de l’anniversaire du Pape, alors missionnaire dans le pays d’Amérique latine. 

Différentes conférences épiscopales souhaitent également un heureux anniversaire au Saint-Père, accompagnés là encore de prières «de louange et de remerciement pour son ministère». De part le monde, les évêques s’unissent à lui «dans l’invocation d’une ‘paix désarmée et désarmante’ dans toutes les situations de conflit qui ensanglantent de vastes régions de la planète». 

À ses côtés pour parvenir à la paix

La Conférence des évêques de France propose d’ailleurs une page dédiée au Pape sur son site internet, en ce jour de fête. À Rome, l’ambassadrice de France près le Saint-Siège formule également «ses vœux les plus chaleureux». Florence Mangin salue «les premiers actes pour la paix, la dignité humaine et l’unité [qui] résonnent avec les valeurs que la France partage avec le Saint-Siège».

Au nom du peuple italien, le président Sergio Mattarella adresse également un message de vœux au Satin-Père, insistant sur ses «appels pressants pour que cesse le feu et que reprenne le dialogue, pour le bien commun des peuples», à une époque où «la crainte s’est accrue que le monde s’engage sur une pente dangereuse, animée par une logique généralisée d’abus de pouvoir et de plus en plus marquée par des conflits déchirants». Le chef de l’État italien se fait l’écho des femmes et les hommes de bonne volonté qui, dit-il, ressentent le besoin urgent de paix et de justice face aux «milliers de victimes civiles qui en paient chaque jour le tribut intolérable en sang et en destruction». «Tous les continents regardent avec un vif espoir» les paroles du Pape, assure Sergio Mattarella, ajoutant soulignant qu’il appartient à tous, «et en particulier à ceux qui occupent des fonctions publiques», de s’engager «pour que les circonstances s’améliorent, en rouvrant les horizons du dialogue, de la justice et de la protection concrète de la dignité de chaque personne». Il promet que l’État italien collaborera avec le Saint-Père dans «sa haute mission apostolique».

L’affection du diocèse de Rome

À l’occasion de cet anniversaire, le diocèse de Rome s’unit à son évêque pour rendre grâce au Père pour le don de sa vie. «Recevez nos prières et notre affection pour tout ce que vous accomplissez chaque jour, avec un dévouement inlassable, au service de l’Église universelle à partir de l’Église de Rome», poursuit le cardinal vicaire Baldassare Reina, au nom du diocèse de Rome, qui partage les préoccupations du Pape «surtout pour les nombreux conflits qui ensanglantent le monde» et lui souhaite «pouvoir réaliser ce que son cœur désire et continuer à semer l’espoir pour les hommes et les femmes de notre temps».

Source : VATICANNEWS, le 14 septembre 2025