22.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38. 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Canon de minuit, 8ème Ode ; SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 203-205; rev.)

Que je sache t’attendre au milieu de la nuit !

Celui que les armées célestes glorifient, devant qui tremblent les Chérubins et les Séraphins. vous tous célébrez-le, tout souffle et toute créature, bénissez-le et exaltez-le dans tous les siècles. Allume la lampe de mon âme, fais briller le flambeau de mon esprit, Sauveur, afin qu’avec mes compagnons de service je sois là à t’attendre au milieu de la nuit, les reins étroitement ceins. Radieux vraiment et bienheureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, a trouvés veillant et persévérant dans la crainte au milieu de la nuit : aussi, je t’en supplie, juge-moi digne moi aussi d’être des leurs. Ô ma lumière redoutable, ma Lumière incompréhensible, Fils Unique Engendré qui as resplendi hors du Père, accorde-moi un flambeau de ta lumière, accorde-moi ta miséricorde divine, que je ne gémisse pas moi aussi avec les vierges folles. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. Mère de Dieu, comme un enfant nouveau-né tu as mis au monde, pour nous, l’Ancien des jours, qui nous montre sur terre les chemins nouveaux et renouvelle notre nature vieillie, ô Toute Bénie, Inépousée.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,12-22. 

qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume 85(84),9ab-10.11-12.13-14. 

R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix, la paix pour son peuple. (Ps 84, 9b)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent, 
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, 
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre 
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, 
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

Au XXe siècle, les miracles de la Madone de la Purification (I)

© Shutterstock/Alina Hedz
© Shutterstock/Alina Hedz

Au XXe siècle, les miracles de la Madone de la Purification (I)

Caterina Bartolotta est née le 21 octobre 1963 à Settingiano, petite ville de trois mille deux cents habitants de Calabre (Italie). Ses parents, très modestes et appréciés par l’entourage, sont des catholiques pratiquants, mais sans ferveur particulière. Le père, Giuseppe, est concierge dans un collège et la mère, Vittoria Virgillo, est une femme au foyer. Au fil du temps, de nouveaux enfants naissent à la maison : Francesco en 1966, Anna Maria en 1972 et Maria Luisa en 1979.

Caterina voit la Vierge Marie une première fois le 12 juillet 1973 ; elle a alors neuf ans. Marie délivre un message simple : conversion et santé spirituelle en suivant Jésus. La description que Caterina fait de l’apparition est la suivante : âgée de seize ou dix-sept ans, ses yeux bleus sont très expressifs, ses cheveux sont châtains dorés, ses doigts longs et effilés… Elle porte une couronne lumineuse de douze étoiles, un manteau bleu avec des étoiles jaunes, une robe blanche et, sous ses pieds, la voyante observe une couronne de fleurs composée de trente et une roses rouges « flamboyantes » ; quatre anges l’entourent (deux de chaque côté). L’apparition est d’une beauté incomparable. L’année suivante, le peintre italien Giuseppe Grembiale (1919 – 1992) fait un tableau représentant la Madone de la Purification.

À cette époque, Caterina souffre depuis quelques années de convulsions impressionnantes, dont l’origine est attribuée par les médecins à l’épilepsie. Mais aucun traitement ne réussit à améliorer son état. Les médicaments qui lui sont prescrits ne servent à rien. Hospitalisée à deux reprises, en Calabre puis à Rome, elle déconcerte les praticiens, qui n’y comprennent rien.

La Vierge lui apparaît et lui dit : « Je suis la Madone de la Purification, le deuxième jour du mois prochain, tu me verras et tu seras guérie. » Marie ajoute que la sage-femme de Settingiano, Maria Ranieri, sera présente lors de cette apparition. Le mois suivant, au jour prévu (le 2 août 1973), la Vierge apparaît et guérit Caterina. De façon inexplicable, Maria Ranieri est présente au domicile familial à l’heure exacte de la venue de Marie. Ce jour-là, devant tous les siens, Caterina, assise sur une chaise, se jette à terre lorsque Marie apparaît. Elle tombe violemment sur les genoux, sans une égratignure, ce qui est normalement impossible.

Caterina est examinée à n ouveau par plusieurs spécialistes dès les jours suivants. Tous tombent d’accord : l’enfant est guéri de manière incompréhensible, alors que tous leurs traitements avaient échoué.

Patrick Sbalchiero

https://1000raisonsdecroire.com/caterina-bartolotta-mystique-daujourdhui-xxie-s

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Laura Montoya Upegui

Ste Laura Montoya Upegui

VIERGE ET FOND. († 1949)

Sainte Laura Montoya Upegui
Vierge et fondatrice des :
« Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »

Laura Montoya Upegui naît à Jericó, Antioquia (Colombie) le 26 mai 1874. Après la mort de son père pendant la guerre civile, sa mère éleva ses trois enfants dans la plus grande pauvreté. Elle devint maîtresse d’école à l’âge de 16 ans, bien qu’elle fût totalement autodidacte. 

En 1914, soutenue par Mgr Maximiliano Crespo, évêque de Santa Fe de Antioquia, elle fonda une famille religieuse : « Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne », une œuvre religieuse qui rompait avec les modèles traditionnels et qu’elle dirigea avec beaucoup d’énergie. 

Sa profession de maîtresse d’école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au Collège de l’Immaculée à Medellin, jusqu’à ce qu’elle se sente appelée à réaliser « l’Œuvre des Indios », un travail héroïque au service des autochtones des forêts d’Amérique. 

Avec cinq de ses disciples et sa mère Doloritas Upegui, elle forma le groupe des « Missionnaires catéchistes des Indios » qui, le 5 mai, quitta Medellin pour Dabeiba en s’ouvrant une route dans la forêt. Malgré l’incompréhension et le mépris de certains responsables civils et religieux de l’époque, elle accomplit son travail d’évangélisation dans la pauvreté et au contact de la culture autochtone.

Après une vie de service, elle mourut à Medellin le 21 octobre 1949. À sa mort, sa Congrégation comptait 90 Maisons, dans trois pays, et 467 religieuses. Elles œuvrent à présent dans 19 pays en Amérique, en Afrique et en Europe. 

Elle a été béatifiée, à Rome, le 25 avril 2004, avec cinq autres Serviteurs de Dieu : le prêtre August Czartoryski; trois religieuses : María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape). 

Laura Montoya Upegui a été canonisée le 12 mai 2013, par le pape François, sur la place Saint-Pierre de Rome, devenant, de ce fait, la première sainte colombienne. 

Sainte Laura Montoya Upegui priez pour nous !

21.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »


Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”


Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 207-209)

Cette nuit même, on peut te redemander ta vie !

« L’impie est orgueilleux tous les jours de sa vie. » (Jb 15,20 Vg) Les élus eux-mêmes ne sont pas à l’abri de l’orgueil en certaines de leurs pensées et même de leurs actions. Mais comme ils sont les élus, ils ne sauraient faire les superbes chaque jour puisque, avant de terminer leur vie, ils transforment leur cœur, qui de la démesure passe à la crainte dans l’humilité. L’impie, lui, ne passe pas un seul de ses jours sans superbe, puisqu’il termine sa vie sans se retirer un instant de sa démesure. De tous côtés son regard cherche ce qui fleurit dans le temps et il dédaigne de considérer où il est conduit pour l’éternité. C’est dans la vie de la chair qu’il met sa confiance et il attribue longue durée à ce qu’il tient dans l’instant. Son cœur s’affermit dans la démesure et tout son prochain est plongé dans le mépris. La soudaineté de la mort qui sourdement chemine, jamais il ne l’envisage ; l’incertitude de la félicité, jamais il n’y réfléchit. Un regard sur l’incertitude d’une vie fugitive, et il ne confondrait guère certain et incertain. De là encore cette sage parole : « Et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. » (Jb 15,20 Vg) (…) Puisque la vie présente est toujours incertaine, la mort qui sourdement chemine doit être crainte sans cesse, elle qui ne peut jamais être prévue. (…) D’autre part, si notre créateur a voulu que le jour de notre fin nous soit caché, c’est pour que, dans l’incertitude du moment de notre mort, nous nous trouvions toujours préparés à mourir.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10. 

Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés
qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Psaume 100(99),1-2.3.4.5. 

R/ Dieu nous a faits, et nous sommes à lui. (Ps 99, 3b)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.