Une lecture biblique et patristique de Marie (II)

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Une lecture biblique et patristique de Marie (II)

Marie n’est pas seulement considérée comme la nouvelle Ève, mais aussi comme la nouvelle Arche ou l’Arche de la nouvelle Alliance. Ceci est au moins partiellement fondé sur des parallèles évidents entre les scènes de la Visitation dans Luc 1 et 2 Samuel 6.

Comme l’explique le Professeur Andrew Swafford, « un tel parallèle serait extrêmement significatif puisque l’Arche était l’objet le plus sacré de tout Israël. Elle est sainte parce qu’elle porte la présence même de Dieu. L’arche contenait les dix commandements, une jarre contenant la manne et le bâton sacerdotal d’Aaron (Hébreux 9,4). De même, Marie porte Jésus qui est le Verbe de Dieu incarné, le pain de vie et le grand prêtre éternel ».

Quels sont ces parallèles ? Tout d’abord, on trouve un langage très similaire dans 2 Samuel 6,9 et Luc 1,43, à savoir :

« Comment l’arche du Seigneur peut-elle venir jusqu’à moi ? Et « Comment m’arrive-t-il que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? ». S’il s’agissait d’un cas unique, on pourrait peut-être parler de coïncidence. Mais les parallèles persistent. Comparez « Comme l’arche de l’Éternel entrait…, le roi David sautait et dansait devant le Seigneur » (2 Sam. 6,16) et « Car au moment où le son de ta salutation est parvenu à mes oreilles, l’enfant qui était dans mon sein a tressailli d’allégresse » (Luc 1,44). Un autre parallèle est établi entre 2 Samuel 6,11 et Luc 1,56 : « L’arche du Seigneur resta trois mois dans la maison d’Obed Édom de Gath » et « Marie resta avec elle environ trois mois ».

En outre, il semble y avoir un autre parallèle entre Marie et l’Arche lorsque l’on compare Luc 1,35 et Exode 40,34-38. Dans le premier cas, Marie est « recouverte » par la puissance du Très-Haut. Dans le second, la gloire du Seigneur (shekinah) couvrait l’arche d’alliance.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le fondement solide de la doctrine et de la piété mariales dans les Saintes Écritures et les sources patristiques, mais cela devrait suffire à montrer que les Catholiques sont tout sauf « anti-bibliques » lorsqu’il s’agit de reconnaître la béatitude de Marie.

Une chose est sûre : Jésus aime profondément sa Mère bénie, Marie. En union avec son Sacré-Cœur, nous devons nous aussi l’aimer profondément.

Richard DeClue, 13 mai 2025, Extraits.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.09.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Hildegarde de Bingen

Sainte Hildegarde De Bingen
Abbesse 
(1098-1179)

Hildegarde était d’une noble famille germanique. Elle naît en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et meurt en 1179, à l’âge de 81 ans. 

Très jeune, on la confie au couvent de Disibodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens.

Devenue abbesse, elle s’en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l’appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d’autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l’Église.

Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l’univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le « Nouvel Age ». « Le monde ne reste jamais dans un seul état », écrit-elle.

L’essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au cœur d’un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.

Le Pape Benoît XVI a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, sainte Hildegarde de Bingen et Saint Jean d’Avila (1499/1500-1569) Docteurs de l’Église. 

Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>>  Sainte Hildegarde de Bingen (1) 
>>>  Sainte Hildegarde de Bingen (2)

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Sainte Hildegarde De Bingen priez pour nous !

17.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,31-35. 

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”
Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.”
Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Basile (v. 330-379)

moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église

Prologue aux Grandes Règles (in Les règles monastiques; trad. L. Lèbe; Ed. Maredsous, 1969; rev.)

Dieu nous appelle inlassablement à nous convertir

Frères, ne demeurons pas dans l’insouciance et le relâchement ; ne remettons pas toujours avec légèreté, à demain ou à plus tard, pour commencer à nous mettre à l’œuvre. « C’est maintenant l’heure favorable, dit l’apôtre Paul, c’est aujourd’hui le jour du salut » (2Co 6,2). Actuellement, c’est le temps de la pénitence, plus tard ce sera celui de la récompense ; à présent, c’est le temps de la persévérance, un jour viendra celui de la consolation. Maintenant Dieu vient en aide à ceux qui se détournent du mal ; plus tard il sera le juge des actes, des paroles et des pensées des hommes. Aujourd’hui nous profitons de sa patience ; nous connaîtrons la justice de ses jugements, à la résurrection, quand nous recevrons chacun selon ses œuvres. Jusqu’à quand donc remettrons-nous d’obéir au Christ qui nous appelle dans son Royaume céleste ? Ne nous purifierons-nous pas ? Ne nous résoudrons-nous pas à abandonner notre genre de vie habituel pour suivre l’Évangile jusqu’au bout ?

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,14-16. 

Bien-aimé, je t’écris avec l’espoir d’aller te voir bientôt.
Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité.
Assurément, il est grand, le mystère de notre religion : c’est le Christ, manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, apparu aux anges, proclamé dans les nations, cru dans le monde, enlevé dans la gloire !

Psaume 111(110),1-2.3-4.5-6. 

R/ Grandes sont les œuvres du Seigneur ! (Ps 110, 2a)

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur 
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ; 
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Noblesse et beauté dans ses actions : 
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ; 
le Seigneur est tendresse et pitié.

Il a donné des vivres à ses fidèles, 
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple, 
lui donnant le domaine des nations.