15.22.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Virginie Centurione Bracelli

Ste Virginie Centurione Bracelli

VEUVE ET FOND. († 1651)

Sainte Virginie Centurione Bracelli

Veuve et fondatrice :

« Soeurs de Notre-Dame du Refuge du Mont-Calvaire »

« Soeurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire »

Virginie (Virginia) naît le 2 avril 1587 à Gênes (Italie). 

Son père fut Doge de la République au cours des années 1621-1622, sa mère étant également issue d’une famille d’antique noblesse. 

Elle reçut sa première formation religieuse et littéraire en famille. Malgré son inclination pour la vie religieuse, son père la maria en 1602 à Gaspare Grimaldi Bracelli, d’une illustre famille, mais qui menait une vie extrêmement dissolue. De cette union naquirent deux filles. 

En 1607, son mari mourut alors qu’elle avait 20 ans. Elle fit vœu de chasteté, refusant de se remarier, et mena une vie retirée chez sa belle-mère avec ses deux filles. 

En 1610, elle sentit plus clairement la vocation à « servir Dieu à travers ses pauvres » et elle participa activement à des œuvres de charité. 

Après avoir marié ses filles, elle se consacra entièrement au soin des enfants abandonnés, des personnes âgées, des malades et à la promotion des laissés-pour-compte.

Pendant la guerre entre la République ligure et le Duc de Savoie, au cours de l’hiver 1624-1625, elle accueillit chez elle une quinzaine de jeunes orphelins, puis de nombreuses femmes pauvres aux besoins desquelles elle subvenait. Pour faire face à la misère croissante, elle institua les « Cent Dames de la Miséricorde protectrices des Pauvres de Jésus Christ », qui avaient pour tâche de constater, lors de visites à domicile, les besoins des plus démunis. 

En 1631, elle s’installa dans le couvent vide de Montecalvario, qu’elle avait loué, avec ses assistées. Après trois ans, l’œuvre comptait déjà trois maisons avec environ 300 pensionnaires. Elle demanda donc la reconnaissance du Sénat de la République, qui lui fut accordée en décembre 1635. Elle acheta alors deux maisons et fit construire une église consacrée à Notre-Dame du Refuge, qui devint la Maison-mère de son œuvre. 

Avec le temps, l’œuvre se développera en deux Congrégations religieuses : les « Soeurs de Notre-Dame du Refuge du Mont Calvaire » et les « Soeurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire ». Au sein de son œuvre, elle fit preuve d’une grande humilité, abandonnant le gouvernement de ses maisons aux Protecteurs de l’Œuvre, et vivant comme la plus humble de ses sœurs. Sa santé déclina rapidement, mais elle resta un point de référence pour les plus démunis et demeura toujours disponible pour ceux qui lui demandaient de l’aide.

Elle meurt le 15 décembre 1651 à l’âge de 64 ans. 

Virginia Centurione Bracelli a été béatifiée, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), à l’occasion de son voyage apostolique à Gênes, le 22 septembre 1985, et canonisée à Rome, par ce même pape, le 18 mai 2003 (>>> Homélie du pape Jean-Paul II).

 Sainte Virginie Centurione Bracelli priez pour nous !

15.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,10-18. 

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »

Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi.

Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 69 à Maître André Vanni, n° 213 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 501-502)

Apprenez de Jésus l’humilité sincère !

Je vous prie, mon très cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, d’apprendre de ce doux Agneau sans tache à vous abaisser toujours par une humilité sincère, afin que vous conserviez et que vous augmentiez votre vertu, dans quelque état que vous vous trouviez. Car pour celui qui est humble, toutes ses œuvres spirituelles et temporelles lui profitent pour le ciel, parce qu’il les fait avec la grâce. Ses œuvres temporelles lui donnent la vie, parce qu’il les fait, le regard fixé sur Dieu ; ses œuvres spirituelles répandent le parfum de la vertu devant Dieu et devant les hommes du monde : et s’il est appelé à commander, il répand la bonne odeur de la sainte justice ; car celui qui est humble n’est pas injuste envers son prochain ; il ne le méprise pas, mais il l’aime comme lui-même. Je vous prie donc, mon très cher Fils, dans votre position présente, de rendre toujours la justice au petit comme au grand, au pauvre comme au riche ; rendez également à chacun ce qui lui est dû, ainsi que le veut la justice accompagnée de la miséricorde. Je suis certaine que la bonté de Dieu vous le fera faire ; et je vous y invite autant que je le sais et que je le puis. Soyez dans ce doux Avent et dans cette sainte fête près de la crèche de l’humble Agneau. Vous y trouverez Marie adorant son Fils ; cette pauvre voyageuse, qui possède la richesse du Fils de Dieu, n’a pas de langes convenables pour l’envelopper, et de feu pour le réchauffer, lui, le Feu divin, l’Agneau sans tache ; et ce sont des animaux qui s’inclinent sur le corps de l’Enfant pour le réchauffer de leur souffle. Ne faut-il pas rougir de l’orgueil, des délices des hommes et des richesses du monde, en voyant un Dieu si humilié ?

LECTURES :

Livre de Sophonie 3,14-18a. 

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !
Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.
Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !
Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira,
comme aux jours de fête. »

Livre d’Isaïe 12,2-3.4bcde.5-6. 

R/ Jubile, crie de joie, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (Is 12, 6)

Voici le Dieu qui me sauve : 
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. 
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Exultant de joie, 
vous puiserez les eaux 

aux sources du salut.
« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »

Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur, 
il montre sa magnificence, 
et toute la terre le sait.

Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, 
car il est grand au milieu de toi, 
le Saint d’Israël !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,4-7. 

Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie.
Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Saint Jean de la Croix libéré de sa prison par Marie (II)

©Shutterstock/Jacob_09
©Shutterstock/Jacob_09

Saint Jean de la Croix libéré de sa prison par Marie (II)

Saint Jean de la Croix (1542-1591), fêté ce 14 décembre, était un grand mystique et défenseur de la réforme du Carmel. Pour cette raison, les carmes chaussés, opposants de la réforme, le firent enlever et séquestrer afin de lui faire renoncer à celle-ci. Après des mois de maltraitances et de tourments, la Vierge Marie vient lui annoncer sa délivrance :

– « Douce Marie, réponds Jean, pardonnez votre serviteur, mais je suis si faible, je peux à peine me lever. Et on ne me laisse jamais seul. »

– « Tu auras la force, promet-elle. Et le sommeil de tes geôliers ne te trahira pas. »

Au mot de la Vierge Marie, la poitrine de Jean s’enfle de confiance et joie. Qui ne peut croire à une promesse de la bouche de la mère de Dieu ?! Sentant une étrange vigueur le gagner, il se met à genoux et s’incline devant sa divine alliée. Lorsqu’il relève la tête, il ne reste que lui dans le cachot. Bouleversé par cette visite, il pleure à chaudes larmes.

Le lendemain, Jean passe la journée à déchirer ses manteaux pour confectionner une corde, et à dévisser discrètement le fer de la serrure du cachot. Le soir même, un jeune moine lui apporte une assiette pleine, digne d’un vrai repas. Ce jeune geôlier, touché par la patience et la foi du prisonnier, avait grandement sympathisé avec Jean durant sa captivité. Curieusement, il se nomme Jean de Sainte-Marie.

La nuit du 17 au 18 août, tout se passa comme la sainte Vierge l’avait prédit.

Jean de la Croix rendra l’âme le 14 décembre 1591 à Ubeda en Espagne après un long combat pour la réforme et contre la calomnie de ses ennemis. Il est canonisé le 27 décembre 1726 par Benoît XIII et déclaré Docteur de l’Église deux cents ans plus tard par le pape Pie XI. Sa terrible captivité a nourri des écrits mystiques et spirituels chrétiens qui comptent parmi les plus beaux.

Adapté de : www.fr.aleteia.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.12.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean de la Croix

St Jean de la Croix

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1591)

Saint Jean de la Croix
Carme, Docteur de l’Église

Jean de la Croix (Juan de Yepes Álvarez) naît en 1542 dans le petit village de Fontiveros, proche d’Avila, en Vieille Castille, de Gonzalo de Yepes et Catalina Álvarez.

Jouant un jour au bord d’un étang, il glissa au fond de l’eau ; une grande et belle dame vint lui offrir la main pour le sauver : « Non, dit l’enfant, vous êtes trop belle, ma main salirait la vôtre. » Alors un vieillard se présenta, marchant aussi dans l’eau, tendit son bâton à l’enfant et le ramena sur le bord. Une autre fois il tomba dans un puits ; on croyait l’y retrouver mort ; il était assis paisiblement : « Une belle dame, dit-il, m’a reçu dans son manteau et m’a gardé. » 

Ainsi Jean croissait sous le regard de Marie. 

Un jour qu’il priait Notre-Seigneur de lui faire connaître sa vocation, une voix intérieure lui dit : « Tu entreras dans un ordre religieux, dont tu relèveras la ferveur primitive. »

Il avait vingt et un ans quand il entra au Carmel, et dépassa de beaucoup tous ses frères, tout en cachant ses œuvres extraordinaires. Il habitait un réduit obscur, mais dont la fenêtre donnait dans la chapelle, en face du Très Saint-Sacrement. Il portait autour du corps une chaîne de fer hérissée de pointes, et par-dessus cette chaîne un vêtement étroit et serré, composé de joncs enlacés par de gros nœuds. Ses disciplines étaient si cruelles, que le sang jaillissait en abondance.

Le sacerdoce ne fit que redoubler son désir de la perfection. Il songeait à s’ensevelir à la Chartreuse, quand sainte Thérèse, éclairée de Dieu sur son mérite, lui confia ses projets de réforme du Carmel et l’engagea à se faire son auxiliaire. Jean se retira dans une maison étroite, pauvre, et commença seul un nouveau genre de vie, conforme aux règles primitives de l’Ordre du Carmel. Peu de jours après, il avait deux compagnons : la réforme était fondée. 

Ce ne fut pas sans tempêtes qu’elle se développa, car l’enfer sembla s’acharner contre elle, et tandis que le peuple vénérait Jean comme un saint, il eut à souffrir, de la part de ceux qui auraient dû le seconder, d’incroyables persécutions, les injures, les calomnies, jusqu’à la prison. Pour le consoler, Marie lui apparut et lui annonça sa délivrance prochaine ; en effet, quelques jours après, il se trouva, sans savoir comment, au milieu de la ville de Tolède. Dieu le récompensa de ses épreuves par des extases fréquentes ; sainte Thérèse l’appelait un homme tout divin. Il écrivit des ouvrages spirituels d’une élévation sublime. Une colombe le suivait partout, et une odeur suave s’exhalait de son corps. 

Au moment de sa mort, la nuit entre le 13 et le 14 décembre 1591, à Úbeda, en Espagne, un globe de feu brillant comme un soleil entoura son corps.

Jean de la Croix a été béatifié en 1675 par le Pp Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) ; canonisé par le pape Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730), le 27 décembre 1726 ; déclaré docteur de l’Église par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 24 août 1926.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saint Jean de la Croix

Saint Jean de la Croix priez pour nous !