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15.12.2024 – Messe présidée par le pape François à Ajaccio
François invite à attendre le Christ avec joie
Point culminant du voyage du Pape François en Corse, la messe célébrée ce dimanche après-midi sur la place U Casone d’Ajaccio a rassemblé plusieurs milliers de fidèles. En ce troisième dimanche de l’Avent, le dimanche «de gaudete», le Saint-Père s’est attardé sur deux types d’attente du Messie, l’une suspicieuse, l’autre joyeuse.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
«Que devons-nous faire?» Cette question adressée à Jean-Baptiste qui annonce la venue du Messie, sert de fil directeur à toute l’homélie que le Saint-Père a donnée aux milliers de fidèles réunis sur la place d’Austerlitz, surnommée U Casone, à Ajaccio. Cette préoccupation, elle est exprimée par ceux qui sont «les plus éloignés», et qui expriment ainsi leur «désir de conversion», a précisé François, soulignant que «ceux qui se considèrent comme justes ne se renouvellent pas». Mais bien plutôt «ceux qui se considèrent comme des pécheurs publics» qui «veulent se détourner d’une conduite malhonnête et violente pour se tourner vers une vie nouvelle».
Jean-Baptiste répond simplement: «pratiquez la justice, soyez droits et honnêtes». Le Seigneur vient «pour sauver, non pour condamner ceux qui sont égarés». Et pour être nous-mêmes sauvés et recherchés par Jésus, le mieux à faire est de «nous dire la vérité sur nous-mêmes», a conseillé le Souverain pontife: «je suis pécheur».
Deux manières d’attendre le Christ
Dans ce temps de l’Avent, il y a deux manières d’attendre, l’une «suspicieuse» et l’autre «joyeuse». Dans le premier cas, dominent «la méfiance» et «l’anxiété», surtout chez qui l’esprit est occupé par «des pensées égocentriques», ce qui amène à perdre «la joie de l’âme». «Les projets mondains» l’absorbent trop et l’empêchent d’attendre «l’œuvre de la Providence». «Ne soyez pas pas angoissés, déçus, tristes» s’est exclamé François, fustigeant des sentiments répandus dans les sociétés consuméristes. «Une telle société vieillit insatisfaite parce qu’elle ne sait pas donner: celui qui vit pour lui-même ne sera jamais heureux», a-t-il affirmé.
Or, «la foi en Dieu donne de l’espérance» a-t-il poursuivi, rendant hommage à la piété populaire, thème central de ce voyage en Corse. François a suscité les applaudissements quand il a évoqué les confréries «qui peuvent nous éduquer au service gratuit du prochain, qu’il soit spirituel ou corporel». À leurs membres, il a recommandé de «se rendre toujours proches par leur disponibilité, notamment envers les plus fragiles, en rendant la foi opérante dans la charité».
La joie nourrie par la certitude du salut
L’autre attente est donc «joyeuse», mais cette joie chrétienne n’est certainement pas «insouciante, superficielle, une joie de carnaval». Cette réjouissance, elle vient de la certitude que la venue du Seigneur nous apporte le salut, que le Seigneur est parmi nous quand nous accomplissons une bonne œuvre. Cette joie n’est pas «une consolation illusoire pour nous faire oublier les tristesses de la vie» a précisé le Pape. Elle est bien «fruit de l’Esprit Saint par la foi au Christ Sauveur qui frappe à notre cœur, le libérant de la tristesse et de l’ennui». C’est avec Jésus que nous découvrons «la vraie joie de vivre et celle de donner les signes d’espérance que le monde attend».

Le cardinal Bustillo et le Pape François lors de la messe
Prier pour les enfants privés de sourire
Parmi ces signes, il y a la paix. Le Saint-Père a souhaité que les communautés puissent grandir dans «leur capacité d’accompagner tout le monde, en particulier les jeunes»et les personnes âgées, «sagesse d’un peuple». François s’est réjoui de voir autant de jeunes, incitant les fidèles à faire des enfants qui seront leur «consolation» dans le futur.
L’évêque de Rome n’a pas oublié les malheurs et les souffrances dans le monde, causées par la misère, les guerres, la corruption et les violences. Parmi ces souffrances également, celles des enfants ukrainiens qui ont été enlevés. «Ces enfants ne sourient pas. Ils ont oublié le sourire. S’il vous plait, pensons à ces enfants dans les terres en guerre».
«Face aux désastres qui oppressent les peuples, a expliqué le Pape,l’Église proclame une espérance certaine qui ne déçoit pas puisque le Seigneur vient habiter au milieu de nous. Ainsi, notre engagement pour la paix et la justice trouve dans sa venue une force inépuisable».
Source : VATICANNEWS, le 15 décembre 2024
15.12.2024 – Rencontre du pape François avec le clergé et les religieux de Corse à Ajaccio
Le Pape au clergé en Corse: «Prenez soin de vous et des autres»
Juste avant la prière mariale de l’Angélus, le Pape François a tenu à rencontrer les évêques, prêtres, diacres et consacrés présents en Corse ce dimanche 15 décembre dans la cathédrale d’Ajaccio. Il a invité chacun à prendre le temps de réfléchir à sa mission comme «collaborateur de la grâce de Dieu», afin de garder la cohérence intérieure, indispensable à l’annonce de la Bonne Nouvelle.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Dans la dizaine d’heures qu’il passe sur le sol de l’île de Corse, le Pape François a tenu à partager un moment avec le clergé local. Les évêques venus de la France entière, mais aussi de Sardaigne et de Sicile, les prêtres, les diacres, les consacrés et les séminaristes étaient réunis dans la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, dans le centre d’Ajaccio, pour rencontrer François.
La pauvreté de l’Église, une bénédiction
Le Saint-Père a commencé par les remercier: «merci pour votre travail, pour votre engagement quotidien; merci parce que vous êtes signe de l’amour miséricordieux de Dieu et témoins de l’Évangile». Constatant la difficulté dans le contexte européen de transmettre la foi, avec peu de moyens humains, le Pape a estimé que cette «pauvreté est une bénédiction». Non pour elle-même mais bien parce qu’elle «apprend à considérer la mission chrétienne comme une chose qui ne dépend pas des forces humaines mais d’abord de l’œuvre du Seigneur».
Le Saint-Père a insisté en effet sur le primat de la grâce divine, invitant chaque personne consacrée, tous les jours au lever, à se répéter: «ce n’est pas moi qui suis au centre, c’est Dieu». Mais cela ne doit pas dédouaner de la responsabilité d’annoncer le Christ, et de se considérer comme «collaborateurs de la grâce de Dieu», a souligné François en citant saint Paul.
«Comment je vis mon sacerdoce, ma consécration?»
En questionnant son auditoire sur leur vie de consacré ou de prêtre, François a lancé une double invitation: «prenez soin de vous etprenez soin des autres». D’abord, prêtre depuis 55 ans, le Pape sait que le sacerdoce ou le célibat consacré est une offrande de soi. Aussi, assure-t-il que «plus un prêtre, une religieuse, un religieux se donne, se dépense, travaille pour le Royaume de Dieu, plus il est nécessaire qu’il prenne aussi soin de lui-même», au risque de se négliger et de négliger les autres.
C’est ainsi que celui qui est entré chez les Jésuites à l’âge de 22 ans propose une «règle de vie» toute simple, en plus des éventuelles règles religieuses prévoyant des temps de prière et de travail. François encourage chaque personne qui a donné sa vie à Dieu à «préserver quelques moments de solitude; avoir un frère ou une sœur avec qui partager librement ce que nous portons dans notre cœur; cultiver une chose qui nous passionne», non pas pour passer le temps mais pour «se reposer sainement des fatigues du ministère».
«Il faut avoir peur de ces personnes qui sont toujours actives, toujours au centre, qui, peut-être par excès de zèle, ne se reposent jamais», met en garde l’évêque de Rome. Il ajoute également l’importance de la fraternité entre frères et sœurs consacrés, pour passer, comme l’a dit le cardinal Bustillo, «du “Livre des lamentations” au “Livre du Cantique des cantiques”».
“Partageons la joie d’être apôtres et disciples du Seigneur !”
Se consumer dans l’offrande de soi pour ceux qui nous sont confiés
Ensuite, le Souverain pontife reprend le centre du ministère des consacrés: «porter Jésus aux autres, donner aux cœurs la consolation de l’Évangile», à l’image de saint Paul qui revenait de Corinthe lance «et moi, je serai très heureux de dépenser et de me dépenser tout entier pour vous» (2 Co 12, 15).
Pour assurer le bien spirituel des fidèles, et leur «faim d’espérance», il faut trouver des «chemins pastoraux les plus efficaces pour l’évangélisation». Alors que le déplacement du Pape était consacré à la piété populaire, le Pape François encourage à ne pas avoir peur de «changer, de réviser les vieux schémas, de renouveler les langages de la foi, en apprenant en même temps que la mission n’est pas une question de stratégies humaines, mais avant tout une question de foi, une question de passion pour l’Évangile et pour le Royaume de Dieu».
Le Saint-Père a conclu son discours en souhaitant à chacune des personnes présentes «un ministère riche d’espérance et de joie», et dans les moments de fatigue et de découragement à se tourner vers le Seigneur. «Il se manifestera et se laissera trouver si vous prenez soin de vous-mêmes et des autres», a-t-il promis.
Juste avant de débuter la prière de l’Angélus, François a confié à la «Madunnuccia», très vénérée en Corse, tous les peuples en guerre, notamment en Ukraine et au Proche Orient.
Source : VATICANNEWS, le 15 décembre 2024
15.12.2024 – Conclusion du congrès « La religiosité populaire en Méditerranée », avec le pape François
François promeut la Corse comme modèle d’une «saine laïcité»
Venu pour conclure le colloque sur la religiosité populaire en Méditerranée à Ajaccio ce dimanche 15 décembre, le Pape François a estimé que la piété populaire ne peut pleinement se déployer que dans une relation saine entre la religion et le politique. La piété populaire, ouvrant les cœurs des croyants à la charité, permet une «citoyenneté constructive» des chrétiens, qui peuvent ainsi œuvrer au bien commun aux côtés des institutions civiles et politiques.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Après avoir atterri à l’aéroport d’Ajaccio, puis traversé une foule joyeuse et nombreuse le long du chemin vers le Palais des Congrès, le Pape François a été accueilli par le cardinal François-Xavier Bustillo qui l’a remercié de sa venue. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer pour une saine relation entre le politique et la religion.
En premier lieu, François a rappelé l’importance culturelle, historique mais aussi religieuse de ce grand «lac» qu’est la mer Méditerranée, ayant hébergé les civilisations grecque, romaine et surtout judéo-chrétienne. Depuis 2000 ans, les hommes et les femmes de cette région ont façonné la culture, les institutions, les systèmes juridiques dont beaucoup «sont encore valables et pertinents aujourd’hui».
C’est la Méditerranée qui a vu le dialogue entre Dieu et le peuple d’Israël, puis l’Incarnation de Jésus, le fils de Dieu. Pourtant, a souligné le Pape, c’est en Méditerranée, et principalement en Europe, que «la question de Dieu semble s’estomper; et nous nous retrouvons toujours plus indifférents à sa présence et à sa Parole». Cette constatation ne doit toutefois pas conduire à opposer cette culture chrétienne millénaire et la culture laïque, assure-t-il.
Être un levain dans la pâte
Au contraire, les croyants «s’ouvrent de plus en plus à la possibilité de vivre leur foi sans l’imposer, comme un levain dans la pâte du monde et des milieux dans lesquels ils vivent», tandis que les non-croyants ne sont pas étrangers à la soif de sens, de vérité, de justice et de solidarité.
C’est dans ce contexte que François a rappelé «la beauté et l’importance de la piété populaire», car elle témoigne de l’Incarnation à travers la culture populaire et vivante, et permet aux personnes éloignées de la pratique religieuse d’y retrouver des «idéaux et des valeurs qu’elles considèrent utiles pour leur vie et pour la société».
En exprimant la foi avec des gestes simples et des langages symboliques enracinés dans la culture du peuple, la piété populaire révèle la présence de Dieu dans la chair vivante de l’histoire, elle renforce la relation avec l’Église et devient souvent une occasion de rencontre, d’échange culturel et de fête.
Citant l’exhortation apostolique Evangelii gaudium, Françoisassure que «dans la piété populaire, on peut comprendre comment la foi reçue s’est incarnée dans une culture et continue à se transmettre».

Le Pape François à la conclusion du colloque sur la religiosité populaire.
L’esprit chrétien de la piété
Il faut toutefois prendre garde que la piété populaire ne soit pas limitée à des «aspects extérieurs ou folkloriques sans conduire à la rencontre avec le Christ», ou bien qu’elle soit contaminée par «des croyances fatalistes ou superstitieuses». En Corse, où plus de 80% des habitants sont catholiques et où la catholicité est ancrée dans l’identité corse, le Saint-Père cite un autre risque: «que la piété populaire soit utilisée, instrumentalisée par des groupes qui entendent renforcer leur identité de manière polémique, en alimentant des particularismes, des oppositions, des attitudes d’exclusion».
La piété populaire, unissant «la foi chrétienne et les valeurs culturelles d’un peuple» et éloigné des risques identitaires ou folkloriques, «ne reste pas un fait privé» mais «implique un engagement et un témoignage envers tous pour la croissance humaine, le progrès social et la protection de toute la création, sous le signe de la charité». C’est d’ailleurs sous l’impulsion de la foi chrétienne que de nombreuses œuvres de charité ont été créées comme les écoles, les hôpitaux, ou bien les confréries en Corse, qui ont notamment pour mission d’accompagner les proches des personnes décédées.
“La piété populaire, les processions et les rogations, les activités caritatives des confréries, la prière communautaire du Saint Rosaire et d’autres formes de dévotion peuvent nourrir cette «citoyenneté constructive» des chrétiens.”
Un concept de laïcité «évolutif et dynamique»
Dans cette citoyenneté constructive, il est essentiel pour les chrétiens de travailler «sur un chemin commun» avec les institutions laïques, civiles et politiques, comme cela se fait en Corse, a remarqué François. Et c’est en raison de ce chemin vers le bien commun, emprunté de concert par les croyants et les institutions, qu’il faut développer «un concept de laïcité qui ne soit pas statique et figé, mais évolutif et dynamique, capable de s’adapter à des situations différentes ou imprévues, et de promouvoir une coopération constante entre les autorités civiles et ecclésiastiques pour le bien de l’ensemble de la communauté, chacune restant dans les limites de ses compétences et de son espace».
Le Pape François a cité son prédécesseur à propos de la saine laïcité, pour le Pape Benoit XVI, il fallait «libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l’indispensable collaboration entre les deux». Ainsi, selon Benoît XVI, l’instrumentalisation de la religion par le politique est évité, tout comme la manipulation du politique par la religion.
“C’est pourquoi la saine laïcité (unité-distinction) est nécessaire, et même indispensable aux deux.”
Le modèle de piété populaire en Corse
En fin de discours, le Saint-Père a encouragé les Corses sur la voie de la piété populaire, «très profondément enracinée» dans leurs pèlerinages, leurs processions et leur dévotion. «Vous êtes un exemple vertueux en Europe», a-t-il salué, encourageant les jeunes à s’investir dans la vie socioculturelle et politique de l’île.
Source : VATICANNEWS, le 15 décembre 2024
15.12.2024 – MESSE À LOURDES
15.12.2024 – ACCUEIL OFFICIEL DU PAPE À L’AÉROPORT D’AJACCIO
Emmanuel Macron «très fier» d’avoir accueilli le Pape en Corse
Dernier acte de la visite en Corse, l’entretien à huis clos dans un salon privé de l’aéroport d’Ajaccio entre le Souverain pontife et le président français. Échangeant cadeaux et plaisanteries, François a invité le chef de l’État à lire le passage de l’exhortation «Gaudete et Exsultate» qui rappelle l’enseignement de saint Thomas More à ne jamais perdre sa bonne humeur.
Vatican News
«Je vous remercie d’être venu jusqu’ici. Ce geste montre votre personnalité, la recherche de la rencontre. Je vous remercie beaucoup pour le temps que vous m’avez accordé»; le Pape François a accueilli avec des mots de gratitude le président français Emmanuel Macron, venu le saluer à Ajaccio peu avant de quitter la Corse, destination de son 47e voyage apostolique.
Un livre sur Notre-Dame en cadeau
Dans un petit hall de l’aéroport portant le nom de Napoléon, aménagé avec une chaise aux armoiries pontificales et les drapeaux de la Cité du Vatican, de la France et de l’Europe, le Pape et le président sont entrés ensemble peu avant 18 heures, accompagnés de leurs délégations respectives. Emmanuel Macron, comme lors des précédentes audiences au Vatican, ou des rencontres à Marseille en 2023 ou au G7 en juin dernier, a réservé des gestes d’affection au Pape. Il lui a d’emblée remis en cadeau un grand livre consacré à la cathédrale Notre-Dame de Paris, restaurée après le dramatique incendie de 2019 et rouverte au public il y a tout juste une semaine, le 7 décembre.

Le Pape et Emmanuel Macron sur le tarmac de l’aéroport d’Ajaccio
Ne pas perdre sa bonne humeur
Le Pape a remis au président français des médailles du pontificat et des documents du magistère. François a offert un exemplaire de l’exhortation apostolique Gaudete et Exsultate et a indiqué au chef de l’État la page où est citée la recommandation de saint Thomas More -celle qu’il répète souvent dans ses discours- de ne pas perdre la bonne humeur. Une page dont le Successeur de Pierre a recommandé la lecture.
Les remerciements pour la visite
Au terme d’un entretien en privé les deux hommes se sont serrés la main et Emmanuel Macron a remercié le Pape pour sa visite, soulignant qu’il avait vu la joie des Corses, et qu’il était «très fier» d’avoir pu accueillir un Souverain pontife sur l’île de beauté «au nom de la Corse et de la France». Le président français s’est aussi dit sensible aux paroles du Pape à l’Angélus, lorsqu’il s’est associé à la souffrance des victimes du cyclone Chido qui s’est abattu sur l’île française de Mayotte faisant un nombre très important de victimes.
Source: VATICANNEWS, le 15 décembre 2024
15.12.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
L’importance du Saint Rosaire chez les Maronites

L’importance du Saint Rosaire chez les Maronites
Au début de cette année 2024, l’un de nos patriarches maronites, Mar Estephan Douaihy, a été béatifié. Dans ses écrits, il évoque Marie comme porteuse de
l’espérance et de la grâce de Dieu dans nos vies : « Il a fait de sa mère un canal de miséricorde et une source de vie, afin qu’à travers elle, il déverse sa bonté et ses bénédictions sur toutes les âmes assoiffées », écrivait le patriarche béatifié.
En tant que Maronites, nous sommes fiers de notre foi et de notre prière. La Divine Liturgie est la source principale de notre spiritualité et de notre compréhension de la foi. Naturellement, le rosaire devient notre prière préférée et la plus importante après la Divine Liturgie.
Bien que le rosaire ne soit pas d’origine maronite, il est devenu l’une des formes de prière les plus puissantes et les plus influentes de notre tradition. Il semblerait que le chapelet ait été introduit au Liban dès 1580, date à laquelle les Maronites auraient appris cette belle prière qui reflète la vie de la Vierge, de son Fils Jésus-Christ et le mystère de la foi et du salut.
À partir de ce moment, le rosaire est devenu un point d’ancrage dans la vie quotidienne des Maronites, en particulier dans les moments d’épreuve et de souffrance, en temps de guerre, de persécution, de maladie ou de mort, lorsque nous nous tournons vers notre Sainte Mère pour qu’elle nous aide et qu’elle intercède pour nous.
Des histoires transmises de génération en génération racontent que des soldats libanais priaient le rosaire dans les églises avant de partir défendre leur foi. Cela montre à quel point le rosaire est puissant et influent dans la vie des Maronites qui, même lorsqu’ils étaient en infériorité numérique au combat, se tournaient vers leur Mère spirituelle pour qu’elle les guide et les protège.
Il suffit de prendre exemple sur nos propres saints maronites, Charbel, Rafqa et Nehmetallah, qui ont tous eu une forte dévotion à la Vierge à travers le rosaire !
Antonious Tarrazi, 6 octobre 2024
Adapté de www.catholicweekly.com
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
15.22.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Virginie Centurione Bracelli
VEUVE ET FOND. († 1651)
Sainte Virginie Centurione Bracelli
Veuve et fondatrice :
« Soeurs de Notre-Dame du Refuge du Mont-Calvaire »
« Soeurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire »
Virginie (Virginia) naît le 2 avril 1587 à Gênes (Italie).
Son père fut Doge de la République au cours des années 1621-1622, sa mère étant également issue d’une famille d’antique noblesse.
Elle reçut sa première formation religieuse et littéraire en famille. Malgré son inclination pour la vie religieuse, son père la maria en 1602 à Gaspare Grimaldi Bracelli, d’une illustre famille, mais qui menait une vie extrêmement dissolue. De cette union naquirent deux filles.
En 1607, son mari mourut alors qu’elle avait 20 ans. Elle fit vœu de chasteté, refusant de se remarier, et mena une vie retirée chez sa belle-mère avec ses deux filles.
En 1610, elle sentit plus clairement la vocation à « servir Dieu à travers ses pauvres » et elle participa activement à des œuvres de charité.
Après avoir marié ses filles, elle se consacra entièrement au soin des enfants abandonnés, des personnes âgées, des malades et à la promotion des laissés-pour-compte.
Pendant la guerre entre la République ligure et le Duc de Savoie, au cours de l’hiver 1624-1625, elle accueillit chez elle une quinzaine de jeunes orphelins, puis de nombreuses femmes pauvres aux besoins desquelles elle subvenait. Pour faire face à la misère croissante, elle institua les « Cent Dames de la Miséricorde protectrices des Pauvres de Jésus Christ », qui avaient pour tâche de constater, lors de visites à domicile, les besoins des plus démunis.
En 1631, elle s’installa dans le couvent vide de Montecalvario, qu’elle avait loué, avec ses assistées. Après trois ans, l’œuvre comptait déjà trois maisons avec environ 300 pensionnaires. Elle demanda donc la reconnaissance du Sénat de la République, qui lui fut accordée en décembre 1635. Elle acheta alors deux maisons et fit construire une église consacrée à Notre-Dame du Refuge, qui devint la Maison-mère de son œuvre.
Avec le temps, l’œuvre se développera en deux Congrégations religieuses : les « Soeurs de Notre-Dame du Refuge du Mont Calvaire » et les « Soeurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire ». Au sein de son œuvre, elle fit preuve d’une grande humilité, abandonnant le gouvernement de ses maisons aux Protecteurs de l’Œuvre, et vivant comme la plus humble de ses sœurs. Sa santé déclina rapidement, mais elle resta un point de référence pour les plus démunis et demeura toujours disponible pour ceux qui lui demandaient de l’aide.
Elle meurt le 15 décembre 1651 à l’âge de 64 ans.
Virginia Centurione Bracelli a été béatifiée, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), à l’occasion de son voyage apostolique à Gênes, le 22 septembre 1985, et canonisée à Rome, par ce même pape, le 18 mai 2003 (>>> Homélie du pape Jean-Paul II).
Sainte Virginie Centurione Bracelli priez pour nous !

15.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,10-18.

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »

Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi.

Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Lettre 69 à Maître André Vanni, n° 213 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 501-502)
Apprenez de Jésus l’humilité sincère !
Je vous prie, mon très cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, d’apprendre de ce doux Agneau sans tache à vous abaisser toujours par une humilité sincère, afin que vous conserviez et que vous augmentiez votre vertu, dans quelque état que vous vous trouviez. Car pour celui qui est humble, toutes ses œuvres spirituelles et temporelles lui profitent pour le ciel, parce qu’il les fait avec la grâce. Ses œuvres temporelles lui donnent la vie, parce qu’il les fait, le regard fixé sur Dieu ; ses œuvres spirituelles répandent le parfum de la vertu devant Dieu et devant les hommes du monde : et s’il est appelé à commander, il répand la bonne odeur de la sainte justice ; car celui qui est humble n’est pas injuste envers son prochain ; il ne le méprise pas, mais il l’aime comme lui-même. Je vous prie donc, mon très cher Fils, dans votre position présente, de rendre toujours la justice au petit comme au grand, au pauvre comme au riche ; rendez également à chacun ce qui lui est dû, ainsi que le veut la justice accompagnée de la miséricorde. Je suis certaine que la bonté de Dieu vous le fera faire ; et je vous y invite autant que je le sais et que je le puis. Soyez dans ce doux Avent et dans cette sainte fête près de la crèche de l’humble Agneau. Vous y trouverez Marie adorant son Fils ; cette pauvre voyageuse, qui possède la richesse du Fils de Dieu, n’a pas de langes convenables pour l’envelopper, et de feu pour le réchauffer, lui, le Feu divin, l’Agneau sans tache ; et ce sont des animaux qui s’inclinent sur le corps de l’Enfant pour le réchauffer de leur souffle. Ne faut-il pas rougir de l’orgueil, des délices des hommes et des richesses du monde, en voyant un Dieu si humilié ?

LECTURES :
Livre de Sophonie 3,14-18a.
Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !
Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.
Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !
Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira,
comme aux jours de fête. »

Livre d’Isaïe 12,2-3.4bcde.5-6.
R/ Jubile, crie de joie, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (Is 12, 6)
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Exultant de joie,
vous puiserez les eaux
aux sources du salut.
« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur,
il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,4-7.
Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie.
Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.
